Citations

« Cent "non" font moins de mal qu'un "oui" jamais tenu. »
Sagesse asiatique.

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« Il est important de promouvoir une unité qui ne peut pas et ne veut pas être une uniformité, mais qui est capable de garantir le respect des différences nationales et des diverses traditions culturelles qui constituent une richesse dans la symphonie européenne, en rappelant d’autre part que “l’identité nationale elle-même ne se réalise que dans l’ouverture aux autres peuples et à travers la solidarité envers eux” (Ecclesia in Europa, n. 112). »

Benoît XVI, Palais de l’Élysée, 12 septembre 2008

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Mise en ligne (colonne de droite) de documents de l'Institut de Relations Internationales & Stratégiques (IRIS)

http://www.iris-france.org/



Nouvelle offensive d'été de l'ARN

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Si vous souhaitez vous joindre à cette action, l'ARN tient à votre disposition l'affiche ci-dessus. Pour tout renseignement prenez contact avec : René Delacroix 16 rue Marcelin Berthelot. 92230 Gennevilliers. TéL 01 47 98 25 41
Affichage des articles dont le libellé est FAO. Afficher tous les articles
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lundi 20 octobre 2008

Semaine européenne des forêts : 20 milliards d'euros de facture par an pour les consommateurs

Semaine européenne des forêts au siège de la FAO


La première Semaine européenne des forêts se tiendra au siège de la FAO à Rome du 20 au 24 octobre. La réunion de Rome rassemblera des représentants de 46 pays et est organisée conjointement par la Commission européenne, la FAO, la Conférence ministérielle sur la protection des forêts en Europe et la Commission économique des Nations Unies pour l'Europe.

La Commission européenne a enfin dévoilé, vendredi 17 octobre, son "paquet forêt", composé de deux textes dont l'objectif est de lutter contre le commerce de bois illégal et la déforestation. Avec plusieurs mois de retard, ces textes, maintes fois annoncés puis reportés, avaient fini par devenir une sorte d'Arlésienne dans les coulisses de Bruxelles, la France, a même dû exprimer son impatience.
Une facture salée
La nouvelle réglementation, si elle est adoptée, coûtera 40 millions d'euros par an au secteur forestier européen déjà en situation de grande faiblesse. Assurément, un bon moyen de fermer des entreprises en difficultés.

Par ailleurs, la Commission pour lutter contre l'abattage illégal, évalue à environ 20 milliards d'euros par an les sommes à mobiliser pour dédommager les pays qui renonceraient à couper leurs arbres. elle propose la création d'un fonds global qu'elle alimenterait pour sa part en versant 5% des revenus tirés de la mise aux enchères des quotas de CO2 alloués aux industriels à partir de 2013. Cela pourrait rapporter, estime Bruxelles, environ 2 milliards d'euros par an.
Il manque donc 18 milliards d'euros qui seront sûrement pris dans les poches des citoyens!

Enfoncer des portes ouvertes
Pendant que les responsables de la FAO enfilaient des évidences comme des perles: "le bois est largement employé comme source d'énergie renouvelable" '(sans blague!), les organisations non gouvernementales (ONG) telles que Greenpeace, les Amis de la Terre et le WWF, ont dénoncé le manque d'ambition de la Commission.

Une analyse et un discours d'autant plus étonnant que, les forêts d'Europe couvrent 44% de la superficie émergée de l' Europe et continuent à s'étendre. Au cours des 15 dernières années, les terres boisées en Europe ont augmenté de 13 millions d' hectares, soit une superficie équivalant à la taille de la Grèce.
Elles grandissent au rythme d'environ 360 millions de m3 par an, dont seulement les deux tiers sont exploités. Une situation que semble ignorer, écologistes et commissaires européens.

dimanche 20 juillet 2008

La Commission européenne donne 655 milliards de Fcfa pour les pays en développement


La Commission européenne a proposé, hier, au Parlement européen, la mise en place de ce qu’elle a appelé un « instrument financier de réaction rapide à l’envol des prix des denrées alimentaires dans les pays en développement », d’un montant de 655 milliards de francs Cfa, et ce, pour cette année et celle à venir.

Pour M. Jose Manuel Barroso, cet argent est, « un acte de solidarité envers les plus démunis, mais aussi une mesure responsable visant à promouvoir la stabilité. Son objectif est d’accroître la production agricole dans les pays en développement, afin de lutter contre les effets de la forte hausse des prix des denrées alimentaires. La Commission européenne indique que ce fonds est destiné à aider les agriculteurs des pays en développement et proviendrait de la partie non utilisée du budget agricole de l’Union européenne. Le financement est, dans la nomenclature de l’Union européenne, une mesure qui relève de la procédure dite de codécision, dans laquelle la Commission européenne et le Parlement doivent se mettre d’accord pour que les fonds puissent être débloqués. Cette aide serait versée par l’intermédiaire d’organisations internationales, y compris régionales.» Ce dernier point devrait faire grincer les dents au Président Wade, lui qui avait ouvert, il n’y a pas longtemps, un front contre les organisations internationales, avec en tête la Fao, accusées toutes de détourner les ressources destinées aux pays pauvres.

L’ARN rappelle, a titre d'information, qu’il y a un mois, la même commission européenne, avait refusé d’accorder le financement et l'exonération de taxes sur le gazole, pour le secteur des marins pécheurs sinistrés par la hausse du pétrole.

lundi 16 juin 2008

Le Malawi a vaincu la famine contre l’avis des ONG

Un article publié par le quotidien anglais The Independant avec le titre « La Révolution agricole du Malawi explique qu’une « révolution verte, en cours dans les plaines du Malawi, a transformé en trois ans un pays autrefois dépendant de l’aide internationale pour nourrir la moitié de sa population, en pays exportateur de nourriture.

Le Malawi a subit une sécheresse catastrophique en 2005. Le Programme alimentaire mondial (PAM) estimait alors que sur les 12 millions d’habitants, cinq millions avaient besoin d’aide alimentaire et bon nombre de villages rapportaient que les gens y mouraient de faim.

Jusqu’alors, les paysans utilisaient des semences extrêmement vulnérables aux maladies et peu d’entre eux se servaient d’engrais. Le gouvernement estima que si les agriculteurs pouvaient accéder à des semences de maïs de bonne qualité et un peu d’engrais, ils seraient capables de produire assez de nourriture.

Le gouvernement du Malawi décida donc de les subventionner à hauteur de 30 millions de livres. Avec un coupon d’état, le prix d’un sac d’engrais est tombé de 6500 kwacha (23 livres) à 900, tandis qu’un sac de 2 kg de maïs hybride ne coûtait plus que 30 kwacha au lieu de 600.

Les pays donateurs refusèrent de financer le mécanisme et arguaient que subventionner les paysans ne donnerait pas le résultat recherché. En adoptant cette politique contre les demandes explicites de l’Angleterre, des Etats-Unis et la Banque mondiale et de la FAO, le Malawi a sauvé son peuple de la famine.

Le Malawi a chaque année besoin de 2,2 millions de tonnes de maïs pour se nourrir, et d’une production très basse de seulement 1,2 tonnes de mais en 2005, la production a atteint 3,2 millions de tonnes en 2007.
Un exemple qui nous invite à réfléchir sur les conseils et l’efficacité de organisations internationales.

lundi 2 juin 2008

Les prix des denrées agricoles vont augmenter

Dans les dix années à venir, les prix des denrées agricoles vont augmenter : « plus 20%, environ, pour la viande bovine et porcine, 30% pour le sucre, 40% à 60% pour le blé, le maïs et le lait écrémé en poudre ». La hausse serait « de plus de 60% pour le beurre et les graines oléagineuses et de plus de 80% pour les huiles végétales ».

Le rapport conjoint de l’OCDE et de la FAO souligne que la flambée actuelle comporte certaines causes ponctuelles, comme la météo. Néanmoins, cette étude explique en grande partie la présente tendance à la hausse par des investissements spéculatifs. On ne peut que se réjouir de cette prise de conscience pour le moins tardive.

Cependant, d'autres causes ont des effets à plus long terme, à commencer par l’augmentation de la demande dans des pays à forte croissance et les biocarburants. Selon Jacques Diouf, le directeur général de la FAO, leur culture et les politiques menées par les pays riches pour les développer ont provoqué des distorsions néfastes sur le marché. Jacques Diouf, déplore : « Avec une production de biocarburants qui devrait plus que doubler au cours des dix prochaines années, les pressions exercées sur l'agriculture vont s'intensifier. »

Vingt-deux pays en développement, pour la plupart africains, sont « particulièrement vulnérables » à la flambée simultanée des prix alimentaires et des carburants, ce qui « menace la stabilité économique et la croissance ». Les pays les plus vulnérables sont l’Erythrée, le Niger, les Comores, le Botswana, Haïti et le Libéria. Dans cette liste figurent également le Burundi, la Sierra Leone, le Zimbabwe, la République centrafricaine, le Mozambique, la Tanzanie, la Guinée-Bissau, le Malawi, Madagascar, le Rwanda et le Kenya, ainsi que le Cambodge, le Tadjikistan et la Corée du Nord. (Des émeutes se sont produites dans certains de ces pays à cause de la flambée des prix des produits alimentaires et des carburants).
Ce rapport a été préparé en prévision du sommet des chefs d’Etat des pays membres de la FAO qui se tiendra à Rome du 3 au 5 juin prochains.

Des solutions étonnantes !

Pour faire face à l'inflation des prix des denrées alimentaires, Angel Gurria, le directeur général de l'OCDE - qui regroupe 30 des pays les plus développés du monde - prône une ouverture des marchés agricoles et la libéralisation des capacités de production des agriculteurs.

Si nous sommes d’accord avec le constat pré-établis, les solutions proposées ne peuvent que surprendre pour au moins deux raisons :

1) Les responsabilités des organisations internationales, de l’Union Européenne et des multinationales sont à peine effleurées.

2) La libéralisation des marchés agricoles renforce la puissance des multinationales de l’agro Business qui sont avec l’UE responsables de l’actuelle pénurie. Désormais, selon les rapports de l’OCDE et de la FAO, il faut donc confier la gestion de la banque à ses braqueurs. Logique et conclusions pour le moins étonnantes !



A lire :
Le pari de la croissance. Contribution du secrétaire général de l'OCDE aux travaux de la commission Attali (193 pages A4 - 2.933 Ko - format.pdf - télécharger).

lundi 31 mars 2008

Pénurie alimentaire mondiale : Les rapports contradictoires de la FAO.

On va droit vers une pénurie mondiale d’aliments de base (céréales, pomme de terre, lait…), avec les stocks mondiaux de céréales sont au plus bas et où, depuis plusieurs années, la production est inférieure à la consommation.

Face cette situation les organisations internationales dont la FAO en charge de ses dossier multiplies Les rapports contradictoires.

Ainsi une Conférence internationale de la FAO sur l’agriculture biologique et la sécurité alimentaire à Rome (3-5 mai 2007) aboutit à la conclusion que:
« Le rapport cite des modèles récents sur l’approvisionnement mondial qui montrent que l’agriculture biologique peut produire assez par tête d’habitant pour nourrir la population actuelle de la planète ».

Par la suite, un nouveau communiqué de presse de l’organisation internationale (10 décembre 2007), signé de son directeur général, dément l’essentiel des conclusions optimistes exprimées dans le communiqué précédent (juin 2007).

Des invraisemblances qui mettent bien en lumière la difficulté des prévisions en matière de production alimentaire et de l'adéquation des méthodes utilisées.
La Conférence à Rome (3-5 mai 2007) était co-organisée par un groupe de travail représentant tous les principaux mouvements, associations et entreprises affiliées de l’agriculture biologique. Tous les participants qui vivent de ce mode de production agricole ont donc conclus fort logiquement à la nécessité de développer leurs activités.

Une nouvelle preuve de l’influence démesurée des entreprises sur les organisations internationales et de la valeurs des « rapports d’experts » aux prévisions et les analyses totalement contradictoires.

Alors les états nations ont toujours cherchées a assurer la sécurité alimentaire de leurs populations, les transferts de souveraineté au profits de l’Europe et des organisations internationales sont en train de tournés au génocide alimentaire.

lundi 17 mars 2008

Contrôle de la production et du négoce agricoles dans le monde

50 multinationales contrôlent la production et le négoce agricoles dans le monde.
Les prix des aliments augmentent parce que ces multinationale ont décidées accroître leurs taux de profit moyen dans l’agriculture. Bien qu’il soit courant d’entendre ou de lire que la hausse des produits agricoles de bases serait lié à l’augmentation de la demande, en réalité, rien n’est plus faux.

Dans chaque branche de l’agronéoce, nous avons au maximum dix firmes qui contrôlent la production, la distribution et le commerce. Ces grandes entreprises ne veulent pas produire des aliments, elles veulent produire du profit.


1) Une situation de monopole

Dans l’alimentaire, le prix et le commerce du soja et des produits agricoles de base sont manipulés par des groupes, tels que l’américain Cargill, l’hollandais Bunge, l’américano-canadien ADM, le suisse Syngenta, l’américain Monsanto et le français Dreyfuss.

Situation identique dans le domaine des produits laitiers, le marché est tenus par trois groupes seulement: le suisse Nestlé, l’italien Parmalat et le français Danone.

Dans le domaine des pesticides et des semenciers il y a également très peu d’entreprises: Bayer et Basf, qui sont allemandes, et Syngenta ou Monsanto et quelques autres qui sont spécialisées dans des secteurs ou elles n’ont pas de concurrents.

2) Une spéculation sans rapport avec le coût de production

Les entreprises multinationales qui contrôlent toute la production à grande échelle non seulement des principaux produits de base agricole mais aussi celui des engrais, des semences et contrôlent le commerce mondial imposent leurs tarifs à tous les niveaux de productions.

En situation de monopole et d’entente, les entreprises transnationales imposent leurs volontés. Aujourd’hui, le prix de chaque marchandise internationalisée fait donc l’objet de spéculation. Il n’y a plus de relation directe entre le prix et le coût de la production, qui est seulement une référence.

3) Des liens étroits avec les gouvernements et les organisations internationales


Si les liens entre les multinationales et le Congrès américain sont notoirement connus, ces entreprises ont réussi à infléchir avec un remarque succès, l’ensembles des politiques agricoles des grandes organisations internationales, comme le FAO (l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture), la BERD (Banque européenne de reconstruction et de développement) ou l’Union Européenne.

Face à ces organisations technocratiques férus de rapports et d’expertise, l’une des méthodes les plus usitées pour influé sur les prisent de décisions, consiste à fournir une masse de documents volontairement favorable aux grands groupes de l’agro-négoce. Une méthode peu coûteuse mais très efficace à long terme face à une bureaucratie internationale coupée des réalités humaines.

4) Une politique de désinformation systématique

Les transgéniques présentés comme une solution !
Face à l’agriculture traditionnelle, les transgéniques sont des produits créés dans des laboratoires qui placent l’agriculture dans les mains du monde financier et industriel.
Ils peuvent ainsi contrôler les semences et imposer l’usage des engrais et des pesticides qu’ils produisent.

Autre méthode de désinformation, le changement climatique présenter comme le responsable des difficultés d’approvisionnements mondial.
Une argumentation qui justifie le recours aux biocarburants, qui valorise sur le marché international la vente de produits spécifiques, tels que l’éthanol.

En réalité, la stimulation de la production d’éthanol dans le tiers-monde augmente le prix des aliments, non seulement à cause de la contraction des surfaces cultivées mais aussi à cause des répercussions de cette concurrence.

Les peuples du tiers monde peuvent continuer a mourir de faim, les multinationales n’ont pas pour objectif d’alimenter la population, mais de produire des produits agricoles valorisés sur le marché international.

Une situation qui contredit la thèse totalement fausse, visant à nous faire croire, que la mondialisation favorise durablement, la situation des pays en voie de développement.

Conclusion :

Les stocks de céréales n'ont jamais été aussi bas depuis 1970, manque de lait en Europe et les prix alimentaires mondiaux ont augmenté d'environ 40% au cours de l'année dernière,selon l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) .

Pour Marie-Jeanne Husset, directrice de la rédaction,«60 millions de consommateurs»: «La flambée des prix des matières premières agricoles laisse entrevoir une crise alimentaire majeure au niveau mondial».