Citations

« Cent "non" font moins de mal qu'un "oui" jamais tenu. »
Sagesse asiatique.

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« Il est important de promouvoir une unité qui ne peut pas et ne veut pas être une uniformité, mais qui est capable de garantir le respect des différences nationales et des diverses traditions culturelles qui constituent une richesse dans la symphonie européenne, en rappelant d’autre part que “l’identité nationale elle-même ne se réalise que dans l’ouverture aux autres peuples et à travers la solidarité envers eux” (Ecclesia in Europa, n. 112). »

Benoît XVI, Palais de l’Élysée, 12 septembre 2008

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Mise en ligne (colonne de droite) de documents de l'Institut de Relations Internationales & Stratégiques (IRIS)

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Nouvelle offensive d'été de l'ARN

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Si vous souhaitez vous joindre à cette action, l'ARN tient à votre disposition l'affiche ci-dessus. Pour tout renseignement prenez contact avec : René Delacroix 16 rue Marcelin Berthelot. 92230 Gennevilliers. TéL 01 47 98 25 41
Affichage des articles dont le libellé est Jean-Pierre Jouyet. Afficher tous les articles
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dimanche 16 novembre 2008

Jean-Pierre Jouyet quitte le gouvernement

Le secrétaire d’État aux affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, va donc quitter le gouvernement pour occuper, pour cinq ans, la présidence de l’Autorité des marchés financiers (AMF), la SEC (security exchange commission) à la française.

Son départ sera effectif le 15 décembre prochain, au lendemain du Sommet européen de Bruxelles qui marquera la fin de la présidence française tournante du Conseil européen des chefs d’État et de gouvernement.

Jean-Pierre Jouyet a l'intention de quitter rapidement le gouvernement pour que: « l’AMF ait la garante du bon fonctionnement des marchés et joue un rôle essentiel pour maintenir la confiance. Je suis particulièrement heureux de poursuivre ainsi mon engagement au service de la construction économique et financière européenne ainsi que d’une régulation internationale efficace ». ...

A l'ARN, on ne peut que se réjouir du départ de cette européiste forcené.

jeudi 31 juillet 2008

Réunion le 28 et 29 juillet 2008 des chefs de mission de l’Union européenne a Tachkent (Ouzbékistanen) en Asie centrale

Le secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes, M. Jean-Pierre Jouyet, a participé à la réunion régionale des chefs de mission de l’Union européenne en Asie centrale qui s'est déroulée à Tachkent, en Ouzbékistan, les 28 et 29 juillet. Cette réunion a rassemblé les ambassadeurs des Etats membres de l’Union européenne en Asie centrale, en présence de M. Pierre Morel, représentant spécial de l’UE pour l’Asie centrale, et de représentants de la Commission européenne.

Cette réunion a permit d’aborder la situation politique, économique et sociale des cinq pays de la région (Kazakhstan, Kirghizstan, Tadjikistan, Turkménistan et Ouzbékistan), le rôle de l’Union en Asie centrale, la mise en œuvre de la stratégie de l’Union européenne pour l’Asie centrale adoptée en juin 2007, et notamment les initiatives thématiques régionales contenues dans cette stratégie : éducation, eau, Etat de droit...

Cette réunion a été l’occasion de préparer les prochaines échéances du Conseil de l’Union européenne pour la région, notamment le premier Forum UE/Asie centrale sur les enjeux de sécurité qui se tiendra à notre initiative à Paris le 18 septembre. En marge de cette réunion, M. Jean-Pierre Jouyet aura également un entretien avec le ministre des Affaires étrangères de l’Ouzbékistan, M. Vladimir Norvov.

jeudi 17 juillet 2008

72 % des étudiants irlandais ont voté contre le Traité de Lisbonne.

Europe : le refus irlandais doit être une exception

À Bruxelles comme à Strasbourg et à Paris, on espère engranger la ratification des 26 pour placer l'Irlande face à un choix plus radical « Tous les pays, y compris l'Irlande, sont d'accord pour poursuivre le processus de ratification du Traité de Lisbonne ».

Après une réunion fleuve de près de quatre heures, Jean-Pierre Jouyet, ministre des affaires européennes et hôte du sommet informel qui se tenait à Brest, confirmait, la volonté des 27 de ne pas se laisser enfermer dans l'ornière irlandaise. À ce jour, 22 pays ont ratifié le nouveau traité. Avec l'Espagne et l'Italie, « ils seront rapidement 24 », a ajouté M. Jouyet. Reste la Suède, « sans difficulté majeure » et les Tchèques, dont les difficultés sont « surmontables », estime le ministre français. Le refus irlandais resterait, cette fois, une exception.

L’Irlande sous pression

Une ratification de 26 pays sur 27 d'ici la fin de l'année, ce serait bien sûr le scénario idéal pour les responsables de l’UE qui espèrent organiser les prochaines élections européennes avec le traité de Lisbonne.

Avec Bernard Kouchner, Nicolas Sarkozy sera à Dublin le 21 juillet pour analyser avec le gouvernement irlandais les différentes options qui seront imposées aux Irlandais.

Le ministre irlandais, Dick Roche, a pour sa part demandé un « temps de réflexion ». En l'état actuel de l'opinion publique, un nouveau referendum serait de nouveau fortement exposé au non car visiblement, l'Europe ne fait pas recette vis-à-vis des jeunes.

Les enquêtes montrent que 60 % des jeunes irlandais, et 72 % des étudiants, ont voté contre le nouveau traité.

lundi 16 juin 2008

Les Irlandais pourraient revoter


Jean-Pierre Jouyet s'est dit "effondré" par le rejet attendu du traité de Lisbonne par les Irlandais, avant de retirer ce mot et de juger que "l'Europe n'est ni en panne ni en crise. Il n'y a pas d'autre solution" pour sauver le traité européen de Lisbonne qu'un nouveau vote des Irlandais, mais celui-ci pourrait avoir lieu après une "adaptation" du texte pour ce pays, a déclaré samedi le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet.


"Il faut que le processus de ratification aille jusqu'à son terme (...) et pendant ce temps-là laisser le temps de la réflexion aux Irlandais, savoir si moyennant quelques médiations ou une demande de leur part ils peuvent revoter", a déclaré M. Jouyet à Europe 1.

"Il est trop tôt pour savoir ce qu'ils (les Irlandais) vont nous demander", a-t-il ajouté. Précisant qu'un conseil européen prévu les 19 et 20 juin prochains pourraient être l'occasion pour le Premier ministre irlandais de faire part de son "analyse".

L'hypothèse de cette "médiation", qui interviendrait "au terme du processus de ratification" des 26 autres pays membres de l'UE, est que l'"on se met d'accord avec les Irlandais sur une demande a minima qui ne rouvre pas le dossier des institutions", a dit le secrétaire d'Etat.


"Les Irlandais ont un statut neutre, ils peuvent demander d'être exonérés par exemple véritablement de ce qui est la politique européenne de sécurité et de défense dans le cadre du nouveau traité", a-t-il suggéré.

Ce serait "une adaptation marginale qui ne concerne que les seuls Irlandais", a-t-il souligné.

Or, la priorité, est de "faire fonctionner" les politiques "qui répondent aux aspirations des citoyens", a poursuivi M. Jouyet, reconnaissant que le non irlandais illustrait "un décalage entre les aspirations des peuples à court terme et le projet européen".

Dans ce cadre, "les priorités de la présidence française (de l'UE) ne sont en aucun cas remises en cause", selon lui.

Source AFP

vendredi 13 juin 2008

L'Irlande entame le décompte du référendum, l'Europe retient son souffle

L'Irlande a entamé vendredi matin le décompte du référendum sur le traité européen de Lisbonne dont les résultats, attendus en fin de journée, pourraient provoquer une crise majeure en Europe en cas de victoire du "non".

Les suffrages ont commencé à être comptés dans les 43 circonscriptions de l'île pour des résultats définitifs prévus en fin d'après-midi. Le suspense est total, les derniers sondages donnant le "oui" et le "non" au coude à coude, voire le "non" en tête.

Aucun chiffre officiel de participation n'a été diffusé. Elle serait de 50% selon l'Irish Times, mais la radio-télévision irlandaise RTE l'évalue à 40% environ, soit seulement quelques points de plus que le plus-bas atteint en 2001 (34,8%). Cette faible participation avait été citée comme l'une des raisons principales de la défaite du "oui".

"Si la participation est de 50-55%, le oui a de bonnes chances. S'il se situe à 35% ou moins, il y a une forte possiblité d'un non", a déclaré à l'AFP Ben Tonra, politologue à l'University College à Dublin.

Les autorités ont averti que si la différence entre les "oui" et "non" est inférieure à 10.000 voix, un recomptage national serait organisé. Les résultats ne seraient dans ce cas pas attendus avant 21h00 (20h00 GMT).

Un peu plus de trois millions d'électeurs étaient appelés aux urnes jeudi pour cet unique référendum tenu sur le traité de Lisbonne dans un pays européen. Les 26 autres Etats-membres de l'Union européenne (UE) ont opté pour une ratification parlementaire, ce que 18 capitales ont déjà fait.

La perspective d'un rejet du traité par 4,2 millions d'Irlandais, soit moins de 1% des 495 millions d'Européens, a réveillé le spectre du rejet de la Constitution européenne en 2005 par la France et les Pays-Bas, ainsi que de celui du traité de Nice, lors d'un référendum en 2001 en Irlande.

Il avait alors fallu organiser un deuxième vote sur l'île pour faire adopter le texte. Mais il n'y aura pas de second référendum cette fois-ci, a assuré le gouvernement.

Le traité doit être adopté dans l'ensemble des 27 pays de l'UE pour entrer en vigueur. Le Premier ministre français François Fillon a averti jeudi soir qu'il n'y aurait "plus de traité de Lisbonne" en cas de rejet par les Irlandais "sauf à reprendre le dialogue avec le peuple irlandais". "On verra l'initiative qu'il faudra prendre", a-t-il ajouté.

En cas de victoire du "non", il faudrait trouver un "arrangement juridique" entre l'Irlande et les 26 autres membres de l'UE, a estimé vendredi le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet.

Un gigantesque "Vendredi 13" barrait deux pages de l'Irish Daily Mirror, qui prédisait un "cauchemar" pour le Premier ministre irlandais Brian Cowen.

"A-t-on rejeté notre propre traité ?", se demande une éditorialiste dans l'Irish Daily Mail, soulignant que Lisbonne a été en grande partie écrit à Dublin. Le texte a été rédigé à l'époque où le Premier ministre irlandais d'alors, Bertie Ahern, avait pris la présidence tournante de l'Europe, en 2004.

"Résultat très serré", titre quant à lui l'Irish Independent.

Le parieur irlandais Paddy Power ne s'est pas embarrassé de doute et a décidé de payer ses clients qui ont misé sur le "oui", sans même attendre les résultats.

Le camp du "oui" regroupe l'ensemble des formations parlementaires, à l'exception du parti nationaliste Sinn Féin, ainsi que la très grande majorité des organisations syndicales et patronales.

Mary Lou McDonald, la responsable de la campagne du Sinn Féin (4 députés sur 166), avait prédit jeudi un résultat "très serré". L'homme d'affaires Declan Ganley, fer de lance du "non", avait quant à lui appelé les Irlandais à envoyer "un message clair" à Bruxelles en vue d'une renégociation du traité pour qu'il soit plus démocratique, responsable et transparent.

Brian Cowen avait exprimé sa "confiance" en votant jeudi.

Source : AFP

jeudi 28 février 2008

L'euro fort sème la discorde au sein de l'Union européenne

Trends.be, 27/02/2008 11:00

L'envolée de l'euro, près de dix ans après sa création, à un sommet de plus de 1,50 dollar, est un cadeau empoisonné pour l'Europe où il provoque la zizanie entre des Etats qui s'inquiètent des dangers pour l'économie et ceux qui s'en accommodent ou soulignent ses bienfaits.

Depuis son lancement en 1999, la monnaie unique, utilisée par quinze pays depuis l'adhésion cette année de Chypre et Malte, s'est appréciée d'environ 29%. Et depuis son plus bas niveau atteint en octobre 2000 (0,8230 USD), elle a grimpé de 82%! "Il y a un potentiel pour des tensions entre d'une part les Allemands et les Néerlandais, et de l'autre les Français et les Italiens", souligne Simon Tilford, chef économiste du Center for European Reform, un institut de recherche basé à Londres.

La France, deuxième économie de la zone euro, est en pointe pour souligner les dangers de l'euro fort pour l'industrie européenne, dont les produits sont rendus plus chers à l'exportation, même si dans le même temps l'appréciation limite l'envolée de la facture énergétique, libellée en dollar. Rappelons que le déficit commercial français a battu un nouveau record en 2007, à plus de 39 milliards d'euros.

L'industrie aéronautique, dont les coûts sont en euros mais qui vend ses produits en dollars, menace à présent de transférer une partie de sa production vers d'autres cieux. "Nous ne pouvons supporter un tel écart. La démarche naturelle va être la délocalisation dans des zones dollar ou à bas coût, comme cela à été fait par l'industrie automobile", a prévenu le président de Dassault Aviation, Charles Edelstenne.

"Tout le monde" en Europe reconnaît qu'il y a une appréciation "trop rapide de l'euro" et des monnaies comme le yen ou le dollar "qui s'affaiblissent de manière trop rapide", indiquait récemment à l'AFP le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet. Problème : les Etats-Unis refusent d'agir sur le billet vert, laissant des Européens impuissants se contenter de faire pression sur la Chine pour qu'elle laisse sa monnaie partager davantage avec eux le fardeau de la baisse du dollar.