Citations

« Cent "non" font moins de mal qu'un "oui" jamais tenu. »
Sagesse asiatique.

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« Il est important de promouvoir une unité qui ne peut pas et ne veut pas être une uniformité, mais qui est capable de garantir le respect des différences nationales et des diverses traditions culturelles qui constituent une richesse dans la symphonie européenne, en rappelant d’autre part que “l’identité nationale elle-même ne se réalise que dans l’ouverture aux autres peuples et à travers la solidarité envers eux” (Ecclesia in Europa, n. 112). »

Benoît XVI, Palais de l’Élysée, 12 septembre 2008

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Mise en ligne (colonne de droite) de documents de l'Institut de Relations Internationales & Stratégiques (IRIS)

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Nouvelle offensive d'été de l'ARN

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Si vous souhaitez vous joindre à cette action, l'ARN tient à votre disposition l'affiche ci-dessus. Pour tout renseignement prenez contact avec : René Delacroix 16 rue Marcelin Berthelot. 92230 Gennevilliers. TéL 01 47 98 25 41
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dimanche 2 novembre 2008

La confiance de la zone euro est tombée à son plus bas niveau

La confiance économique de la zone euro est tombée en octobre à son plus bas niveau depuis ces 16 dernières années, selon une enquête publiée le jeudi 30 octobre 2008 par la Commission européenne (CE).

L'indicateur du climat économique dans les 15 pays de la zone euro a baissé de 7,1 points à 80,4 en octobre, le plus bas record jamais atteint depuis 1993. Il s'agit aussi de la plus grande baisse en un mois depuis le début de l'enquête du genre de la CE en janvier 1985.

Dans les 27 pays de l'Union européenne (UE), l'indicateur mensuel a diminué de de 7,4 points à 77,5, qui constitue aussi le plus grand déclin mensuel jamais atteint depuis 1993 dans l'Union.
L'enquête de la CE est menée dans les différents secteurs de l'économie, dont l'industrie, les services, la construction et le commerce de détail ainsi que auprès des consommateurs.

Aussi bien dans la zone euro que dans l'UE, la confiance économique a considérablement diminué dans tous les secteurs. La confiance des consommateurs a atteint son plus bas niveau depuis près de 15 ans. L'indicateur de la confiance des services a accusé son plus bas niveau depuis douze ans. Les indicateurs de la confiance de l'industrie et de la construction ont aussi diminué de manière considérable en octobre.

Tous les pays membres de l'UE ont rapporté une baisse de leur confiance économique. Parmi les grands pays membres, la confiance s'est affaiblie plus nettement dans les Pays-Bas (-11,3 points), suivis par la France (-6,5), l'Italie (6,1) et la Grande-Bretagne (5,7).
La confiance économique en Allemagne, la plus grande économie dans l'UE, a enregistré une baisse moyenne de 4,8 points en octobre.
En même temps, l'indicateur du climat des affaires (BCI) pour la zone euro a encore diminué en octobre pour tomber à son plus bas niveau depuis 2001, a déclaré la CE dans une autre enquête.
"Le bas niveau de l'indicateur suggère que l'activité industrielle demeure faible", a dit la CE.
L'affaiblissement de la confiance a intensifié des préoccupations largement répandues que l'économie de la zone euro est au bord de la récession en raison de la crise financière.


Source Xinhua

lundi 20 octobre 2008

Italie: le plan européen pour le climat est "une folie"

Le plan européen pour le climat "est une folie" aussi bien pour les entreprises que pour les Etats, a affirmé samedi le ministre italien de l'Adminstration publique Renato Brunetta, "L'attitude (de la Commission européenne) est une folie, surtout dans un pays manufacturier comme l'Italie qui a une densité d'entreprises supérieure à la moyenne européenne et serait désavantagé", a poursuivi le ministre au cours d'une manifestation dans le nord du pays, selon l'agence Ansa.


L'Italie nomme "plan 20-20-20" les trois objectifs que l'UE s'est fixée pour 2020: réduire de 20% ses émissions de gaz a effet de serre, 20% d'énergies renouvelables dans la consommation et 20% d'économies d'énergie.

"Nous voulons un environnement propre. Nous voulons un contrôle de l'environnement mais sans que cela tue nos entreprises et nos familles", a ajouté M. Brunetta.
Une polémique oppose l'Italie à la Commission européenne sur les coûts de la réalisation du "plan 20-20-20".


Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi estime que le coût annuel serait de 25 milliards d'euros. Selon le quotidien La Repubblica, le gouvernement italien et la Commission européenne partent des mêmes chiffres pour mettre en oeuvre ces mesures, c'est-à-dire un coût global situé dans une fourchette de 18 à 25 milliards d'euros par an.


Le quotidien La Stampa affirme pour sa part que la Commission et Rome, tout en partant du même rapport, utilisent des tableaux et des scénarios différents pour justifier cet écart dans les estimations.


Source AFP

jeudi 2 octobre 2008

Renault dégraisse : 6.000 emplois supprimés dont 4.900 en France

Un comité de groupe européen du constructeur automobile Renault a confirmé, jeudi 25 septembre 2008, la suppression de 2.000 emplois en Europe dont 900 en France. Ce plan social s’ajoute aux 4.000 départs volontaires annoncés en juillet sur les sites français.

Quatre cent cinquante suppressions toucheront le réseau commercial et 450 la production industrielle. En France, l’usine de Maubeuge (Nord) qui produit les Kangoo et celle de Batilly (Meurthe-et-Moselle), spécialisée dans les utilitaires, devraient être touchées. Le site de production de boîtes de vitesses à Ruitz (Pas-de-Calais) également ainsi que les usines de Dieppe (Normandie) et Villeurbanne (Rhône-Alpes).

En Europe, 19 pays au total sont concernés. « Outre la France, le plan aura un impact en Espagne, en Italie, en Grande-Bretagne, en Allemagne. Des plans sociaux seront mis en place au Royaume-Uni, aux Pays-Bas et en Italie.

Renault avait déjà présenté en comité central d’entreprise, le 9 septembre dernier, un plan de 4.000 départs volontaires en France, dont la suppression d’une équipe dans l’usine de Sandouville, soit 1.000 postes sur 3.700 salariés. Le site normand produit notamment la nouvelle Laguna lancée à l’automne 2007, qui a du mal à se vendre, la Renault Espace et la Velsatis.

La CGT, a dénoncé par la voix de son secrétaire général, la stratégie financière du constructeur : « Renault restructure pour accroître avant tout ses marges financières », a déploré Bernard Thibault. Au cours des cinq dernières années, le constructeur automobile a cumulé 15 milliards d’euros de profits. Il dispose actuellement de plus de 6 milliards de trésorerie.

Le patron de Renault, Carlos Ghosn, a réaffirmé sa volonté « de garder le cap d'une marge opérationnelle de 6% en 2009 quoi qu'il arrive ».

Pour réaliser cet objectif, Renault met donc en place un plan qui vise à dégager 350 millions d'euros d'économies en 2009 et 500 millions en 2010. Ce plan passe par des départs volontaires, une réorganisation des usines et une augmentation du prix de vente des véhicules. Le groupe, sixième constructeur européen en terme de ventes, a également revu à la baisse ses objectifs commerciaux pour 2009, ramenés de 3,3 millions à 3 millions de véhicules par an. Le groupe invoque notamment le ralentissement des marchés européens et notamment celui du marché haut de gamme, sur lequel il est présent avec la Laguna.

Source : AFP

mercredi 24 septembre 2008

L'euro est désormais la monnaie la plus contrefaite à travers le monde


Les trafics d'euros contrefaits ont bondi de plus de 15%, avec 312.000 coupures confisquées lors du premier semestre 2008. Soit le double des 167.000 saisies constatées par la Banque centrale européenne pour toute l'année 2002 ! Pourtant, au moment de sa mise sur le marché, la nouvelle monnaie était volontiers présentée comme la plus sécurisée au monde. Elle était censée être protégée par 63 points de sécurité intégrant notamment un hologramme ultrasophistiqué et une inédite bande magnétique, alors appelée « strip ».

Dans le passé les faux-monnayeurs issus du grand banditisme faisaient tourner des imprimeries clandestines implantées dans les régions de Marseille, de Paris et, dans une moindre mesure de Lille. Utilisant un précieux papier de qualité « vélin Japon », les voyous souvent des braqueurs reconvertis, faisaient tourner des machines offset avec la complicité de virtuoses de la photogravure.

Une époque aujourd’hui révolue. Dès les années 1990, l'explosion de la micro-informatique a bouleversé la donne. Les quelques grosses imprimeries clandestines ont cédé le pas à de petites unités de production en chaîne graphique à domicile. L'ordinateur est dans un appartement, l'imprimante dans un autre et les fichiers sont dissimulés dans les puces de téléphones mobiles.

Pas moins de quarante officines clandestines ont été démantelées l'année dernière en France, soit 30% des saisies en Europe. « Environ un tiers des faux billets interceptés sortent de ces petites chaînes graphiques, confie un expert bancaire. Les 70 % restants proviennent en majorité d'Italie du Sud où les rotatives tournent à plein régime, de Bulgarie et de Grande-Bretagne, dont la production inonde depuis des années le Nord et le Pas-de-Calais.»


Les billets de 20 et 50 euros sont les plus copiés, en raison de leur facilité à être écoulés. Ils sont négociés par une nuée de «vendeurs au détail» entre 20 à 40 % de leur valeur faciale, en fonction de leur qualité.

Bien que parfois médiocres, les falsifications sont de qualité assez suffisante pour leurrer consommateurs et commerçants. Certains faux-monnayeurs, parmi les plus astucieux, parviennent depuis peu à cloner le filigrane ou reproduire à s'y méprendre le très subtil encrage à variabilité optique, passant de la couleur pourpre à celle du bronze en fonction de la luminosité. Tour à tour, presque tous les signes de sécurité incorporés, pourtant présentés comme « inviolables », ont ainsi été imités.

Au point que pas moins de 900 types de faux billets ont été saisis et recensés en France.

lundi 15 septembre 2008

Nouveau recul de la production industrielle européenne

Dans la zone euro comme dans l'ensemble de l'UE, la production industrielle a reculé de 0,3% en juillet chiffres à comparer au mois précédent, en juin, la baisse de la production n'était que de 0,2% selon des données corrigées des variations saisonnières, publiées ce vendredi par l'Office européen des statistiques Eurostat. Un signe supplémentaire du ralentissement de l'activité.

En juillet 2008 comparée à juillet 2007, la production industrielle a reculé de 1,7% dans la zone euro et de 1,3% dans l'ensemble de l'UE.

Cette mauvaise orientation de la production industrielle vient corroborer le ralentissement économique constaté sur le Vieux continent. La Commission européenne a nettement a baissé ce mercredi sa prévision de croissance 2008 pour la zone euro à 1,3%, contre 1,7% auparavant, tout en prévoyant que la récession sera évitée de justesse.

Parmi les pays européens mal en point figure l'Italie qui a annoncé ce vendredi une baisse de sa production industrielle de 1,1% en juillet par rapport à juin, en données corrigées de variations saisonnières, deux fois plus qu'attendu. En juin, elle avait baissé de 0,2% après un recul de 1,6% en mai, selon des données révisées par l'Istat (les reculs avaient été annoncés initialement entre -0,1% et -1,4%).

Sur un an, la production industrielle italienne a baissé de 0,6% en données brutes et de 3,2% à même nombre de jours travaillés, soit là encore plus qu'attendu. Sur les sept premiers mois de l'année, la production industrielle a reculé de 1,4% en données brutes et de 1,6%, à nombre égal de journées travaillées.

Source latribune.fr

Dumping social : Juncker pour un salaire minimum européen


Le président de l'Eurogroupe -le forum informel des pays de la zone euro-, Jean-Claude Juncker, a préconisé la mise en place d'un salaire minimum en Europe, à l'occasion d'un échange de vues avec la commission économique et monétaire du Parlement européen.

"Les gouvernements devraient se mettre d'accord sur le principe même d'un salaire minimum", a-t-il déclaré, jugeant qu'une telle mesure serait "importante pour l'aspect social" de la zone euro, mais "aussi pour son aspect économique".
Selon M. Juncker, un salaire minimum commun aux pays de l'UE permettrait de "renforcer la concurrence et d'égaliser les conditions entre les différentes économies".

Ces politiques budgétaires devraient en outre, pour lui, faire l'objet d'une concertation entre les gouvernements, notamment à l'occasion du Conseil Ecofin informel prévu à Nice. "Je veux qu'à Nice les ministres nous expliquent quelles sont leurs intentions pour les articulations du budget en 2009. Je veux que la France, l'Espagne, l'Italie, l'Allemagne nous disent quelle sera leur politique économique (...), pour que les uns sachent ce que vont faire les autres", a dit M. Juncker, selon qui, la coordination "ce n'est pas nécessairement faire la même chose, mais savoir ce que font les autres".

On ne peut qu'être surpris et inquiets par les propositions de Monsieur Juncker sachant que les écarts des salaires minimum au sein des pays membres de l'EU vont de 1 à 12 (environ 900 euros pour la France contre 70 euros pour la Bulgarie). Dans de telles conditions, "l'harmonisation européenne des salaires" risque fort de devenir un redoutable outil de dumping social.

jeudi 7 août 2008

Le temps des mercenaires

D’ici 2010, l’armée polonaise sera composée exclusivement de professionnels. Le passage à une armée de métier se généralise dans l’Union européenne ou depuis la fin des années 1990, de nombreux pays européens se dirigent vers un modèle d'armée à l’image de celle des Etats-Unis.

Officiellement, les « armées de recrues » ne correspondent plus aux besoins actuels de défense des Etats. En réalité, la fin de la conscription permet de couper le lien entre l'armée et la population civile et, accessoirement, la fin du service national prive les citoyens ordinaires, de toute formation militaire.

Une logique bien connue des régimes dictatoriaux, qui ont toujours cherchés à transformer les institutions garantes de leur survie (armée, police, service spéciaux, pouvoir judiciaire, etc.) en castes coupées du reste de la population.

La fin du service militaire obligatoire dans les pays de l’Union européenne

Grande-Bretagne
Le service militaire obligatoire a complètement été aboli en 1962. Depuis cette date, la défense du pays repose sur une armée de métier qui comptait en 2006 environ 230.000 hommes. Au sein de son armée de professionnels, le Royaume-Uni dispose de forces de réserve qui reposent sur d’anciens militaires et sur des volontaires.

Belgique
la Belgique a mis fin à son service militaire obligatoire en 1995. Le service militaire y fut délibérament saboté. Dans les dernières années précédant la levée de la conscription, seul un jeune sur quatre effectuait son service militaire en raison de dispenses et d’autres exemptions.

France
La suppression de la conscription, héritage de la révolution française, en 1996, fut l’une des réformes les plus désastreuses du mandat du président Jacques Chirac .

Pays-Bas
Les Pays-Bas ont quant à eux définitivement abandonné ce système en 1998.

Italie
Le changement a eu lieu en l’an 2000 mettant fin à 200 ans de service militaire, introduit par les armées napoléoniennes aux alentours de 1800.

Espagne
En 2003, l’Espagne a mis fin au service militaire et a choisi également l’armée de métier.

Plus à l’Est, les membres de l’UE se dirigent également vers une armée de métier : la Hongrie a fait ce choix en 2004. La Slovénie en 2006. La Roumanie et la Lettonie en 2007…

Des pays qui restent attachés à la conscription :

Allemagne
L’Allemagne, qui, tout en développant une armée de métier, conserve l’obligation du service militaire. Tous les ans, l’armée allemande recrute environ 80.000 jeunes pour une mission dont la durée s’établit à 9 mois. Si les jeunes appelés ne souhaitent pas entrer dans l’armée, ils peuvent opter pour un service civil.

Finlande
En Finlande, le service militaire reste une tradition et l’armée est l’une des institutions les plus populaires du pays. Le service militaire dure entre 6 et 12 mois en fonction de la situation professionnelle des jeunes. Tous les 7 ans, les anciens conscrits sont également appelés à effectuer quelques jours d’entraînement pour se « rafraîchir » la mémoire.

Suède
Bien que le pays n’ait plus connu la guerre depuis 1814, le service militaire reste obligatoire pour les hommes en Suède et sur la base du volontariat pour les femmes.

Autriche
En Autriche, le service militaire reste obligatoire mais les jeunes appelés ont la possibilité d’effectuer un service civil à la place. Ils sont mobilisés pour 6 mois.

Le règne des tyrans

Les soldats des pays de l'UE seront de plus en plus sollicités pour intervenir à l’étranger dans le cadre d’opération de "maintien de la paix" (comme en Irak ou au Kosovo) face à des populations civiles souvent hostiles. Dans ce type de configuration, seule une armée de métier peut, dans la durée, mener une action coercitive sans se poser trop de questions. A une armée de citoyens, l'Union européenne préfère désormais, les hordes mercenaires sans état d'âme.

Dans l'antiquité, le fait de porter une arme était le privilège des hommes libres. Une référence historique que voudrait bien nous faire oublier le régime dictatorial de la Commission Européenne.

Service militaire obligatoire ou non, service civil : le détail par pays

dimanche 20 juillet 2008

José Manuel Barroso candidat à sa succession

Fort du soutien déclaré de la France et de l'Italie, José-Manuel Barroso prend ses marques pour se succéder à lui-même à la tête de la Commission européenne.

"Si je devais prendre une décision aujourd'hui à propos d'un second mandat, je dirais oui, à condition bien sûr d'avoir le soutien des Etats membres et du Parlement européen", a lâché ce week-end au quotidien néerlandais NRC Handelsblad José-Manuel Barroso, dont le mandat arrive à échéance à l'automne 2009.

Coup sur coup, la France et l'Italie viennent de l'adouber pour un second mandat.
"Lorsque nous devrons, bientôt, nommer un président de la Commission, notre candidat sera le président Barroso. Nous voyons en toi le meilleur président", lui a déclaré mardi le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi.

Nicolas Sarkozy lui a aussi apporté publiquement son soutien, tout comme le président du Parlement européen, le conservateur allemand Hans-Gert Pöttering.

Arrivé à Bruxelles en 2004 avec l'intention de moins légiférer et de promouvoir une Europe des "résultats", José-Manuel Barroso est tenus par certains, pour responsable d’un bilan institutionnel guère brillant : un rejet du projet de Constitution européenne en 2005 en France et aux Pays-Bas, suivi d'un "non" irlandais le 12 juin au texte qui lui a succédé, le traité de Lisbonne.

Le choix du futur chef de l'exécutif européen, revient aux dirigeants des 27 pays membres et Allemagne, pourraient bien in fine être tentés de faire le choix du renouveau à Bruxelles.

source : AFP

samedi 12 juillet 2008

Europe la fin d’un mythe ?



Eurobaromètre en dépôt de bilan

Lors d’une enquête réalisée entre mars et mai 2008 auprès d’un échantillons de population âgée de 15 ans et plus, 1.000 Français ont été consultés et retenus, sur un total de 30.000 entretiens. Cette étude démonte que désormais les réalités économiques ne peuvent plus être dissimulées au yeux de l’opinion publique, en dépit des enquêtes d’opinion truquées de l’Eurobaromètre.

L’appartenance à l’UE ne fait plus recette

La moitié (48%) des Français interrogés considèrent que l’appartenance de la France à l’Union est une bonne chose (contre 60% mi-2007). Un tiers pense que ce n’est ni une bonne ni une mauvaise chose et 17% une mauvaise chose. La part de ceux qui estiment que la France a bénéficié de son appartenance à l’UE a également diminuée pour s’établir à 49%.

Le pouvoir d’achat : source d’inquiétude n° 1

Le pouvoir d’achat prend la tête des préoccupations. Cité par 37% des sondés, cette préoccupation enregistre une hausse de 21 points en deux ans. Il y a donc désormais plus d’Européens inquiets face à la hausse des prix que face au chômage ou à l’immigration. En France, l’inflation est même citée par plus de la moitié des personnes interrogées (51% d’entre elles).

Le sujet est encore plus présent en Autriche (54%), mais les prix sont aussi au premier plan chez les Belges (48%), les Allemands (44%) et les Italiens (44%), qui citent le pouvoir d’achat avant tout le reste. L’Europe du Nord semble moins affectée par ce phénomène puisque moins de deux personnes interrogées sur dix au Danemark, aux Pays-Bas et en Suède le placent en première position.

Economie : le cauchemar annoncé

Concernant la situation économique de leur pays, la plupart des Européens (46%) estiment que les douze mois à venir seront moins bons que les douze derniers.

Les Français sont plus inquiets que la moyenne européenne : 57% s’attendent à un avenir moins florissant. Ce changement rompt avec le regain d’optimisme enregistré quelques mois après l’élection présidentielle de 2007. Alors que moins de la moitié des Européens (45%) estiment que "les choses vont dans la mauvaise direction dans leur pays", près de deux Français sur trois sont de cet avis (61%). Seuls les Italiens, les Britanniques et les Hongrois les dépassent. Ce constat est conforté par le fait que 63% des Français sondés pensent aux délocalisations lorsqu’ils entendent le mot "mondialisation".

jeudi 12 juin 2008

Identité électronique dans l'UE

La Commission européenne a dévoilé, le 2 juin dernier, un projet de reconnaissance électronique des identités des ressortissants européens.

Ce projet de la Commission permettra de contrôler l’identité des citoyens de l'UE et d'utiliser des systèmes transnationaux d’identification électronique (mots de passe, cartes d'identité, codes PIN et autres) à travers l'UE, et non plus uniquement dans leur pays d'origine.

13 des 27 États membres (Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Estonie, France, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, Slovénie et Suède) et l'Islande (partie à l'accord sur l'Espace économique européen avec l'UE) vont coopérer pour assurer la reconnaissance transnationale des identités électroniques.

Ce projet pilote à grande échelle, appelé STORK (Secure idenTity acrOss boRders linKed), vise à mettre en œuvre un système européen de reconnaissance de l'identité électronique qui permettra aux gouvernements et aux agents de la fonction publique d'identifier les identités électronique nationale dans n'importe quel État membre.

Ce projet se déroulera sur trois ans et recevra un financement de 10 millions € de la Commission européenne ainsi qu'une contribution égale des partenaires.

La Pologne un nouveau paradis pour les jeux en ligne ?

La Pologne va suivre le pas d’autres pays européens, et légalisera bientôt le poker et autres jeux d'argent en ligne. Après quelques pays comme l’Italie récemment, ou encore la Norvège, on vient d’apprendre par la presse locale, notamment le Warsaw Voice, que la Pologne projette sous peu de légaliser le poker et d’autres paris sportifs en ligne sur l'ensemble de son territoire.

C’est la Ministre des Finances, Manek KAPICA qui a annoncé officiellement la nouvelle, en déclarant que la Pologne est désormais en mesure de légaliser les jeux en ligne, à l’exemple du poker ou d’autres jeux de casinos, et que toutes les structures légales afférentes à ce changement seront mises en place avant la fin de l’année 2008.

Les casinos et les jeux en ligne sont désormais des pratiques tout à fait légales et autorisées par la CE.. Pour couronner le tout, la loi polonaise n’a pas prévu de lois de taxations applicables. Ce qui constitue un des éléments attractifs pour les investisseurs étrangers qui se sont massivement installés sur ce créneau largement porteur.

Donc, en prévision, la Pologne pourrait devenir un nouveau paradis pour les opérateurs de jeux, en parallèle avec Malte, dont le gouvernement croule sous les centaines de demandes de licences des opérateurs de jeux en ligne.

Source : Blog Casino Poker, 5 Juin 2008.

lundi 2 juin 2008

Cher gazole en Europe

La colère des pêcheurs, agriculteurs, ambulanciers et routiers contre le gazole cher continue de se faire entendre ce vendredi 31 mai 2008 avec de multiples actions en France et en Europe. Le point sur la situation.

En France

La police dresse des PV après une opération escargot

La police a dressé plus d'une dizaine de procès verbaux aux ambulanciers haut-saônois, qui avaient mis en place un barrage filtrant au centre de Vesoul vendredi. Après une opération escargot en partance de Lure, ils ont mis en place un barrage filtrant à Vesoul, avant de partir manger, en abandonnant les véhicules sur la chaussée. La police nationale a alors dressé des procès verbaux aux véhicules mal garés. « Au lieu de faire du filtrant, nous allons faire du bloquant si les PV ne sont pas retirés », a menacé Christian Girardot, président départemental du syndicat des ambulanciers de Haute-Saône.

Reprise du travail à Lorient et au Guilvinec

C'est l'info de la journée : les pêcheurs de Lorient et du Guilvinec, 2e et 3e ports de pêche français, ont voté vendredi la fin de leur grève.

La police empêche un marin de se suicider

Le GIPN (groupe d'intervention de la police nationale) est intervenu vendredi matin au port de pêche de La Rochelle pour maîtriser un marin d'une quarantaine d'années qui menaçait de se suicider, retranché depuis plusieurs heures dans le bureau de l'agent de sécurité du port.

Le port du Havre bloqué

Des marins pêcheurs de la baie de Seine ont entrepris vendredi matin de bloquer le port du Havre. Une vingtaine de bateaux de pêche venus notamment de Honfleur, Trouville, Dieppe et du Havre ont pris position vers 10h30 dans l'avant-port, empêchant tout mouvement de navires.

Rhône-Alpes : les sous-préfets réveillés...

250 agriculteurs se sont rassemblés au petit matin pour «réveiller» les autorités, devant les sous-préfectures de Roanne et Montbrison dans la Loire et à la préfecture de Lyon.

... et six dépôts pétroliers bloqués

Toujours en Rhône-Alpes, six dépôts de carburants sont bloqués vendredi, dont ceux d'Annecy/Vovray, Chignin, Villette de Vienne et Saint-Etienne, par des agriculteurs réclamant une aide du gouvernement pour atténuer la hausse des prix du fioul.


En Europe

Les agriculteurs espagnols très mobilisés...

Plusieurs milliers de pêcheurs en colère contre la flambée du prix du gazole ont manifesté vendredi à Madrid devant le ministère de l'Agriculture et de la Pêche.

... à l'image des pêcheurs italiens...

Plus de 10.000 pêcheurs italiens observaient vendredi le mouvement de grève proclamé pour protester contre les prix trop élevés du gazole, d'après les syndicats.

... et de leurs collègues portugais

Le mouvement de grève des pêcheurs portugais, qui protestent contre la hausse du prix du gazole, est suivi vendredi « à 100% », selon la Fédération des syndicats du secteur de la pêche. « Aucun bateau n'est sorti ».

L'inflation et chômage ne cesse d'augmenter dans la zone euro

Le taux d'inflation dans la zone euro a atteint 3,6% en mai en rythme annuel, au delà des 3,3% d'avril, selon les données préliminaires publiées par Eurostat.

Les estimations publiées mercredi en Allemagne avaient déjà montré une accélération de l'inflation, à 3,0% en rythme annuel, contre 2,4% le mois précédent.

La hausse des prix s'est aussi accélérée en mai en Espagne et en Belgique. Le taux d'inflation espagnol, publié jeudi, a atteint 4,7%, un niveau sans précédent, contre 4,2% en avril.

En Belgique, l'inflation en rythme annuel est ressortie à 5,21% en mai, son plus haut niveau depuis 23 ans, et contre 4,15% en avril, selon les chiffres rendus publics jeudi.

En Italie, les prix à la consommation harmonisés au niveau européen (IPCH) ont augmenté de 0,6% en mai sur un mois, pour donner une inflation de 3,7% sur un an, a annoncé vendredi l'Istat, en première estimation.

Une hausse des prix, sur fond de ralentissement économique, qui dépasse largement l'objectif de moins de 2% défini par la Banque centrale européenne (BCE).

Parallèlement, le taux de chômage, corrigé des variations saisonnières, s'est établi à 7,1% dans la zone euro et à 6,7% dans l'Union européenne (UE) en avril.

Selon les estimations d'Eurostat, 16,047 millions d'hommes et de femmes étaient au chômage en avril 2008 dans l'UE, dont 11,072 millions dans la zone euro. Par rapport à mars 2008, le nombre de chômeurs a augmenté de 16.000 et 60.000 respectivement dans les deux zones selon des chiffres publiés vendredi par Eurostat, l'Office statistique des Communautés européennes. Des chiffres qui démontrent une nouvelle fois que les pays restés hors de la zone euro supportent mieux les aléas de l’économie mondiale.

Les analystes estiment que cette série de statistiques paralyse davantage encore la BCE, confrontée à la fois à des poussées inflationnistes et à un ralentissement de l'activité.

Les ventes au détail en Allemagne ont baissé en avril pour le deuxième mois consécutif, alimentant les anticipations de ralentissement économique au deuxième trimestre et faisant reculer l'euro face au dollar.

Axel Weber, membre du Conseil des gouverneurs de la BCE, a déclaré le mardi 27 mai à Reuters qu'il n'y avait pas de marge pour abaisser les taux d'intérêt dans la zone euro cette année et que l'option d'une hausse devait rester sur la table.

samedi 19 avril 2008

L’euro au service de l’Allemagne

A partir de l'an 2000, l'Allemagne de Gerhard Schröder a mené une politique de désinflation compétitive très brutale avec une réduction des coûts salariaux et l'allongement du temps de travail sans relever les salaires, entraînant l'ensemble des pays de la zone euro – dont elle était le premier marché - dans sa décélération.

C'est un exemple flagrant d'absence de coopération des politiques économiques.

Cette compression de la demande interne va redonner des points de compétitivité à l'Allemagne, qui vont jouer d'abord au détriment des autres pays de la zone euro.

Un chiffre montre la part de l'excédent commercial que l'Allemagne réalise sur l'Europe et sur les pays émergents. Sur 200 milliards d'excédent en 2007, 150 milliards sont réalisés sur l'Europe, y compris la Suisse et les pays hors zone euro ; sur la seule zone euro l'excédent commercial allemand est de 100 milliards. Il se manifeste surtout sur la Grande-Bretagne, la France, l'Italie et l'Espagne.

Le fait de donner la même monnaie à la France et à l'Allemagne est une idée d’une rare stupidité, car ces deux pays ont des industries très différentes. La France vit mieux, pour ses exportations, avec un dollar faible, ce qui n'est pas le cas de l'Allemagne.

La France qui a une population plus jeune que la population allemande a besoin de plus de croissance pour pouvoir offrir des emplois aux nouvelles générations arrivant sur le marché du travail. Malheureusement la banque centrale n'a pour seule priorité que la lutte contre l'inflation ce qui correspond aux intérêts des industriels allemands.

Une situation qui s’explique : au moment du traité de Maastricht et de la définition des critères de convergence, l’Allemagne a réussi à imposer sa conception monétaire, conforme aux intérêts de son tissu industriel, contre l’avis de ses partenaires européens.

Une erreur d’appréciation que la France paye désormais très cher.

Zone monétaire optimale

L'idée de la monnaie unique sur une zone comprenant plusieurs pays a été avancée par Robert Mundell en 1961.

Elle répondait à une opinion progressivement avancée par un nombre croissant d'économistes qu'une économie en régime d'ouverture commerciale et de libéralisation des capitaux ne pouvait plus avoir de politique monétaire indépendante si on était en présence d'une mobilité parfaite - ou quasi-parfaite - des capitaux. Une monnaie unique a alors essentiellement deux avantages :

1) La monnaie unique fait disparaître les coûts de transactions et les incertitudes liées aux taux de change sur la zone où elle est pertinente.

Remarque :
Il faut cependant noter que ces coûts de transactions et d'incertitudes sont d'autant plus importants que l'on est en système de taux de change flottant, sous la pression de marchés financiers libéralisés. Dans une situation où le taux serait fixé pour des périodes déterminées, et les mouvements de capitaux à court terme contrôlés, ces coûts et ces incertitudes seraient déjà fortement réduits.

2) Une monnaie unique, en évitant un phénomène de concurrence entre des instruments monétaires, permet de mener une politique monétaire unique. Cette dernière à l'avantage de pouvoir ainsi donner une cohérence à la politique économique sur l'espace de son application. Il y aurait ainsi une cohérence forte entre l'intégration commerciale et l'intégration monétaire, au point que la première déterminerait à terme la seconde.

Remarque :
Encore faut-il cependant que l'on ait la volonté de mener une politique monétaire qui soit un élément intégré d'une politique économique globale, et que les statuts de la Banque Centrale le permettent.

La zone Euro n’est pas une zone monétaire optimale :

Pour pouvoir créer une monnaie commune entre plusieurs pays, il faut que ces pays disposent de mœurs et de structures économiques très proches et que la population active de ces pays puissent travailler et voyager très facilement à l’intérieur de cette zone monétaire.
On parle alors de zone monétaire optimale.

A noter que s’il est facile de faire tomber les contraintes juridiques, il n'en est pas de même de la barrière linguistique qui représente un obstacle majeur. Un individu ne maîtrisant pas la langue du pays d’accueil ne peut occuper que des postes peu qualifiés.

En Europe, seuls 6 pays pourraient constituer une zone monétaire optimale : l’Allemagne, le Danemark, Les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg et l’Autriche.

L’Angleterre, la France et l’Italie ont des économies trop divergentes pour faire partie d’une zone monétaire optimale.

jeudi 10 avril 2008

Défense européenne : La grande braderie

A chaque fois qu’un pays européen achète du matériel à un constructeur américain, l’UE n’est jamais intervenue. Les exemples comme l’achat de l’Apache contre le Tigre aux Pays-Bas ou encore du F35 contre le Rafale ou l’Eurofigther ne manquent pas.

Pourtant la défense a un impact économique non négligeable. De nombreuses usines et bureaux d’études travaillent pour le secteur de la défense. Le groupe DCNS spécialisé dans la construction de navires de guerre emploie 9 000 personnes en France. Le groupe Dassault qui réalise 25 % de son chiffre d’affaires dans la construction d’avions de guerre compte 11 000 personnes, Nexter emploie quant à lui 2 500 personnes pour la conception et la construction d’engins blindés.

Le groupe Thalès réalise 50 % de son chiffre d’affaires dans le secteur militaire. En 2006, le secteur de la défense pesait plus de 10 milliards d’euros avec ces seuls groupes pour la France. L’Angleterre, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne comptent aussi de nombreuses entreprises qui travaillent dans le secteur de l’armement (BAE, Navantia, Augusta, Fincantieri, Finmeccanica, etc.) en concurrence avec les entreprises françaises.

Les exportations de matériel de guerre ont deux aspects.

Le premier est de jouer sur notre balance commerciale.

Le second aspect est de créer un réseau de pays alliés qui dépendent technologiquement de nous. C’est un aspect non négligeable de la politique étrangère des nations.

Une situation qui n’intéressent guère l’union européenne qui prépare
la réorganisation de la défense européenne, à grand renfort de restructuration industrielle, avec des pertes d’emplois à la clé.

Ainsi, au mieux, trois sites de construction de sous-marins conservés, en fonction des types de sous-marins (diesel, nucléaire d’attaque et nucléaire lanceur d’engins) contre 6 sites actuellement.

Une situation pas vraiment nouvelle. Déjà de nombreux programmes communs tels que l’Eurofigther, les frégates Horizons et multi-mission, l’hélicoptère Tigre ou encore l’avion de transport militaire A400M ont aboutis au démantèlement de pans entiers des industries d’armements du vieux continent au nom de la rationalité économique.

Au finale, la défense européenne se résume à la destruction de notre outil de production militaire et à l’augmentation du budget consacré à la défense par les pays membres pour acheter plus d’armes aux Etats-Unis.

Afghanistan : la victoire en marche ?

Comique troupier

Les dirigeants de l'OTAN réunis du 2 au 4 avril à Bucarest flirtent avec le ridicule.

L'Isaf commandée par l'OTAN depuis 2003 est forte de 47 000 hommes de 39 pays, et devrait théoriquement passer à 50 000 hommes. Des effectifs notoirement insuffisants devant l'insécurité que font régner les talibans par leurs coups de main et leurs attentats, même s'ils ne sont pas encore en mesure de remporter des victoires significatives.

Face à la combativité des talibans, les zizanies se multiplient ces derniers mois autour du refus de l'Allemagne et l'Italie, chargées du Nord et de l'Ouest afghans, d'envoyer des troupes dans le Sud et l'Est, plus exposés.

Le président américain George W. Bush affirme d'ailleurs dans un entretien à la presse allemande qu'il n'exigera plus de l'Allemagne qu'elle expédie des soldats dans le Sud.
D'autant que la France soulagera la pression en confirmant son intention d'envoyer au moins un millier d'hommes en renfort, sans doute dans l'est

Ce qui permettrait à des soldats américains d'être transférés dans la province méridionale de Kandahar, où le Canada réclame un soutien sous peine de retirer son contingent dès 2009.

Visiblement pour l'OTAN, la victoire est en marche !

dimanche 23 mars 2008

les Moldaves en marche vers l'Union européenne

La Moldavie devrait rentré dans l'Union européenne en 2020Le processus de marche vers l'Union européenne a été entamé en 2003 par le président M. Voronine. Le plan d'action fut signé en 2005 entre Chisinau et Bruxelles. La présence de l'UE a été renforcée. Un bureau de la Commission a été ouvert à Chisinau en 2005 et un centre de traitement des visas commun à sept pays européens existe depuis 2007. Mais du côté moldave, les progrès restent sur le papier.

Depuis l'indépendance en 1991, la population est passée de 4,3 millions à 3,38 millions en 2004 (dernier recensement). 500 000 Moldaves seraient actuellement dans l'Union européenne, principalement en Italie et au Portugal. "30 % de la population des actifs émigre", estime Arcadie Barbarosie, directeur de l'Institut des politiques publiques, laissant derrière eux les orphelins de l'immigration (29 % des enfants moldaves, selon l'Unicef).

La démocratisation en Moldavie n'en est toujours qu'à ses balbutiements. "Les arrestations de journalistes se raréfient", se félicite Paolo Berizzi, premier secrétaire de la délégation de la Commission européenne à Chisinau, mais les procédures judiciaires contre les adversaires politiques sont monnaie courante. "Dans les faits, les décisions de justice sont prises sur les conseils de l'entourage présidentiel", explique le député chrétien-démocrate Ion Varta. La corruption est en léger recul dans les affaires, indique Transparency International, au même niveau qu'au Maroc. Mais rien n'a bougé concernant la petite corruption.

Dans ce pays agricole (30 % du PIB), seule Chisinau, bénéficie d'un début de modernisation. Des constructions à ciel ouvert voisinent avec des business centers, des casinos et leurs 4×4, des boutiques de téléphones portables (1,6 million d'abonnés pour 3,3 millions d'habitants) mais 29 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. Et 35 % du PIB est constitué des transferts des immigrés.
Pays le plus pauvre d'Europe, frontalière de l'Ukraine, la Moldavie, qui a appartenu, de 1918 à 1940, à la Roumanie, est totalement dépendante de la Russie pour son gaz et une bonne part de ses exportations agricoles. Faute d'avenir, elle se vide de ses habitants, et la question non réglée de la province séparatiste russophone de Transnistrie, qui dispose d'une présence militaire russe, continue de peser sur la politique moldave.
Seule quelques entreprises occidentales - dont Metro, Orange, la Société générale, Lafarge, Naf Naf, etc. – ont réussi à s’implanter dans une Moldavie exsangue et divisées entre russophones (16 % de la population) et roumanophones.

La Commission européenne approuve la norme DVB-H

La Commission a décidé d'inscrire le mardi 18 mars 2008 la norme DVB-H (Digital Video Broadcasting Handheld, ou diffusion vidéo numérique pour appareils mobiles) sur la liste des normes de l'UE, qui définit de services de communications électroniques dans toute l'UE.

La télévision mobile pourrait représenter un marché global de 20 milliards d'euros et de 500 millions de clients en 2011.

Le DVB-H est actuellement la norme la plus employée pour la télévision mobile dans l'UE. Dans 16 pays, des essais sont en cours ou des lancements commerciaux sont imminents. Des services commerciaux sont d'ores et déjà disponibles en Italie, et d'autres devraient être lancés cette année notamment en Finlande, en Autriche, en France, en Suisse et en Espagne.