Citations

« Cent "non" font moins de mal qu'un "oui" jamais tenu. »
Sagesse asiatique.

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« Il est important de promouvoir une unité qui ne peut pas et ne veut pas être une uniformité, mais qui est capable de garantir le respect des différences nationales et des diverses traditions culturelles qui constituent une richesse dans la symphonie européenne, en rappelant d’autre part que “l’identité nationale elle-même ne se réalise que dans l’ouverture aux autres peuples et à travers la solidarité envers eux” (Ecclesia in Europa, n. 112). »

Benoît XVI, Palais de l’Élysée, 12 septembre 2008

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Mise en ligne (colonne de droite) de documents de l'Institut de Relations Internationales & Stratégiques (IRIS)

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Nouvelle offensive d'été de l'ARN

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jeudi 25 décembre 2008

Neutralité Suisse: le début de la fin

«En principe, nous sommes prêts à ­envoyer des soldats suisses en Somalie.» C’est dans les colonnes de la SonntagsZeitung que Pascal Couchepin (PRD) s’est prononcé sur l’attitude à adopter face aux actes de piraterie qui se multiplient dans l’océan Indien, et qui menaceraient également la flotte commerciale suisse(35 navires). Le ministre valaisan a assimilé un tel engagement à une opération policière.

Le porte-parole du Conseil fédéral, Oswald Sigg, confirmait des discussions gouvernementales, précisant toutefois que certains «éclaircissements approfondis» devaient être apportés. Pascal Couchepin est resté évasif sur les détails d’une éventuelle mission, tout en soulignant que seuls des volontaires seraient engagés. Mais une des variantes les plus probables est une coopération avec l’UE.
La Suisse ne ferait qu’emboîter le pas de l’Union européenne (UE), qui, début décembre, a lancé sa première opération de police maritime dans la région de la corne de l’Afrique. Appelée «Atalante», elle est au bénéfice d’un mandat des Nations Unies.


Du côté de l'opinion publique et de certains partis, le scepticisme prévaut. L’UDC est montée au créneau. Invoquant la neutralité, elle s’oppose à une telle mission. Et regrette que son futur ministre de la Défense, Ueli Maurer, n’ait pas eu son mot à dire. «Nous sommes contre l’engagement de l’armée pour ce genre d’opération. Il s’agit de tâches de police», tranche pour sa part le président des Verts, Ueli Leuenberger.

Mais les partis de l'establishment font preuve de plus d’enthousiasme; le conseiller national Hans Widmer (PS/LU), invoquant la nécessité d’un mandat clair de l’ONU avant de participer à une opération. Au PDC, sans s’opposer sur le principe, «on ne souhaite pas se prononcer», sans doute par prudence politique sur un sujet sensible. Au PRD on se montre encore plus favorable.

Une telle décision ne tombe pas du ciel, mais répond à la volonté de la classe politique professionnelle Suisse d'intégrer l'union européenne contre l'avis de sa population. Une démarche compliquée par le dispositif de " référendum d'initiative populaire" prévu par la constitution helvétique.

Après le refus des électeurs helvètes de voir la Suisse rejoindre l'UE, les formations politiques tentent de démolir toutes les spécificités du modèle suisse, dont sa neutralité, pour briser toutes résistance à l'intégration européenne.

Pour l’instant, le gouvernement n’a pas prévu de séance d’urgence sur la question. Il devrait donc y revenir en janvier.

samedi 19 avril 2008

L’euro au service de l’Allemagne

A partir de l'an 2000, l'Allemagne de Gerhard Schröder a mené une politique de désinflation compétitive très brutale avec une réduction des coûts salariaux et l'allongement du temps de travail sans relever les salaires, entraînant l'ensemble des pays de la zone euro – dont elle était le premier marché - dans sa décélération.

C'est un exemple flagrant d'absence de coopération des politiques économiques.

Cette compression de la demande interne va redonner des points de compétitivité à l'Allemagne, qui vont jouer d'abord au détriment des autres pays de la zone euro.

Un chiffre montre la part de l'excédent commercial que l'Allemagne réalise sur l'Europe et sur les pays émergents. Sur 200 milliards d'excédent en 2007, 150 milliards sont réalisés sur l'Europe, y compris la Suisse et les pays hors zone euro ; sur la seule zone euro l'excédent commercial allemand est de 100 milliards. Il se manifeste surtout sur la Grande-Bretagne, la France, l'Italie et l'Espagne.

Le fait de donner la même monnaie à la France et à l'Allemagne est une idée d’une rare stupidité, car ces deux pays ont des industries très différentes. La France vit mieux, pour ses exportations, avec un dollar faible, ce qui n'est pas le cas de l'Allemagne.

La France qui a une population plus jeune que la population allemande a besoin de plus de croissance pour pouvoir offrir des emplois aux nouvelles générations arrivant sur le marché du travail. Malheureusement la banque centrale n'a pour seule priorité que la lutte contre l'inflation ce qui correspond aux intérêts des industriels allemands.

Une situation qui s’explique : au moment du traité de Maastricht et de la définition des critères de convergence, l’Allemagne a réussi à imposer sa conception monétaire, conforme aux intérêts de son tissu industriel, contre l’avis de ses partenaires européens.

Une erreur d’appréciation que la France paye désormais très cher.

mercredi 2 avril 2008

La Commission européenne traque les conducteurs

BRUXELLES (AFP) —les infractions au code de la route devraient être l'objet de poursuites systématiques dans trois ans grâce à une mise en commun des données recueillies par les radars nationaux.

"Les mauvais comportements au volant sont un problème majeur, l'opinion publique ne tolère plus l'indulgence", a assené le commissaire aux Transports Jacques Barrot, qui présentait mercredi son nouveau projet de loi.

"Je n'ai pas de moyen miracle, si ce n'est une prise de conscience des Etats membres", a admis M. Barrot, en notant qu'il proposait seulement "un outil supplémentaire contre la violence routière".

L'idée du nouveau projet de loi est de se transmettre entre pays de l'UE les données des véhicules recueillies par les radars nationaux, facilitant ainsi les poursuites transfrontalières. Les véhicules étrangers représentent en moyenne environ 5% de l'ensemble de la circulation automobile d'un pays.

Dans environ trois ans, un chauffard français repéré par un radar sur les routes belges devrait donc recevoir automatiquement une amende à son domicile. Les autorités belges pourront en effet obtenir son adresse auprès de la France grâce à une mise en commun de telles informations.

les Etats membres ont déjà adopté en 2005 un cadre juridique pour assurer le recouvrement des amendes en tous genres (supérieures à 70 euros) infligées dans un autre pays européen.

Il est a noter quand Suisse qui ne fait pas parti de l’UE, un conducteur étranger en infraction, est systématiquement poursuivi dans son pays d’origine,par une police helvète particulièrement tenace et efficace.

dimanche 23 mars 2008

La Commission européenne approuve la norme DVB-H

La Commission a décidé d'inscrire le mardi 18 mars 2008 la norme DVB-H (Digital Video Broadcasting Handheld, ou diffusion vidéo numérique pour appareils mobiles) sur la liste des normes de l'UE, qui définit de services de communications électroniques dans toute l'UE.

La télévision mobile pourrait représenter un marché global de 20 milliards d'euros et de 500 millions de clients en 2011.

Le DVB-H est actuellement la norme la plus employée pour la télévision mobile dans l'UE. Dans 16 pays, des essais sont en cours ou des lancements commerciaux sont imminents. Des services commerciaux sont d'ores et déjà disponibles en Italie, et d'autres devraient être lancés cette année notamment en Finlande, en Autriche, en France, en Suisse et en Espagne.

lundi 17 mars 2008

Menace à peine voilée de L’UE contre la Suisse

Malgré la politique d'ouverture menée depuis quinze ans dans ce domaine, le secteur agricole bénéficie encore en Suisse d'une forte protection douanière, contrairement aux produits industriels.

Une situation inacceptable pour l'Organisation mondiale du commerce (OMC) qui ne parvient pas à faire avancer ce dossier et compte donc sur l’Union européenne pour aboutir.

Ainsi Michael Reiterer, l'ambassadeur Autrichien de l'UE en Suisse, à déclaré « L'Union et la Suisse ont un intérêt commun à conclure un accord global en matière agricole » avant d’ajouter que « L'Union européenne ne liera pas la conclusion d'un accord de libre-échange agricole avec la Suisse au règlement du différend fiscal entre Bruxelles et Berne mais il précise encore que la question de la concurrence fiscale entre les Vingt-Sept et la Suisse est "essentielle".

Une manière fort diplomatique de mettre la pression sur le gouvernement suisse. Si les accords de libre-échange et le différent fiscal ne sont pas liés, pourquoi prend-il la peine d’en parler ?

En Suisse, le Conseil fédéral est prêt à négocier avec Bruxelles un accord de libre-échange agricole. Les négociations pourraient démarrer cet automne et aboutir à un accord pleinement appliqué en 2016. Il consisterait à libéraliser l'ensemble des échanges agricoles (produits, moyens de production et industrie alimentaire) entre la Suisse et l'Union européenne.

Libéraliser les échanges consisterait à supprimer les obstacles existants. Des obstacles tarifaires (droits de douane, contingents, subventions aux exportations) et non tarifaires (prescriptions techniques, étiquetage, homologations). Cela toucherait les produits (lait, animaux de boucherie) mais aussi les secteurs en amont (semences, engrais) et en aval (transformation, chocolat, biscuits).

Officiellement pour l’UE, il en résulterait un abaissement des coûts de production d'environ un milliard de francs et les consommateurs suisses profiteraient d'une baisse des prix de 25%. Analyse pour le moins optimiste et contestable dans un monde ou les prix de l’alimentation a augmenté de 40% en un an.

Ces mesures toucheraient fortement le revenu des agriculteurs : entre 3 et 6 milliards de francs Suisse. Il faut donc trouver des mesures d'accompagnement financées avec les deniers du contribuable, comme un soutien financier lors de la réorientation des aides à la reconversion et à la cessation de l'exploitation.

Une politique imposée par Bruxelles, qui se traduira par la faillite de milliers d’agriculteurs suisses, une diminution de la production agricole en suisse et, par contrecoup, de nouvelles augmentations des prix sur les produits alimentaires.

Il devient vraiment de plus en plus difficile de croire, que l’Union européenne n’organise pas sciemment, la pénurie agricole.

Flambée des prix en France, stabilité en Suisse

Pour les consommateurs suisses, faire ses courses en France a cessé d’être intéressant.

Selon le dernier numéro de « 60 millions de consommateurs », en France, les 1.055 produits alimentaires analysés ont connus une hausse de 10 à 40% entre fin novembre et début février. Les produits alimentaires de première nécessité comme les produits laitiers et les pâtes étant particulièrement touchés.
Dans le même temps, en Suisse, les grands distributeurs Migros et Coop, sous la pression des "hard discounter", ont baissé leurs prix d'appel.

En réalité, une hausse des prix s'est produite aussi, au pays des Helvètes, hausse liée à l'explosion des coûts des matières premières agricoles mondiales mais, sans commune mesure avec ce qui se passe en France.
Une situation qui permet de constater l'influence prépondérante des transformateurs et des distributeurs sur la formation des prix.

Le cours du franc suisse
Une monnaie européenne fortement raffermie par rapport au dollar et au franc suisse, n’a pas entraîné la flambé des prix annoncé par les « experts économiques » qui prévoyaient la ruine progressive de la Suisse resté à l’extérieur de l’UE.
Dans les faits, l'économie suisse a passé une année 2007 extrêmement favorable, en complète contradiction avec ce qui se passe en France.

Conséquence
Faire ses courses en France a cessé d'être attractif pour la ménagère suisse, pour la plupart des denrées alimentaires. En quelques mois, les supermarchés massés sur la frontière, de l'Alsace à la Savoie en passant par la Franche-Comté ce sont vidé de leur clientèle frontalière.
La subite flambée des prix dans l'Hexagone, conjuguée avec la dépréciation du franc suisse d'environ 10% face à l'euro, a favorisé la vente des produits de l’agriculture suisse, protégeant les consommateurs helvètes d’une dérive inflationniste.

Une agriculture suisse que l’UE veut désormais mettre au pas.