Citations

« Cent "non" font moins de mal qu'un "oui" jamais tenu. »
Sagesse asiatique.

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« Il est important de promouvoir une unité qui ne peut pas et ne veut pas être une uniformité, mais qui est capable de garantir le respect des différences nationales et des diverses traditions culturelles qui constituent une richesse dans la symphonie européenne, en rappelant d’autre part que “l’identité nationale elle-même ne se réalise que dans l’ouverture aux autres peuples et à travers la solidarité envers eux” (Ecclesia in Europa, n. 112). »

Benoît XVI, Palais de l’Élysée, 12 septembre 2008

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Mise en ligne (colonne de droite) de documents de l'Institut de Relations Internationales & Stratégiques (IRIS)

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Nouvelle offensive d'été de l'ARN

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Si vous souhaitez vous joindre à cette action, l'ARN tient à votre disposition l'affiche ci-dessus. Pour tout renseignement prenez contact avec : René Delacroix 16 rue Marcelin Berthelot. 92230 Gennevilliers. TéL 01 47 98 25 41
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dimanche 12 octobre 2008

La Turquie est toujours en butte avec le PKK


Vives tensions au Turkistan

Des affrontements vendredi entre l'armée turque et les rebelles kurdes du PKK ont fait une quarantaine de morts dans l'est de la Turquie, aux confins des frontières iranienne et irakienne.

L'armée a annoncé que ces combats, dans la région de Semdinli, avaient fait 15 morts dans ses rangs tandis que les médias turcs font état d'au moins 23 tués dans ceux du mouvement de guérilla séparatiste kurde.

Pour l'armée turque, il s'agit d'un des plus lourds bilans enregistrés cette année dans la lutte contre le PKK, et la pression devrait s'accentuer envers le Premier ministre Tayyip Erdogan pour qu'il lance des représailles.

L'état-major turc a indiqué que deux soldats étaient portés disparus et qu'une opération avait été lancée pour les retrouver.

Un correspondant de l'agence Reuters se trouvant du côté turc de la frontière a vu des hélicoptères de combat et des chasseurs F-16 turcs survoler samedi le secteur. Des soldats des forces spéciales ont également été déployés.

Les attaques lancées d'Irak en Turquie par des combattants du PKK, ainsi que les ripostes turques en territoire irakien, ont tendu les relations entre Ankara et Bagdad, où le porte-parole du gouvernement irakien a appelé la Turquie à réagir avec "sagesse et mesure".

Le président irakien Jalal Talabani a téléphoné à son homologue turc Abdullah Gül pour condamner l'attaque menée par le PKK et proposer une réunion entre les deux pays sur les questions de sécurité, a rapporté la présidence turque dans un communiqué.

Réunion de crise à Ankara

Gül a souligné que la Turquie voulait voir l'Irak "prendre le plus tôt possible les précautions nécessaires" pour prévenir de nouvelles attaques de ce genre.

L'Otan, l'Union européenne et l'ambassade des Etats-Unis à Ankara ont condamné l'opération menée par les séparatistes.

Erdogan a écourté une visite officielle au Turkménistan afin de présider une réunion d'urgence à Ankara.

Un communiqué publié après cette réunion précise que les dirigeants civils et militaires du pays ont promis des initiatives fortes contre le PKK et étudié "toutes les méthodes et les mesures de précaution" à envisager.
"Le combat contre le terrorisme se poursuivra avec une détermination accrue", souligne le communiqué.

Le Parlement turc devrait approuver ce mois-ci une demande du gouvernement visant à prolonger le mandat l'autorisant à intervenir militairement dans le nord de l'Irak, qui expire le 17 octobre.

Les combats de vendredi constituent le premier grand défi rencontré par le nouveau chef d'état-major de l'armée turc, le général Ilker Basbug, entré en fonction au mois d'août. Ce dernier a souligné que si les opérations militaires contre le PKK allaient assurément se poursuivre, il convenait également de pacifier le sud-est de la Turquie par des mesures socio-économiques.

Erdogan a annoncé un programme d'investissement de 12 milliards de dollars en cinq ans pour la région, afin d'y améliorer le niveau de vie et de réduire le soutien local au PKK.

Le PKK est considéré par les Etats-Unis et l'Union européenne comme un groupe terroriste. La Turquie lui attribue la mort de plus de 40.000 personnes depuis le lancement de son combat pour un Kurdistan autonome, en 1984.

jeudi 10 avril 2008

Alliance USA Turquie

Une alliance solide mais ambiguë

La carte turque n’est pas facile à jouer pour Washington. Il s’agit d’une alliance longue et solide, mais ambiguë et la position de la Turquie semble se renforcer ces derniers temps

Il est vrai que 70% du ravitaillement aérien destiné à l’Irak, un tiers du carburant et 95% des blindés passent par la base d’Inçirlik en Turquie, devenue une plaque tournante du transit américain vers l’Irak et vers l’Afghanistan. La Turquie elle-même fournit actuellement 19% de l’alimentation et de l’eau en Irak. Bientôt, elle fournira également 25% de son électricité. Pour les Etats-Unis, les guerres en Afghanistan et en Irak créent une situation de dépendance qui profite à Ankara.

Intérêts contradictoires

Pour Washington, les Kurdes du Kurdistan irakien constituent leur deuxième allié dans la région après les Turcs. C’est grâce à eux que le Kurdistan est devenu la partie la plus stable de l’Irak. Une alliance peu appréciée par la Turquie qui n’a pas hésité à lancer une offensive de l’armée turque au nord du Kurdistan irakien contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) il y a un mois. L’opération a suscité une forte irritation à Erbil, la capitale de la province. C’est sous la pression de Washington qu’Ankara a retiré ses troupes au bout de huit jours, considérant officiellement que les objectifs de l’opération aient été atteints.

Il est difficile aux Etats-Unis de tolérer un conflit ouvert entre leurs deux principaux alliés dans la région, mais les contentieux entre Turques et kurdes est tels, qu’on voit mal comment ils pourraient, bien s’entendre durablement.

Conséquence :

En dépit de l’appui massif de Washington à la candidature de la Turquie à l’Union européenne, la Turquie traverse actuellement une période de recrudescence de l’antiaméricanisme. En 2000, 52% des Turcs se déclaraient bien disposés envers les Etats-Unis. Début 2007, ce taux est tombé à 7%.

Une situation qui risquerait d’avoir des conséquences défavorables sur l’influence américaine dans la région. On peut donc percevoir une évolution du discours américain par rapport à la Turquie. Tout en restant opposés à une intervention turque au Kurdistan, les Etats-Unis ne semblent plus oser dire clairement « non » et Washington a désormais de plus en plus du mal à contenir les ambitions d’Ankara.