Citations

« Cent "non" font moins de mal qu'un "oui" jamais tenu. »
Sagesse asiatique.

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« Il est important de promouvoir une unité qui ne peut pas et ne veut pas être une uniformité, mais qui est capable de garantir le respect des différences nationales et des diverses traditions culturelles qui constituent une richesse dans la symphonie européenne, en rappelant d’autre part que “l’identité nationale elle-même ne se réalise que dans l’ouverture aux autres peuples et à travers la solidarité envers eux” (Ecclesia in Europa, n. 112). »

Benoît XVI, Palais de l’Élysée, 12 septembre 2008

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Mise en ligne (colonne de droite) de documents de l'Institut de Relations Internationales & Stratégiques (IRIS)

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Nouvelle offensive d'été de l'ARN

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Affichage des articles dont le libellé est Lech Kaczynski. Afficher tous les articles
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dimanche 12 octobre 2008

Pologne : l'introduction de l'Euro provoquerait "l'appauvrissement de la société polonaise

Pologne : euro ou pas euro ?

Le président polonais Lech Kaczynski a estimé le 30 septembre 2008 à propos de la date de l'adhésion de la Pologne à la zone euro, que le gouvernement libéral de Donald Tusk souhaite pour 2012.

"L'année 2012 est largement prématurée. On sait déjà que la date de 2011 (à laquelle la Pologne veut remplir les critères d'adhésion à l'euro) est complètement irréaliste".


Lech Kaczynski a également estimé que l'introduction de la monnaie européenne provoquerait "l'appauvrissement d'une partie de la société polonaise" et devrait faire objet d'un référendum national.

dimanche 6 juillet 2008

La Pologne refuse de ratifier le traité de Lisbonne

Le président polonais Lech Kaczynski ne veut pas ratifier le traité européen de Lisbonne. Il estime que le non irlandais a rendu le traité «sans objet». Un sévère coup au premier jour de la présidence française de l'Union Européenne.

Le président polonais ajouter, dans une interview au quotidien Dziennik que « l'affirmation selon laquelle il n'y a pas d'Union s'il n'y a pas de traité n'est pas sérieuse ».

Cette défection est un sérieux coup porté, alors que Nicolas Sarkozy a souligné que sa priorité était de « circonscrire le problème aux Irlandais » et de faire en sorte que les autres pays européens « continuent de ratifier ». Le président polonais a d'ailleurs mis en garde ses homologues européens contre une tentation d'isoler l'Irlande. «Si on brise la règle de l'unanimité une fois, elle n'existera plus jamais. Nous sommes trop faibles pour accepter ce genre de solution», a-t-il dit.

Le parlement polonais avait approuvé la ratification du traité en avril. Mais, selon la Constitution polonaise, c'est le président qui ratifie en dernier ressort les traités et aucune disposition ne l'oblige, même si le Parlement le lui a demandé.

Ils ont ainsi accusé les libéraux, maintenant au pouvoir, de vouloir adopter à terme la Charte européenne des droits de l'Homme que la Pologne, comme la Grande-Bretagne, a eu le droit de ne pas intégrer dans le traité de Lisbonne.

Un texte qui, selon les jumeaux Kaczynski, permettrait aux Allemands de réclamer des indemnisations pour des biens abandonnés sur d'anciens territoires allemands attribués à la Pologne après la Seconde Guerre mondiale ou obligerait la Pologne à reconnaître des mariages homosexuels.

Le refus polonais s'ajoute au problème tchèque, où la ratification est loin d'être acquise, en raison de l'euroscepticisme d'une partie de la droite libérale au pouvoir à Prague, à commencer par le président Vaclav Klaus.

Source AFP

vendredi 4 juillet 2008

Présidence française de l’UE : et alors ?

Présidence française de l’UE : et alors ?

Quelques heures avant le début officiel des six mois de présidence française de l’UE, Nicolas Sarkozy s’était invité lundi soir sur France 3 pour débiter aux Français le discours que lui avait concocté ses amis publicitaires et autres spécialistes de la « com ». Faute de pouvoir peser sur une Europe supranationale qui nous dicte ses lois, le chef de l’Etat veut multiplier les diversions cosmétiques pour se refaire une santé et surtout masquer le fait qu’il ne dispose d’aucune marge de manœuvre. Plusieurs centaines de manifestations sont prévues jusqu’en décembre dans notre pays pour célébrer notre vassalisation à l’entité euromondialiste, soit trois ou quatre par jour, pour un budget estimé, a minima, à 180 millions d’euros. Plutôt pas mal pour un « Etat en faillite » selon l’aveu de François Fillon
M. Sarkozy a donc tenu à affirmer ce que nos compatriotes « inquiets » voulaient entendre. « On attend de l'Europe qu'elle protège les Européens contre les risques que fait peser la mondialisation, et c'est là que ça ne marche pas » a-t-il déclaré ; la BCE « devrait se poser la question de la croissance » et « pas simplement de l'inflation » a-t-il encore indiqué avant d’évoquer les quatre priorités à sa présidence : adoption d'un « paquet » de mesures en matière de climat et d'énergie, pacte européen pour l'immigration (sic), relance de l'Europe de la défense et agriculture… Jean-Marie Le Pen a relevé pour sa part que si le chef de l’Etat s’est empressé de déclarer également que « c’est une erreur de penser que l’échelon national serait plus performant », « que sur tous les plans nous avons besoin de l’Europe », M. Sarkozy a surtout démontré au cours de son intervention que « le gouvernement français ne peut pas agir parce qu’il faut l’accord des 27 Etats membres et que cet accord est généralement impossible à obtenir ». « Sans même parler de la Banque centrale européenne qui ‘fait le contraire de ce qu’il faudrait faire’, mais qui doit demeurer indépendante… ». « Sujet test »… Bref a noté le Président du FN, grâce à l’intervention de Nicolas Sarkozy, « les Français ont bien compris qu’il faut sortir de cette Europe-là, et que c’est vraiment devenu urgent, car la France est paralysée par la dictature eurocratique ». Des Européens qui sont très mal protégés par les cénacles bruxellois. Exemple emblématique, les eurodéputés ont exprimé largement leur refus jeudi - après les experts vétérinaires de 26 pays européens sur 27 - à l’exception de celui du Royaume-Uni, après 21 des 27 ministres de l’agriculture européens, de lever l'interdiction d'importer dans l'Union européenne des poulets chlorés américains. A la suite d’un rapport sanitaire accablant, cette interdiction d’importation avait été prise en 1997. C’est en l’espèce la Commission européenne qui maintient cette proposition de lever l’embargo, pour complaire à Washington afin, est-il expliqué par la Commission, que la demande des Etats-Unis « ne reste pas sans réponse ». Américains qui menacent de saisir l’OMC pour obliger l’Europe à importer ses infâmes poulets. Quant au commissaire européen aux Entreprises et à l’Industrie, Günther Verheugen, il a d’ailleurs vendu la mèche : « la priorité des États-Unis reste la question du poulet. C’est un sujet test pour savoir si nous sommes sérieusement pro-Américains »

Ils ne ratifieront pas

Dans sa recension des éditoriaux de la presse nationale et régionale évoquant cette présidence française de l’UE, l’AFP a souligné le scepticisme ambiant sur les capacités du chef de l’Etat à pouvoir agir sur le réel. S’il y a un sujet et pour cause, sur lequel Nicolas Sarkozy a fait profil bas lundi, c’est sur le traité européen de Lisbonne qui après le désaveu populaire des Français et des Néerlandais, a été sèchement rejeté par les Irlandais. Alors même que Sarkozy avait manœuvré pour effacer le référendum de mai 2005 en faisant adopter le mini-traité par ses complices parlementaires de l’UMPS, le Président de la République a bien été forcé d’admettre qu’il n’y avait « pas trop de temps » pour contourner une nouvelle fois l’expression du suffrage populaire d’ici les élections européennes de juin 2009. Nous l’évoquions jeudi, si le Président de la République Tchèque Vaclav Klaus, a déclaré qu’« avec ou sans le vote tchèque, le traité ne peut être ratifié et ne peut pas entrer en vigueur », le président polonais Lech Kaczynski a annoncé à son tour qu'il ne le ratifierait pas. « Le traité de Lisbonne, est désormais sans objet après son rejet par les électeurs irlandais », a-t-il estimé dans un entretien publié mardi. Un camouflet supplémentaire pour M. Sarkozy qui a déclaré lundi soir, comme lors du récent sommet de Bruxelles, que « la première priorité (des européistes) est de circonscrire le problème aux Irlandais » et de faire que les autres pays européens « continuent de ratifier ».

De la TIPP à la spéculation…

Comme les élus frontistes dans de nombreux Conseils régionaux, notamment dernièrement Michel Guiniot au nom de l’opposition nationale en Picardie, le groupe FN de Rhône-Alpes à demandé lundi à l’exécutif régional de faire un geste en faveur des automobilistes étranglés par l’augmentation du carburant. « On peut, comme la gauche, en blâmer les compagnies pétrolières et racketter Total sur ses bénéfices. Mais on peut aussi considérer que nos Régions perçoivent une part de la TIPP, ont relevé les frontistes. En Rhône-Alpes, cette part s'élève à plus de 0,6 € le litre de gazole, et 0,4€ le litre de super (montant calculé sur le prix à la pompe en 2007). Plus le prix à la pompe augmente, plus la Région perçoit de recettes, puisqu'on prélève en réalité un pourcentage ». Aussi, afin de « défendre le pouvoir d'achat de nos compatriotes et nos emplois », le groupe FN a fait savoir qu’il redemandera, lors de l'assemblée plénière du 10 juillet, et comme il l’avait fait en vain lors du vote du budget, « la suppression, ou à tout le moins la diminution, de cet impôt pénalisant pour les citoyens et les entreprises ». Les élus patriotes ont encore rappelé que le pétrole à 140 $ le baril est en réalité à 88 €, et le litre de super à 1,50€. En 2000, alors que le baril coûtait 60 $, nous le payions 72 €, mais à la pompe, moins de 0,9 € le litre de super ». Relevons encore qu’un mois avant la manifestation des routiers lundi contre la cherté du pétrole, le Ministre algérien du pétrole et président de l’OPEP, Chakib Khelil, a déclaré que les prix élevés du pétrole sont « plus liés à la spéculation » qu’à tout autre phénomène, soulignant qu’« il n’y a aucun problème d’approvisionnement ». Propos confirmés, précise Faits & Documents, par le responsable des recherches de l’OPEP, Hasan Qabazard, qui a indiqué que « la production pétrolière dépasserait la demande mondiale en 2008 et que, par conséquent, l’OPEP n’avait pas besoin d’augmenter la production cette année (…). La hausse vertigineuse du pétrole est purement artificielle et voulue par de grands groupes de pression (tel le Bilderberg Group) ».

samedi 21 juin 2008

L'UE voit s'éloigner l'espoir d'une sortie de crise rapide


AFP - samedi 21 juin 2008, 9h50

Traité de Lisbonne : l'UE voit s'éloigner l'espoir d'une sortie de crise rapide

Le traité de Lisbonne censé rendre l'Europe plus efficace paraît plus menacé que jamais une semaine après le non irlandais, en raison des risques qu'il court en République Tchèque et de problèmes de dernière minute dans la ratification britannique.

Les dirigeants européens, qui espéraient prouver lors de leur sommet de 24 heures à Bruxelles que le texte résisterait au rejet irlandais de la semaine dernière, n'ont pas atteint leur objectif.

Ils ont dû accepter la demande du Premier ministre irlandais de ne pas chercher à surmonter la crise avant quatre mois, date du prochain sommet européen d'octobre.

Brian Cowen a également jugé impossible à ce stade de "dire s'il y aura un autre référendum sur cette question", alors que les dirigeants espèrent soumettre le traité "aménagé" à un nouveau référendum dans les mois qui viennent.

Les dirigeants n'ont même pas pu appeler clairement à accélérer dans l'intervalle la ratification du traité dans les sept autres pays encore en suspens.

Vu le risque de voir le traité rejeté par le Parlement tchèque - "Je ne parierais pas 100 couronnes sur sa ratification au Parlement", a reconnu le Premier ministre Mirek Topolanek - Prague a refusé toute formulation trop contraignante.

Si le communiqué final adopté par les 27 note que 19 Parlements des Etats membres ont déjà ratifié le traité et que le processus "se poursuit" dans les autres pays, il reconnaît aussi que la ratification tchèque ne "pourra pas être terminée sans avis favorable de la Cour constitutionnelle", où un recours a été déposé.

Autre déconvenue : le Premier ministre britannique Gordon Brown a reconnu que la ratification dans son pays annoncée jeudi ne serait pas définitive tant que la Haute cour de Londres n'aurait pas rendu un jugement sur un recours introduit par un citoyen réclamant un référendum.

Même si cette anicroche s'avérait de courte durée - la Cour doit se prononcer la semaine prochaine - elle est venue renforcer l'impression que le sauvetage du traité de Lisbonne est mal engagé.

D'autant que le Premier ministre polonais Donald Tusk n'a pas exclu que le président Lech Kaczynski fasse lui aussi maintenant des difficultés pour signer le traité déjà ratifié par le Parlement polonais.

Les dirigeants, qui voulaient prouver l'utilité de l'Europe lors de ce sommet, n'ont pas apporté non plus de réponse aux "problèmes concrets" des citoyens, comme ils se l'étaient promis.

Face à la flambée des prix du pétrole, ils ont au contraire affiché leurs divergences. Le président français Nicolas Sarkozy s'est ainsi dit ouvertement en désaccord avec l'Allemagne sur la question de la fiscalité des produits pétroliers, qu'il veut voir plafonner alors que Berlin refuse.

Paris va néanmoins examiner, avec la Commission, la faisabilité de plusieurs idées de mesures pour lutter contre le pétrole cher, y compris celle sur la TVA.

Cette présidence s'annonce difficile pour le président français, en raison de la crise du traité mais aussi de tensions entre la France et la Commission, qui se sont mutuellement accusées durant le sommet d'avoir contribué au non irlandais.

M. Sarkozy semble néanmoins décidé à user de son énergie légendaire - il doit aller à Dublin dès le 11 juillet - et de pressions si nécessaire pour surmonter la crise.

Il a ainsi agité la menace d'un report de l'adhésion de la Croatie à l'UE, attendue en 2010, pour pousser les Tchèques, très favorables à la poursuite de l'élargissement de l'UE, à ratifier le traité. Une menace qui a été soutenue par certains, mais dénoncée par Donald Tusk comme "inacceptable".