Citations

« Cent "non" font moins de mal qu'un "oui" jamais tenu. »
Sagesse asiatique.

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« Il est important de promouvoir une unité qui ne peut pas et ne veut pas être une uniformité, mais qui est capable de garantir le respect des différences nationales et des diverses traditions culturelles qui constituent une richesse dans la symphonie européenne, en rappelant d’autre part que “l’identité nationale elle-même ne se réalise que dans l’ouverture aux autres peuples et à travers la solidarité envers eux” (Ecclesia in Europa, n. 112). »

Benoît XVI, Palais de l’Élysée, 12 septembre 2008

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Mise en ligne (colonne de droite) de documents de l'Institut de Relations Internationales & Stratégiques (IRIS)

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Nouvelle offensive d'été de l'ARN

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Si vous souhaitez vous joindre à cette action, l'ARN tient à votre disposition l'affiche ci-dessus. Pour tout renseignement prenez contact avec : René Delacroix 16 rue Marcelin Berthelot. 92230 Gennevilliers. TéL 01 47 98 25 41
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samedi 20 décembre 2008

Les revenus des agriculteurs chutent

Après la flambée des prix agricoles, l'an dernier, voici la flambée des coûts de production en 2008. Et cela a pesé lourd dans l'équation du revenu des agriculteurs si l'on en juge par les données des statisticiens du ministère de l'Agriculture.Globalement, le revenu agricole s'affiche en réduction de 15 % par rapport à celui de 2007.



Cette dégradation s'explique par une flambée du prix de l'énergie, des aliments du bétail (sous l'impact du prix des céréales) mais aussi des engrais. L'ardoise payée par les agriculteurs a explosé dans tous les compartiments. Tout cela est facteur de hausse des prix. Les consommateurs en pâtissent sans que les agriculteurs en profitent... puisqu'ils repaient à leurs fournisseurs ce qu'ils gagnent sur leurs clients.


Le marché n'est pas tendre pour les éleveurs de bovins de viande ; leur revenu s'effondre de 32 %. Les maraîchers (- 16 %) et producteurs de fruits (- 26 %) ne s'en sortent pas tellement mieux.Seuls deux ou trois métiers s'en sortent : les producteurs de lait, d'abord (+ 23 % pour leur revenu). Si la forte hausse du prix du lait en début d'année a permis de compenser des coûts plus élevés, l'euphorie a été de courte durée. Depuis octobre le marché du lait est en crise.Champions du revenu l'an dernier, les producteurs de céréales voient eux aussi leur revenu chuter cette année (- 37 %). Avec cette diminution quasi-générale, le paysan français moyen retrouve le niveau de revenu de 2000.


Parallèlement, la concentration des fermes se poursuit. Le nombre des agriculteurs continue à diminuer de 2,5 % chaque année.

"La faiblesse de la concurrence est la principale raison au maintien de prix élevés", explique ce rapport sur "la formation des prix alimentaires".
Ce niveau de la concurrence joue davantage que le niveau des prix agricoles pour la détermination des prix alimentaires. Une étude constate notamment que le consommateur trouve une situation concurrentielle dans seulement 13% des marchés locaux.

Le rapport cite l'exemple de Nantes, où les prix sont parmi les plus faibles de France grâce à la concurrence importante entre les grandes enseignes.
Aux Pays-Bas, le niveau relatif des prix par rapport à la moyenne de l'Union Européenne a baissé de plus de 15% depuis 2003, année de lancement d'une guerre des prix entre distributeurs.


Le "hard discount" est une autre option pour baisser les prix, éprouvée avec succès en Allemagne, mais il se concentre sur des produits d'appel à prix faibles et ne concerne que les produits de base.

Le niveau des prix dans la grande distribution en France et en Allemagne est sensiblement supérieurs à ceux observés en Espagne et aux Pays-Bas.

le revenu net d’une entreprise agricole a baissé de 15,9% en 2008 selon l'Insee

un rapport d'Eric Besson,

mercredi 26 novembre 2008

La crise financière démontre l'inefficacité de l'UE.

La crise financière à une nouvelle fois démontré l'inutilité et l'inefficacité de l'UE. La plupart des pays européens à commencer par l'Allemagne ont annoncé leur plan anti-crise dès le mois d'octobre sans consultation de leur voisins.

Voici les principales mesures nationales de soutien à l'activité économique annoncées ou programmées jusqu'ici par les principaux pays européens.


Grande-Bretagne: Le gouvernement doit annoncer des allègements fiscaux pour 15 ou 16 milliards de livres (18 à 19,2 milliards d'euros), avec principalement une baisse de 2,5 points de la TVA, qui passerait ainsi de 17,5% à 15%. Londres envisage aussi l'extension d'un abattement fiscal de 120 livres par an consenti aux contribuables les plus modestes, ou un report du projet d'augmenter le taux de l'impôt sur les plus petites sociétés.


Allemagne:Quinze mesures adoptées début novembre, parmi lesquelles une exonération de taxes sur les achats de voitures neuves ou encore un renforcement des aides au financement des PME. En octobre, l'Allemagne avait préalablement annoncé des baisses de cotisations sociales ou encore une augmentation des allocations pour les jeunes enfants. Berlin estime l'enveloppe à 32 milliards d'euros sur deux ans, soit 1,3% du PIB national.


France:Plan de soutien annoncé le mois dernier de 22 milliards d'euros pour aider au financement des PME, et exonération totale de la taxe professionnelle jusqu'au 1er janvier 2010 pour les nouveaux investissements des entreprises en France (coût: un milliard d'euros par an). Paris veut créer un fonds souverain national ("Fonds stratégique d'investissement") doté de 20 milliards d'euros et destiné à soutenir l'industrie du pays dans la crise et à défendre les secteurs stratégiques contre tout "prédateur" étranger.


Italie: Plan anti-crise en préparation que Rome chiffre à 80 milliards d'euros. Il s'agit d'aider les familles à faibles revenus (chèque de bonus, réduction des factures d'électricité et de gaz, carte prépayée pour les biens de première nécessité), les entreprises (déductions fiscales, augmentation des ressources du fonds de financement du chômage technique), et de financer des projets d'infrastructure.


Espagne: Le gouvernement compte dévoiler les détails d'un plan d'investissements publics contre le chômage, d'un montant non précisé (accélération du rythme des grands travaux et soutien au secteur automobile).


Pays-Bas: Le gouvernement vient d'annoncer des mesures, fiscales notamment, pour soutenir leurs entreprises d'un montant de six milliards d'euros, soit 1% de leur produit intérieur brut (PIB). Il est aussi prévu une indemnisation partielle, sous conditions, des salariés au chômage technique en raison de la situation économique.


Hongrie: Le gouvernement a présenté mi-novembre un plan d'aide de 1.400 milliards de forints (5,4 milliards d'euros) sur deux ans pour aider les entreprises face à la crise. Le programme prévoit pour les PME des aides, garanties de crédit et taux d'intérêts préférentiels. Des baisses de charges sociales sont aussi programmées.


Autriche: Les partis social-démocrate et conservateur autrichiens prévoient un programme de relance de plus de trois milliards d'euros. Ce projet inclut 2,2 milliards d'allègements fiscaux dès 2009.

dimanche 2 novembre 2008

La confiance de la zone euro est tombée à son plus bas niveau

La confiance économique de la zone euro est tombée en octobre à son plus bas niveau depuis ces 16 dernières années, selon une enquête publiée le jeudi 30 octobre 2008 par la Commission européenne (CE).

L'indicateur du climat économique dans les 15 pays de la zone euro a baissé de 7,1 points à 80,4 en octobre, le plus bas record jamais atteint depuis 1993. Il s'agit aussi de la plus grande baisse en un mois depuis le début de l'enquête du genre de la CE en janvier 1985.

Dans les 27 pays de l'Union européenne (UE), l'indicateur mensuel a diminué de de 7,4 points à 77,5, qui constitue aussi le plus grand déclin mensuel jamais atteint depuis 1993 dans l'Union.
L'enquête de la CE est menée dans les différents secteurs de l'économie, dont l'industrie, les services, la construction et le commerce de détail ainsi que auprès des consommateurs.

Aussi bien dans la zone euro que dans l'UE, la confiance économique a considérablement diminué dans tous les secteurs. La confiance des consommateurs a atteint son plus bas niveau depuis près de 15 ans. L'indicateur de la confiance des services a accusé son plus bas niveau depuis douze ans. Les indicateurs de la confiance de l'industrie et de la construction ont aussi diminué de manière considérable en octobre.

Tous les pays membres de l'UE ont rapporté une baisse de leur confiance économique. Parmi les grands pays membres, la confiance s'est affaiblie plus nettement dans les Pays-Bas (-11,3 points), suivis par la France (-6,5), l'Italie (6,1) et la Grande-Bretagne (5,7).
La confiance économique en Allemagne, la plus grande économie dans l'UE, a enregistré une baisse moyenne de 4,8 points en octobre.
En même temps, l'indicateur du climat des affaires (BCI) pour la zone euro a encore diminué en octobre pour tomber à son plus bas niveau depuis 2001, a déclaré la CE dans une autre enquête.
"Le bas niveau de l'indicateur suggère que l'activité industrielle demeure faible", a dit la CE.
L'affaiblissement de la confiance a intensifié des préoccupations largement répandues que l'économie de la zone euro est au bord de la récession en raison de la crise financière.


Source Xinhua

jeudi 2 octobre 2008

Renault dégraisse : 6.000 emplois supprimés dont 4.900 en France

Un comité de groupe européen du constructeur automobile Renault a confirmé, jeudi 25 septembre 2008, la suppression de 2.000 emplois en Europe dont 900 en France. Ce plan social s’ajoute aux 4.000 départs volontaires annoncés en juillet sur les sites français.

Quatre cent cinquante suppressions toucheront le réseau commercial et 450 la production industrielle. En France, l’usine de Maubeuge (Nord) qui produit les Kangoo et celle de Batilly (Meurthe-et-Moselle), spécialisée dans les utilitaires, devraient être touchées. Le site de production de boîtes de vitesses à Ruitz (Pas-de-Calais) également ainsi que les usines de Dieppe (Normandie) et Villeurbanne (Rhône-Alpes).

En Europe, 19 pays au total sont concernés. « Outre la France, le plan aura un impact en Espagne, en Italie, en Grande-Bretagne, en Allemagne. Des plans sociaux seront mis en place au Royaume-Uni, aux Pays-Bas et en Italie.

Renault avait déjà présenté en comité central d’entreprise, le 9 septembre dernier, un plan de 4.000 départs volontaires en France, dont la suppression d’une équipe dans l’usine de Sandouville, soit 1.000 postes sur 3.700 salariés. Le site normand produit notamment la nouvelle Laguna lancée à l’automne 2007, qui a du mal à se vendre, la Renault Espace et la Velsatis.

La CGT, a dénoncé par la voix de son secrétaire général, la stratégie financière du constructeur : « Renault restructure pour accroître avant tout ses marges financières », a déploré Bernard Thibault. Au cours des cinq dernières années, le constructeur automobile a cumulé 15 milliards d’euros de profits. Il dispose actuellement de plus de 6 milliards de trésorerie.

Le patron de Renault, Carlos Ghosn, a réaffirmé sa volonté « de garder le cap d'une marge opérationnelle de 6% en 2009 quoi qu'il arrive ».

Pour réaliser cet objectif, Renault met donc en place un plan qui vise à dégager 350 millions d'euros d'économies en 2009 et 500 millions en 2010. Ce plan passe par des départs volontaires, une réorganisation des usines et une augmentation du prix de vente des véhicules. Le groupe, sixième constructeur européen en terme de ventes, a également revu à la baisse ses objectifs commerciaux pour 2009, ramenés de 3,3 millions à 3 millions de véhicules par an. Le groupe invoque notamment le ralentissement des marchés européens et notamment celui du marché haut de gamme, sur lequel il est présent avec la Laguna.

Source : AFP

5e Conseil Espace à Bruxelles : pour rien et à nos frais

Les ministres chargés des affaires spatiales des Etats membres de l'ESA et de l'UE se sont réunis le 26 septembre 2008 à Bruxelles dans le cadre du cinquième Conseil Espace .

Cette réunion du Conseil Espace était présidée conjointement par Valérie Pécresse, ministre française de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, pour le Conseil Compétitivité de l'UE, et par Maria Van Der Hoeven, ministre des Affaires économiques des Pays-Bas et présidente en exercice du Conseil de l'ESA au niveau ministériel.

A l'aune des communiqués de presse, cette réunion, généreusement financée par l'argent des contribuables, n'a visiblement pas servi à grand chose. Ce qui n'a pas empêché Madame Maria Van Der Hoeven de, "se féliciter des progrès accomplis au cours des dix-huit derniers mois dans la mise en œuvre de la Politique spatiale européenne".

A noter, néanmoins, la grande réforme de ce sommet. A savoir, le changement de nom du programme d'application spatiale GMES – ce dernier s'appellera désormais Kopernikus, et sera doté d'un plan d'action pour sa mise en place, avec, d'après les communiqués officiels, "un financement pérenne des mécanismes de fourniture de services opérationnels, une stratégie pour la gouvernance globale du système et de toutes ses composantes, ainsi qu'une politique globale en matière de données".

S'il est trop tôt pour savoir si la nouvelle Europe spatiale servira un jour à quelque chose, si ce n'est à engloutir l'argent du contribuable, force est de constater qu'en matière de langue de bois ces responsables ont déjà atteint des sommets.

jeudi 7 août 2008

Le temps des mercenaires

D’ici 2010, l’armée polonaise sera composée exclusivement de professionnels. Le passage à une armée de métier se généralise dans l’Union européenne ou depuis la fin des années 1990, de nombreux pays européens se dirigent vers un modèle d'armée à l’image de celle des Etats-Unis.

Officiellement, les « armées de recrues » ne correspondent plus aux besoins actuels de défense des Etats. En réalité, la fin de la conscription permet de couper le lien entre l'armée et la population civile et, accessoirement, la fin du service national prive les citoyens ordinaires, de toute formation militaire.

Une logique bien connue des régimes dictatoriaux, qui ont toujours cherchés à transformer les institutions garantes de leur survie (armée, police, service spéciaux, pouvoir judiciaire, etc.) en castes coupées du reste de la population.

La fin du service militaire obligatoire dans les pays de l’Union européenne

Grande-Bretagne
Le service militaire obligatoire a complètement été aboli en 1962. Depuis cette date, la défense du pays repose sur une armée de métier qui comptait en 2006 environ 230.000 hommes. Au sein de son armée de professionnels, le Royaume-Uni dispose de forces de réserve qui reposent sur d’anciens militaires et sur des volontaires.

Belgique
la Belgique a mis fin à son service militaire obligatoire en 1995. Le service militaire y fut délibérament saboté. Dans les dernières années précédant la levée de la conscription, seul un jeune sur quatre effectuait son service militaire en raison de dispenses et d’autres exemptions.

France
La suppression de la conscription, héritage de la révolution française, en 1996, fut l’une des réformes les plus désastreuses du mandat du président Jacques Chirac .

Pays-Bas
Les Pays-Bas ont quant à eux définitivement abandonné ce système en 1998.

Italie
Le changement a eu lieu en l’an 2000 mettant fin à 200 ans de service militaire, introduit par les armées napoléoniennes aux alentours de 1800.

Espagne
En 2003, l’Espagne a mis fin au service militaire et a choisi également l’armée de métier.

Plus à l’Est, les membres de l’UE se dirigent également vers une armée de métier : la Hongrie a fait ce choix en 2004. La Slovénie en 2006. La Roumanie et la Lettonie en 2007…

Des pays qui restent attachés à la conscription :

Allemagne
L’Allemagne, qui, tout en développant une armée de métier, conserve l’obligation du service militaire. Tous les ans, l’armée allemande recrute environ 80.000 jeunes pour une mission dont la durée s’établit à 9 mois. Si les jeunes appelés ne souhaitent pas entrer dans l’armée, ils peuvent opter pour un service civil.

Finlande
En Finlande, le service militaire reste une tradition et l’armée est l’une des institutions les plus populaires du pays. Le service militaire dure entre 6 et 12 mois en fonction de la situation professionnelle des jeunes. Tous les 7 ans, les anciens conscrits sont également appelés à effectuer quelques jours d’entraînement pour se « rafraîchir » la mémoire.

Suède
Bien que le pays n’ait plus connu la guerre depuis 1814, le service militaire reste obligatoire pour les hommes en Suède et sur la base du volontariat pour les femmes.

Autriche
En Autriche, le service militaire reste obligatoire mais les jeunes appelés ont la possibilité d’effectuer un service civil à la place. Ils sont mobilisés pour 6 mois.

Le règne des tyrans

Les soldats des pays de l'UE seront de plus en plus sollicités pour intervenir à l’étranger dans le cadre d’opération de "maintien de la paix" (comme en Irak ou au Kosovo) face à des populations civiles souvent hostiles. Dans ce type de configuration, seule une armée de métier peut, dans la durée, mener une action coercitive sans se poser trop de questions. A une armée de citoyens, l'Union européenne préfère désormais, les hordes mercenaires sans état d'âme.

Dans l'antiquité, le fait de porter une arme était le privilège des hommes libres. Une référence historique que voudrait bien nous faire oublier le régime dictatorial de la Commission Européenne.

Service militaire obligatoire ou non, service civil : le détail par pays

dimanche 20 juillet 2008

José Manuel Barroso candidat à sa succession

Fort du soutien déclaré de la France et de l'Italie, José-Manuel Barroso prend ses marques pour se succéder à lui-même à la tête de la Commission européenne.

"Si je devais prendre une décision aujourd'hui à propos d'un second mandat, je dirais oui, à condition bien sûr d'avoir le soutien des Etats membres et du Parlement européen", a lâché ce week-end au quotidien néerlandais NRC Handelsblad José-Manuel Barroso, dont le mandat arrive à échéance à l'automne 2009.

Coup sur coup, la France et l'Italie viennent de l'adouber pour un second mandat.
"Lorsque nous devrons, bientôt, nommer un président de la Commission, notre candidat sera le président Barroso. Nous voyons en toi le meilleur président", lui a déclaré mardi le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi.

Nicolas Sarkozy lui a aussi apporté publiquement son soutien, tout comme le président du Parlement européen, le conservateur allemand Hans-Gert Pöttering.

Arrivé à Bruxelles en 2004 avec l'intention de moins légiférer et de promouvoir une Europe des "résultats", José-Manuel Barroso est tenus par certains, pour responsable d’un bilan institutionnel guère brillant : un rejet du projet de Constitution européenne en 2005 en France et aux Pays-Bas, suivi d'un "non" irlandais le 12 juin au texte qui lui a succédé, le traité de Lisbonne.

Le choix du futur chef de l'exécutif européen, revient aux dirigeants des 27 pays membres et Allemagne, pourraient bien in fine être tentés de faire le choix du renouveau à Bruxelles.

source : AFP

samedi 12 juillet 2008

Europe la fin d’un mythe ?



Eurobaromètre en dépôt de bilan

Lors d’une enquête réalisée entre mars et mai 2008 auprès d’un échantillons de population âgée de 15 ans et plus, 1.000 Français ont été consultés et retenus, sur un total de 30.000 entretiens. Cette étude démonte que désormais les réalités économiques ne peuvent plus être dissimulées au yeux de l’opinion publique, en dépit des enquêtes d’opinion truquées de l’Eurobaromètre.

L’appartenance à l’UE ne fait plus recette

La moitié (48%) des Français interrogés considèrent que l’appartenance de la France à l’Union est une bonne chose (contre 60% mi-2007). Un tiers pense que ce n’est ni une bonne ni une mauvaise chose et 17% une mauvaise chose. La part de ceux qui estiment que la France a bénéficié de son appartenance à l’UE a également diminuée pour s’établir à 49%.

Le pouvoir d’achat : source d’inquiétude n° 1

Le pouvoir d’achat prend la tête des préoccupations. Cité par 37% des sondés, cette préoccupation enregistre une hausse de 21 points en deux ans. Il y a donc désormais plus d’Européens inquiets face à la hausse des prix que face au chômage ou à l’immigration. En France, l’inflation est même citée par plus de la moitié des personnes interrogées (51% d’entre elles).

Le sujet est encore plus présent en Autriche (54%), mais les prix sont aussi au premier plan chez les Belges (48%), les Allemands (44%) et les Italiens (44%), qui citent le pouvoir d’achat avant tout le reste. L’Europe du Nord semble moins affectée par ce phénomène puisque moins de deux personnes interrogées sur dix au Danemark, aux Pays-Bas et en Suède le placent en première position.

Economie : le cauchemar annoncé

Concernant la situation économique de leur pays, la plupart des Européens (46%) estiment que les douze mois à venir seront moins bons que les douze derniers.

Les Français sont plus inquiets que la moyenne européenne : 57% s’attendent à un avenir moins florissant. Ce changement rompt avec le regain d’optimisme enregistré quelques mois après l’élection présidentielle de 2007. Alors que moins de la moitié des Européens (45%) estiment que "les choses vont dans la mauvaise direction dans leur pays", près de deux Français sur trois sont de cet avis (61%). Seuls les Italiens, les Britanniques et les Hongrois les dépassent. Ce constat est conforté par le fait que 63% des Français sondés pensent aux délocalisations lorsqu’ils entendent le mot "mondialisation".

dimanche 15 juin 2008

« Non ! » en Irlande

Maintenant, les scénarios possibles :

Nouveau scrutin dans quelques mois, semi-retrait de l'Irlande de l'UE, retour au traité de Nice ou grand débat sur l'Europe ?

Après la victoire attendue du « non » au référendum irlandais, et en attendant le sommet européen de jeudi et vendredi prochains, voici les options envisagées par les responsables et analystes européens.

- L'IRLANDE REVOTE RAPIDEMENT
C'est l'option préconisée par la France, qui prendra la présidence de l'UE au 1er juillet. Comme pour le traité de Nice, que les Irlandais avaient d'abord rejeté par référendum en 2001 avant de voter « oui » en 2002, nombre de responsables européens estiment que les Irlandais pourraient dans les prochains mois, peut-être début 2009, revoter sur un texte légèrement « aménagé » pour rallier les Irlandais.

La question est de savoir quelle modification pourrait être apportée, tant les arguments du camp du « non » ont été divers (peur d'une légalisation de l'avortement, d'une modification du système fiscal, de suppression des subventions agricoles, etc...). Certains en Irlande font cependant valoir que la participation ayant été supérieure à celle de 2001, l'idée d'un second vote pourrait être plus difficile à faire passer. Si le texte était effectivement revoté positivement dans un délai rapide, le traité de Lisbonne pourrait entrer en vigueur presque dans les temps - sinon au 1er janvier comme prévu, du moins après les élections européennes de juin 2009.


- CONTINUER AVEC LE TRAITE DE NICE
C'est l'option du statu quo, malgré toutes les imperfections de ce traité : avec Nice, la plupart des décisions doivent être prises à l'unanimité, ce qui est beaucoup plus difficile à 27 pays qu'à 15. Le traité de Nice rend surtout particulièrement compliquée l'entrée de nouveaux pays dans l'UE, puisqu'il oblige à recalculer le poids de vote de chaque pays à chaque fois (la Croatie doit entrer vers 2010), ou augmenter le nombre de députés européens (déjà 785 aujourd'hui).

- RENEGOCIER LE TRAITE DE LISBONNE
Les responsables européens l'excluent, d'autant que le traité de Lisbonne est déjà le fruit d'une difficile renégociation, a minima, de la Constitution européenne rejetée par la France et les Pays-Bas en 2005. Mais ils excluaient aussi de renégocier la Constitution...

- L'IRLANDE SE RETIRE EN PARTIE DE L'UE
Cette option consisterait à négocier avec l'Irlande son retrait des politiques européennes autres que le marché commun et l'Union économique et monétaire (l'euro). C'est un peu ce que le Danemark a fait après son « non » au traité de Maastricht en 1992, puisqu'il a obtenu des dérogations dans le domaine de la Défense, la monnaie unique, etc. Personne n'envisage un retrait pur et simple de l'Irlande de l'UE.

- UN « NOYAU » DE PAYS VONT DE L'AVANT
Certains estiment que l'idée d'un « noyau » de pays membres décidés à aller de l'avant pourrait se concrétiser, qui créeraient leur propre Union d'avant-garde à côté de la « vieille » Union européenne et approfondiraient leur coopération... Mais quels pays constitueraient ce « noyau » ? Quels seraient les relations entre cette nouvelle entité et l'ancienne ? Les questions sont infiniment plus nombreuses que les réponses.

- ROUVRIR LE GRAND DEBAT EUROPEEN
Beaucoup de responsables reconnaissent que le « non » irlandais témoigne d'un fossé entre les citoyens et l'élite européenne. Certains veulent donc remettre tout à plat, quitte à convoquer une nouvelle Convention pour s'assurer du soutien de la population à la poursuite de la construction européenne...

Source : Le Parisien

jeudi 12 juin 2008

Identité électronique dans l'UE

La Commission européenne a dévoilé, le 2 juin dernier, un projet de reconnaissance électronique des identités des ressortissants européens.

Ce projet de la Commission permettra de contrôler l’identité des citoyens de l'UE et d'utiliser des systèmes transnationaux d’identification électronique (mots de passe, cartes d'identité, codes PIN et autres) à travers l'UE, et non plus uniquement dans leur pays d'origine.

13 des 27 États membres (Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Estonie, France, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, Slovénie et Suède) et l'Islande (partie à l'accord sur l'Espace économique européen avec l'UE) vont coopérer pour assurer la reconnaissance transnationale des identités électroniques.

Ce projet pilote à grande échelle, appelé STORK (Secure idenTity acrOss boRders linKed), vise à mettre en œuvre un système européen de reconnaissance de l'identité électronique qui permettra aux gouvernements et aux agents de la fonction publique d'identifier les identités électronique nationale dans n'importe quel État membre.

Ce projet se déroulera sur trois ans et recevra un financement de 10 millions € de la Commission européenne ainsi qu'une contribution égale des partenaires.

samedi 19 avril 2008

Zone monétaire optimale

L'idée de la monnaie unique sur une zone comprenant plusieurs pays a été avancée par Robert Mundell en 1961.

Elle répondait à une opinion progressivement avancée par un nombre croissant d'économistes qu'une économie en régime d'ouverture commerciale et de libéralisation des capitaux ne pouvait plus avoir de politique monétaire indépendante si on était en présence d'une mobilité parfaite - ou quasi-parfaite - des capitaux. Une monnaie unique a alors essentiellement deux avantages :

1) La monnaie unique fait disparaître les coûts de transactions et les incertitudes liées aux taux de change sur la zone où elle est pertinente.

Remarque :
Il faut cependant noter que ces coûts de transactions et d'incertitudes sont d'autant plus importants que l'on est en système de taux de change flottant, sous la pression de marchés financiers libéralisés. Dans une situation où le taux serait fixé pour des périodes déterminées, et les mouvements de capitaux à court terme contrôlés, ces coûts et ces incertitudes seraient déjà fortement réduits.

2) Une monnaie unique, en évitant un phénomène de concurrence entre des instruments monétaires, permet de mener une politique monétaire unique. Cette dernière à l'avantage de pouvoir ainsi donner une cohérence à la politique économique sur l'espace de son application. Il y aurait ainsi une cohérence forte entre l'intégration commerciale et l'intégration monétaire, au point que la première déterminerait à terme la seconde.

Remarque :
Encore faut-il cependant que l'on ait la volonté de mener une politique monétaire qui soit un élément intégré d'une politique économique globale, et que les statuts de la Banque Centrale le permettent.

La zone Euro n’est pas une zone monétaire optimale :

Pour pouvoir créer une monnaie commune entre plusieurs pays, il faut que ces pays disposent de mœurs et de structures économiques très proches et que la population active de ces pays puissent travailler et voyager très facilement à l’intérieur de cette zone monétaire.
On parle alors de zone monétaire optimale.

A noter que s’il est facile de faire tomber les contraintes juridiques, il n'en est pas de même de la barrière linguistique qui représente un obstacle majeur. Un individu ne maîtrisant pas la langue du pays d’accueil ne peut occuper que des postes peu qualifiés.

En Europe, seuls 6 pays pourraient constituer une zone monétaire optimale : l’Allemagne, le Danemark, Les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg et l’Autriche.

L’Angleterre, la France et l’Italie ont des économies trop divergentes pour faire partie d’une zone monétaire optimale.

jeudi 10 avril 2008

Défense européenne : La grande braderie

A chaque fois qu’un pays européen achète du matériel à un constructeur américain, l’UE n’est jamais intervenue. Les exemples comme l’achat de l’Apache contre le Tigre aux Pays-Bas ou encore du F35 contre le Rafale ou l’Eurofigther ne manquent pas.

Pourtant la défense a un impact économique non négligeable. De nombreuses usines et bureaux d’études travaillent pour le secteur de la défense. Le groupe DCNS spécialisé dans la construction de navires de guerre emploie 9 000 personnes en France. Le groupe Dassault qui réalise 25 % de son chiffre d’affaires dans la construction d’avions de guerre compte 11 000 personnes, Nexter emploie quant à lui 2 500 personnes pour la conception et la construction d’engins blindés.

Le groupe Thalès réalise 50 % de son chiffre d’affaires dans le secteur militaire. En 2006, le secteur de la défense pesait plus de 10 milliards d’euros avec ces seuls groupes pour la France. L’Angleterre, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne comptent aussi de nombreuses entreprises qui travaillent dans le secteur de l’armement (BAE, Navantia, Augusta, Fincantieri, Finmeccanica, etc.) en concurrence avec les entreprises françaises.

Les exportations de matériel de guerre ont deux aspects.

Le premier est de jouer sur notre balance commerciale.

Le second aspect est de créer un réseau de pays alliés qui dépendent technologiquement de nous. C’est un aspect non négligeable de la politique étrangère des nations.

Une situation qui n’intéressent guère l’union européenne qui prépare
la réorganisation de la défense européenne, à grand renfort de restructuration industrielle, avec des pertes d’emplois à la clé.

Ainsi, au mieux, trois sites de construction de sous-marins conservés, en fonction des types de sous-marins (diesel, nucléaire d’attaque et nucléaire lanceur d’engins) contre 6 sites actuellement.

Une situation pas vraiment nouvelle. Déjà de nombreux programmes communs tels que l’Eurofigther, les frégates Horizons et multi-mission, l’hélicoptère Tigre ou encore l’avion de transport militaire A400M ont aboutis au démantèlement de pans entiers des industries d’armements du vieux continent au nom de la rationalité économique.

Au finale, la défense européenne se résume à la destruction de notre outil de production militaire et à l’augmentation du budget consacré à la défense par les pays membres pour acheter plus d’armes aux Etats-Unis.

lundi 17 mars 2008

Inflation annuelle de la zone euro

Publication du taux d'inflation annuel de la zone euro : le ridicule ne tue plus !

Selon les chiffres publiés vendredi par Eurostat, l'Office statistique des Communautés européennes, le taux d'inflation annuel de la zone euro a été de 3,3% en février 2008, contre 3,2% en janvier et 1,8% un an auparavant, alors que le taux d'inflation mensuel a été de 0,3% en février 2008.

Des chiffres qui laissent songeur dans un monde où les prix alimentaires mondiaux ont augmenté de près de 40% en 2007 et où le coût du pétrole et des matières premières n’en finissent plus de flamber.
Toujours Selon Eurostat, en février 2008, les taux annuels les plus faibles ont été observés aux Pays-Bas (2,0%) ainsi qu'en Allemagne, au Portugal et en Suède (2,9% chacun), et les plus élevés en Lettonie (16,5%), en Bulgarie (12,2%) et en Estonie (11,5%). Par rapport à janvier 2008, l'inflation annuelle a augmenté dans quatorze Etats membres, est restée stable dans huit et a baissé dans quatre.

Les taux moyens sur douze mois jusqu'en février 2008 seraient les plus faibles à Malte (1,2%), aux Pays-Bas (1,7%) ainsi qu'au Danemark, en Suède, en Finlande et en… France avec un taux moyen de 1,9%.

Une hausse des prix étonnante et fort modérée, qui contraste avec la hausse de 10 à 40% qui se serait produite entre fin novembre et début février sur 1.055 produits alimentaires selon le magazine, «60 millions de consommateurs».

A noter que les taux d’inflation les plus élevés le sont dans les pays d’Europe de l’Est. De toute évidence, leur appartenance récente à l’Union Européenne ne leur a pas encore permis de maîtriser toutes les subtilités de la manipulation statistique.