Citations

« Cent "non" font moins de mal qu'un "oui" jamais tenu. »
Sagesse asiatique.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

« Il est important de promouvoir une unité qui ne peut pas et ne veut pas être une uniformité, mais qui est capable de garantir le respect des différences nationales et des diverses traditions culturelles qui constituent une richesse dans la symphonie européenne, en rappelant d’autre part que “l’identité nationale elle-même ne se réalise que dans l’ouverture aux autres peuples et à travers la solidarité envers eux” (Ecclesia in Europa, n. 112). »

Benoît XVI, Palais de l’Élysée, 12 septembre 2008

Actions du mois

Google Groupes
Abonnement au groupe ARNif
E-mail :
Visiter ce groupe

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Mise en ligne (colonne de droite) de documents de l'Institut de Relations Internationales & Stratégiques (IRIS)

http://www.iris-france.org/



Nouvelle offensive d'été de l'ARN

Nouvelle offensive d'été de l'ARN
Si vous souhaitez vous joindre à cette action, l'ARN tient à votre disposition l'affiche ci-dessus. Pour tout renseignement prenez contact avec : René Delacroix 16 rue Marcelin Berthelot. 92230 Gennevilliers. TéL 01 47 98 25 41
Affichage des articles dont le libellé est Grande-Bretagne. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Grande-Bretagne. Afficher tous les articles

jeudi 11 décembre 2008

L'UE renforce les sanctions contre le zimbabwe


Les Européens ont renforcé lundi 8 décembre leurs sanctions contre le régime zimbabwéen. Dix noms vont être ajoutés à une liste des personnes interdites d'entrée dans l'UE, qui comporte déjà 168 personnalités zimbabwéennes, dont le président Robert Mugabe et sa femme Grace.

Ce renforcement des sanctions européennes intervient alors que la communauté internationale a durci le ton face au président du Zimbabwe, âgé de 84 ans et au pouvoir depuis plus de vingt ans. Le chef de la diplomatie européenne, Janvier Solona, s'était dit décidé à un renforcement des sanctions.

Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, l'ancienne puissance coloniale, étaient jusqu'ici les fers de lance de l'opposition à Robert Mugabe, réélu dans des conditions très contestées, et qui n'a toujours pas mis en œuvre l'accord négocié depuis avec l'opposition. Gordon Brown avait été le seul chef d'Etat européen à boycotter en décembre 2007 le sommet entre l'UE et l'Afrique, en raison de la présence de Robert Mugabe. L'épidémie de choléra qui ravage le pays, déjà en plein marasme économique, a déjà fait près de 600 morts.

mercredi 26 novembre 2008

La crise financière démontre l'inefficacité de l'UE.

La crise financière à une nouvelle fois démontré l'inutilité et l'inefficacité de l'UE. La plupart des pays européens à commencer par l'Allemagne ont annoncé leur plan anti-crise dès le mois d'octobre sans consultation de leur voisins.

Voici les principales mesures nationales de soutien à l'activité économique annoncées ou programmées jusqu'ici par les principaux pays européens.


Grande-Bretagne: Le gouvernement doit annoncer des allègements fiscaux pour 15 ou 16 milliards de livres (18 à 19,2 milliards d'euros), avec principalement une baisse de 2,5 points de la TVA, qui passerait ainsi de 17,5% à 15%. Londres envisage aussi l'extension d'un abattement fiscal de 120 livres par an consenti aux contribuables les plus modestes, ou un report du projet d'augmenter le taux de l'impôt sur les plus petites sociétés.


Allemagne:Quinze mesures adoptées début novembre, parmi lesquelles une exonération de taxes sur les achats de voitures neuves ou encore un renforcement des aides au financement des PME. En octobre, l'Allemagne avait préalablement annoncé des baisses de cotisations sociales ou encore une augmentation des allocations pour les jeunes enfants. Berlin estime l'enveloppe à 32 milliards d'euros sur deux ans, soit 1,3% du PIB national.


France:Plan de soutien annoncé le mois dernier de 22 milliards d'euros pour aider au financement des PME, et exonération totale de la taxe professionnelle jusqu'au 1er janvier 2010 pour les nouveaux investissements des entreprises en France (coût: un milliard d'euros par an). Paris veut créer un fonds souverain national ("Fonds stratégique d'investissement") doté de 20 milliards d'euros et destiné à soutenir l'industrie du pays dans la crise et à défendre les secteurs stratégiques contre tout "prédateur" étranger.


Italie: Plan anti-crise en préparation que Rome chiffre à 80 milliards d'euros. Il s'agit d'aider les familles à faibles revenus (chèque de bonus, réduction des factures d'électricité et de gaz, carte prépayée pour les biens de première nécessité), les entreprises (déductions fiscales, augmentation des ressources du fonds de financement du chômage technique), et de financer des projets d'infrastructure.


Espagne: Le gouvernement compte dévoiler les détails d'un plan d'investissements publics contre le chômage, d'un montant non précisé (accélération du rythme des grands travaux et soutien au secteur automobile).


Pays-Bas: Le gouvernement vient d'annoncer des mesures, fiscales notamment, pour soutenir leurs entreprises d'un montant de six milliards d'euros, soit 1% de leur produit intérieur brut (PIB). Il est aussi prévu une indemnisation partielle, sous conditions, des salariés au chômage technique en raison de la situation économique.


Hongrie: Le gouvernement a présenté mi-novembre un plan d'aide de 1.400 milliards de forints (5,4 milliards d'euros) sur deux ans pour aider les entreprises face à la crise. Le programme prévoit pour les PME des aides, garanties de crédit et taux d'intérêts préférentiels. Des baisses de charges sociales sont aussi programmées.


Autriche: Les partis social-démocrate et conservateur autrichiens prévoient un programme de relance de plus de trois milliards d'euros. Ce projet inclut 2,2 milliards d'allègements fiscaux dès 2009.

dimanche 16 novembre 2008

Crise financière: les banques cherchent des fonds.

Face à la crise, les banques cherchent toujours des fonds, que ce soit par recapitalisation ou par aide au refinancement.

France: la Société de financement de l'économie (SFEF), a distribué vendredi 5 milliards d'euros à sept banques (dont les noms n'ont pas été dévoilés mais qui seraient BNP Paribas, Banques populaires, Caisse d'Epargne, Crédit Agricole, Crédit Mutuel, HSBC et Société Générale).
Grande-Bretagne: selon le quotidien The Observer, Barclays pourrait ainsi dévoiler un emprunt obligataire de 2 milliards de livres, dont la moitié serait souscrit par son premier actionnaire, l'Autorité d'investissement du Qatar (QIA). Mi-octobre, la banque avait annoncé qu'elle allait lever plus de 6,5 milliards de livres (environ 8,2 milliards d'euros) en plusieurs étapes, et elle a déjà émis avec succès mercredi un emprunt obligataire de 3 milliards d'euros.

Allemagne: d'après l'hebdomadaire Der Spiegel, les banques publiques régionales WestLB et HSH Nordbank voudraient faire appel à l'aide de l'Etat allemand dans le cadre de son plan de sauvetage du secteur bancaire, pour l'heure, seule la BayernLB, banque publique régionale de Bavière, a sollicité l'aide de l'Etat fédéral à hauteur de 5,4 milliards d'euros. Postbank a annoncé lundi une augmentation de capital d'urgence d'un montant maximal de 1 milliard d'euros, qui pourrait être souscrite à 100% par sa maison-mère Deutsche Post.

Autriche: la Kommunalkredit Austria AG, spécialisée dans le crédit aux communes et dont la banque franco-belge Dexia est une des principales actionnaires, elle a entamé dimanche des discussions avec le ministère des Finances afin de pouvoir disposer de l'aide de l'Etat, qui pourrait racheter des parts ou souscrire à une augmentation de capital.
Belgique: la banque KBC a annoncé que l'Etat belge allait injecter 3,5 milliards de livres dans son capital, alors que son cours de Bourse chute. L'Etat ne bénéficiera pas de droit de vote sur ses actions. KBC était jusqu'alors la seule grande banque belge ou présente en Belgique à ne pas avoir eu recours au soutien de l'Etat ou de groupes étrangers face à la crise, contrairement à Dexia, Fortis et ING.

Etats-Unis: David Nason, le secrétaire au Trésor adjoint chargé des institutions financières, a expliqué lundi sur CNBC que les 125 milliards de dollars destinés à recapitaliser les neuf plus grandes banques des Etats-Unis seraient débloqués cette semaine. Les neuf banques concernées sont Citigroup, JPMorgan Chase, Bank of America, Wells Fargo, Goldman Sachs, Morgan Stanley, Merrill Lynch, Bank of New York Mellon et State Street.

dimanche 2 novembre 2008

La confiance de la zone euro est tombée à son plus bas niveau

La confiance économique de la zone euro est tombée en octobre à son plus bas niveau depuis ces 16 dernières années, selon une enquête publiée le jeudi 30 octobre 2008 par la Commission européenne (CE).

L'indicateur du climat économique dans les 15 pays de la zone euro a baissé de 7,1 points à 80,4 en octobre, le plus bas record jamais atteint depuis 1993. Il s'agit aussi de la plus grande baisse en un mois depuis le début de l'enquête du genre de la CE en janvier 1985.

Dans les 27 pays de l'Union européenne (UE), l'indicateur mensuel a diminué de de 7,4 points à 77,5, qui constitue aussi le plus grand déclin mensuel jamais atteint depuis 1993 dans l'Union.
L'enquête de la CE est menée dans les différents secteurs de l'économie, dont l'industrie, les services, la construction et le commerce de détail ainsi que auprès des consommateurs.

Aussi bien dans la zone euro que dans l'UE, la confiance économique a considérablement diminué dans tous les secteurs. La confiance des consommateurs a atteint son plus bas niveau depuis près de 15 ans. L'indicateur de la confiance des services a accusé son plus bas niveau depuis douze ans. Les indicateurs de la confiance de l'industrie et de la construction ont aussi diminué de manière considérable en octobre.

Tous les pays membres de l'UE ont rapporté une baisse de leur confiance économique. Parmi les grands pays membres, la confiance s'est affaiblie plus nettement dans les Pays-Bas (-11,3 points), suivis par la France (-6,5), l'Italie (6,1) et la Grande-Bretagne (5,7).
La confiance économique en Allemagne, la plus grande économie dans l'UE, a enregistré une baisse moyenne de 4,8 points en octobre.
En même temps, l'indicateur du climat des affaires (BCI) pour la zone euro a encore diminué en octobre pour tomber à son plus bas niveau depuis 2001, a déclaré la CE dans une autre enquête.
"Le bas niveau de l'indicateur suggère que l'activité industrielle demeure faible", a dit la CE.
L'affaiblissement de la confiance a intensifié des préoccupations largement répandues que l'économie de la zone euro est au bord de la récession en raison de la crise financière.


Source Xinhua

jeudi 2 octobre 2008

Renault dégraisse : 6.000 emplois supprimés dont 4.900 en France

Un comité de groupe européen du constructeur automobile Renault a confirmé, jeudi 25 septembre 2008, la suppression de 2.000 emplois en Europe dont 900 en France. Ce plan social s’ajoute aux 4.000 départs volontaires annoncés en juillet sur les sites français.

Quatre cent cinquante suppressions toucheront le réseau commercial et 450 la production industrielle. En France, l’usine de Maubeuge (Nord) qui produit les Kangoo et celle de Batilly (Meurthe-et-Moselle), spécialisée dans les utilitaires, devraient être touchées. Le site de production de boîtes de vitesses à Ruitz (Pas-de-Calais) également ainsi que les usines de Dieppe (Normandie) et Villeurbanne (Rhône-Alpes).

En Europe, 19 pays au total sont concernés. « Outre la France, le plan aura un impact en Espagne, en Italie, en Grande-Bretagne, en Allemagne. Des plans sociaux seront mis en place au Royaume-Uni, aux Pays-Bas et en Italie.

Renault avait déjà présenté en comité central d’entreprise, le 9 septembre dernier, un plan de 4.000 départs volontaires en France, dont la suppression d’une équipe dans l’usine de Sandouville, soit 1.000 postes sur 3.700 salariés. Le site normand produit notamment la nouvelle Laguna lancée à l’automne 2007, qui a du mal à se vendre, la Renault Espace et la Velsatis.

La CGT, a dénoncé par la voix de son secrétaire général, la stratégie financière du constructeur : « Renault restructure pour accroître avant tout ses marges financières », a déploré Bernard Thibault. Au cours des cinq dernières années, le constructeur automobile a cumulé 15 milliards d’euros de profits. Il dispose actuellement de plus de 6 milliards de trésorerie.

Le patron de Renault, Carlos Ghosn, a réaffirmé sa volonté « de garder le cap d'une marge opérationnelle de 6% en 2009 quoi qu'il arrive ».

Pour réaliser cet objectif, Renault met donc en place un plan qui vise à dégager 350 millions d'euros d'économies en 2009 et 500 millions en 2010. Ce plan passe par des départs volontaires, une réorganisation des usines et une augmentation du prix de vente des véhicules. Le groupe, sixième constructeur européen en terme de ventes, a également revu à la baisse ses objectifs commerciaux pour 2009, ramenés de 3,3 millions à 3 millions de véhicules par an. Le groupe invoque notamment le ralentissement des marchés européens et notamment celui du marché haut de gamme, sur lequel il est présent avec la Laguna.

Source : AFP

mercredi 24 septembre 2008

L'euro est désormais la monnaie la plus contrefaite à travers le monde


Les trafics d'euros contrefaits ont bondi de plus de 15%, avec 312.000 coupures confisquées lors du premier semestre 2008. Soit le double des 167.000 saisies constatées par la Banque centrale européenne pour toute l'année 2002 ! Pourtant, au moment de sa mise sur le marché, la nouvelle monnaie était volontiers présentée comme la plus sécurisée au monde. Elle était censée être protégée par 63 points de sécurité intégrant notamment un hologramme ultrasophistiqué et une inédite bande magnétique, alors appelée « strip ».

Dans le passé les faux-monnayeurs issus du grand banditisme faisaient tourner des imprimeries clandestines implantées dans les régions de Marseille, de Paris et, dans une moindre mesure de Lille. Utilisant un précieux papier de qualité « vélin Japon », les voyous souvent des braqueurs reconvertis, faisaient tourner des machines offset avec la complicité de virtuoses de la photogravure.

Une époque aujourd’hui révolue. Dès les années 1990, l'explosion de la micro-informatique a bouleversé la donne. Les quelques grosses imprimeries clandestines ont cédé le pas à de petites unités de production en chaîne graphique à domicile. L'ordinateur est dans un appartement, l'imprimante dans un autre et les fichiers sont dissimulés dans les puces de téléphones mobiles.

Pas moins de quarante officines clandestines ont été démantelées l'année dernière en France, soit 30% des saisies en Europe. « Environ un tiers des faux billets interceptés sortent de ces petites chaînes graphiques, confie un expert bancaire. Les 70 % restants proviennent en majorité d'Italie du Sud où les rotatives tournent à plein régime, de Bulgarie et de Grande-Bretagne, dont la production inonde depuis des années le Nord et le Pas-de-Calais.»


Les billets de 20 et 50 euros sont les plus copiés, en raison de leur facilité à être écoulés. Ils sont négociés par une nuée de «vendeurs au détail» entre 20 à 40 % de leur valeur faciale, en fonction de leur qualité.

Bien que parfois médiocres, les falsifications sont de qualité assez suffisante pour leurrer consommateurs et commerçants. Certains faux-monnayeurs, parmi les plus astucieux, parviennent depuis peu à cloner le filigrane ou reproduire à s'y méprendre le très subtil encrage à variabilité optique, passant de la couleur pourpre à celle du bronze en fonction de la luminosité. Tour à tour, presque tous les signes de sécurité incorporés, pourtant présentés comme « inviolables », ont ainsi été imités.

Au point que pas moins de 900 types de faux billets ont été saisis et recensés en France.

jeudi 7 août 2008

Le temps des mercenaires

D’ici 2010, l’armée polonaise sera composée exclusivement de professionnels. Le passage à une armée de métier se généralise dans l’Union européenne ou depuis la fin des années 1990, de nombreux pays européens se dirigent vers un modèle d'armée à l’image de celle des Etats-Unis.

Officiellement, les « armées de recrues » ne correspondent plus aux besoins actuels de défense des Etats. En réalité, la fin de la conscription permet de couper le lien entre l'armée et la population civile et, accessoirement, la fin du service national prive les citoyens ordinaires, de toute formation militaire.

Une logique bien connue des régimes dictatoriaux, qui ont toujours cherchés à transformer les institutions garantes de leur survie (armée, police, service spéciaux, pouvoir judiciaire, etc.) en castes coupées du reste de la population.

La fin du service militaire obligatoire dans les pays de l’Union européenne

Grande-Bretagne
Le service militaire obligatoire a complètement été aboli en 1962. Depuis cette date, la défense du pays repose sur une armée de métier qui comptait en 2006 environ 230.000 hommes. Au sein de son armée de professionnels, le Royaume-Uni dispose de forces de réserve qui reposent sur d’anciens militaires et sur des volontaires.

Belgique
la Belgique a mis fin à son service militaire obligatoire en 1995. Le service militaire y fut délibérament saboté. Dans les dernières années précédant la levée de la conscription, seul un jeune sur quatre effectuait son service militaire en raison de dispenses et d’autres exemptions.

France
La suppression de la conscription, héritage de la révolution française, en 1996, fut l’une des réformes les plus désastreuses du mandat du président Jacques Chirac .

Pays-Bas
Les Pays-Bas ont quant à eux définitivement abandonné ce système en 1998.

Italie
Le changement a eu lieu en l’an 2000 mettant fin à 200 ans de service militaire, introduit par les armées napoléoniennes aux alentours de 1800.

Espagne
En 2003, l’Espagne a mis fin au service militaire et a choisi également l’armée de métier.

Plus à l’Est, les membres de l’UE se dirigent également vers une armée de métier : la Hongrie a fait ce choix en 2004. La Slovénie en 2006. La Roumanie et la Lettonie en 2007…

Des pays qui restent attachés à la conscription :

Allemagne
L’Allemagne, qui, tout en développant une armée de métier, conserve l’obligation du service militaire. Tous les ans, l’armée allemande recrute environ 80.000 jeunes pour une mission dont la durée s’établit à 9 mois. Si les jeunes appelés ne souhaitent pas entrer dans l’armée, ils peuvent opter pour un service civil.

Finlande
En Finlande, le service militaire reste une tradition et l’armée est l’une des institutions les plus populaires du pays. Le service militaire dure entre 6 et 12 mois en fonction de la situation professionnelle des jeunes. Tous les 7 ans, les anciens conscrits sont également appelés à effectuer quelques jours d’entraînement pour se « rafraîchir » la mémoire.

Suède
Bien que le pays n’ait plus connu la guerre depuis 1814, le service militaire reste obligatoire pour les hommes en Suède et sur la base du volontariat pour les femmes.

Autriche
En Autriche, le service militaire reste obligatoire mais les jeunes appelés ont la possibilité d’effectuer un service civil à la place. Ils sont mobilisés pour 6 mois.

Le règne des tyrans

Les soldats des pays de l'UE seront de plus en plus sollicités pour intervenir à l’étranger dans le cadre d’opération de "maintien de la paix" (comme en Irak ou au Kosovo) face à des populations civiles souvent hostiles. Dans ce type de configuration, seule une armée de métier peut, dans la durée, mener une action coercitive sans se poser trop de questions. A une armée de citoyens, l'Union européenne préfère désormais, les hordes mercenaires sans état d'âme.

Dans l'antiquité, le fait de porter une arme était le privilège des hommes libres. Une référence historique que voudrait bien nous faire oublier le régime dictatorial de la Commission Européenne.

Service militaire obligatoire ou non, service civil : le détail par pays

lundi 7 juillet 2008

Europe bras de fer Est-Ouest sur le réchauffement climatique

Les nations de l’Union européenne commencent à mesurer le prix de leur unité pour la lutte contre le réchauffement climatique face aux exigences de pays de l'Est qui réclament un traitement différencié au nom de l'adaptation de leurs économies, très dépendantes du charbon et du pétrole.

"Les pays les plus pauvres vont devoir engager des dépenses importantes pour améliorer le niveau de vie de leurs compatriotes et l'efficacité énergétique de leurs économies. La question est (de savoir) comment on fait pour les aider", a expliqué le ministre français de l'Environnement Jean-Louis Borloo lors d'une réunion avec ses collègues européens à Saint-Cloud, près de Paris, la première de la présidence française semestrielle de l'UE.

Le plan d'action présenté par la Commission européenne pour mettre en oeuvre l'objectif de réduction des 20% émission de gaz à effet de serre de l'UE en 2020 prévoit des mécanismes de compensation : les pays les plus riches, comme la France, l'Allemagne ou le Royaume-Uni redistribueraient chacun aux plus pauvres 10% des revenus générés par la vente de droits à polluer à leurs industriels.

Ce principe de redistribution est accepté, mais le débat porte sur les chiffres. "Les estimations des recettes des enchères vont de 30 à 80 milliards d'euros", a souligné un expert français.

La Pologne veut 20% de ces revenus pour tenir compte de ses efforts pour réduire ses émissions polluantes. Cette revendication est soutenue par la plupart des nouveaux membres d'Europe centrale.

La plupart des pays d'Europe de l'Est demandent de changer l'année de référence pour le calcul de réduction des émissions, et de prendre l'année 1990, au lieu de 2005 comme le propose la Commission.

Plusieurs pistes de compensations sont étudiées. Jean-Louis Borloo a évoqué l'utilisation de fonds communautaires pour aider les pays de l'Est à adapter leur secteur énergétique, et une flexibilité sur l'octroi d'aides d'Etat, strictement encadrées.

La plupart des industriels européens refusent de devoir payer et cimentiers, pétrochimistes et transporteurs aériens crient à l'étranglement et menacent de cesser leurs investissements sur le vieux continent pour les transférer vers d'autres cieux moins regardants.

Source : AFP

dimanche 6 juillet 2008

La Pologne refuse de ratifier le traité de Lisbonne

Le président polonais Lech Kaczynski ne veut pas ratifier le traité européen de Lisbonne. Il estime que le non irlandais a rendu le traité «sans objet». Un sévère coup au premier jour de la présidence française de l'Union Européenne.

Le président polonais ajouter, dans une interview au quotidien Dziennik que « l'affirmation selon laquelle il n'y a pas d'Union s'il n'y a pas de traité n'est pas sérieuse ».

Cette défection est un sérieux coup porté, alors que Nicolas Sarkozy a souligné que sa priorité était de « circonscrire le problème aux Irlandais » et de faire en sorte que les autres pays européens « continuent de ratifier ». Le président polonais a d'ailleurs mis en garde ses homologues européens contre une tentation d'isoler l'Irlande. «Si on brise la règle de l'unanimité une fois, elle n'existera plus jamais. Nous sommes trop faibles pour accepter ce genre de solution», a-t-il dit.

Le parlement polonais avait approuvé la ratification du traité en avril. Mais, selon la Constitution polonaise, c'est le président qui ratifie en dernier ressort les traités et aucune disposition ne l'oblige, même si le Parlement le lui a demandé.

Ils ont ainsi accusé les libéraux, maintenant au pouvoir, de vouloir adopter à terme la Charte européenne des droits de l'Homme que la Pologne, comme la Grande-Bretagne, a eu le droit de ne pas intégrer dans le traité de Lisbonne.

Un texte qui, selon les jumeaux Kaczynski, permettrait aux Allemands de réclamer des indemnisations pour des biens abandonnés sur d'anciens territoires allemands attribués à la Pologne après la Seconde Guerre mondiale ou obligerait la Pologne à reconnaître des mariages homosexuels.

Le refus polonais s'ajoute au problème tchèque, où la ratification est loin d'être acquise, en raison de l'euroscepticisme d'une partie de la droite libérale au pouvoir à Prague, à commencer par le président Vaclav Klaus.

Source AFP

samedi 19 avril 2008

La France et l'euro : premier bilan

La France a-t-elle réellement bénéficié de l'euro ?

Le processus qui va aboutir à l’euro commence au Traité de Maastricht (décembre 1991). Dans cette période de quinze ans, on peut, du point de vue des performances économiques françaises, distinguer trois grandes parties :

La période de préparation, 1992-1998 :
Pendant six années la politique économique française a été véritablement conditionnée, par les critères de convergence imposés par la monnaie unique. Nous avons connu une période de croissance extrêmement faible, une explosion du déficit budgétaire qui passe de 35% à 60% en cinq ans (du jamais vue), une surévaluation du franc arrimé de manière totalement artificielle au mark, et un chômage de masse.

L'Allemagne, qui à cette période, subissait le contrecoup de l'euphorie de la réunification a mené une politique monétaire extrêmement restrictive qui n'a pas correspondu aux besoins français. Ces années ont été d'autant plus difficiles pour l'économie française qu'elles correspondaient à une période de grande faiblesse du dollar.

Le bilan de ces années de préparation a été désastreux pour la France.
Endettement public, chômage de masse et recul important des entreprises française sur les marchés internationaux à l’exportation. La France sort de l’aventure économiquement exsangue et, circonstance aggravante, dotée d’un franc notoirement surévalué de 30 à 40%.

La création de la Banque centrale européenne en juin 1998.
La remonté du dollar et ses effets sur les marchés financiers et les taux d'intérêts des pays de la zone euro se sont manifestés dès 1998. Les années 1997 à 2000 ont connu une politique de dollar fort, donc d'euro faible dont ont bénéficié toutes les économies européennes, à commencer par l'économie française. De 1998 à 2000 la France a connu une croissance de 3,5% à 4%. Il se produit alors un phénomène de rattrapage de croissance, ce qui a favorisé notre commerce extérieur.

Le passage à l’Euro.
Avant le passage à la monnaie unique, la France, a commis la grosse erreur d’arrivée avec une monnaie largement surévalué par apport à son potentiel économique.
Au moment de la mise en place des parités fixées entre les monnaies de la zone Euro, la France dotée d’une parité fixe surévaluée de 30 à 40%, pénalise de fait ses entreprises exportatrices placées en concurrence avec les entreprises des autres pays à l'intérieur de la zone euro.

Une faute économique majeur.
Après le passage à l’euro, la situation s'est brutalement renversée. Les prix flambent, le pouvoir d’achat s’effrite et le déficit commercial de la France explose. Désormais notre pays paye le prix des erreurs de nos dirigeants aveuglés par la déesse « Europe ».

A partir des années 2006-2007 l'Allemagne renoue avec la croissance. L’économie allemande bénéficie de sa structure traditionnelle de producteur mondial de biens d'investissement. Elle a donc enregistré les avantages de l'essor des pays émergents. Pendant cette nouvelle période de croissance rapide pour l'Allemagne, la France « décroche ».

Les incohérences du projet européen et les innombrables erreurs de nos dirigeants sont malheureusement d’ordre structurel. Ce type d’erreur économique contrairement aux problèmes conjoncturels a des effets à très long terme.

La France qui au XVIIIe siècle a complètement loupé le démarrage de la production industrielle mettra plus d’un siècle pour rattraper son retard industriel sur la Grande-Bretagne. Les fautes effectuées lors du passage à l’euro sont du même niveau et continueront à se faire ressentir pendant au moins 20 ou 30 ans.
Notre taux de croissance est désormais l’un des plus bas de la zone euro et notre calvaire ne fait que commencer.

L’euro au service de l’Allemagne

A partir de l'an 2000, l'Allemagne de Gerhard Schröder a mené une politique de désinflation compétitive très brutale avec une réduction des coûts salariaux et l'allongement du temps de travail sans relever les salaires, entraînant l'ensemble des pays de la zone euro – dont elle était le premier marché - dans sa décélération.

C'est un exemple flagrant d'absence de coopération des politiques économiques.

Cette compression de la demande interne va redonner des points de compétitivité à l'Allemagne, qui vont jouer d'abord au détriment des autres pays de la zone euro.

Un chiffre montre la part de l'excédent commercial que l'Allemagne réalise sur l'Europe et sur les pays émergents. Sur 200 milliards d'excédent en 2007, 150 milliards sont réalisés sur l'Europe, y compris la Suisse et les pays hors zone euro ; sur la seule zone euro l'excédent commercial allemand est de 100 milliards. Il se manifeste surtout sur la Grande-Bretagne, la France, l'Italie et l'Espagne.

Le fait de donner la même monnaie à la France et à l'Allemagne est une idée d’une rare stupidité, car ces deux pays ont des industries très différentes. La France vit mieux, pour ses exportations, avec un dollar faible, ce qui n'est pas le cas de l'Allemagne.

La France qui a une population plus jeune que la population allemande a besoin de plus de croissance pour pouvoir offrir des emplois aux nouvelles générations arrivant sur le marché du travail. Malheureusement la banque centrale n'a pour seule priorité que la lutte contre l'inflation ce qui correspond aux intérêts des industriels allemands.

Une situation qui s’explique : au moment du traité de Maastricht et de la définition des critères de convergence, l’Allemagne a réussi à imposer sa conception monétaire, conforme aux intérêts de son tissu industriel, contre l’avis de ses partenaires européens.

Une erreur d’appréciation que la France paye désormais très cher.

jeudi 10 avril 2008

McCain pour un accord de libre-échange entre l'UE et l'Alena

McCain, est enthousiasmé à l'idée de créer une immense zone de libre échange incluant les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France et les autres membres de l'UE.

John McCain, assuré d'être le candidat républicain à la Maison blanche, s'est prononcé en faveur d'un nouveau traité de libre-échange entre les pays de l'Alena (Accord de libre-échange nord-américain) et les 27 membres de l'Union européenne.

"Je suis un défenseur fervent et imperturbable de l'Alena. Je suis un partisan inébranlable des accords de libre-échange. En fait, il pourrait être intéressant (...) que nous ayons un tel accord avec l'Union européenne", a déclaré McCain devant le World Affairs Council.

"Ils sont l'un des plus grands blocs économiques du monde, si ce n'est le plus grand. Conclure un accord de libre-échange avec l'Union européenne serait une grande chose",

Alors que les démocrates l'accusent de s'aligner sur les positions diplomatiques de George Bush, McCain a reconnu que l'image des Etats-Unis avait été écornée par cinq ans de guerre en Irak.

"Dans le monde d'aujourd'hui, nous devons assumer et répondre à nos responsabilités de grande nation. L'une d'entre elles est d'être un allié fiable", a-t-il dit.

McCain avait auparavant évoqué devant le World Affairs Council sa vision de la politique étrangère et prôné une diplomatie américaine plus énergique. Le sénateur de l'Arizona, s'est également dit déterminé à restaurer les liens entre les Etats-Unis et leurs alliés.

Source : Reuters