Citations

« Cent "non" font moins de mal qu'un "oui" jamais tenu. »
Sagesse asiatique.

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« Il est important de promouvoir une unité qui ne peut pas et ne veut pas être une uniformité, mais qui est capable de garantir le respect des différences nationales et des diverses traditions culturelles qui constituent une richesse dans la symphonie européenne, en rappelant d’autre part que “l’identité nationale elle-même ne se réalise que dans l’ouverture aux autres peuples et à travers la solidarité envers eux” (Ecclesia in Europa, n. 112). »

Benoît XVI, Palais de l’Élysée, 12 septembre 2008

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Mise en ligne (colonne de droite) de documents de l'Institut de Relations Internationales & Stratégiques (IRIS)

http://www.iris-france.org/



Nouvelle offensive d'été de l'ARN

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Si vous souhaitez vous joindre à cette action, l'ARN tient à votre disposition l'affiche ci-dessus. Pour tout renseignement prenez contact avec : René Delacroix 16 rue Marcelin Berthelot. 92230 Gennevilliers. TéL 01 47 98 25 41
Affichage des articles dont le libellé est Agro Business. Afficher tous les articles
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jeudi 8 janvier 2009

L'élevage porcin en déroute dans les pays de l'Union Européenne

Entre le 1er juillet 2008 et le 30 juin 2009, la production porcine (Pib) européenne (UE à 27) chuterait de 3,4 % par rapport à la même période de 2007-2008, estime Agreste dans ses statistiques. Elle devrait atteindre 257 millions de têtes contre 266 millions précédemment. La Pologne, cinquième producteur européen, pronostique une baisse de production de 15 % sur le premier trimestre 2009, soit une perte de 1,8 million de têtes.
Cette diminution prolonge la tendance entamée l'année dernière et liée aux fortes restructurations imposées par L'UE dans ce pays.
Globalement, dans les pays à l'est de l'Europe, la baisse au premier trimestre atteindrait
11,6 %.Dans l'UE à 15, la baisse serait plus modérée, la Pib passant de 106 500 têtes à 104 000 au premier semestre 2009 (- 2,4 %). L'Allemagne reste le principal pays producteur, avec une production qui ralentirait de 2 % au premier semestre 2009. La baisse anticipée par l'Espagne atteindrait 3,5 %.

Le Danemark resterait au troisième rang juste devant la France malgré une production attendue pour le premier semestre 2009 en baisse de 4,5 % et un cheptel en fort recul. Aux Pays-Bas, une baisse de production est également envisagée mais elle est moindre que dans les pays voisins (- 1,4 %). En Belgique, la production resterait stable.


Qui a dit que l'Europe favorisait la croissance et l'emploi?

80% de la production d'oranges et de jus consommés en Europe viennent du Brésil

Originaire de Chine, l’orange est un fruit hybride , créé à partir de la tangerine et du pamplemousse. Après l’orange amère, introduite en Europe du temps des croisades, l’orange douce a été découverte par les navigateurs Portugais, qui l’ont apportée en Europe au XVIème siècle. C’est donc tout naturellement que la culture de l’orange s’est développée ensuite au Brésil. Aujourd’hui, le pays est le premier producteur mondial, avec plus de 18 millions de tonnes en 2007, soit près de 30% de la production internationale.

Le second producteur, les Etats-Unis, ne produisent ‘‘que’’ 7 millions de tonnes, et la France 800…Le marché du jus d’orange est encore plus spécifique. Le jus d’orange concentré congelé (Frozen Concentrated Orange Juice ou FCOJ) est réalisé à partir des oranges pressées. Le FCOJ est par ailleurs coté sur le New York Board of Trade (NYBOT) où il fait l’objet de contrats à termes et d’options. Deux zones assurent 90% de la production mondiale de FCOJ : l’État de São Paulo et la Floride.

Mais les Etats-Unis consommant la quasi-totalité de leur production, le Brésil représente à lui seul 80% des exportations totales. La forte concentration des zones de production rend le cours du FCOJ très sensible aux variations climatiques. Les fortes intempéries, dont a été victime la Floride en 2004 et 2005, ont ainsi fait flamber le cours, qui est passé de 60 centimes de dollars la livre mi-2004, à plus de 200 centimes début 2007, pour retomber à 100 centimes fin 2008… Quatre groupes détiennent 90% de la production d'oranges et de jus : 2 groupes brésiliens, Citrosuco et Cutrale, et 2 multinationales, Cargill et Louis Dreyfus.Les principaux consommateurs de jus d’orange sont l’Amérique du Nord et l’Europe qui absorbent à eux seuls 90% des 550 millions de litres jus chaque jour sur la planète.


Les oranges vertes du Brésil
Contrairement à ce que laisse croire leur couleur verte, les oranges du Brésil ne diffèrent pas de celles que l’on trouve en Europe. Tout est une question de température. En effet, lorsqu’il fait suffisamment frais, la chlorophylle contenue dans la peau de l'orange se décolore et laisse apparaître les pigments jaunes et oranges qui se développent lorsque le fruit mûrit. Avec la chaleur, la chlorophylle reste verte et masque ces pigments même lorsque l’orange est bien mûre.

samedi 20 décembre 2008

Les revenus des agriculteurs chutent

Après la flambée des prix agricoles, l'an dernier, voici la flambée des coûts de production en 2008. Et cela a pesé lourd dans l'équation du revenu des agriculteurs si l'on en juge par les données des statisticiens du ministère de l'Agriculture.Globalement, le revenu agricole s'affiche en réduction de 15 % par rapport à celui de 2007.



Cette dégradation s'explique par une flambée du prix de l'énergie, des aliments du bétail (sous l'impact du prix des céréales) mais aussi des engrais. L'ardoise payée par les agriculteurs a explosé dans tous les compartiments. Tout cela est facteur de hausse des prix. Les consommateurs en pâtissent sans que les agriculteurs en profitent... puisqu'ils repaient à leurs fournisseurs ce qu'ils gagnent sur leurs clients.


Le marché n'est pas tendre pour les éleveurs de bovins de viande ; leur revenu s'effondre de 32 %. Les maraîchers (- 16 %) et producteurs de fruits (- 26 %) ne s'en sortent pas tellement mieux.Seuls deux ou trois métiers s'en sortent : les producteurs de lait, d'abord (+ 23 % pour leur revenu). Si la forte hausse du prix du lait en début d'année a permis de compenser des coûts plus élevés, l'euphorie a été de courte durée. Depuis octobre le marché du lait est en crise.Champions du revenu l'an dernier, les producteurs de céréales voient eux aussi leur revenu chuter cette année (- 37 %). Avec cette diminution quasi-générale, le paysan français moyen retrouve le niveau de revenu de 2000.


Parallèlement, la concentration des fermes se poursuit. Le nombre des agriculteurs continue à diminuer de 2,5 % chaque année.

"La faiblesse de la concurrence est la principale raison au maintien de prix élevés", explique ce rapport sur "la formation des prix alimentaires".
Ce niveau de la concurrence joue davantage que le niveau des prix agricoles pour la détermination des prix alimentaires. Une étude constate notamment que le consommateur trouve une situation concurrentielle dans seulement 13% des marchés locaux.

Le rapport cite l'exemple de Nantes, où les prix sont parmi les plus faibles de France grâce à la concurrence importante entre les grandes enseignes.
Aux Pays-Bas, le niveau relatif des prix par rapport à la moyenne de l'Union Européenne a baissé de plus de 15% depuis 2003, année de lancement d'une guerre des prix entre distributeurs.


Le "hard discount" est une autre option pour baisser les prix, éprouvée avec succès en Allemagne, mais il se concentre sur des produits d'appel à prix faibles et ne concerne que les produits de base.

Le niveau des prix dans la grande distribution en France et en Allemagne est sensiblement supérieurs à ceux observés en Espagne et aux Pays-Bas.

le revenu net d’une entreprise agricole a baissé de 15,9% en 2008 selon l'Insee

un rapport d'Eric Besson,

jeudi 11 décembre 2008

Les nouveaux riches achètent les terres des pauvres

L'exploitation de terres en Afrique par des investisseurs étrangers expose les populations locales à des crises alimentaires

Constatant qu'"achat de terres et baux de longue durée semblent avoir la préférence des investisseurs étrangers", le directeur général de l'organisation de l'ONU pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), Jacques Diouf, s'était alarmé l'été dernier du risque de voir émerger "un pacte néo-colonial pour la fourniture de matières premières sans valeur ajoutée dans les pays producteurs".
La grande nouveauté, c’est que les pays émergents viennent conquérir leurs terres : la Chine, la Corée du Sud, l’Arabie saoudite, se lancent dans d’énormes programmes d’acquisition des terres africaines notamment. Ainsi la Corée du Sud vient d’acquérir 1,3 million d’hectares à Madagascar, soit la moitié des terres arables de la belle île – la moitié ! C’est la Société Daewo Logistics qui vient de les acheter, pour y faire du maïs, essentiellement, et de l’huile de palme, destinés à l'exportation. Et tout ça en faisant appel à de la main d’œuvre sud africaine et non pas malgache ! La Chine quant à elle achète plus d’un million d’hectares aux Philippines, tandis que l’Arabie saoudite a acquis plus d’un millions d’hectares en Indonésie.

Alors qu'apparaît la nécessité de relancer une agriculture vivrière en Afrique, on a vu se développer depuis un an un préoccupant mouvement de spéculation international sur les matières premières alimentaires avec, ce qui est nouveau, l'arrivée d'investissements extérieurs laissant sans protection, les populations locales contre d'éventuelles crises alimentaires.

Ce n’est pas en laissant les nouveaux riches accaparer les terres des pauvres qu’on résoudra le problème de la faim dans le monde.

mercredi 26 novembre 2008

Le nouveau rapport délirant de la Banque mondiale sur l'agriculture

Intitulé « L'agriculture au service du développement », le rapport constate que le secteur agricole et le secteur rural ont été négligés et n'ont pas bénéficié d'investissements suffisants ces 20 dernières années.

Alors que 75 % de la population pauvre sur le plan mondial vit dans les espaces ruraux, seulement 4 % de l'aide publique au développement va à l'agriculture dans les pays en développement.
Dans les pays en développement, la population rurale, estimée à 900 millions de personnes, qui vit avec moins d'un dollar par jour et exerce en majorité une activité agricole.

Le rapport s'alarme aussi sur les disponibilités alimentaires mondiales, mises à mal par la demande croissante de produits alimentaires, d'aliments pour animaux et de biocarburants, par la hausse des prix de l'énergie, et par la pénurie croissante de terres et d'eau. Cette situation contribue à son tour à la hausse des prix des produits alimentaires.


Après ce constat que personne ne conteste, le rapport de la Banque mondiale, fait l'étalage d'un catalogue de bonnes intentions : "impliquer les agriculteurs dans l'élaboration des politiques agricoles (sans blague) , reconnaître le rôle des femmes qui occupent une place centrale dans l'agriculture, lutter contre la faim et atténuer les disparités entre revenus ruraux et urbains en offrant des emplois rémunérateurs à la population rurale.
Le tout accompagné d'indications chiffrées supposer démontrer le sérieux du travail d'analyse effectué.


La Banque mondiale recommande donc d'adopter un nouveau plan d'action pour l'agriculture.


Diminuer les subventions Pour Robert B. Zoellick, Président du Groupe de la Banque mondiale. « Sur le plan international, les pays doivent adopter des réformes indispensables, notamment pour diminuer les subventions génératrices de distorsions et ouvrir les marchés.»
On voit mal comment diminuer les subventions allouées à la modernisation de l'agriculture pourrait faire augmenter les rendements agricoles.


Favoriser l'investissement dans l'agriculture des pays en développement Permettre aux investisseurs internationaux de faire main basse sur les meilleurs terres agricoles des pays pauvres en évitant "le piège des subventions et du protectionnisme qui bloquerait la croissance".

Développement des exportations agricoles en direction des pays riches Selon le rapport, l'agriculture offre des voies possibles pour sortir de la pauvreté à condition d'inciter les petits exploitants à se lancer dans les domaines très porteurs et à forte valeur ajoutée de l'horticulture, des biocarburants, de l'aviculture, de l'aquaculture et des produits laitiers.
Une mesure qui fait reculer les surfaces consacrées aux cultures vivrières au profit des cultures d'exportations et places les paysans des pays pauvres entre les mains des multinationales qui contrôlent les marchés internationaux de l'agro Business. Assurément un bon moyen d'accélérer la pénurie alimentaire.

Ouverture des marchés occidentaux
"Supprimer les droits de douane élevés et les subventions importantes dans les pays riches,(...) obstacles au commerce sur des produits de base dans les pays riches". Première victime de cette mesure, les paysans des nations occidentales, qui se retrouveront très vite acculés a la ruine alors qu'ils ont les rendements agricoles les plus élevés du monde.

Alors que le nouveau Rapport préconise d'investir davantage dans l'agriculture, pour la Banque mondiale, le volume des prêts à l'agriculture et au développement rural a diminué dans les années 80 et 90; mais il est vrai que les conseilleurs ne sont pas les payeurs.

Au final, le nouveau Rapport de la Banque mondiale n'est qu'un catalogue de mesures visant a affaiblir, gouvernements nationaux et monde agricole pour le plus grand profits des nababs du commerce agroalimentaire.

Le mondialisme est aussi en marche dans le monde agricole et il s'apprête à affamer la planète.

Le rapport et les documents associés seront accessibles sur Internet dès l'expiration de l'embargo à l'adresse http://www.banquemondiale.org/rdm2008

jeudi 13 novembre 2008

Mal bouffe: Bruxelles démantèle les normes de commercialisation des fruits et légumes

A partir de juillet prochain, les critères de forme de couleur, de taille ou de diamètre seront abrogés pour 26 produits. Les fruits et légumes de formes biscornues seront à nouveau vendus sur les étalages des commerces de l'Union européenne, dont les représentants ont donné leur feu vert à Bruxelles au démantèlement des normes de commercialisation existantes des primeurs.

Un vote en ce sens est intervenu lors d'une réunion de représentants des 27 pays de l'Union européenne. Concrètement, à partir de juillet prochain, les normes actuelles très strictes de commercialisation applicables à 26 types de fruits et légumes vont être abrogées. Pour être vendus, ces produits doivent aujourd'hui être classés dans trois catégories (1, 2 et "Extra") et respecter toute une série de critères de forme (longiligne pour les concombres et les carottes par exemple), de couleur, de taille ou de diamètre.

Les 26 fruits et légumes concernés par cet assouplissement sont par ordre alphabétique : les abricots, les artichauts, les asperges, les aubergines, les avocats, les haricots, les choux de Bruxelles, les carottes, les choux fleurs, les cerises, les courgettes, les concombres, les champignons de Paris, les noisettes, choux, poireaux, melons, oignons, pois, prunes, céleris, épinards, noix, pastèques et chicorées.

Les produits "irréguliers" sera autorisés à condition d'avoir un étiquetage spécifique.
Ils pourront être commercialisés quelle que soit leur forme et taille. Actuellement, ceux qui ne respectent pas les normes sont vendus à l'industrie de transformation alimentaire (conserves, plats préparés etc..).

Une nouvelle preuve du mépris de l'UE pour les citoyens et les consommateurs.

lundi 2 juin 2008

Les prix des denrées agricoles vont augmenter

Dans les dix années à venir, les prix des denrées agricoles vont augmenter : « plus 20%, environ, pour la viande bovine et porcine, 30% pour le sucre, 40% à 60% pour le blé, le maïs et le lait écrémé en poudre ». La hausse serait « de plus de 60% pour le beurre et les graines oléagineuses et de plus de 80% pour les huiles végétales ».

Le rapport conjoint de l’OCDE et de la FAO souligne que la flambée actuelle comporte certaines causes ponctuelles, comme la météo. Néanmoins, cette étude explique en grande partie la présente tendance à la hausse par des investissements spéculatifs. On ne peut que se réjouir de cette prise de conscience pour le moins tardive.

Cependant, d'autres causes ont des effets à plus long terme, à commencer par l’augmentation de la demande dans des pays à forte croissance et les biocarburants. Selon Jacques Diouf, le directeur général de la FAO, leur culture et les politiques menées par les pays riches pour les développer ont provoqué des distorsions néfastes sur le marché. Jacques Diouf, déplore : « Avec une production de biocarburants qui devrait plus que doubler au cours des dix prochaines années, les pressions exercées sur l'agriculture vont s'intensifier. »

Vingt-deux pays en développement, pour la plupart africains, sont « particulièrement vulnérables » à la flambée simultanée des prix alimentaires et des carburants, ce qui « menace la stabilité économique et la croissance ». Les pays les plus vulnérables sont l’Erythrée, le Niger, les Comores, le Botswana, Haïti et le Libéria. Dans cette liste figurent également le Burundi, la Sierra Leone, le Zimbabwe, la République centrafricaine, le Mozambique, la Tanzanie, la Guinée-Bissau, le Malawi, Madagascar, le Rwanda et le Kenya, ainsi que le Cambodge, le Tadjikistan et la Corée du Nord. (Des émeutes se sont produites dans certains de ces pays à cause de la flambée des prix des produits alimentaires et des carburants).
Ce rapport a été préparé en prévision du sommet des chefs d’Etat des pays membres de la FAO qui se tiendra à Rome du 3 au 5 juin prochains.

Des solutions étonnantes !

Pour faire face à l'inflation des prix des denrées alimentaires, Angel Gurria, le directeur général de l'OCDE - qui regroupe 30 des pays les plus développés du monde - prône une ouverture des marchés agricoles et la libéralisation des capacités de production des agriculteurs.

Si nous sommes d’accord avec le constat pré-établis, les solutions proposées ne peuvent que surprendre pour au moins deux raisons :

1) Les responsabilités des organisations internationales, de l’Union Européenne et des multinationales sont à peine effleurées.

2) La libéralisation des marchés agricoles renforce la puissance des multinationales de l’agro Business qui sont avec l’UE responsables de l’actuelle pénurie. Désormais, selon les rapports de l’OCDE et de la FAO, il faut donc confier la gestion de la banque à ses braqueurs. Logique et conclusions pour le moins étonnantes !



A lire :
Le pari de la croissance. Contribution du secrétaire général de l'OCDE aux travaux de la commission Attali (193 pages A4 - 2.933 Ko - format.pdf - télécharger).