Citations

« Cent "non" font moins de mal qu'un "oui" jamais tenu. »
Sagesse asiatique.

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« Il est important de promouvoir une unité qui ne peut pas et ne veut pas être une uniformité, mais qui est capable de garantir le respect des différences nationales et des diverses traditions culturelles qui constituent une richesse dans la symphonie européenne, en rappelant d’autre part que “l’identité nationale elle-même ne se réalise que dans l’ouverture aux autres peuples et à travers la solidarité envers eux” (Ecclesia in Europa, n. 112). »

Benoît XVI, Palais de l’Élysée, 12 septembre 2008

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Mise en ligne (colonne de droite) de documents de l'Institut de Relations Internationales & Stratégiques (IRIS)

http://www.iris-france.org/



Nouvelle offensive d'été de l'ARN

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Si vous souhaitez vous joindre à cette action, l'ARN tient à votre disposition l'affiche ci-dessus. Pour tout renseignement prenez contact avec : René Delacroix 16 rue Marcelin Berthelot. 92230 Gennevilliers. TéL 01 47 98 25 41
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jeudi 11 décembre 2008

L'UE renforce les sanctions contre le zimbabwe


Les Européens ont renforcé lundi 8 décembre leurs sanctions contre le régime zimbabwéen. Dix noms vont être ajoutés à une liste des personnes interdites d'entrée dans l'UE, qui comporte déjà 168 personnalités zimbabwéennes, dont le président Robert Mugabe et sa femme Grace.

Ce renforcement des sanctions européennes intervient alors que la communauté internationale a durci le ton face au président du Zimbabwe, âgé de 84 ans et au pouvoir depuis plus de vingt ans. Le chef de la diplomatie européenne, Janvier Solona, s'était dit décidé à un renforcement des sanctions.

Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, l'ancienne puissance coloniale, étaient jusqu'ici les fers de lance de l'opposition à Robert Mugabe, réélu dans des conditions très contestées, et qui n'a toujours pas mis en œuvre l'accord négocié depuis avec l'opposition. Gordon Brown avait été le seul chef d'Etat européen à boycotter en décembre 2007 le sommet entre l'UE et l'Afrique, en raison de la présence de Robert Mugabe. L'épidémie de choléra qui ravage le pays, déjà en plein marasme économique, a déjà fait près de 600 morts.

dimanche 16 novembre 2008

Crise financière: les banques cherchent des fonds.

Face à la crise, les banques cherchent toujours des fonds, que ce soit par recapitalisation ou par aide au refinancement.

France: la Société de financement de l'économie (SFEF), a distribué vendredi 5 milliards d'euros à sept banques (dont les noms n'ont pas été dévoilés mais qui seraient BNP Paribas, Banques populaires, Caisse d'Epargne, Crédit Agricole, Crédit Mutuel, HSBC et Société Générale).
Grande-Bretagne: selon le quotidien The Observer, Barclays pourrait ainsi dévoiler un emprunt obligataire de 2 milliards de livres, dont la moitié serait souscrit par son premier actionnaire, l'Autorité d'investissement du Qatar (QIA). Mi-octobre, la banque avait annoncé qu'elle allait lever plus de 6,5 milliards de livres (environ 8,2 milliards d'euros) en plusieurs étapes, et elle a déjà émis avec succès mercredi un emprunt obligataire de 3 milliards d'euros.

Allemagne: d'après l'hebdomadaire Der Spiegel, les banques publiques régionales WestLB et HSH Nordbank voudraient faire appel à l'aide de l'Etat allemand dans le cadre de son plan de sauvetage du secteur bancaire, pour l'heure, seule la BayernLB, banque publique régionale de Bavière, a sollicité l'aide de l'Etat fédéral à hauteur de 5,4 milliards d'euros. Postbank a annoncé lundi une augmentation de capital d'urgence d'un montant maximal de 1 milliard d'euros, qui pourrait être souscrite à 100% par sa maison-mère Deutsche Post.

Autriche: la Kommunalkredit Austria AG, spécialisée dans le crédit aux communes et dont la banque franco-belge Dexia est une des principales actionnaires, elle a entamé dimanche des discussions avec le ministère des Finances afin de pouvoir disposer de l'aide de l'Etat, qui pourrait racheter des parts ou souscrire à une augmentation de capital.
Belgique: la banque KBC a annoncé que l'Etat belge allait injecter 3,5 milliards de livres dans son capital, alors que son cours de Bourse chute. L'Etat ne bénéficiera pas de droit de vote sur ses actions. KBC était jusqu'alors la seule grande banque belge ou présente en Belgique à ne pas avoir eu recours au soutien de l'Etat ou de groupes étrangers face à la crise, contrairement à Dexia, Fortis et ING.

Etats-Unis: David Nason, le secrétaire au Trésor adjoint chargé des institutions financières, a expliqué lundi sur CNBC que les 125 milliards de dollars destinés à recapitaliser les neuf plus grandes banques des Etats-Unis seraient débloqués cette semaine. Les neuf banques concernées sont Citigroup, JPMorgan Chase, Bank of America, Wells Fargo, Goldman Sachs, Morgan Stanley, Merrill Lynch, Bank of New York Mellon et State Street.

jeudi 13 novembre 2008

Négociation secrète europe Etats-unis sur l'ACTA

L’existence de l’ACTA a été rendue public en mai dernier par le site Wikileaks.


L'ACTA ou ACAC en français, pour Accord commercial anti-contre-façon est un ensemble opaque de négociations internationales autour de la propriété intellectuelle (Filtrage, Brevet Logiciel, DRM, etc.).

L’ACTA est un élément parmi un ensemble de mesures développées par les représentants au commerce, qui souhaitent voir une application plus stricte du droit de la propriété intellectuelle.


Traités internationaux
Cette affaire s’inscrit dans une longue tradition de traités internationaux visant à affaiblir les états nations et les mesures de protections des consommateurs prisent au niveau nationale.

Initié en 2007 par les Etats-Unis, cette négociation totalement opaque est décriée depuis par des centaines d’associations à travers le monde qui réclament davantage de transparence.

Secret bien gardé
le traité pour l’établissement d’un « standard commun pour la défense des droits de propriété intellectuelle », intitulé Accord de Commerce Anti-Contrefaçon (ACTA), paraît d’autant plus menaçant qu’il reste totalement secret.

Les informations qui ont filtrées parlent par exemple d’obliger les fournisseurs d’accès à Internet (FAI) à une coopération accrue avec les ayants droit et à la surveillance des communications de tous les clients, d’interdire l’utilisation de logiciels libres pour lire des médias comme l’utilisation des technologies p2p, ou encore de renforcer les pouvoirs de perquisition aux frontières (en permettant par exemple de fouiller lecteurs mp3 ou portables).


Les trois grandes lignes du traité
Le texte récupéré et visible du site Wikileaks est un simple document de travail, mais définit les trois grandes lignes du traité, et pour chacune donne une liste d’exemples de mesures. Un ensemble de clauses relatives à Internet permet par exemple aux ayants droit ayant identifié une infraction en ligne d’obtenir directement des FAI des informations sur l’identité de son auteur.

Un autre envisage de renforcer la lutte contre le contournement des mesures de protection anti-copie (tels les DRM). Une clause prévoit de criminaliser le fait de faciliter, sans profit financier, l’échange d’informations dans des proportions préjudiciables aux ayants droit. Il imposerait aux pays signataires des limitations sévères sur le droit de la propriété intellectuelle touchant à Internet et le commerce de produits protégés par ce droit.



Les associations dubitatives
Une fois l’accord négocié entre ces quelques pays, il est prévu d’inviter d’autres pays à l’adopter. Une invitation difficilement refusable, dénonce, dès fin mai, William Patry, conseil juridique de Google sur les questions de droit d’auteur. Il dit s’inquiéter des quelques informations contenues dans le document, mais surtout du manque de transparence autour du traité. Parlementaires, parties prenantes, experts, grand public comme organisations d’intérêt public n’aient pas accès aux textes législatifs préparatoires.

Pour James Love, le fait de garder le texte si secret est une manière d’avouer que « le traité devrait faire face à une opposition s’il est plus connu ».
Aujourd’hui, de nombreux groupes et associations d’horizon et intérêt variés sont engagés contre l’ACTA. Le 15 septembre, ce sont 100 organisations qui signent une lettre ouverte dans laquelle ils demandent de rendre le texte public.


Une négociation qui part de loin.
Cette affaire s’inscrit dans une longue tradition de traités internationaux liés à la propriété intellectuelle et signés dans le dos de l’opinion publique.
Dès 1993, étaient mis en place l’ITTF et le Working Group on Intellectual Property Rights mené par Bruce Lehman, visant notamment à « renforcer les traités internationaux sur la propriété intellectuelle pour prévenir la piraterie et protéger l’intégrité de la propriété intellectuelle ». Ils aboutiront à un livre blanc, et un projet de loi (NIICPA) qui, bien que très décrié, sera partiellement repris en 1996 dans des traités internationaux de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI).

Et d’où découleront ensuite en 1998 la DMCA (Digital Millenium Copyright Act) américaine, puis en 2001, l’EUCD (European Union Copyright Directive).



Complicités européenne
Dès octobre 2007, la Commission Européenne annonçait solliciter un mandat de la part des États membres en vue de négocier un accord.


Début novembre, la FFII (Fondation internationale pour une infrastructure informationnelle libre) demandait au Conseil de l’Union Européenne de lever le voile sur l’Accord de Commerce Anti-Contrefaçon (ACTA) . Elle réclamait la publication d’une série de documents au nom de la transparence et de l’« exercice réel des droits démocratiques » des citoyens européens.

Le Conseil des ministres européens a rejeté la demande. « Ces documents contiennent des directives de négociation concernant l’accord susmentionné. Ces négociations sont toujours en cours. La divulgation de cette information pourrait entraver le bon déroulement des négociations », a ainsi répondu le secrétaire général (doc). Et de conclure que le Conseil n’est pas en mesure d’accorder l’accès, ni global ni partiel, à ces documents.


Un accord pourrait bientôt aboutir
Initié par les Etats-Unis, il est actuellement négocié avec la Commission européenne, le Canada, le Japon et la Suisse, l’Australie, la Corée, le Mexique, la Nouvelle Zélande, le Maroc, la Jordanie et les Emirats Arabes Unis, et pourrait être signé d’ici la fin de l’année. Une fois l’accord négocié entre ces quelques pays, il est prévu d’inviter d’autres pays à l’adopter.

Le texte serait actuellement en vote en Commission INTA au Parlement Européen où il devrait passer en séance plénière d’ici décembre.

Conclusion
« Le manque de transparence dans les négociations d’un accord qui va avoir des incidences sur les droits fondamentaux des citoyens du monde est fondamentalement antidémocratique », écrivaient les cent signataires de la lettre en septembre dernier.


Une situation qui ne rassure pas laFFII qui s'inquiète que l’ACTA puisse donner les moyens de racketter les chefs d’entreprises en brandissant la menace des brevets, de conduire au contrôle des abonnés à Internet et de criminaliser les partages de fichiers en peer-to-peer. »

lundi 20 octobre 2008

Vassalité : la crise comme outils de promotion de l'Union transatlantique

Mondialisme en marche


A Camp David, près de Washington, le président américain George W. Bush, son homologue français Nicolas Sarkozy et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso sont convenus de consulter les autres dirigeants internationaux la semaine prochaine "avec l'idée de commencer une série de sommets pour répondre aux difficultés auxquelles est confrontée l'économie mondiale".

Le premier sommet pourrait se tenir aux Etats-Unis, peu après les élections américaines du 4 novembre. Objectif : "examiner les progrès enregistrés pour faire face à la crise actuelle et à rechercher un accord sur le principe de réformes nécessaires pour éviter que se reproduise une telle crise et pour garantir la prospérité mondiale à l'avenir".

"Les sommets suivants seront destinés à mettre en oeuvre un accord sur des mesures précises devant être prises pour concrétiser ces principes". Les dirigeants américain et européens ont estimé qu'il serait "trop ambitieux" de vouloir traiter toutes les questions lors d'un seul sommet, a déclaré Tony Fratto, porte-parole de la Maison blanche.

Les Européens et surtout les américains veulent une réforme complète, une sorte de nouveau Bretton Woods, du nom des accords qui gouvernent depuis 1944 la finance internationale. Ils proposent une forme de supervision mondiale des marchés, qui pourrait échoir au Fonds monétaire international. Une organisation internationale sous très forte influence américaine.

samedi 11 octobre 2008

Les bouchers du mondialisme : l'Eurocorps fête ses 15 ans

Les troupes mercenaires de l'UE défilent

Plusieurs centaines de militaires de la force d'intervention européenne à réaction rapide Eurocorps, créée en 1993 ont défilé à Strasbourg à l'occasion du 15e anniversaire du corps d'armée. Parades et défilés de musiques militaires des cinq pays membres ont marqué l'événement sous les yeux de milliers de passants, principalement place Kléber dans le centre-ville qui arborait les couleurs d'une ville de garnison.

Le commandant de l'Eurocorps, l'Espagnol Pedro Pitarch, a annoncé que les Etats-Unis deviendraient bientôt un pays contributeur, avec l'envoi d'un officier, une participation extra-européenne qu'il a jugée étonnante, les Etats-Unis n'ayant jamais manifesté d'intérêt pour l'Eurocorps.

La genèse de la force d'intervention européenne, dont le commandement siège à Strasbourg, vient d'une initiative franco-allemande qui remonte au sommet européen de La Rochelle en 1992. Initialement voulu comme un symbole supplémentaire de la réconciliation entre les deux pays, le corps s'est élargi au fil des années à la Belgique en juin 1993, à l'Espagne en juillet 1994 et au Luxembourg en mai 1996, pour réunir aujourd'hui quelque 60.000 soldats, qui restent basés dans leurs pays respectifs.

L'empire contre-attaque

Outre les cinq pays membres, quatre pays -la Grèce, la Pologne, la Turquie et l'Autriche- détachent un nombre limité d'officiers à l'état-major à Strasbourg, la Pologne souhaitant intégrer les "nations cadre", les Etats-Unis, l'Italie et la Roumanie, les Etats contributeurs.

jeudi 2 octobre 2008

Contre-terrorisme et libertés : Européens et Américains veulent contrôler Internet

Les responsables de la sécurité des six principaux pays européens et des Etats-Unis ont estimé avoir progressé dans leur coopération contre le terrorisme, à l'issue d'une réunion le 27 septembre à Bonn.

Curieux hasard

Cette réunion prévue de longue date est intervenue au lendemain de l'arrestation, sur l'aéroport de Cologne/Bonn, de deux terroristes présumés, d'origine somalienne, qui, selon des informations fournies à la presse, étaient en partance pour un camp d'entraînement au Pakistan, via Amsterdam et l'Ouganda. Un hasard d'autant plus étonnant quand on sait que figurait notamment dans la discussion, la possibilité d'adopter de nouvelles lois, pour poursuivre en justice, ceux qui séjournent à l'étranger dans des camps d'entraînement à l'action armée.

Mesures préventives sur Internet

Les sept délégations ont discuté plus avant de la nécessité de "nouveaux instruments légaux permettant des mesures préventives contre les menaces terroristes".

Dans le collimateur des intervenants, Internet, présenté comme un outil de recrutement et de propagande.

Il est vrai que la présence, sur la toile, de vidéos remettant en cause la version officielle des attentats du 11 septembre 2001, sont de nature à agacer au plus au point, les responsables américains et leurs vassaux.

Lors d'une conférence de presse commune, ils ont souligné l'importance de la prévention de l'endoctrinement des jeunes, en renforçant notamment la surveillance des moyens électroniques de communication, en particulier Internet.
"Récemment, nous avons réalisé (...) à quel point la propagande parvient à se propager par Internet", a déclaré M. Schäuble ministres de l'Intérieur allemand. Nous devons développer une approche pour prévenir les menaces liées à l'usage transfrontalier des communications électroniques", a-t-il souligné dans un communiqué final.

Lors des deux précédentes rencontres similaires, à Venise et près de Berlin en 2007, plusieurs pays européens s'étaient montrés réticents à "l'atlantisme" de l'Allemagne en matière de coopération anti-terroriste, notamment à propos de l'échange de données personnelles. Visiblement une situation qui évolue dans un sens plus favorable du point de vue Américain.

Si Internet peut, comme tout outil de communication, devenir un vecteur de propagande, la toile ne suffit absolument pas à transformer le citoyen ordinaire en spécialiste aguerri du terrorisme international. Cela suppose des financements, des camps d'entraînements, des faux papiers, et des instructeurs maîtrisant les techniques de la clandestinité. Bref, des moyens difficilement accessibles pour l'internaute de base faisant appel à des moteurs de recherche.

Il faut bien comprendre que dans le domaine du terrorisme, du trafic d'arme et éventuellement de stupéfiant, la principale organisation criminelle agissant à travers le monde depuis 50 ans est autre que... la CIA.

Et si Internet est un coupable peu crédible comme pourvoyeurs des réseaux du terrorisme, la toile, de par son mode de fonctionnement, reste un espace de liberté échappant encore partiellement aux Etats et aux grands groupes financiers et médiatiques. Une zone de libre expression que certains voudraient bien mettre "au pas".

A l'issu de cette réunion, le secrétaire américain à la Sécurité intérieure, Michael Chertoff, qui dispose sans doute d'une mémoire et d'une capacité d'analyse particulièrement sélective s'est, quant à lui, félicité de ce que les rencontres G6 et Etats-Unis soient devenues "un forum transatlantique" et il a reconnu que les participants avaient avancé d'"une manière que l'on n'aurait pu prédire".

En clair, l'Union européenne est progressivement en train de s'aligner sur les positions des Etats-Unis.

mercredi 24 septembre 2008

Prime à l'agresseur : 1,725 milliard de dollars de subvention pour le boucher de la Géorgie

Début août, la Géorgie, sous l'impulsion de son président, agresse deux provinces d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud. En quelques heures, plusieurs centaines de civils seront tués, victimes des bombardements massifs de l'armée géorgienne. Suite à cette agression, la Russie, dont plusieurs soldats ont été tués, ne tarde pas à réagir en envoyant ses troupes, qui ont écrasé les armées géorgiennes.

La Commission européenne a promis lundi 15 septembre une nouvelle aide pour la Géorgie de 500 millions d'euros, pour aider à la reconstruction.

La Commission "a conçu un paquet de stabilisation et de croissance de 500 millions d'euros pour 2008-2010", a affirmé Christiane Hohmann, porte-parole de la commissaire aux Relations extérieures Benita Ferrero-Waldner. "Cela inclut la continuation du programme habituel pour la Géorgie, l'assistante aux personnes déplacées, la réhabilitation, la relance économique, la stabilisation macro-économique, et plus de nouvelles infrastructures, surtout dans le domaine de l'énergie", a-t-elle indiqué.

Normalement, la Géorgie reçoit entre 30 et 40 millions d'euros par an de la part de la Commission européenne au titre de la politique européenne dite de "voisinage" mais les Européens doivent organiser prochainement, une conférence des donateurs.

Les Etats-Unis se sont déjà engagés à fournir une aide d'un milliard de dollars (environ 700 millions d'euros) à la Géorgie, dont 570 millions d'ici la fin de l'année.

Soit un total de : 1,725 milliard de dollars de subvention de la part des USA et de l'UE pour sauver le régime corrompu du président de la Géorgie.

Un chiffre à comparer avec l'aide fourni aux Haïtiens, victimes de plusieurs cyclones qui ont fait des centaines de morts, et des dizaines de milliers de sans abris. 10 millions de dollars d'aide la part des USA et quelques millions d'euros de l'UE.

Mais il est vrai qu'Haïti ne peut pas vraiment servir de base militaire contre la Russie ni participer à la lutte pour le contrôle des routes du pétrole dans le Caucase.

Mafia, fibre optique et Commission européenne

Fibre optique, haut débit et gros business

La Commission européenne veut mettre fin aux monopoles nationaux et veut contraindre les opérateurs de télécoms historiques a donner accès à leur infrastructure de communications fibre optique à leurs concurrents.

Officiellement pour « renforcer la concurrence dans le secteur du haut débit » selon Neelie Kroes, commissaire chargée de la concurrence.

Des investissements considérables

Le haut débit est fourni actuellement par des réseaux de cuivre conçus et mis en place il y a des décennies, à l'époque où la principale application était les communications téléphoniques. Les services de demain comme les jeux en ligne, la télévision haute définition ou les applications interactives nécessiteront des infrastructures basées sur la fibre optique, infrastructures référencées sous l'appellation NGA (Next Generation Access Networks).

L'UE compte 229 millions de lignes en cuivre (source : Idate, Digiworld yearbook 2008) contre un peu plus d'un million de connexions à fibre optique. La fibre optique est relativement peu déployée en Europe et l'on compte environ un million d'abonnés aux réseaux de type NGA alors qu'ils sont au-delà de 2 millions aux Etats-Unis, près de 3 en Corée du Sud et plus de 8 millions au Japon.

La définition d'un cadre régulatoire commun dans ce domaine dit de haute technologie permettant de favoriser certaines entreprises et d'assurer ainsi la prévision réglementaire dont les investisseurs ont besoin selon UE.

Un marché juteux

La mise à niveau du réseau en Europe représente un investissement de 300 milliards d'euros selon le cabinet McKinsey, les travaux de génie civil représentant 80% de ce montant. Des investissements (avec notre argent ?) de 40 milliards d'euros dans les 3 ou 4 ans à venir sont possibles à condition, estime la Commission que les conditions liées à la régulation soient adaptées.

Un aveux par maladresse, qui démontre, une nouvelle fois, les liens étroits qui lient la commission européenne et le monde des affaires.

Selon Roland Montagne, Responsable de la Practice Broadband de l'IDATE, « la croissance du nombre d'abonnés FTTH/B et VDSL à travers le monde est notable depuis quelques mois déjà. Notre exercice de projection à l'horizon 2013 laisse prévoir une augmentation soutenue dans toutes les régions et quelle que soit l'architecture technique, même si à moyen terme nous prévoyons que le FTTH/B restera l'architecture dominante face au VDSL ».

L'illusion de la démocratie

Pour maintenir l'illusion de la démocratie, la Commission procède à la consultation sur la base d'un projet de recommandation qui s'adresse aux autorités de régulation des 27 États membres de l'UE et qui suggère des définitions en matière de catégories harmonisées de services régulés, des conditions d'accès, des taux de rendement et des primes de risque adaptées. La consultation publique sera ouverte jusqu'au 14 novembre 2008.

La Commission finalisera ensuite la recommandation et l'adoptera formellement en 2009, mais, en réalitée, face à des sommes astronomiques qui attirent bien des convoitises, soyons sûr que le texte final est déjà écrit.

Qui est responsable de la régulation ?

Actuellement, la régulation du haut débit est de la responsabilité des autorités de régulation nationale. Une situation inacceptable pour la Commission, qui entend imposer une harmonisation au niveau européen.

Le principe qui sous-tend le projet de recommandation de la Commission est que les autorités nationales de régulation doivent donner accès aux réseaux des opérateurs dominants au niveau le plus bas possible. Elles devraient en particulier obliger les opérateurs dominants à permettre l'accès à leurs gaines, afin que leurs concurrents puissent y déployer leurs propres fibres optiques, mais aussi imposer des obligations d'accès physique allant au-delà de cet accès aux gaines. Le projet de recommandation prévoit également une méthode permettant de calculer un taux de rendement approprié comportant, notamment, une prime de risque.

Une approche et des recommandations que l'opérateur Deutsche Telekom a déjà rejeté.

Le transfert de compétence de la définition d'un cadre réglementaire finit de sabrer la notion de politique nationale et industrielle de haute technologie au profit des institutions européennes et des nouvelles mafias du monde des affaires.

lundi 15 septembre 2008

La diplomatie russe sort l'artillerie lourde contre les Etats-Unis

À Varsovie, le responsable de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a clairement identifié l'ennemi : l'Amérique qui veut encercler la Russie.

Le voyage diplomatique prévu de longue date, annulé par les Russes après l'annonce d'un accord sur le bouclier américain, a finalement eu lieu après avoir été présenté par le gouvernement polonais comme un événement d'une importance capitale, après les déclarations des généraux russes qui ont menacé de pointer leurs canons sur Varsovie en représailles à l'installation, prévue en 2012, d'un bouclier antimissiles américain en Pologne. Et, du même coup, le clash auquel on aurait pu s'attendre a cédé la place à un échange courtois, où le Russe, peu disant mais souriant, a réitéré ses positions.

Il a réaffirmé l'opposition de Moscou à l'installation en Pologne d'éléments du bouclier antimissile américain qui prépare « non seulement une troisième, mais aussi une quatrième et cinquième zone de stationnement (d'intercepteurs) et pas seulement à proximité des frontières européennes ». Une Amérique qui manipule la Pologne et la pousse à commettre « une erreur politique ».
« Nous ne voyons aucune menace de la part de la Pologne », a ajouté le chef de la diplomatie russe, mais il est clair que « la défense globale antimissile des États-Unis n'a pas, et n'aura pas pour de longues années, d'autres cibles que les missiles russes ».

La Russie s'en est prise à l'Ukraine et son attitude "inamicale", l'accusant de "monter constamment en épingle la question de la durée de la présence de la Flotte" russe en Crimée et de "porter, par ses livraisons d'armes lourdes à l'armée géorgienne, une part de responsabilité dans le sang versé" en août.

Son homologue polonais Radoslaw Sikorski a répliqué que tel n'était pas le cas pour Varsovie pour qui la réalisation du bouclier ne sera pas dirigé contre la Russie». La Pologne, a-t-il promis, procédera « de manière transparente » avec l'espoir que « les craintes russes s'affaibliront avec le temps ». Sergueï Lavrov a donc concédé que la porte restait ouverte « pour des négociations sérieuses », des « propositions concrètes » et « des garanties réelles ».

vendredi 8 août 2008

Paris est la deuxième ville la plus onéreuse de la zone euro

Selon l'enquête du cabinet de consultants américain Mercer, qui calcule le coût de la vie dans 143 villes en se basant sur les prix de 300 produits de consommation courante, notamment le logement, les transports, la nourriture et les loisirs, la capitale française est la deuxième ville la plus onéreuse de la zone euro, derrière Milan (10e).

Parmi les villes où le coût de la vie a le plus progressé, on retrouve naturellement nombre de capitale de pays à fort taux de croissance, notamment en Europe de l'Est et en Asie. New Delhi est ainsi passée de la 68e à la 55e place, alors que le PIB de l'Inde progressait de plus de 9 %. De plus en plus de villes asiatiques occupent le haut du classement. Derrière Tokyo (2e), on retrouve ainsi Séoul (5e) et Hongkong (6e), Pékin stagnant à la 20e place. A l'inverse, les villes africaines perdent toutes du terrain, à une exception notable près : Lagos, au Nigeria, grimpe sept marches pour figurer à la 30e place.


Les villes européennes sont les plus chères

Avec dix villes dans le top 20, l'Europe demeure le continent le plus onéreux. Plusieurs villes européennes jusqu'ici bon marché ont connu une progression spectaculaire, notamment en raison du renchérissement de l'euro face au dollar. C'est le cas de Prague (29e) qui gagne vingt places, ou de Varsovie (35e) qui en gagne trente-deux. Au sein de la zone euro, Milan devance Paris, dont les prix n'ont guère varié d'une année sur l'autre, mais qui gagne une place.

Une des tendances lourdes de cette étude annuelle réside dans le glissement progressif des villes américaines vers le bas du classement. Faiblesse du dollar oblige, elles sont devenues nettement meilleur marché que celles d'autres régions du monde, Europe et Asie en tête. La seule ville américaine présente dans le top 50 est ainsi New York, 22e, qui perd sept places par rapport à 2007. Toutes les autres villes des Etats-Unis ont connu un déclin encore plus important : Los Angeles est passée de la 42e à la 55e place, Miami (75e) a perdu treize places, tandis que Washington est tombée à la 107e. Les villes parmi les moins chères de ce classement sont sud-américaines, Asuncion (Paraguay) occupant la dernière place.

Cette analyse s’inscrit dans le cadre d’une enquête internationale réalisée par Mercer sur le coût de la vie et vise à aider les gouvernements et grandes entreprises dans la gestion internationale de leur personnel. A noter que les données relatives au taux de croissance des PIB sont extraites du World Factbook publiés par Central Intelligence Agency(CIA).

Des rapports individuels sont disponibles pour chaque ville de l’enquête. Pour plus d’informations ou pour acheter des rapports, vous pouvez consulter le site www.mercer.com/costofliving, ou appelez le centre d’Information Solutions Produits de Mercer à Varsovie au + 48 22 434 5383.

Voir aussi les sites internet http://www.mercer.com/ et http://www.mercer.fr/

jeudi 7 août 2008

Le temps des mercenaires

D’ici 2010, l’armée polonaise sera composée exclusivement de professionnels. Le passage à une armée de métier se généralise dans l’Union européenne ou depuis la fin des années 1990, de nombreux pays européens se dirigent vers un modèle d'armée à l’image de celle des Etats-Unis.

Officiellement, les « armées de recrues » ne correspondent plus aux besoins actuels de défense des Etats. En réalité, la fin de la conscription permet de couper le lien entre l'armée et la population civile et, accessoirement, la fin du service national prive les citoyens ordinaires, de toute formation militaire.

Une logique bien connue des régimes dictatoriaux, qui ont toujours cherchés à transformer les institutions garantes de leur survie (armée, police, service spéciaux, pouvoir judiciaire, etc.) en castes coupées du reste de la population.

La fin du service militaire obligatoire dans les pays de l’Union européenne

Grande-Bretagne
Le service militaire obligatoire a complètement été aboli en 1962. Depuis cette date, la défense du pays repose sur une armée de métier qui comptait en 2006 environ 230.000 hommes. Au sein de son armée de professionnels, le Royaume-Uni dispose de forces de réserve qui reposent sur d’anciens militaires et sur des volontaires.

Belgique
la Belgique a mis fin à son service militaire obligatoire en 1995. Le service militaire y fut délibérament saboté. Dans les dernières années précédant la levée de la conscription, seul un jeune sur quatre effectuait son service militaire en raison de dispenses et d’autres exemptions.

France
La suppression de la conscription, héritage de la révolution française, en 1996, fut l’une des réformes les plus désastreuses du mandat du président Jacques Chirac .

Pays-Bas
Les Pays-Bas ont quant à eux définitivement abandonné ce système en 1998.

Italie
Le changement a eu lieu en l’an 2000 mettant fin à 200 ans de service militaire, introduit par les armées napoléoniennes aux alentours de 1800.

Espagne
En 2003, l’Espagne a mis fin au service militaire et a choisi également l’armée de métier.

Plus à l’Est, les membres de l’UE se dirigent également vers une armée de métier : la Hongrie a fait ce choix en 2004. La Slovénie en 2006. La Roumanie et la Lettonie en 2007…

Des pays qui restent attachés à la conscription :

Allemagne
L’Allemagne, qui, tout en développant une armée de métier, conserve l’obligation du service militaire. Tous les ans, l’armée allemande recrute environ 80.000 jeunes pour une mission dont la durée s’établit à 9 mois. Si les jeunes appelés ne souhaitent pas entrer dans l’armée, ils peuvent opter pour un service civil.

Finlande
En Finlande, le service militaire reste une tradition et l’armée est l’une des institutions les plus populaires du pays. Le service militaire dure entre 6 et 12 mois en fonction de la situation professionnelle des jeunes. Tous les 7 ans, les anciens conscrits sont également appelés à effectuer quelques jours d’entraînement pour se « rafraîchir » la mémoire.

Suède
Bien que le pays n’ait plus connu la guerre depuis 1814, le service militaire reste obligatoire pour les hommes en Suède et sur la base du volontariat pour les femmes.

Autriche
En Autriche, le service militaire reste obligatoire mais les jeunes appelés ont la possibilité d’effectuer un service civil à la place. Ils sont mobilisés pour 6 mois.

Le règne des tyrans

Les soldats des pays de l'UE seront de plus en plus sollicités pour intervenir à l’étranger dans le cadre d’opération de "maintien de la paix" (comme en Irak ou au Kosovo) face à des populations civiles souvent hostiles. Dans ce type de configuration, seule une armée de métier peut, dans la durée, mener une action coercitive sans se poser trop de questions. A une armée de citoyens, l'Union européenne préfère désormais, les hordes mercenaires sans état d'âme.

Dans l'antiquité, le fait de porter une arme était le privilège des hommes libres. Une référence historique que voudrait bien nous faire oublier le régime dictatorial de la Commission Européenne.

Service militaire obligatoire ou non, service civil : le détail par pays

Le tueur au lettres à l'Anthrax identifié après 7 ans de cavale

rappel des faits

En octobre 2001 une série de lettres contenant des spores du bacille du charbon ou anthrax, avaient tuées 5 personnes et rendu gravement malade 17 autres. Une affaire qui avait déclenché une panique planétaire.
Les soupçons s’étaient portés rapidement vers le laboratoire militaire de Fort Detrick dans la banlieue de Washington où sont menées des études de pointes sur les armes bactériologiques.
Pendant des années le FBI a poursuivi un savant qui vient de recevoir plusieurs millions de dollars de dommages et intérêts, lorsque l’enquête s’est recentrée sur une de ses collègues, le biologiste Bruce Ivins.

Pour les autorités américaines, le scientifique Bruce Ivins, était le seul responsable des empoisonnements à l'anthrax après avoir fait le lien entre de l’ADN découvert à la fois sur les lettres et sur un échantillon d’anthrax dont il avait la garde. Celui-ci s’est suicidé la semaine dernière alors que le FBI s’apprêtait à l’arrêter. La justice américaine a affirmé mercredi avoir résolu l'affaire, désignant ce biologique de 62 ans comme seul responsable.

Le scientifique Bruce Ivins, 62 ans, souffrait de multiples problèmes psychologiques. L’annonce du FBI met fin brutalement à un mystère qui durait depuis près de sept ans.

Le savant semble avoir agit pour maintenir l’attention sur ses recherches en créant une situation de crise mais il était mentalement dérangé et alcoolique, comme en témoigne un de ces collègues.

mercredi 6 août 2008

Menace de guerre en géorgie

La fin de la semaine a été meurtrière en Ossétie du Sud. Au moins six personnes sont mortes dans les échanges de coups de feu et de tirs de mortier entre armée géorgienne et forces séparatistes, notamment près de la "capitale" sud-ossète, Tskhinvali. Selon Tbilissi, l'armée géorgienne a répliqué à des tirs provenant de positions sud-ossètes, le gouvernement séparatiste d'Ossétie du Sud dit le contraire. Moscou accuse aussi Tbilissi d'avoir orchestré des mouvements de troupe à l'intérieur du territoire sud-ossète.

Le "président" d'Ossétie du Sud, Edouard Kokoïty, a estimé, dimanche, que les forces sud-ossètes étaient "en droit de répliquer à l'agression, en frappant s'il le faut des villes sur le territoire géorgien". Les autorités sud-ossètes auraient également évacué des enfants, des femmes et des vieillards de Tskhinvali. D'après l'agence de presse Interfax, plus de 4 000 personnes auraient traversé la frontière entre l'Ossétie du Sud et la Russie ce week-end, un nombre inhabituellement élevé.

Les relations entre Tbilissi et sa province séparatiste se sont fortement dégradées depuis quelques mois. Des échanges de tirs avaient déjà eu lieu début juillet, l'aviation russe ayant alors survolé le territoire sud-ossète pour "prévenir un conflit sanglant", un geste interprété par Tbilissi comme une violation de son territoire.

Soufflant le chaud et le froid avec la Géorgie du président pro-occidental Mikheïl Saakachvili, avec lequel ses relations sont exécrables, la Russie a levé au printemps son embargo aérien et maritime contre Tbilissi, mais soutient toujours les deux républiques séparatistes géorgiennes, l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie. Les plans répétés de résolution du conflit, présentés par l'Allemagne, les Etats-Unis et l'Union européenne, n'ont pour le moment donné aucun résultat.

Pour en savoir plus, lire nos articles du 31 Juillet, 2 juin et du 23 mars:
L'Union européenne veut mener des démarches de médiation en Géorgie

Bras de fer Russie USA en Géorgie
La Géorgie et de l'Ukraine veulent adhérer à l'Otan

Baisse du dollar : la population des Etats-Unis sont en train de perdre pied

Avec la baisse du dollar, au Etats-Unis, tout, le lait, les oeufs, le carburant, les matériaux de construction, bref, tout coûte désormais beaucoup plus cher.

Lorsque la Réserve fédérale parle d'inflation, elle aime à faire une distinction entre l'inflation globale (overall inflation) et l'inflation centrale (core inflation), qui ne tient pas compte des prix de l'énergie et de l'alimentation -- soit très précisément les dépenses quotidiennes qui inquiètent la plupart des consommateurs.

Pour un Américain, le prix moyen d'un gallon de carburant sans plomb a plus que doublé entre janvier 2000 et juillet 2006, grimpant de 130,5%, selon le Bureau US des statistiques de l'emploi,et cela sans compter les augmentations constatées en 2007, qui ont poussé le prix à 3 $ et plus le gallon.

L'inflation est pire encore dans les rayons des supermarchés américains. Selon le Food Marketing Institute (FMI), le ménage US moyen dépense 92,50 $ par semaine en produits d'épicerie -- plus s'il a des enfants. Durant les six premiers mois de 2007, les prix de l'alimentaire ont augmenté de 7,5% -- quasiment le triple de la hausse constatée sur l'ensemble de 2006, qui se montait à 2,1%. En pourcentage, c'est la plus grande hausse annuelle depuis 1980, selon le département du Travail US.

Lorsque 2007 a pris fin, les coûts alimentaires avaient enflé de 5,6%, plus du double de l'ensemble de l'année 2006. Même le prix du lait, lourdement réglementé, avait enregistré une coquette hausse, grimpant de 3 $ en 2001 à 3,55 $, et près de 4 $ dans certains marchés en octobre 2007. La hausse continue en 2008. Le département US de l'Agriculture prévoit une augmentation de 3% à 4% cette année.
Trois dollars pour un gallon de pétrole, ajouté à la baisse des prix immobiliers, c'est une double claque pour les consommateurs. Selon le FMI, la viande est le produit le plus volé depuis 2005.

En octobre et novembre 2007, l'Association américaine pour l'économie américaine a rapporté que la moitié des économistes interrogés voyaient une récession à l'horizon. En novembre, la Fed a ramené ses estimations pour 2008, passant de 2,5% à 1,6%, une chute conséquente par rapport aux 2,5% à 3% prévus auparavant. Des expressions comme "croissance économique sous le niveau" et attentes "inférieures à la tendance" jusqu'en 2009 : les Etats-Unis sont en train de perdre pied.

Source : MoneyWeek. Par Addison Wiggin

jeudi 24 juillet 2008

la Chine sera la première puissance mondiale en 2035

L’étude d'Albert Keidel, ancien économiste de la Banque mondiale et du Département américain au Trésor, aujourd’hui membre du Carnegie Endowment for International Peace de Washington, prédit dans une étude détaillée que la Chine sera la première puissance mondiale en 2035.

En effet, si la Chine conserve un taux de croissance économique à deux chiffres pendant les trois prochaines décennies, elle dépassera effectivement les Etats-Unis comme puissance économique d’ici moins de trente ans. Or, d’après Albert Keidel, un tel taux de croissance se maintiendra, s’appuyant essentiellement sur les exportations chinoises aujourd’hui en pleine expansion.

L’économiste estime que, vu le faible coût de la main d’oeuvre dans un pays encore largement paysan, et l’apparition de grandes marques chinoises qui vont bientôt rivaliser avec les occidentales, les exportations chinoises vont se maintenir à ce rythme.

Avec la montée en puissance de la Chine, la mondialisation voulue par les Etats-Unis pourrait s’achever par une bi-polarisation et un dangereux face à face Chine-USA.


Rapport sur la puissance nucléaire chinoise : http://www.thebulletin.org/

samedi 19 juillet 2008

L'OCDE « descend » la politique sur les biocarburants de L’UE


Le diagnostic est sans appel. Après les Nations Unies et la Banque mondiale, un nouveau rapport publié par l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), intitulé ''Évaluation économique des politiques de soutien aux biocarburants'', dénonce à son tour le soutien apporté par l’UE de nombreux gouvernements aux agrocarburants. L'étude menée par l'économiste Martin von Lampe met en lumière le coût élevé et le manque d'efficacité environnementale de ces investissements.

Dans un rapport publié le mercredi 16 juillet 2008, l'OCDE souligne que les politiques de soutien aux biocarburants, très coûteuses, ont un impact limité sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et sur l'amélioration de la sécurité énergétique. Elles ont en revanche un "impact significatif sur les prix mondiaux des produits" alimentaires.

"Les nouvelles initiatives politiques ne font qu'aggraver les problèmes existants" et devraient notamment continuer à pousser à la hausse les prix agricoles, et accentuer les risques de famine chez les populations les plus pauvres des pays en développement, poursuit le rapport.

Les Etats-Unis sont les premiers producteurs d'éthanol, avec 48% de la production mondiale en 2007, devant le Brésil (31%) tandis que l'Union européenne est à l'origine de 60% de la production mondiale de biodiesel.

"Dans la plupart des pays, les biocarburants dépendent fortement des subventions publiques", mais particulièrement aux Etats-Unis, au Canada, et dans l'Union européenne, où elles atteignent onze milliards de dollars et devraient progresser à 25 milliards d'ici 2013-2017, ajoute le rapport.

Les programmes subventionnés dans ces trois grandes zones n'entraînent pourtant que des baisses d'émissions de gaz à effets de serre (GES) modestes, de l'ordre de 1% du total des émissions dues au secteur des transports.

Initialement perçus comme un outil de lutte contre le réchauffement climatique, les biocarburants sont largement dénoncés (Organisation des Nations Unies, Banque mondiale, nombreuses ONG) comme l'une des causes de la flambée des prix de la nourriture, car ils détournent du marché alimentaire des produits agricoles nécessaires à leur fabrication.

Le rapport de l’OCDE intitulé Évaluation économique des politiques de soutien aux biocarburants est téléchargeable ici www.oecd.org/tad/bioenergie

Focus sur L’OCDE

L'Organisation de coopération et de développement économiques (en anglais OECD : Organisation for Economic Co-operation and Development) est une organisation internationale d'études économiques, compte 30 pays membres, principalement des pays développés, ayant en commun un système de gouvernement démocratique et une économie de marché.

L'OCDE a succédé à l'Organisation européenne de coopération économique (OECE) qui a existé de 1948 à 1960 et qui a joué un rôle important dans l'exécution du plan Marshall.

En 2007, l'OCDE, regroupe plusieurs centaines d'experts dans ses centres de recherche à Paris (le siège est au Château de la Muette) et publie fréquemment des études économiques — analyses, prévisions et recommandations de politique économique — et des statistiques, principalement concernant ses pays membres.

lundi 7 juillet 2008

Betancourt libérée pour 20 millions ?

La Radio Suisse Romande affirme, citant une source "proche des évènements", que les dirigeants des Forces armées révolutionnaires colombiennes (Farc) auraient touché des millions de dollars pour libérer leur otage Ingrid Betancourt et ses 14 compagnons.

"Les 15 otages ont en réalité été achetés au prix fort, après quoi toute l'opération a été mise en scène", a rapporté la radio publique dans son journal de la mi-journée, citant "une source proche des événements, fiable et éprouvée à maintes reprises ces dernières années".

Quelque 20 millions de dollars ont été versés aux ravisseurs, a assuré la RSR. La radio a ajouté que les Etats-Unis, dont trois agents ont été libérés mercredi, étaient "à l'origine de la transaction".

Selon la radio, l'opération commando annoncée par la Colombie serait "une vaste mascarade". La Suisse a été chargée ces dernières années avec l'Espagne et la France, par le président colombien Alvaro Uribe, d'une mission de médiation avec les Farc.

Source : AFP

jeudi 3 juillet 2008

Aveuglement suicidaire

Europe : Maurice Allais dénonce un aveuglement suicidaire

Après un premier ouvrage, « Combats pour l'Europe 1992-1994 », dont le tirage initial fut épuisé en quelques mois, Maurice Allais est revenu en 2002 sur un sujet sur lequel il n'a cessé de réfléchir et de s'engager depuis près de cinquante ans : les « Nouveaux combats pour l’Europe 1995-2002 / Un aveuglement suicidaire. Pour une autre Europe » témoignent de l'engagement ancien et passionné de cet auteur pour la construction européenne.

Ce livre, publié en 2002 chez l’éditeur Clément Juglar, n’a fait l’objet d’aucune publicité lors de sa parution ni d’aucune réédition après épuisement. Que reproche donc Maurice Allais à la construction européenne ?

Essentiellement deux défauts majeurs :

– la politique commerciale extérieure de l’Union européenne ;

– ses institutions mal adaptées et trop éloignées des citoyens.


Maurice Allais, major de l’Ecole Polytechnique, Prix Nobel de Sciences économiques en 1988, n’a été interviewé par aucun journal, aucune radio ou télevision. Au moment où les Français s’interrogent avec anxiété sur le devenir de leur pouvoir d’achat, son ouvrage est toujours d’actualité. En voici deux courts extraits.

Polémia


Les multinationales et le libre-échange

(p. 436-439)

C’est un fait que depuis les années soixante-dix les multinationales se sont multipliées aux Etats-Unis, et à leur suite dans le reste du monde. Leur nombre aujourd’hui est de plusieurs dizaines de milliers. Pour leur presque totalité elles ont leur siège dans les pays industrialisés. Pour certaines d’entre elles, l’existence de dizaines de filiales, réparties dans le monde entier, permet tous les abus.

Cette évolution s’est poursuivie à un rythme exponentiel. Elle a abouti à donner des pouvoirs exorbitants et une influence politique tout à fait excessive aux sociétés multinationales dont les stratégies ne mènent que trop souvent à des résultats tout à fait incompatibles avec les intérêts nationaux.

C’est sans doute aux Etats-Unis que les pouvoirs financiers et politiques des multinationales sont les plus puissants. Les délocalisations industrielles ont permis aux multinationales américaines de réaliser des bénéfices considérables qui ont accru leur pouvoir et leur influence politique.

Incontestablement les multinationales américaines pèsent d’un poids excessif, sinon exorbitant, sur la politique des Etats-Unis. Ce sont elles qui ont fini par imposer aux gouvernements américains successifs leur idéologie libre-échangiste, source de leurs profits. Ce sont elles qui ont réussi à dominer par personnes interposées toutes les grandes organisations internationales. Les multinationales européennes et celles de tous les autres pays n’ont fait que suivre l’exemple des multinationales américaines.

C’est là incontestablement un phénomène essentiel de notre temps que la multiplication exponentielle d’entreprises multinationales libres de transférer leur production partout dans le monde afin de profiter systématiquement des plus bas salaires.

Des effets majeurs

Au lieu d’employer des travailleurs de leur pays, les mutinationales transfèrent leur production dans des pays à bas salaires, réduisant drastiquement leurs personnels pour leur substituer à l’étranger des travailleurs payés à des salaires très bas aux cours des changes. Puis elles réimportent et vendent dans leur pays d’origine les produits ainsi fabriqués à l’étranger à bas prix.

Cette politique a entraîné aux Etats-Unis des effets analogues à ceux constatés en Europe. Les délocalisations ont entraîné une baisse des effectifs industriels dans la population active américaine d’environ 32,6% en 1974 à 27,5% en 1997, soit une baisse de l’ordre de 16%, alors que ce pourcentage s’était élevé d’environ 25,7% en 1950 à 32,6% en 1974, en augmentation d’environ 27%. Parallèlement l’inégalité s’est considérablement accrue aux Etats-Unis.

Le credo libre-échangiste

L’objectif du libre-échangisme mondial est de créer un marché mondial des marchandises, des services, des capitaux, et du travail. Le principe en est que n’importe quoi peut être fabriqué n’importe où dans le monde et vendu n’importe où ailleurs (1). Le libre-échange mondial est devenu un principe sacro-saint de la théorie économique moderne, un dogme universel, véritable religion dont il est interdit de mettre en cause les prémisses.

La presque totalité des économistes et des hommes politiques sont totalement dominés, et à vrai dire envoûtés, par cette doctrine. Cette doctrine est soutenue tous les jours par tous les médias que contrôlent plus ou moins ouvertement les multinationales bénéficiaires du libre-échange mondial.

Les défenseurs de la nouvelle doctrine confondent la rentabilité des multinationales avec la bonne santé de l’économie mondiale. Ils en arrivent à considérer que les profits des grandes multinationales et le niveau de leurs cours de bourse constituent un indicateur fiable de la bonne santé de l’économie et de la société.

Une réalité indiscutable

En fait, ce que l’on constate, c’est que le commerce international est dominé par les intérêts des multinationales et non par les intérêts des nations dans leur ensemble. Ce que l’on constate, c’est que l’économie mondiale est organisée au bénéfice des multinationales et non pas pour satisfaire les besoins fondamentaux des communautés nationales.

Aujourd’hui coexistent deux économies distinctes : celle des grandes multinationales et celle des nations. Leurs intérêts ne sont pas seulement différents. Ils sont antagonistes. A mesure que les multinationales délocalisent leur production dans des régions à bas salaires au cours des changes, elles détruisent des emplois dans leur propre économie nationale.

Dans ce système les perdants sont non seulement tous ceux qui sont réduits au chômage par suite des délocalisations, mais également tous ceux qui perdent leur emploi parce que leur employeur, n’ayant pas délocalisé, se trouve ruiné. Ce sont également tous ceux dont les salaires sont réduits par la concurrence des pays à bas salaires.

Les gagnants sont tous ceux qui peuvent obtenir des profits énormes en utilisant des sources pratiquement inépuisables de travail à très bon marché. Ce sont les sociétés qui délocalisent, celles qui peuvent payer des moindres salaires, et celles qui ont des capitaux à placer là où le travail est moins cher et où elles peuvent s’assurer ainsi une meilleure rentabilité. Ce sont les dirigeants des multinationales et leurs actionnaires qui partout sont favorables au libre-échangisme mondial. Ce sont eux qui effectivement s’enrichissent.

En réalité il nous faut distinguer entre les intérêts des groupes qui dominent la politique, l’administration et les affaires, et les intérêts des peuples. Les véritables besoins de chaque pays sont subordonnés de fait aux intérêts des multinationales, et à vrai dire aux intérêts des dirigeants des multinationales.

La responsabilité des dirigeants politiques

Ce système insensé ne se maintient que grâce à la complicité des dirigeants politiques. Ce sont eux, en définitive, et eux seuls, qui sont responsables des conséquences du libre-échangisme mondial, car ce sont eux qui par leur fonction sont en charge de définir le cadre institutionnel des économies.

Le cas de la France

En France les partisans du libre-échangisme mondialiste soulignent que grâce aux importations à bas prix en provenance des pays à bas salaires les prix dans les grandes surfaces ont pu être considérablement abaissés. C’est là effectivement ce que l’on voit, mais, comme le disait autrefois Frédéric Bastiat (2), ce qu’on ne voit pas, c’est l’accroissement correspondant du nombre de chômeurs qu’il faut faire vivre et dont les allocations sont financées par des impôts accrus. Ce que l’on ne voit pas, c’est aussi la destruction progressive de l’industrie. Certains nous disent que la destruction des emplois dans l’industrie peut être compensée et au-delà par la création d’emplois dans l’hôtellerie et le tourisme et une grande partie des écoles d’ingénieurs pourrait être remplacée par des écoles hôtelières. En fait, tous ces arguments s’effondrent dès que l’on examine les données de l’observation. Dans la partie II de la « Vue d’ensemble » de cet ouvrage, « Un aveuglement suicidaire », j’ai reproduit trois graphiques tout à fait essentiels. Le « Graphique II » montre que de 1974 à 1997 le pourcentage des emplois dans l’industrie relativement à la population active est passé de 27,61% à 16,24%, soit une baisse de 41%.

La mondialisation, une menace pour la démocratie

(p. 408-409)

Polemia : Est-ce que la mondialisation représente une menace pour les identités régionales, nationales et européennes ?

Maurice Allais : En fait, c’est beaucoup plus qu’une menace ; la mondialisation, telle qu’elle est mise en œuvre, représente un danger majeur à l’encontre de la civilisation dans le monde entier, et tout particulièrement à l’encontre de la démocratie. Il faut bien réaliser que les multinationales américaines se sont emparées du pouvoir politique aux Etats-Unis. Aucun représentant, aucun sénateur, aucun président des Etats-Unis ne peut se faire élire sans leur soutien. Ces multinationales dominent en fait toutes les organisations, qu’il s’agisse du FMI, de l’OMC, de l’OCDE et même de l’Organisation de Bruxelles où partout elles ont placé des hommes dont le soutien leur est acquis. A l’exemple des multinationales américaines, des multinationales se développent partout dans le monde avec les mêmes objectifs. Cette domination des multinationales qui ne poursuivent que leurs propres intérêts représente aujourd’hui un danger majeur pour le monde entier.

Polemia : Le déclin de l’Europe est-il irrémédiable ?

Maurice Allais : Certainement pas. Si l’Europe réagit à temps, si elle prend conscience des dangers qui la menacent, si elle prend des mesures appropriées, elle pourra redevenir ce qu’elle n’a cessé d’être dans les derniers siècles : un foyer de culture et de civilisation incomparable.

Polemia : Comment expliquez-vous que les médias français vous boycottent et préfèrent donner la parole à d’autres Prix Nobel ?

Maurice Allais : Cette attitude n’est pas nouvelle. Elle n’a cessé de se manifester depuis la fin de la guerre. Pour ne prendre qu’un exemple, le Prix Nobel que j’ai reçu en 1988 a puissamment contrarié les médias français. Ainsi aucune chaîne de télévision française n’a envoyé de représentant à Stockholm, à l’encontre, par exemple, du Japon qui pourtant n’avait reçu aucun Prix Nobel en 1988. La situation aujourd’hui est tout à fait semblable. Depuis douze ans que je combats la libéralisation totale des échanges, et que je ne cesse de souligner ses dangers mortels pour la France et l’Europe, ma voix n’a cessé d’être étouffée. Un silence de plomb a été fait sur mon dernier ouvrage « La Mondialisation, la destruction des emplois et de la croissance ».

En fait, les médias ne sont pas libres. Ils sont sous la domination totale de groupes de pression totalement acquis aux thèses mondialistes. Ces groupes de pression agissent puissamment dans l’ombre et tout particulièrement par la voie des subventions accordées aux médias sous le couvert de la publicité. En réalité, la démocratie n’est plus qu’une façade derrière laquelle agissent constamment des mafias de toutes sortes, poursuivant des objectifs qui, s’ils étaient réellement connus, seraient rejetés par la presque totalité du peuple français.

Correspondance Polémia 06/04/08

____________

(1) D’où l’universalité d’un grand nombre de produits au détriment des produits spécifiques aux pays et aux peuples, débouchant sur une perte d’identité.

(2) Frédéric Bastiat, économiste français (1801-1850).

mercredi 2 juillet 2008

Pêche Comment les ONG pèsent à Bruxelles

L’interdiction de la pêche au thon rouge en Méditerranée illustre une nouvelle fois le bras de fer qui oppose à Bruxelles les pêcheurs et les organisations comme le WWF ou Greenpeace.
Une nouvelle affaire qui pose le problème des moyens souvent importants dont disposent les ONG d’outre-atlantique.

Greenpeace

Greenpeace, fidèle à ses techniques d’actions « coup de poing » est la plus voyante depuis sa création à Vancouver (Canada) en 1971. En décembre, ses militants ont symboliquement bloqué l’accès des ministres de la pêche de l'Union européenne où se tient le traditionnel « conseil pêche » en jetant des filets sur les casemates et les portails qui gardent l’entrée du bâtiment.
En 2004, ils avaient déversé des tonnes de captures accessoires congelées devant le Conseil. Des méthodes spectaculaires souvent relayé par les médias et ayant un fort impact sur l’opinion publique. Des méthodes qui demandent une solide organisation.

WWF et Océana, les experts

WWF et Océana, de leur côté, jouent la carte de l’expertise. « Ils viennent avec des papiers de position, et s’efforcent de faire valoir leur point de vue par des arguments scientifiques, ce qui est plus constructif », souligne un fonctionnaire de la direction générale de la pêche à la Commission. Le 14 mai, l’organisation née aux Etats-Unis et implantée en Europe depuis 2003 a remis à la Commission deux rapports édifiants sur la pêche au thon en Méditerranée. Ils dressent la liste, photos à l’appui de plus de 140 navires italiens et français utilisant des filets dérivants.

Une collecte d’informations qui demandent des moyens. Le 21 mai 2007, le catamaran de l’organisation, le Ranger, s’est fait arraisonner par sept bateaux de pêche français avant d’être dégagé avec l’arrivée de deux hélicoptères des gardes côtes.

Leur notoriété et leur influence est sans commune mesure avec leur nombre et on reste stupéfait par les moyens d’on dispose les ONG outre-atlantique : navires, comité d’experts, permanents financés par les organisations, ect.

Ainsi une quinzaine de permanent, généralement jeunes et souvent bardés de diplômes, travaillent pour Greenpeace, WWF, BirdLife ou Océana, et font le siège de la Commission européenne qui définit la politique commune de la pêche (PCP).


Situation d’autant plus étonnante qu’il n’existe aucune autre organisation comparable de ce coté de l’atlantique, et que cela nous conduit à nous poser cette question essentielle : d’où vient l’argent ?

lundi 16 juin 2008

Le Malawi a vaincu la famine contre l’avis des ONG

Un article publié par le quotidien anglais The Independant avec le titre « La Révolution agricole du Malawi explique qu’une « révolution verte, en cours dans les plaines du Malawi, a transformé en trois ans un pays autrefois dépendant de l’aide internationale pour nourrir la moitié de sa population, en pays exportateur de nourriture.

Le Malawi a subit une sécheresse catastrophique en 2005. Le Programme alimentaire mondial (PAM) estimait alors que sur les 12 millions d’habitants, cinq millions avaient besoin d’aide alimentaire et bon nombre de villages rapportaient que les gens y mouraient de faim.

Jusqu’alors, les paysans utilisaient des semences extrêmement vulnérables aux maladies et peu d’entre eux se servaient d’engrais. Le gouvernement estima que si les agriculteurs pouvaient accéder à des semences de maïs de bonne qualité et un peu d’engrais, ils seraient capables de produire assez de nourriture.

Le gouvernement du Malawi décida donc de les subventionner à hauteur de 30 millions de livres. Avec un coupon d’état, le prix d’un sac d’engrais est tombé de 6500 kwacha (23 livres) à 900, tandis qu’un sac de 2 kg de maïs hybride ne coûtait plus que 30 kwacha au lieu de 600.

Les pays donateurs refusèrent de financer le mécanisme et arguaient que subventionner les paysans ne donnerait pas le résultat recherché. En adoptant cette politique contre les demandes explicites de l’Angleterre, des Etats-Unis et la Banque mondiale et de la FAO, le Malawi a sauvé son peuple de la famine.

Le Malawi a chaque année besoin de 2,2 millions de tonnes de maïs pour se nourrir, et d’une production très basse de seulement 1,2 tonnes de mais en 2005, la production a atteint 3,2 millions de tonnes en 2007.
Un exemple qui nous invite à réfléchir sur les conseils et l’efficacité de organisations internationales.