Citations

« Cent "non" font moins de mal qu'un "oui" jamais tenu. »
Sagesse asiatique.

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« Il est important de promouvoir une unité qui ne peut pas et ne veut pas être une uniformité, mais qui est capable de garantir le respect des différences nationales et des diverses traditions culturelles qui constituent une richesse dans la symphonie européenne, en rappelant d’autre part que “l’identité nationale elle-même ne se réalise que dans l’ouverture aux autres peuples et à travers la solidarité envers eux” (Ecclesia in Europa, n. 112). »

Benoît XVI, Palais de l’Élysée, 12 septembre 2008

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Mise en ligne (colonne de droite) de documents de l'Institut de Relations Internationales & Stratégiques (IRIS)

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Nouvelle offensive d'été de l'ARN

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lundi 2 juin 2008

La Commission européenne veut mettre la pêche en panne sèche

La Commission européenne veut récupérer 65 millions € "d'aides" versées par la France aux pêcheurs, en 2006

Le 20 mai dernier, la Commission européenne a demandé à la France de récupérer auprès des entreprises de pêche 65 millions d'euros "d'aides" versées en 2006 pour compenser la hausse du gazole sous forme de prêts au "Fonds de prévention des aléas de la pêche" (FPAP).

"La Commission émet également des doutes sur un autre prêt de 12 millions d'euros versé à ce même fonds", a-t-elle indiqué. Si ces doutes se confirment, c'est 77 millions d'euros que l'État français devra récupérer. Confrontée depuis plus de deux semaines à la grogne des pêcheurs, "la France a accepté de collecter ces sommes", selon une porte-parole de la Commission, "reconnaissant que c'était une aide d'État", a-t-elle précisé.

"Je ne sais pas qui va payer [ces sommes], c'est en discussion, mais je pense que ce sera l'État" à réagi Michel Barnier, le ministre de l'Agriculture et de la Pêche.

Au Comité national des pêches maritimes et des élevages marins qui représente les professionnels de la pêche française, le directeur général, Hubert Carré, juge "qu'il ne s'agit pas d'aides de l'État" mais d'un système de garanties mis en place par la profession pour faire face à la hausse du gazole. Ce système abondé par "des emprunts faits auprès de l'État" devait permettre de se couvrir sur le marché contre la hausse anticipée des prix du gazole. Mais avec la persistance de cours élevés, "les garanties coûtaient de plus en plus cher et la profession a dû arrêter de se couvrir".

Le commissaire européen de la pêche Joe Borg a précisé qu'il suivait "de près l'évolution de la situation" en insistant sur le fait que les gouvernements devaient donner la priorité à la restructuration du secteur de la pêche. "Subventionner le carburant, en plus d'être illégal, ne résoudrait en rien les problèmes fondamentaux", a-t-il tranché. Avant de conclure que « des aides au sauvetage d'entreprises de pêche ne peuvent être envisagées que pour leur donner le temps de se restructurer ou d'être liquidées ».

La filière pêche peine à mieux rémunérer le travail des marins pêcheurs

La filière de la pêche éprouve des difficultés à trouver des solutions pour mieux rémunérer le travail des marins pêcheurs français dans un contexte d'économie mondialisée.

"L'important c'est que le poisson continue à se vendre à un prix raisonnable", a déclaré, à la sortie d’une table-ronde sur le sujet, le secrétaire d'Etat à la consommation et porte-parole du gouvernement Luc Chatel, pour qui il n'existe "pas de solution miracle". M. Chatel a annoncé une seule décision : les produits de pêche seront prochainement intégrés dans l'observatoire des prix et des marges des produits agricoles, mis en place en mars par la ministre de l'Economie Christine Lagarde, mesure symbolique qui n’engage à rien et ne résout aucun des problèmes soulevés.

"On vend le poisson 3 à 4 euros et il se retrouve entre 27 à 32 euros sur les marchés. La grande distribution a les moyens de le payer au moins 0,50 euro de plus par kilo", fulminait M. Blin, président de la Fédération des organisations de la pêche artisanale. pour qui la réunion avait ressemblé à "une partie de poker-menteur".

La Fédération du commerce et de la distribution (FCD), qui regroupe les grandes enseignes, rejette cette possibilité. Les études effectuées montrent que "les structures du coût des circuits du poisson sont parfaitement identifiées et qu'il n'y a pas de marges abusives", souligne un communiqué de la FCD.

Conséquence : alors que la consommation des Français en produits de la mer a augmenté de plus de 30% entre 1990 et 2007, les bateaux de marins pécheurs français économiquement étranglés ne débarquent plus que la moitié de l'approvisionnement de ces produits (y compris les coquillages et les crustacés) et seulement 15% de poissons frais.

"Le prix du gazole a augmenté de 300% ans en 20 ans alors que le prix payé aux pêcheurs est resté le même", se désole Hubert Carré, directeur général du Comité national des Pêches.

Aussi, le Comité des Pêches demande que Total "qui a un quasi monopole en ce qui concerne la distribution du carburant", accepte de "prendre en compte les difficultés auxquelles est confronté le secteur de la pêche" et "accepte en conséquence de revoir sa politique tarifaire en faveur des entreprises de pêche".

Interrogé sur cette demande, M. Barnier s'est contenté d'indiquer que le directeur général de Total, Christophe de Margerie, serait reçu lundi par le directeur de cabinet de Mme Lagarde.

De toute évidence, et pour encore longtemps, la profession de marin pécheur restera plus pénible et bien moins payée que celle de ministre !