Le président tchèque Vaclav Klaus s'oppose toujours à la poursuite du processus de ratification du traité de Lisbonne à l'issue d'une rencontre mardi avec les ministres de son gouvernement, a indiqué le chef du bureau de la présidence Jiri Weigl.Citations
« Cent "non" font moins de mal qu'un "oui" jamais tenu. »
Sagesse asiatique.
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« Il est important de promouvoir une unité qui ne peut pas et ne veut pas être une uniformité, mais qui est capable de garantir le respect des différences nationales et des diverses traditions culturelles qui constituent une richesse dans la symphonie européenne, en rappelant d’autre part que “l’identité nationale elle-même ne se réalise que dans l’ouverture aux autres peuples et à travers la solidarité envers eux” (Ecclesia in Europa, n. 112). »
Benoît XVI, Palais de l’Élysée, 12 septembre 2008
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jeudi 24 juillet 2008
Vaclav Klaus s'oppose toujours à la poursuite du processus de ratification du traité de Lisbonne
Le président tchèque Vaclav Klaus s'oppose toujours à la poursuite du processus de ratification du traité de Lisbonne à l'issue d'une rencontre mardi avec les ministres de son gouvernement, a indiqué le chef du bureau de la présidence Jiri Weigl.Le Premier ministre Mirek Topolanek, le vice-Premier minsitre chargé des affaires européennes Alexandr Vondra et le ministre des Affaires étrangères Karel Schwarzenberg étaient présents à la rencontre portant sur la politique étrangère du pays et les préparatifs en perspective de la présidence de l'Union européenne que la République tchèque assumera prochainement.
Source : Xinhua
dimanche 20 juillet 2008
Vers un vote tchèque du traité de Lisbonne à la fin de l'année
Le gouvernement tchèque va demander au parlement de se prononcer cette année sur le traité de Lisbonne, après les élections régionales prévues les 17 et 18 octobre, déclare le ministère des Affaires étrangères. Le traité doit être approuvé par la totalité des 27 membres de l'Union européenne pour entrer en vigueur, et, après l'Irlande ou le 12 juin les électeurs l'ont rejeté par référendum, sa ratification pose problème en République tchèque.Le parlement a lancé le processus de ratification, mais il est bloqué depuis qu'en avril, la chambre haute a saisi la Cour suprême pour qu'elle détermine si ce traité est ou non conforme à la constitution tchèque. Ladite cour devrait rendre son verdict au cours de l'automne.
Les Démocrates civiques (ODS) du Premier ministre, Mirek Topolanek, ont des réticences envers le traité. Certains responsables de ce parti l'ont déclaré "mort" après le "non" des Irlandais. Le président tchèque, le conservateur Vaclav Klaus, est un farouche adversaire d'une accentuation de l'intégration européenne et de toute nouvelle forme de supranationalité. Selon lui, le processus de ratification ne peut pas continuer.
Le traité, en revanche, a le soutien de deux des alliés de l'ODS au sein de la coalition, le Parti des Verts et les Chrétiens-démocrates (centre), de même que du principal parti de l'opposition, les sociaux-démocrates. Mais il lui faudra le soutien d'une bonne partie des députés de l'ODS pour être ratifié.
Source : L’Express
samedi 21 juin 2008
L'UE voit s'éloigner l'espoir d'une sortie de crise rapide

AFP - samedi 21 juin 2008, 9h50
Traité de Lisbonne : l'UE voit s'éloigner l'espoir d'une sortie de crise rapide
Le traité de Lisbonne censé rendre l'Europe plus efficace paraît plus menacé que jamais une semaine après le non irlandais, en raison des risques qu'il court en République Tchèque et de problèmes de dernière minute dans la ratification britannique.
Les dirigeants européens, qui espéraient prouver lors de leur sommet de 24 heures à Bruxelles que le texte résisterait au rejet irlandais de la semaine dernière, n'ont pas atteint leur objectif.
Ils ont dû accepter la demande du Premier ministre irlandais de ne pas chercher à surmonter la crise avant quatre mois, date du prochain sommet européen d'octobre.
Brian Cowen a également jugé impossible à ce stade de "dire s'il y aura un autre référendum sur cette question", alors que les dirigeants espèrent soumettre le traité "aménagé" à un nouveau référendum dans les mois qui viennent.
Les dirigeants n'ont même pas pu appeler clairement à accélérer dans l'intervalle la ratification du traité dans les sept autres pays encore en suspens.
Vu le risque de voir le traité rejeté par le Parlement tchèque - "Je ne parierais pas 100 couronnes sur sa ratification au Parlement", a reconnu le Premier ministre Mirek Topolanek - Prague a refusé toute formulation trop contraignante.
Si le communiqué final adopté par les 27 note que 19 Parlements des Etats membres ont déjà ratifié le traité et que le processus "se poursuit" dans les autres pays, il reconnaît aussi que la ratification tchèque ne "pourra pas être terminée sans avis favorable de la Cour constitutionnelle", où un recours a été déposé.
Autre déconvenue : le Premier ministre britannique Gordon Brown a reconnu que la ratification dans son pays annoncée jeudi ne serait pas définitive tant que la Haute cour de Londres n'aurait pas rendu un jugement sur un recours introduit par un citoyen réclamant un référendum.
Même si cette anicroche s'avérait de courte durée - la Cour doit se prononcer la semaine prochaine - elle est venue renforcer l'impression que le sauvetage du traité de Lisbonne est mal engagé.
D'autant que le Premier ministre polonais Donald Tusk n'a pas exclu que le président Lech Kaczynski fasse lui aussi maintenant des difficultés pour signer le traité déjà ratifié par le Parlement polonais.
Les dirigeants, qui voulaient prouver l'utilité de l'Europe lors de ce sommet, n'ont pas apporté non plus de réponse aux "problèmes concrets" des citoyens, comme ils se l'étaient promis.
Face à la flambée des prix du pétrole, ils ont au contraire affiché leurs divergences. Le président français Nicolas Sarkozy s'est ainsi dit ouvertement en désaccord avec l'Allemagne sur la question de la fiscalité des produits pétroliers, qu'il veut voir plafonner alors que Berlin refuse.
Paris va néanmoins examiner, avec la Commission, la faisabilité de plusieurs idées de mesures pour lutter contre le pétrole cher, y compris celle sur la TVA.
Cette présidence s'annonce difficile pour le président français, en raison de la crise du traité mais aussi de tensions entre la France et la Commission, qui se sont mutuellement accusées durant le sommet d'avoir contribué au non irlandais.
M. Sarkozy semble néanmoins décidé à user de son énergie légendaire - il doit aller à Dublin dès le 11 juillet - et de pressions si nécessaire pour surmonter la crise.
Il a ainsi agité la menace d'un report de l'adhésion de la Croatie à l'UE, attendue en 2010, pour pousser les Tchèques, très favorables à la poursuite de l'élargissement de l'UE, à ratifier le traité. Une menace qui a été soutenue par certains, mais dénoncée par Donald Tusk comme "inacceptable".
Source : MSN actualités
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