Citations

« Cent "non" font moins de mal qu'un "oui" jamais tenu. »
Sagesse asiatique.

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« Il est important de promouvoir une unité qui ne peut pas et ne veut pas être une uniformité, mais qui est capable de garantir le respect des différences nationales et des diverses traditions culturelles qui constituent une richesse dans la symphonie européenne, en rappelant d’autre part que “l’identité nationale elle-même ne se réalise que dans l’ouverture aux autres peuples et à travers la solidarité envers eux” (Ecclesia in Europa, n. 112). »

Benoît XVI, Palais de l’Élysée, 12 septembre 2008

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Mise en ligne (colonne de droite) de documents de l'Institut de Relations Internationales & Stratégiques (IRIS)

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Nouvelle offensive d'été de l'ARN

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Si vous souhaitez vous joindre à cette action, l'ARN tient à votre disposition l'affiche ci-dessus. Pour tout renseignement prenez contact avec : René Delacroix 16 rue Marcelin Berthelot. 92230 Gennevilliers. TéL 01 47 98 25 41
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mercredi 24 septembre 2008

L'euro est désormais la monnaie la plus contrefaite à travers le monde


Les trafics d'euros contrefaits ont bondi de plus de 15%, avec 312.000 coupures confisquées lors du premier semestre 2008. Soit le double des 167.000 saisies constatées par la Banque centrale européenne pour toute l'année 2002 ! Pourtant, au moment de sa mise sur le marché, la nouvelle monnaie était volontiers présentée comme la plus sécurisée au monde. Elle était censée être protégée par 63 points de sécurité intégrant notamment un hologramme ultrasophistiqué et une inédite bande magnétique, alors appelée « strip ».

Dans le passé les faux-monnayeurs issus du grand banditisme faisaient tourner des imprimeries clandestines implantées dans les régions de Marseille, de Paris et, dans une moindre mesure de Lille. Utilisant un précieux papier de qualité « vélin Japon », les voyous souvent des braqueurs reconvertis, faisaient tourner des machines offset avec la complicité de virtuoses de la photogravure.

Une époque aujourd’hui révolue. Dès les années 1990, l'explosion de la micro-informatique a bouleversé la donne. Les quelques grosses imprimeries clandestines ont cédé le pas à de petites unités de production en chaîne graphique à domicile. L'ordinateur est dans un appartement, l'imprimante dans un autre et les fichiers sont dissimulés dans les puces de téléphones mobiles.

Pas moins de quarante officines clandestines ont été démantelées l'année dernière en France, soit 30% des saisies en Europe. « Environ un tiers des faux billets interceptés sortent de ces petites chaînes graphiques, confie un expert bancaire. Les 70 % restants proviennent en majorité d'Italie du Sud où les rotatives tournent à plein régime, de Bulgarie et de Grande-Bretagne, dont la production inonde depuis des années le Nord et le Pas-de-Calais.»


Les billets de 20 et 50 euros sont les plus copiés, en raison de leur facilité à être écoulés. Ils sont négociés par une nuée de «vendeurs au détail» entre 20 à 40 % de leur valeur faciale, en fonction de leur qualité.

Bien que parfois médiocres, les falsifications sont de qualité assez suffisante pour leurrer consommateurs et commerçants. Certains faux-monnayeurs, parmi les plus astucieux, parviennent depuis peu à cloner le filigrane ou reproduire à s'y méprendre le très subtil encrage à variabilité optique, passant de la couleur pourpre à celle du bronze en fonction de la luminosité. Tour à tour, presque tous les signes de sécurité incorporés, pourtant présentés comme « inviolables », ont ainsi été imités.

Au point que pas moins de 900 types de faux billets ont été saisis et recensés en France.

lundi 15 septembre 2008

Dumping social : Juncker pour un salaire minimum européen


Le président de l'Eurogroupe -le forum informel des pays de la zone euro-, Jean-Claude Juncker, a préconisé la mise en place d'un salaire minimum en Europe, à l'occasion d'un échange de vues avec la commission économique et monétaire du Parlement européen.

"Les gouvernements devraient se mettre d'accord sur le principe même d'un salaire minimum", a-t-il déclaré, jugeant qu'une telle mesure serait "importante pour l'aspect social" de la zone euro, mais "aussi pour son aspect économique".
Selon M. Juncker, un salaire minimum commun aux pays de l'UE permettrait de "renforcer la concurrence et d'égaliser les conditions entre les différentes économies".

Ces politiques budgétaires devraient en outre, pour lui, faire l'objet d'une concertation entre les gouvernements, notamment à l'occasion du Conseil Ecofin informel prévu à Nice. "Je veux qu'à Nice les ministres nous expliquent quelles sont leurs intentions pour les articulations du budget en 2009. Je veux que la France, l'Espagne, l'Italie, l'Allemagne nous disent quelle sera leur politique économique (...), pour que les uns sachent ce que vont faire les autres", a dit M. Juncker, selon qui, la coordination "ce n'est pas nécessairement faire la même chose, mais savoir ce que font les autres".

On ne peut qu'être surpris et inquiets par les propositions de Monsieur Juncker sachant que les écarts des salaires minimum au sein des pays membres de l'EU vont de 1 à 12 (environ 900 euros pour la France contre 70 euros pour la Bulgarie). Dans de telles conditions, "l'harmonisation européenne des salaires" risque fort de devenir un redoutable outil de dumping social.

mercredi 2 juillet 2008

Toujours plus nombreux à renoncer au téléphone fixe

Un ménage sur quatre a renoncé à une ligne téléphonique fixe et se contente de portables pour passer ses appels, un phénomène particulièrement prononcé en Europe de l'Est
D'après un sondage publié réalisé fin 2007 auprès de 27.000 ménages dans l'UE, 24% utilisent désormais uniquement des téléphones portables. Une tendance en progression : ils étaient 22% fin 2006 et 18% fin 2005.


Le taux dépasse celui des ménages ayant seulement une ligne fixe et pas de portable, 14% en moyenne. Le bon vieux téléphone filaire reste le seul mode d'appel pour 21% des ménages bulgares, 20% des allemands et 18% des français.
Mais les ménages tchèques sont 64% à y avoir renoncé, le taux le plus élevé de l'UE, suivis des finlandais (61%). Une situation qui s’explique par le fait que les réseaux fixes ne couvrent pas tout le pays ou n'ont pas été modernisés dans les dernières décennies.

Source AFP

lundi 2 juin 2008

L’Albanie dans l’Europe en 2011 ?

La Commission européenne l’a annoncé : les Balkans occidentaux ont leur place dans l’Union européenne. Pays de trois millions d’habitants, L’Albanie conjugue de nombreux problèmes. Etat des lieux, transition et perspectives européennes.

La population albanaise : entre immigration et désespérance

Depuis le début des années 1990 et ce jusqu’en 2001, c’est un exode massif vers l’Italie et la Grèce et l’Union Européenne. Un des quatre millions d’habitants que comptait l’Albanie qui l’a quitté le pays.

Une situation aggravée par la chute de la production agricole qui a entraîné un exode rural massif et en 1997, la crise dite de la « Pyramide bancaire », ou la moitié des Albanais perdit l’argent qu’ils possédaient sur leurs comptes.

Le gouvernement a réagi en pratiquant une politique nataliste et nationalistes destinées à ramener les albanophones dans leurs foyers d’origines. L’Albanie qui a perdu un quart de sa population en 18 ans est aujourd’hui un pays qui se vide de sa force de travail.

Les chiffres à ramener dans leurs contextes : on émigre pour survivre et pour la famille. Entre 2000 et 2002, on estime à 15% la participation des migrants albanais au Produit Intérieur brut (PIB) via les transferts en provenance de l’étranger.


L’intégration dans l’Otan

Depuis la chute du communiste, l’entré d’un pays dans l’Union européenne passe par son intégration dans l’Otan.

Les Etats-Unis se sont intéressés au pays et à sa situation stratégique à la fin des années 1990, au moment de la crise du Kosovo.

La récente réforme de l’armée albanaise – sur conseils des militaires américains dépêchés par l’Otan, lesquels ont pris un soin particulier à cette réforme (planifiée pour 2010, les 21.500 Albanais engagés sous les drapeaux se répartiront en une brigade de réaction rapide, une unité des forces spéciales et une unité de police militaire) – tend à prouver l’intérêt des officiels albanais de s’arrimer à l’Europe par le biais du Partenariat euro-atlantique, sous l’impulsion du Président Clinton. Cette tendance a été confirmée avec l’envoi d’un contingent au sein de la Force internationale d’assistance et de sécurité (FIAS) en Afghanistan, soit un total de 140 hommes. C’est plus que la Grèce, pourtant membre depuis le premier élargissement, que la Macédoine, sa voisine, ou qu’une majorité des pays de l’élargissement de l’Otan de 2004.

Trafic d’arme

Pour M. Vickers, ce récent atlantisme n’a pas d’autre but que de remercier les Etats-Unis – et l’Otan – d’être intervenus en faveur de la libération du Kosovo contre les forces serbes de Slobodan Milošević. Mais pour R. C. Hendrickson, J. Campbell et Niel Mulikin, les forces albanaises continuent de raisonner militairement comme à l’ère communiste, et que seul le remplacement du matériel militaire soviétique au profit du matériel américain sera une preuve significative de l’attachement de l’Albanie à entrer dans l’Otan…

Visiblement les américains n’ont rien perdu de leurs sens du commerce !

Bonne volonté Albanaise

Face au crime organisé, l’Albanie a autorisé l’ouverture d’une antenne de la Drug Enforcement Administration (DEA), agence fédérale de lutte contre le narcotrafic, et du Federal Bureau of Investigation (FBI), agence chargée, entre autres, de la lutte contre les mafias. Une initiative qui n’inquiète pas particulièrement les chefs de la mafia albanaise qui ont des liens étroits avec la classe politique locale.

Grande Albanie

Ce n’est que très récemment que l’Albanie a abandonné ses prétentions de construire la « Grande Albanie », c’est-à-dire rassembler sous sa bannière les populations albanaises éparpillées dans les Balkans occidentaux, notamment en rattachant le Kosovo. Au cours d’une entrevue, menée par Politique Internationale, le Premier ministre Sali Berisha déclarait que le rêve d’unir les populations albanophones ne faisait que retarder l’Albanie dans son arrimage à l’Europe occidentale.

Un retournement très conjoncturel opéré après l’indépendance du Kosovo.

Intégration au sein de l’Union européenne

Après l’intégration de la Roumanie et de la Bulgarie, lesquelles sont régulièrement rappelées à l’ordre par la Commission européenne pour les affaires de corruption, le Premier ministre Sali Berisha plaçait l’adhésion de son pays dans une fourchette de dates située entre 2011 et 2016.

dimanche 23 mars 2008

La Bulgarie ratifie le traité de Lisbonne

BRUXELLES, Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a félicité vendredi 21 mars 2008 la Bulgarie pour la ratification du Traité de Lisbonne par son parlement le même jour.

"Je tiens à féliciter la Bulgarie sur le succès de l'approbation du Traité de Lisbonne par le Parlement aujourd'hui", a dit M. Barroso.

"La première année d'adhésion à l'Union européenne a apporté des avantages significatifs à la Bulgarie. J'attends avec impatience la visite de Sofia la semaine prochaine pour évaluer personnellement les progrès réalisés et les moyens de renforcer encore notre coopération avec les autorités bulgares", a indiqué M. Barroso.

La Bulgarie a adhéré à l'Union européenne au début de 2007, conjointement avec la Roumanie.

Le Traité de Lisbonne, signé par les dirigeants des pays de l'UE en décembre 2007, remplace le projet de Constitution de l'UE, qui avait été rejeté en 2005 par les électeurs français et néerlandais lors des référendums nationaux.

Tous les 27 Etats membres de l'UE doivent ratifier le traité pour qu'il entre en vigueur l'année prochaine.

La Bulgarie est le sixième pays membre de l'UE à approuver le Traité de Lisbonne par la procédure parlementaire, après la Hongrie, la Slovénie, Malte, la Roumanie et la France.

Source Xinhua

lundi 17 mars 2008

Inflation annuelle de la zone euro

Publication du taux d'inflation annuel de la zone euro : le ridicule ne tue plus !

Selon les chiffres publiés vendredi par Eurostat, l'Office statistique des Communautés européennes, le taux d'inflation annuel de la zone euro a été de 3,3% en février 2008, contre 3,2% en janvier et 1,8% un an auparavant, alors que le taux d'inflation mensuel a été de 0,3% en février 2008.

Des chiffres qui laissent songeur dans un monde où les prix alimentaires mondiaux ont augmenté de près de 40% en 2007 et où le coût du pétrole et des matières premières n’en finissent plus de flamber.
Toujours Selon Eurostat, en février 2008, les taux annuels les plus faibles ont été observés aux Pays-Bas (2,0%) ainsi qu'en Allemagne, au Portugal et en Suède (2,9% chacun), et les plus élevés en Lettonie (16,5%), en Bulgarie (12,2%) et en Estonie (11,5%). Par rapport à janvier 2008, l'inflation annuelle a augmenté dans quatorze Etats membres, est restée stable dans huit et a baissé dans quatre.

Les taux moyens sur douze mois jusqu'en février 2008 seraient les plus faibles à Malte (1,2%), aux Pays-Bas (1,7%) ainsi qu'au Danemark, en Suède, en Finlande et en… France avec un taux moyen de 1,9%.

Une hausse des prix étonnante et fort modérée, qui contraste avec la hausse de 10 à 40% qui se serait produite entre fin novembre et début février sur 1.055 produits alimentaires selon le magazine, «60 millions de consommateurs».

A noter que les taux d’inflation les plus élevés le sont dans les pays d’Europe de l’Est. De toute évidence, leur appartenance récente à l’Union Européenne ne leur a pas encore permis de maîtriser toutes les subtilités de la manipulation statistique.