Citations

« Cent "non" font moins de mal qu'un "oui" jamais tenu. »
Sagesse asiatique.

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« Il est important de promouvoir une unité qui ne peut pas et ne veut pas être une uniformité, mais qui est capable de garantir le respect des différences nationales et des diverses traditions culturelles qui constituent une richesse dans la symphonie européenne, en rappelant d’autre part que “l’identité nationale elle-même ne se réalise que dans l’ouverture aux autres peuples et à travers la solidarité envers eux” (Ecclesia in Europa, n. 112). »

Benoît XVI, Palais de l’Élysée, 12 septembre 2008

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Mise en ligne (colonne de droite) de documents de l'Institut de Relations Internationales & Stratégiques (IRIS)

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Nouvelle offensive d'été de l'ARN

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Si vous souhaitez vous joindre à cette action, l'ARN tient à votre disposition l'affiche ci-dessus. Pour tout renseignement prenez contact avec : René Delacroix 16 rue Marcelin Berthelot. 92230 Gennevilliers. TéL 01 47 98 25 41
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jeudi 30 octobre 2008

La guerre des drones a bel et bien commencé

Les drones expérimentés pour la première fois par les Américains au Vietnam, puis par les Israéliens au Liban, que l’on appelle aussi « UAV » (unmanned aerial vehicles) ou « UCAV » (unmanned combat aerial vehicles) - sont longtemps restés des armes secrètes.

Téléguidés depuis le sol par un opérateur maniant un « joystick », ils sont désormais capables de décoller et d’atterrir automatiquement et communiquent aussi bien avec les satellites qu’avec les fantassins. Demain, leur évolution technologique leur permettra d' agir de manière autonome comme des robots.



Sur tout les fronts :
Les drones bourrés d’électronique, dotés des systèmes optroniques, radars, caméras infrarouges et thermiques, parfois armés jusqu’aux dents, peuvent remplir toutes sortes de missions jusque là réservées aux avions habités : faire du renseignement aérien, tester les défenses adverses, servir à l’acquisition de cibles ou surveiller les frontières et les zones sensibles.

En Irak et en Afghanistan, l’armée américaine emploie aujourd’hui en permanence 700 drones. Conçus pour l’observation et le renseignement, ils sont aussi utilisés pour des missions de type « search and destroy ». Désormais la CIA et le Shin Beth israélien ont déjà utilisé des « drones tueurs » pour éliminer un tir de missiles des « terroristes ».

Du micro drone Nanoflyer, qui ne pèse que 2,7 grammes et tient dans la main, au drone géant Global Hawk dont l’envergure de 34 mètres est celle d’un Airbus A320, en passant par le petit drone-hélico Scorpio de Survey Copter, il existe une gamme très large d'appareils.



Economique et efficace

Le système de drone d’observation SIDM qui vient d’être livré par EADS à l’armée de l’air française a coûté 41 millions d’euros pour trois avions sans pilotes « Eagle 1 », avec leurs équipements d’observation et la station de pilotage au sol.
L’armée de terre a déboursé 90 millions d’euros pour 18 drones tactiques « Sperwer » alors qu'un avion de combat de nouvelle génération peut coûter jusqu’à 80 millions d’euros pièce.
(On notera au passage que des drones français, fabriqués par des industriels français et livrés à l'armée française, portent des noms de consonance anglo-saxone)


Autre avantage, leur endurance : les drones peuvent rester en vol plus de 24 heures, alors que les pilotes les plus entraînés effectuent rarement des missions supérieures à 4 heures ce qui permet aux militaires de disposer en permanence d’images en temps réel au-dessus d’un objectif, sans risquer de perdre un pilote.

Conséquence: La plupart des armées modernes, et même le Hezbollah libanais, qui a fait voler un drone au-dessus d’une position israélienne, ont donc commencé à s’équiper en UAV.
Et pour les militaires français, à terme, les avions multi rôles comme le Rafale effectueront des missions de concert avec les engins sans pilote.



Un marché potentiel énorme
Le marché des drones militaires est encore naissant, mais il devrait représenter de 4 à 5 milliards de dollars d’ici à 2010, dont un tiers en dehors des Etats-Unis. La Délégation générale pour l’armement (DGA) a ainsi recensé 300 programmes d’UAV et UCAV à travers le monde.

A eux seuls, les Etats-Unis vont dépenser 15 milliards de dollars pour équiper leurs forces armées en drones. Et la très secrète Defense Advanced Research Projects Agency (Darpa) prépare « l’avion de combat robot du futur » avec les programmes X-45 (Boeing) et X-47 (Northrop).



La France dans la course
Dans les années 80, la France a acheté des UAV canadiens et israéliens avant l'arrivés des premiers drones tactiques français Crécerelle et Sperwer. Pour le Directeur délégué défense du groupe Safran, Gérard Lepeuple aujourdh'ui: « Sur le plan technologique, nous n’avons rien à envier aux Américains"

Ainsi Thalès a décroché le contrat de drone d’observation Watchkeeper (900 millions d’euros) auprès de l’armée britannique. Et Sagem (groupe Safran) a déjà vendu une centaine d’exemplaires du Sperwer à l’armée française et à l’export (Pays-Bas, Danemark, Canada, Grèce, Suède). Résultat : un chiffre d’affaires drones de 75 millions d’euros l’an dernier.

La France développé le programme de drones d’observation Euromale confié à EADS et le démonstrateur de drones de combat Neuron piloté par Dassault pour se doter d’une véritable industrie des drones.

Le projet Neuron, initié au Bourget 2003, est un démonstrateur de drones de combat qui volera en 2010, mais n’a pas vocation à équiper les forces armées. Il s’agit de préfigurer l’avion de combat du futur, en faisant avancer la recherche sur la furtivité, l’armement et l’insertion de ces engins dans la guerre en réseau.

Lancé en 2004, le programme Euromale (pour moyenne altitude longue endurance) vise a dévelloper un drone qui sera capable d’effectuer des missions de 24 heures à 15.000 mètres.

Seul problème mais de taille, notre pays veut développer ces initiatives françaises dans un cadre à dimension européenne, mais l'UE ne se passionne guère pour les projets industriels et du coup, ces deux projets pourraient bien ne pas aboutir!



L'UE à la traîne.
Le projet Neuron court après ses financements : doté de 400 millions d’euros, dont la moitié supportée par la France, : le reste du financement serait peut être apporté par la Suède (Saab), la Grèce (HAI), la Suisse (Ruag), l’Espagne (EADS Casa) et l’Italie (Alenia).

Même chose pour Euromale: la France financera plus de la moitié des 300 millions d’euros nécessaires au programme (75 millions sur le budget de la Défense et 100 millions pour EADS). Reste à convaincre les autres partenaires potentiels (Espagne, Italie, Grèce, Finlande...) de mettre la main au porte-monnaie.

Alors que le marché est énorme, l’Europe peine à suivre le mouvement bien que les armées des pays de l'UE auront besoin d’au moins 400 drones tactiques, 120 drones de longue endurance et une centaine de drones de combat.

Les industriels français sont inquiet : « Si l’Europe n’injecte pas beaucoup d’argent et vite dans les drones, nous allons prendre beaucoup de retard sur les yankees », dit l’un d’entre eux.
Une nouvelle fois, l'UE nous prouve, qu'elle nous coûte cher et qu'elle ne sert à rien.

samedi 27 septembre 2008

Réunion à Paris avec les cinq Républiques d'Asie centrale sur fond de pétrole

Les ministres des affaires étrangères du Kazakhstan, de l'Ouzbékistan, du Tadjikistan, du Turkmenistan et du Kirghizstan ont donc été conviés à Paris par leur homologue français, Bernard Kouchner, au titre de la présidence française du Conseil européen. Etaient également présents le haut représentant de l'UE Javier Solana, la commissaire européenne Benita Ferrero Waldner, et le chef de la diplomatie turque, Ali Babacan.

EU teint à intensifier une coopération avec ces républiques, dont l'importance stratégique tient à leur positionnement géographique aux confins de la Russie, de la Chine et de l'Afghanistan, ainsi qu'à leurs capacités énergétiques.

L'idée est de poursuivre l'initiative lancée en 2006 par l'Allemagne : mettre en place une "stratégie" de l'UE en direction de l'Asie centrale. Trois thèmes principaux ont été retenus : la prévention du terrorisme et de la prolifération nucléaire, la lutte contre les trafics, la sécurité énergétique.

Le "forum" de Paris apparaît comme l'occasion de faire progresser le dossier du gazoduc Nabucco, projet soutenu par l'UE et censé relier un jour l'Azerbaïdjan à l'Europe via la Turquie, en contournant la Russie par le sud. Les fonds manquent pour le financer et les incertitudes sont lourdes quant à sa faisabilité. De nombreux experts et diplomates commentent que Nabucco ne sera jugé rentable qu'à la condition que du gaz russe et/ou iranien passe un jour dans ce tube.

La Russie et la Chine se sont par ailleurs employées à "préempter" l'accès aux réserves de gaz du Turkménistan, le plus gros producteur de la région, ce qui rend les chances des Européens sur ce marché bien aléatoires. D'autant que la connexion de l'Asie centrale au réseau de gazoducs européens, en évitant la Russie, reste virtuelle. Tout projet de tube sous la Caspienne, reliant le Turkménistan à l'Azerbaïdjan - et donc potentiellement, à Nabucco - dépend notamment de la résolution du problème du statut juridique de la mer Caspienne, en suspens depuis 1991.

Pour les pays de l'UE engagés militairement en Afghanistan, soigner les relations avec ces Républiques présente un intérêt plus immédiat. L'Ouzbékistan, le Tadjikistan et le Kirghizstan abritent des bases militaires utilisées par la coalition internationale qui combat les talibans. L'Asie centrale est aussi le principal conduit pour les exportations de drogue afghane vers l'Europe.

mercredi 24 septembre 2008

Non à l'intervention armée de la France en Afghanistan

62% des Français opposés au maintien des forces armées françaises en Afghanistan.

Alors que le parlement a voté pour la prolongation de la mission de l'armée française en Afghanistan, l'opinion semble désapprouver de plus en plus fortement le maintien des troupes françaises dans le région.

Déjà peu populaire en mars dernier, époque où plus de 2 Français sur 3 désapprouvaient la décision de Nicolas Sarkozy d'envoyer des renforts dans ce pays, l'engagement militaire en Afghanistan est aujourd'hui rejeté par 62% des personnes interrogées. Seuls 34% d'entre elles disent soutenir l'effort militaire entrepris, indique une enquête BVA-Orange-L'Express publiée le 16 septembre dernier.

vendredi 12 septembre 2008

Stop ou encore ?


Ainsi, le 4 septembre dernier, le président UMP de la commission de la Défense de l'Assemblée nationale, Guy Teissier, n'y est pas allé par quatre chemins pour tirer la sonnette d'alarme au cours de sa conférence de presse. Après avoir rappelé que "la France est engagée dans un nombre d'opérations extérieures très important et nous ne pourrons pas être sur ces terrains d'une manière pérenne", le parlementaire UMP a révélé son angoisse : "Quand on voit le Tchad, le Liban, la Côte d'Ivoire, le Kosovo, est-ce qu'on pourra tenir partout ?" 

De fait, et à l'insu des Français, la France compte désormais la bagatelle de 20.000 soldats en opération sur différents points chauds du globe et le député semble penser que le point limite est atteint, en particulier pour l'armée de terre, qu'il juge "terriblement sollicitée".

Les USA et l'Union européenne entraînent la France dans un engrenage de plus en plus meurtrier.

Concernant l'Afghanistan, Guy Tessier – en bon partisan de l'UMP est tenu de s'aligner sur la position de l'Elysée - a affirmé sa conviction que Kaboul redeviendrait l'épicentre du djihadisme mondial si l'Occident abandonnait le pays. Il a cependant été obligé de reconnaître devant les journalistes que les Occidentaux étaient passés d'une logique de maintien de la paix à une logique de guerre.

Cet engrenage militaire dans lequel la politique sarkozyste est en train d'enfermer notre pays pour complaire aux Etats-Unis d'Amérique risque de connaître des développements très préoccupants et peut à terme nous conduire dans un enlisement militaire désastreux. En effet, comme les Français puis les Américains le vécurent au Vietnam et au Cambodge dans les années 1945-1975, la présence occidentale en Afghanistan et au Pakistan, loin d'apporter une paix conforme à nos intérêts, est tout au contraire, et fort logiquement d'ailleurs, en train d'exacerber dans toute la région la haine contre les Occidentaux.

Nul ne s'est jamais fait aimer en bombardant aveuglément, jour après jour, des populations civiles, et en tuant femmes et enfants. Loin d'éradiquer le terrorisme et le radicalisme islamique, la poursuite de ces aventures militaires ne fera au contraire que les attiser à travers le monde.

Sauf à courir le risque de voir des soldats français sacrifiés en nombre croissant – et peut-être un jour de subir des attentats meurtriers sur le sol français – l'intelligence de la situation et la conformité au droit et à la justice commandent que la France quitte au plus vite les théâtres d'opération où elle n'a rien à faire et où ses intérêts nationaux ne sont pas en jeu. 

Les forces armées françaises doivent quitter l'Afghanistan et la coalition euro-atlantiste. Elle doit en revenir à son rôle traditionnel de puissance d'équilibre et de sagesse, celle qui sait aussi dire non aux Américains et leur politique égémonique.

Dans une récente tribune publiée par le journal Le Monde, Gérard Fussman, professeur au Collège de France, a ainsi souligné que "les troupes de l'OTAN ne contrôlent pas plus l'Afghanistan que ne le faisaient les Soviétiques. La raison en est simple : elles se conduisent et sont perçues comme une armée d'occupation [...] Comment veut-on que les Afghans ne se sentent pas plus proches des combattants qui vivent comme eux et meurent pour une foi qui est la leur, que d'étrangers dont ils ne voient que les armes, les gilets pare-balles, les blindés et les bombardements ?"

Abondant dans cette analyse, Mariam Abou Zahab, chercheur au CERI-Sciences Po, et Bernard Dupaigne, professeur au musée de l'Homme, interrogés par l'AFP, ont vivement mis en garde contre un accroissement du nombre de soldats étrangers dans les vallées afghanes.

Cet accroissement n'aboutira, selon eux, qu'à radicaliser des populations jalouses de leur indépendance, que personne n'a jamais soumises par la force. Pour Me Abou Zahab, "plus on envoie de troupes, plus il y aura de dommage collatéraux. Davantage de civils tués, et c'est la spirale. Il semble que les leçons du passé n'ont pas été apprises".

Pour Bernard Dupaigne, "dire que l'avenir du monde et la guerre contre le terrorisme passent par l'Afghanistan, c'est faux. L'Afghanistan n'est pas une machine à faire des terroristes. Plus on les bombarde, et plus il y aura des gens qui vont nous tirer dessus".

On connaît le mot fameux de Talleyrand au sujet des nobles, émigrés sous la Révolution puis revenus en France sous la Restauration : "ils n'ont rien oublié ni rien appris". Ce mot cruel s'applique parfaitement à la politique suivie au Moyen Orient par les Etats-Unis – et hélas par la France depuis l'arrivée à l'Elysée de Nicolas Sarkozy.

Il faut ne rien comprendre du tout au monde musulman et aux populations afghanes, indomptables depuis des siècles, pour imaginer que ces populations accepteront de se soumettre à ce qu'elles perçoivent – non sans raison ! – comme des troupes d'occupation étrangères, venues de pays essentiellement chrétiens de surcroît.

DEMANDONS AU PRESIDENT DE RESPECTER LES ENGAGEMENTS QU'IL A PRIS LORS DE SA CAMPAGNE ELECTORALE OU DE DEMISIONNER « car s'il ne respect pas ses engagements, il y a vol de voix et un voleur ne saurait représenter notre pays ».

René Delacroix, président de l'ARN.

jeudi 11 septembre 2008

mardi 12 août 2008

Plusieurs centaines de militaires français envoyés à la mort ?

Plusieurs centaines de militaires français ont été déployés dans une région particulièrement instable du sud de l'Afghanistan, où ils seront, dans le cadre de l'ISAF (Force internationale d'assistance à la sécurité), chargés d'entraîner et d'encadrer les forces de sécurité afghanes face à l'insurrection des talibans, a annoncé l'OTAN.

Le convoi militaire de 94 véhicules à bord desquels ces troupes ont été transférées de Kandahar à la province d'Orozgan était l'un des plus importants depuis des années dans le sud de l'Afghanistan, a précisé l'Alliance atlantique dans un communiqué.

L'OTAN n'a pas fourni le nombre exact d'hommes déployés. L'Alliance ne précise pas non plus s'il s'agit de militaires déjà présents dans d'autres régions d'Afghanistan ou s'ils viennent d'arriver dans le pays. Le contingent français en Afghanistan compte environ 1.500 hommes mais le président Nicolas Sarkozy s'est engagé à envoyer 700 soldats supplémentaires d'ici la fin de l'année.

Les talibans, qui connaissent un nouvel essor en Afghanistan, près de sept ans après avoir été chassés du pouvoir par l'intervention internationale consécutive aux attentats du 11 septembre 2001, se sont fréquemment heurtés aux troupes étrangères et afghanes dans la province d'Orozgan dans le sud du pays reste particulièrement instable.

On compte à l'heure actuelle quelque 53.000 soldats de 27 pays servant en Afghanistan. Au total, il y a 32.000 soldats américains dont 14.000 servent au sein des troupes de l'OTAN et 18.000 qui assurent la formation des forces afghanes et sont chargés des opérations contre l'insurrection.

Mardi, le général français Michel Stollsteiner est officiellement devenu le commandant de la région "capitale" (Regional Command Capital) de l'ISAF, l'une des cinq régions de l'opération menée en Afghanistan par l'OTAN dont près de 4.000 hommes, issus d'une douzaine de pays, sont chargés de la sécurité.

D'août 2006 à août 2008, les trois plus gros contributeurs, la France, la Turquie et l'Italie, en ont successivement assuré le commandement, pour une période de huit mois chacun.
Le général Stollsteiner est en place pour une durée d'un an. Son action s'inscrit dans le cadre du renforcement annoncé au sommet de l'OTAN de Bucarest, en avril dernier, par M. Sarkozy

jeudi 7 août 2008

George Soros veut accélérer la militarisation de l’Europe

Dans un nouveau rapport de 78 pages, « Comment redynamiser l’Europe de la défense et de la sécurité », Nick Whitney, un analyste du Conseil européen des relations étrangères (ECFR), un think-tank dirigé par Mark Leonard. Le wonderboy de Tony Blair, massivement financé par le spéculateur britannique(et honorable correspondant de la CIA) George Soros, appelle les gouvernements d’Europe à accélérer la militarisation l’UE.

Bien que cela ça aurait été plus facile avec le Traité de Lisbonne, admet Whitney, on peut malgré tout outrepasser l’inertie et les résistances pour un tel projet sans attendre sa mise en place, puisque depuis le débat sur la Constitution européenne, un consensus s’est dégagé en faveur du concept de « groupe pionnier »grâce à des coopérations renforcées au sein d’une Europe « à plusieurs vitesses » .

L’Europe d’aujourd’hui maintient quelques 2 millions de soldats sous les drapeaux, mais, se lamente-t'il, 70% des forces terrestres sont incapables d’opérer hors des frontières nationales… à un moment où l’Europe devrait être capable de défendre ses intérêts aux quatre coins de la planète. D’ailleurs, rappelle l’auteur, en 1999, les chefs d’Etats européens lors du sommet d’Helsinki, s’étaient engagés en paroles à mettre sur pied une force de réaction rapide de 60000 hommes avant 2003.

Barack Obama, dont George Soros est également un des grands mécènes, a précisé lors de son discours à Berlin, que grâce à l’engagement plus fourni des européens en Afghanistan, le contribuable américain verra ses impôts baisser… car les européens remplaceront progressivement les américains sur le front.

jeudi 10 avril 2008

L’OTAN à bout de souffle.

Après avoir survécu à la fin de la guerre froide et s'être élargie à l'Europe de l'Est jusqu'aux confins de la Russie, l'organisation de l’atlantique nord se trouve engagée aujourd'hui sur des fronts multiples, de l'Afghanistan au Kosovo en passant par la lutte contre le trafic de drogue, le terrorisme ou encore la reconstruction de pays, voire la sécurité des installations énergétiques.

L’Amérique confrontée à des puissances émergentes ou réémergentes comme la Russie et la Chine, elle a de plus en plus besoin de faire appel à ses alliés (et valets) comme en témoigne les propos Victoria Nuland, l'ambassadrice des Etats-Unis à l'Otan : « Nous avons besoin d'une Europe et d'une Otan fortes, et d'une relation entre les deux encore plus resserrée »

Depuis la Seconde Guerre mondiale, l’Europe est sous domination américaines et n’a plus rien à lui refuser. l’US Army dispose aussi d’importantes bases sur le sol européen avec son quartier général à Heidelberg . Pour l’Air Force, il y a huit bases en Europe, huit aussi pour la Navy sans compter la permanence d’un porte-avions en méditerranée.

Une situation encore renforcée par l’élection de Nicolas Sarkozy qui veut réintégrer la France dans la structure militaire intégrée de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord qu’elle avait quitter en1966.

Un pur bonheur pour les Etats-Unis qui constate que la méthode consistant à attaquer systématiquement toutes les nations qui lui résiste, demande beaucoup de ressources militaires, en navires et en troupes.

Une situation qui va conduire le 1er juillet 2008, quand la France prendra la présidence de l’Union, à un renforcement de la politique européenne de la défense pour prendre une plus grande part du fardeau, dans les bourbiers où se sont engagés les américains

Alliance USA Turquie

Une alliance solide mais ambiguë

La carte turque n’est pas facile à jouer pour Washington. Il s’agit d’une alliance longue et solide, mais ambiguë et la position de la Turquie semble se renforcer ces derniers temps

Il est vrai que 70% du ravitaillement aérien destiné à l’Irak, un tiers du carburant et 95% des blindés passent par la base d’Inçirlik en Turquie, devenue une plaque tournante du transit américain vers l’Irak et vers l’Afghanistan. La Turquie elle-même fournit actuellement 19% de l’alimentation et de l’eau en Irak. Bientôt, elle fournira également 25% de son électricité. Pour les Etats-Unis, les guerres en Afghanistan et en Irak créent une situation de dépendance qui profite à Ankara.

Intérêts contradictoires

Pour Washington, les Kurdes du Kurdistan irakien constituent leur deuxième allié dans la région après les Turcs. C’est grâce à eux que le Kurdistan est devenu la partie la plus stable de l’Irak. Une alliance peu appréciée par la Turquie qui n’a pas hésité à lancer une offensive de l’armée turque au nord du Kurdistan irakien contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) il y a un mois. L’opération a suscité une forte irritation à Erbil, la capitale de la province. C’est sous la pression de Washington qu’Ankara a retiré ses troupes au bout de huit jours, considérant officiellement que les objectifs de l’opération aient été atteints.

Il est difficile aux Etats-Unis de tolérer un conflit ouvert entre leurs deux principaux alliés dans la région, mais les contentieux entre Turques et kurdes est tels, qu’on voit mal comment ils pourraient, bien s’entendre durablement.

Conséquence :

En dépit de l’appui massif de Washington à la candidature de la Turquie à l’Union européenne, la Turquie traverse actuellement une période de recrudescence de l’antiaméricanisme. En 2000, 52% des Turcs se déclaraient bien disposés envers les Etats-Unis. Début 2007, ce taux est tombé à 7%.

Une situation qui risquerait d’avoir des conséquences défavorables sur l’influence américaine dans la région. On peut donc percevoir une évolution du discours américain par rapport à la Turquie. Tout en restant opposés à une intervention turque au Kurdistan, les Etats-Unis ne semblent plus oser dire clairement « non » et Washington a désormais de plus en plus du mal à contenir les ambitions d’Ankara.

mardi 8 avril 2008

Les soldats français ne doivent pas devenir les mercenaires de l'impérialisme américain

Depuis l’invasion du pays par les troupes américaines à la suite du 11 Septembre 2001, l’armée française est présente dans le bourbier afghan. Elle participe à des opérations de maintien de l’ordre sur le commandement de l’Otan. Nos soldats sont aussi présents dans la poudrière balkanique (en ex-Yougoslavie et particulièrement au Kosovo où ils participent à la répression antiserbe et à la défense des Etats mafieux nouvellement créés par les atlantistes). Le gouvernement de Nicolas Sarkozy a décidé d’envoyer des renforts importants dans ces points chauds pour sauver la mise à ses alliés américains. Les soldats français ont-ils vocation à servir et à mourir pour les intérêts de l’impérialisme américain et du capitalisme mondial ?
L’Otan, le bras armé de l’impérialisme et du capitalisme


L’Otan, qui devait défendre les pays capitalistes de l’Ouest contre les troupes du Pacte de Varsovie, n’avait plus raison d’être après la chute de l’URSS. Or, l’organisation fut bien évidemment maintenue et même renforcée pour devenir un gendarme mondial. Contrôlée par les américains, elle sert leur seul intérêt sous le couvert de la « défense de la démocratie ». Appareil militaire colossal, sa vocation est de détruire toute la résistance à l’expansion sans limite du marché capitaliste mondialisé et au contrôle des grands axes d’acheminement de l’énergie. En Europe, la présence de ses bases militaires et bientôt du « bouclier anti-missiles » renforce la domination US sur notre continent et son extension provocatrice à l’Est.


Nicolas Sarkozy, valet des Américains


Dès son élection, Nicolas Sarkozy a donné une orientation atlantiste à sa politique diplomatique. Il a foulé aux pieds l’héritage gaulliste de l’indépendance nationale (sortie de l’OTAN en 1966), pour rapprocher la France des Etats-Unis. Avant lui, Jacques Chirac avait amorcé le retour de notre pays au sein du giron de l’Otan. Le nouveau président veut renforcer les liens qui nous enchaînent à la super puissance. Après l’Afghanistan, la France devra-t-elle intervenir aussi en Irak et demain en Iran pour appuyer les forces des Etats-Unis et de ses alliés ?


US GO home !


La France n'a pas les mêmes intérêts que l’impérialisme américain. Nous n’avons pas à participer aux aventures militaires US. Nous devons imposer le retrait de notre pays de l’Otan, au nom de l’indépendance nationale, et la mise en place d’une nouvelle politique internationale qui viserait à la paix dans le respect des peuples à disposer d'eux-mêmes et non à la course à la guerre pour les profits et pour le contrôle géostratégique des lieux sensibles par le capitalisme.

lundi 31 mars 2008

16 Milliards d'aides ont disparus

C'est ce que soutient une agence de coordination de l'aide à l'Afghanistan, l'ACBAR, dans un rapport critique envers les donateurs internationaux qui a été publié mardi.

Selon les auteurs du rapport, la communauté internationale a promis, au lendemain de l'invasion américaine de 2001, de consacrer quelque 25 milliards de dollars d'ici 2008 pour « reconstruire » l'Afghanistan.

Six ans plus tard, il semblerait que « seuls 15 milliards de dollars d'aide ont jusqu'à présent été versés » et que plus de 40 % de cette somme est « retournée dans les poches des donateurs sous forme de bénéfices d'entreprises et de rémunérations de consultants soit 6 milliards de dollars».

Et ce sont ces mêmes bénéfices et ces mêmes rémunérations qui font exploser la facture de l'aide à l'Afghanistan. L'ACBAR cite par exemple la construction d'une route entre le centre-ville de Kaboul et l'aéroport international de la même ville qui a coûté plus de 2,3 millions de dollars par kilomètre, plus de quatre fois le coût moyen de la construction d'une route en Afghanistan.

L'ACBAR coordonne les activités de 94 organisations d'aide au développement, parmi lesquelles Oxfam, CARE et Save the Children.

dimanche 23 mars 2008

Afghanistan: vers un renforcement de la présence militaire française

La France devrait saisir l'occasion du prochain sommet de l'Otan, du 2 au 4 avril à Bucarest, pour annoncer un renforcement significatif de sa présence militaire en Afghanistan, à la plus grande satisfaction de l'Alliance atlantique et de Washington.

On parle, de sources proches du dossier à Paris, d'un nouveau bataillon, soit un millier d'hommes, accompagné d'un "petit paquet" de forces spéciales de 100 à 200 hommes employés comme précurseurs ou pour des opérations "coup de poing".

Les forces spéciales françaises qui ont quitté l'Afghanistan en janvier 2007, à l'exception de quelques dizaines d'instructeurs, y feraient ainsi leur retour.

Rien ne serait cependant définitivement arrêté. "Les décisions ne sont pas prises", assure-t-on à Paris, faisant valoir que "les discussions avec les alliés se poursuivront jusqu'au dernier moment".

Le sujet pourrait être abordé lors du sommet franco-britannique (26-27 mars).

Dans l'immédiat, les experts militaires français passent en revue les scénarios possibles, depuis le statu quo, peu probable, jusqu'au déploiement de troupes supplémentaires dans le sud, aux côtés des soldats canadiens, dont plus de 80 ont trouvé la mort depuis 2002.

Pour l'heure, 2.200 soldats français sont engagés sur le théâtre d'opérations afghan, dont 1.500 en Afghanistan même.

Sur la zone de déploiement des nouvelles unités, l'Est, également en proie à une forte adversité des talibans, aurait la préférence des militaires. Les unités françaises présentes dans la région de Kaboul y passeraient progressivement la main à l'Armée nationale afghane (ANA) pour effectuer la relève d'unités américaines. Elles feraient ainsi tache d'huile dans les provinces situées entre la capitale afghane et la frontière pakistanaise.

L'Est, font aussi valoir les experts, est bien connu des forces spéciales françaises.

Cette option, dit-on, assurerait une "cohérence tactique et logistique" entre les unités françaises de Kaboul, les instructeurs présents dans les provinces voisines du Logar, du Wardak et de Kapissa et de nouvelles unités qui seraient déployées sous commandement américain.

L'option Sud, pour appuyer les Canadiens dans la région de Kandahar, entraînerait à l'inverse une dispersion des unités françaises, compte tenu des distances beaucoup plus importantes entre la capitale et les zones d'opérations. Elle supposerait, outre le déploiement de nouvelles troupes, le maintien de celles présentes dans la capitale ainsi que des avions de chasse français déployés sur la base de l'Otan de Kandahar.

Le déploiement déjà prévu d'une cinquième équipe d'une cinquantaine d'instructeurs dans la province d'Oruzgan (sud), aux côtés des Néerlandais, serait maintenu.

Les Etats-Unis, qui ont déployé 3.200 Marines de plus en Afghanistan, tentent de persuader leurs alliés européens de l'Otan de "partager le fardeau" de la guerre en Afghanistan en envoyant des renforts dans le sud du pays.

De son côté, le commandement de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan en Afghanistan réclame l'envoi de 7.500 hommes supplémentaires dans ces régions.

Washington a cependant salué début mars "l'engagement à long terme" en Afghanistan prôné par le président français Nicolas Sarkozy.

"Le président Sarkozy examine les options dont il dispose et nous travaillons avec les Français", a souligné devant le Sénat Daniel Fried, secrétaire d'Etat adjoint pour les Affaires européennes.

Treize soldats français ont été tués en Afghanistan dans des accidents, opérations ou attentats depuis 2002.

Source AFP