Citations

« Cent "non" font moins de mal qu'un "oui" jamais tenu. »
Sagesse asiatique.

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« Il est important de promouvoir une unité qui ne peut pas et ne veut pas être une uniformité, mais qui est capable de garantir le respect des différences nationales et des diverses traditions culturelles qui constituent une richesse dans la symphonie européenne, en rappelant d’autre part que “l’identité nationale elle-même ne se réalise que dans l’ouverture aux autres peuples et à travers la solidarité envers eux” (Ecclesia in Europa, n. 112). »

Benoît XVI, Palais de l’Élysée, 12 septembre 2008

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Mise en ligne (colonne de droite) de documents de l'Institut de Relations Internationales & Stratégiques (IRIS)

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Nouvelle offensive d'été de l'ARN

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jeudi 8 janvier 2009

L'élevage porcin en déroute dans les pays de l'Union Européenne

Entre le 1er juillet 2008 et le 30 juin 2009, la production porcine (Pib) européenne (UE à 27) chuterait de 3,4 % par rapport à la même période de 2007-2008, estime Agreste dans ses statistiques. Elle devrait atteindre 257 millions de têtes contre 266 millions précédemment. La Pologne, cinquième producteur européen, pronostique une baisse de production de 15 % sur le premier trimestre 2009, soit une perte de 1,8 million de têtes.
Cette diminution prolonge la tendance entamée l'année dernière et liée aux fortes restructurations imposées par L'UE dans ce pays.
Globalement, dans les pays à l'est de l'Europe, la baisse au premier trimestre atteindrait
11,6 %.Dans l'UE à 15, la baisse serait plus modérée, la Pib passant de 106 500 têtes à 104 000 au premier semestre 2009 (- 2,4 %). L'Allemagne reste le principal pays producteur, avec une production qui ralentirait de 2 % au premier semestre 2009. La baisse anticipée par l'Espagne atteindrait 3,5 %.

Le Danemark resterait au troisième rang juste devant la France malgré une production attendue pour le premier semestre 2009 en baisse de 4,5 % et un cheptel en fort recul. Aux Pays-Bas, une baisse de production est également envisagée mais elle est moindre que dans les pays voisins (- 1,4 %). En Belgique, la production resterait stable.


Qui a dit que l'Europe favorisait la croissance et l'emploi?

80% de la production d'oranges et de jus consommés en Europe viennent du Brésil

Originaire de Chine, l’orange est un fruit hybride , créé à partir de la tangerine et du pamplemousse. Après l’orange amère, introduite en Europe du temps des croisades, l’orange douce a été découverte par les navigateurs Portugais, qui l’ont apportée en Europe au XVIème siècle. C’est donc tout naturellement que la culture de l’orange s’est développée ensuite au Brésil. Aujourd’hui, le pays est le premier producteur mondial, avec plus de 18 millions de tonnes en 2007, soit près de 30% de la production internationale.

Le second producteur, les Etats-Unis, ne produisent ‘‘que’’ 7 millions de tonnes, et la France 800…Le marché du jus d’orange est encore plus spécifique. Le jus d’orange concentré congelé (Frozen Concentrated Orange Juice ou FCOJ) est réalisé à partir des oranges pressées. Le FCOJ est par ailleurs coté sur le New York Board of Trade (NYBOT) où il fait l’objet de contrats à termes et d’options. Deux zones assurent 90% de la production mondiale de FCOJ : l’État de São Paulo et la Floride.

Mais les Etats-Unis consommant la quasi-totalité de leur production, le Brésil représente à lui seul 80% des exportations totales. La forte concentration des zones de production rend le cours du FCOJ très sensible aux variations climatiques. Les fortes intempéries, dont a été victime la Floride en 2004 et 2005, ont ainsi fait flamber le cours, qui est passé de 60 centimes de dollars la livre mi-2004, à plus de 200 centimes début 2007, pour retomber à 100 centimes fin 2008… Quatre groupes détiennent 90% de la production d'oranges et de jus : 2 groupes brésiliens, Citrosuco et Cutrale, et 2 multinationales, Cargill et Louis Dreyfus.Les principaux consommateurs de jus d’orange sont l’Amérique du Nord et l’Europe qui absorbent à eux seuls 90% des 550 millions de litres jus chaque jour sur la planète.


Les oranges vertes du Brésil
Contrairement à ce que laisse croire leur couleur verte, les oranges du Brésil ne diffèrent pas de celles que l’on trouve en Europe. Tout est une question de température. En effet, lorsqu’il fait suffisamment frais, la chlorophylle contenue dans la peau de l'orange se décolore et laisse apparaître les pigments jaunes et oranges qui se développent lorsque le fruit mûrit. Avec la chaleur, la chlorophylle reste verte et masque ces pigments même lorsque l’orange est bien mûre.

jeudi 25 décembre 2008

Le rapport des membres de l’Académie d’Agriculture de France: quelle politique agricole pour l'europe


extrait choisi du rapport
Il n’est plus contesté aujourd’hui que la Politique Agricole Commune, n’est plus adaptée aux nouvelles exigences de la société et à la nouvelle donne économique et sociale mondiale.

Dans ces circonstances, des donateurs, dont on trouvera les noms à la fin de cette note, ont jugé nécessaire d’apporter leur contribution à ce vaste chantier de la réforme de la PAC.

Ce que l’on appelle aujourd’hui « politique agricole » est bien plus qu’une politique
d’accompagnement de la production agricole. Il s’agit en fait d’une politique agricole,
alimentaire, environnementale et territoriale, qui vise à assurer régulièrement
l’approvisionnement alimentaire des consommateurs en quantités et en qualité, à des prix
stables et raisonnables, tout en préservant l’avenir. Elle doit par conséquent s’inscrire dans
une vision politique globale, axée sur les exigences des consommateurs et les attentes des
citoyens, tout en prenant en considération les intérêts des agriculteurs et les particularités de
l’agriculture.


L’Union Européenne compte aujourd’hui près de 500 millions de consommateurs. Elle
constitue ainsi le premier marché solvable du monde. Il est parfaitement illusoire de penser
que le marché mondial puisse subvenir régulièrement en quantités, en qualité et en toute
sécurité aux besoins des consommateurs européens. L’embargo américain sur le soja en
1973 comme les difficultés d’approvisionnement que certains marchés connaissent
actuellement, témoignent de l’importance pour l’Europe d’assurer son indépendance et sa
sécurité alimentaires.

Si les conditions prévalant après la seconde guerre mondiale ont pu justifier dans les années
60 la mise en place en Europe d’une politique volontariste de sécurité alimentaire, force est
de constater que la fin de la guerre froide n’a pas réduit la grande instabilité qui caractérise
le monde dans lequel nous vivons, ce qui justifie aujourd’hui comme hier, la nécessité, pour
l’Europe, de préserver sa souveraineté alimentaire.


Seule une Politique Agricole ambitieuse et cohérente peut permettre d’atteindre ce faisceau d’objectifs.

L’expérience des politiques agricoles menées depuis deux décennies montre que la voie
dans laquelle s’est engagée l’Europe depuis 2003, voire depuis 1992, conduit à une
impasse. Toute la logique des réformes entreprises ou proposées est en effet construite sur
un postulat, développé par l’OCDE et repris par l’OMC lors du Cycle de l’Uruguay, celui de la
vertu du marché mondial et de la libéralisation des échanges internationaux qui
augmenteraient leur efficacité.



L’observation des effets de l’Accord OMC sur l’Agriculture de 1994 et de la première étape
de réformes des politiques agricoles qui l’ont accompagné, montre qu’aucun des objectifs
recherchés n’a été atteint, ni en matière de réduction des soutiens publics à l’agriculture, ni
en matière de stabilisation des cours internationaux, ni en matière de développement
économique des pays les moins avancés.


Hormis quelques grands pays exportateurs qui bénéficient de rentes géographiques et structurelles spécifiques pour certains produits, la plupart des Membres de l’OMC ne retrouvent pas leur compte dans les propositions actuelles. Les travaux des économistes, venus d’horizons les plus divers, convergent aujourd’hui sur un certain nombre de constats qui montrent qu’aucune augmentation significative du bien-être collectif ne peut résulter de la libéralisation des échanges agricoles. En effet, livrés à eux mêmes, les marchés agricoles sont instables, chaotiques et induisent des comportements spéculatifs ou d’aversion, au risque, préjudiciables à l’investissement, à l’amélioration de la productivité1, et aux consommateurs.



Ces travaux convergent aussi pour montrer que le classement des aides à l’OMC n’a
aucune pertinence : les aides dites « découplées » ont autant d’effets sur les marchés
que les autres aides. Dès lors, le découplage total ou même partiel des aides qu’a choisis la
Communauté en 2003 et que la Commission se propose de renforcer dans son « Bilan de
Santé », apparaît comme une négation des principes qui sont à l’origine des politiques
agricoles, à savoir la nécessité d’une maîtrise des fluctuations de production et
de prix à des niveaux raisonnables et stables. Par ailleurs, il sera de plus en plus difficilement justifiable, aux yeux des citoyens européens, d’octroyer des aides à certaines catégories d’agriculteurs, sans aucune obligation de production.


La demande alimentaire est en général peu élastique, si bien que de faibles variations de
volumes entraînent d’importantes variations de prix. C’est pourquoi, il vaut mieux agir en
amont, sur la maîtrise des quantités, que de corriger, en aval, les effets pervers des
fluctuations erratiques des prix. Cela signifie, en d’autres termes, qu’un système
d’assurances de revenus, qui serait mis en place pour compenser a posteriori les fluctuations
de prix, risque d’être infiniment plus coûteux et moins efficace qu’un système de régulation,
en amont, des volumes de production.


Enfin les économistes considèrent qu’il n’y a pas d’économie d’échelle déterminante en
agriculture. Par conséquent, une agriculture constituée d’un nombre important
d’exploitations de dimension suffisante pour rémunérer le travail familial, est aussi efficace,
au plan macro-économique, qu’une agriculture constituée d’un nombre restreint de grandes
exploitations basées sur le salariat. La concentration irraisonnée des exploitations n’apparaît donc plus nécessairement comme un gage d’efficacité et de compétitivité de la branche. Dans une perspective de développement durable, la compétitivité de l’agriculture doit en effet se mesurer de manière globale selon les trois axes de performance économique, environnementale et sociétaire.

Depuis 1980, la communauté internationale a régressé dans ses efforts pour parvenir à maîtriser l’instabilité des cours mondiaux.
Les solutions qui ont été progressivement mises en place sous l’influence des organisations
internationales, visent à démanteler les dispositifs d’intervention physique (politiques de
stockage et de gel des terres notamment) au profit d’instruments financiers (loan rate,
paiement compensatoire ou aides directes découplées, assurances de revenus, etc ). Elles
contribuent, au contraire, à entretenir la volatilité des cours mondiaux, voire à l’aggraver en
reportant sur le marché mondial le déséquilibre du marché domestique.

L’affirmation du principe de la souveraineté alimentaire, doit permettre aux pays les moins
avancés de protéger librement leurs marchés afin de développer leurs capacités de
production, comme le font d’ailleurs les Etats Unis. Les pays en voie de développement
sont les grands perdants du processus de libéralisation.


Les accords multilatéraux type OMC, n’a de sens que pour autant qu’elle s’articule à des politiques nationales ou régionales (type PAC) cohérentes.
En raison de l’interdépendance des marchés et des productions et compte tenu de l’extrême
diversité des conditions économiques, environnementales et sociales de chaque pays et de
chaque région, il est illusoire de prétendre formater les politiques agricoles dans un moule
unique, comme tentent de le faire l’OCDE et l’OMC. Il est illusoire également d’imaginer
l’existence d’un outil miracle (par exemple le découplage) susceptible de répondre à
l’ensemble des problèmes à résoudre. Une politique agricole efficace est nécessairement complexe.


Stockage et maîtrise des flux : des outils qui restent indispensables demeurent des dispositifs classiques d’intervention par stockage et déstockage dès lors que l’intervention en amont sur les flux reste moins coûteuse que la correction en aval des fluctuations de prix ou de revenus. Mais ces dispositifs trouvent eux mêmes leurs propres limites dans l’accumulation des stocks. Ils doivent dès lors être assortis de mécanismes qui limitent leur recours dans le temps et en
quantités.

Conséquence des propositions précédentes, la protection aux frontières constitue un outil
indispensable de toute politique agricole et alimentaire. Il est par ailleurs regrettable de ne pas avoir recours à l’article XXVIII du GATT, toujours en vigueur, qui permet une renégociation des concessions tarifaires. Les propositions faites dans le cadre du Cycle de Doha sont porteuses d’importants facteurs de perturbation des marchés, notamment des marchés européens. L’Europe n’a donc aucune raison de supporter seule les conséquences négatives d’une libéralisation des seuls échanges agricoles et n’a donc pas à se sentir obligée de consentir de nouvelles concessions pour conclure le Cycle de Doha. Dans la mesure où seule une minorité de pays émergents exportateurs paraît trouver son compte dans les propositions actuelles, l’absence d’accord ne peut en aucun cas être considérée comme un échec politique, mais plutôt comme un simple retour aux réalités économiques.


les coûts de production européens resteront le plus souvent supérieurs aux cours mondiaux. La flambée conjoncturelle actuelle de certains prix démontre une conjoncture de court terme favorable mais parfaitement instable. La difficulté à dénombrer les actifs agricoles au sein de l’Europe (définition très variable d’un pays à l’autre) suggère que le plafonnement ou l'ecrètage des aides et leur péréquation entre les différentes catégories de producteurs se fasse dans un cadre national.





Conclusion
Dans une période où le devenir de la PAC est mis en débat (Bilan de Santé de 2008,
Perspectives Financières du budget global européen, et préparation de l’échéance 2013),
l’euphorie actuelle que connaissent certains marchés agricoles constitue un facteur de
confusion, comme le prouvent les options dérégulatrices actuelles de la Commission.
Contrairement à ce que laissent entrevoir les projets de la Commission ou nombre de
discours politiques. Aucune analyse économique sérieuse ne permet de penser que les
marchés, livrés à eux-mêmes, peuvent durablement assurer, sans dysfonctionnements
importants, la sécurité alimentaire et la sécurité sanitaire des aliments de 500 millions
d’Européens, dans le respect de normes sociales et environnementales exigeantes. Rien ne
serait plus irresponsable que de penser que l’Europe n’a plus besoin de politique agricole, et
que, en l’absence de toute intervention régulatrice des pouvoirs publics, les prix seraient en
mesure de s’ajuster durablement aux coûts de production européens. Enfin en raison même
de sa puissance, l’Europe ne peut échapper à ses responsabilités vis-à-vis des pays en voie de
développement.


Pour exercer sa souveraineté alimentaire à partir d’une agriculture durable, l’Europe a
besoin d’une politique agricole volontariste forte. Pour construire cette politique, il faut savoir
s’affranchir des modes intellectuelles du moment et savoir tirer les enseignements d’une
histoire alimentaire riche en retournements imprévus. Dans les premières périodes de sa
construction, l’Europe a su se doter d’une politique agricole efficace pour répondre à ses
besoins du moment. Aujourd’hui ceux-ci ont considérablement évolué ainsi que la dimension
de l’Union Européenne devenue la première puissance économique du Monde. Il ne s’agit
donc certainement pas de cultiver la nostalgie, pour prôner le retour à la politique agricole
originelle qui fut conçue dans un autre contexte, avec des moyens adéquats. Mais rien ne
serait à l’inverse plus absurde que de prétendre ignorer les enseignements du passé, lors de
l’élaboration de la politique agricole d’avenir dont l’Europe a besoin.



Signataires
Gilles Bazin Denis Hairy
Lucien Bourgeois Michel Jacquot
Jean-Marc Boussard Jean-Christophe Kroll
Jean-Claude Clavel André Neveu
Hélène Delorme François Papy
Joseph Garnotel Claude Servolin



rapport complet en PDF http://www.ceri-sciences-po.org/archive/juin08/art_pac.pdf

samedi 20 décembre 2008

Les revenus des agriculteurs chutent

Après la flambée des prix agricoles, l'an dernier, voici la flambée des coûts de production en 2008. Et cela a pesé lourd dans l'équation du revenu des agriculteurs si l'on en juge par les données des statisticiens du ministère de l'Agriculture.Globalement, le revenu agricole s'affiche en réduction de 15 % par rapport à celui de 2007.



Cette dégradation s'explique par une flambée du prix de l'énergie, des aliments du bétail (sous l'impact du prix des céréales) mais aussi des engrais. L'ardoise payée par les agriculteurs a explosé dans tous les compartiments. Tout cela est facteur de hausse des prix. Les consommateurs en pâtissent sans que les agriculteurs en profitent... puisqu'ils repaient à leurs fournisseurs ce qu'ils gagnent sur leurs clients.


Le marché n'est pas tendre pour les éleveurs de bovins de viande ; leur revenu s'effondre de 32 %. Les maraîchers (- 16 %) et producteurs de fruits (- 26 %) ne s'en sortent pas tellement mieux.Seuls deux ou trois métiers s'en sortent : les producteurs de lait, d'abord (+ 23 % pour leur revenu). Si la forte hausse du prix du lait en début d'année a permis de compenser des coûts plus élevés, l'euphorie a été de courte durée. Depuis octobre le marché du lait est en crise.Champions du revenu l'an dernier, les producteurs de céréales voient eux aussi leur revenu chuter cette année (- 37 %). Avec cette diminution quasi-générale, le paysan français moyen retrouve le niveau de revenu de 2000.


Parallèlement, la concentration des fermes se poursuit. Le nombre des agriculteurs continue à diminuer de 2,5 % chaque année.

"La faiblesse de la concurrence est la principale raison au maintien de prix élevés", explique ce rapport sur "la formation des prix alimentaires".
Ce niveau de la concurrence joue davantage que le niveau des prix agricoles pour la détermination des prix alimentaires. Une étude constate notamment que le consommateur trouve une situation concurrentielle dans seulement 13% des marchés locaux.

Le rapport cite l'exemple de Nantes, où les prix sont parmi les plus faibles de France grâce à la concurrence importante entre les grandes enseignes.
Aux Pays-Bas, le niveau relatif des prix par rapport à la moyenne de l'Union Européenne a baissé de plus de 15% depuis 2003, année de lancement d'une guerre des prix entre distributeurs.


Le "hard discount" est une autre option pour baisser les prix, éprouvée avec succès en Allemagne, mais il se concentre sur des produits d'appel à prix faibles et ne concerne que les produits de base.

Le niveau des prix dans la grande distribution en France et en Allemagne est sensiblement supérieurs à ceux observés en Espagne et aux Pays-Bas.

le revenu net d’une entreprise agricole a baissé de 15,9% en 2008 selon l'Insee

un rapport d'Eric Besson,

Grèce: une économie chancelante

Depuis bien longtemps la Grèce a une économie chancelante.

Agriculture L'agriculture, minoritaire dans la production des richesses nationales, est en crise et les paysans ont récemment bloqué les routes pour protester contre la baisse des prix de leurs produits, divisés par trois pour le maïs par exemple.


Industrie
L'industrie n'a jamais été très solide et est concentrée surtout dans le secteur de la transformation, textile, produits alimentaires qui a perdu de nombreux emplois.


Services
La principale source de richesses avec plus de 70 % du produit intérieur brut se trouve donc dans les services : le tourisme, le commerce et en particulier la marine marchande. Mais la flotte grecque - 20 % de la flotte mondiale - est atteinte par le ralentissement du commerce international et de nombreux bateaux restent à quai au Pirée.


Conséquence
Depuis 2002, le coût de la vie est passé à 85 % de la moyenne européenne, alors que le revenu moyen plafonnait à 50 % de cette moyenne. Les prix sont européens et les salaires sont grecs. Les jeunes, la « génération 600 euros », ne trouvent que des petits boulots mal payés, et encore ! Près de 25 % des 15-24 ans sont sans travail. Officiellement, en septembre dernier, le taux de chômage des femmes était de 10,7 %, celui des hommes de 5,1 %. Mais, d'après un responsable de la Confédération syndicale du secteur privé (GSEE), on attend pour janvier 2009 une perte de 100 000 emplois, soit 5 % de chômage supplémentaire. 40 % des travailleurs gagnent moins de 1 100 euros brut et le pays compte 14 % de travailleurs pauvres, le taux le plus élevé de l'Europe des 27.



Le rôle de L'UE


Privatisation
Le retard de l'économie grecque combiné aux exigences de l'Union européenne ont conduit à la crise actuelle. Pour faire entré la Grèce dans les standards de l'UE et de la mondialisation, les gouvernements successifs, de gauche ou de droite, ont privatisé les entreprises nationales comme la poste, le téléphone et la compagnie aérienne grecque.


Recul sociaux
Depuis des années, les « réformes » ont toutes été dans le même sens : remise en cause des droits des travailleurs et diminution des retraites avec augmentation des annuités et pensions diminuées de 10 à 40 %.( on reconnaîtra ici, les directives du processus de Barcelone supposer faire de la zone euro," l'économie la plus compétitive au monde")


Remise fiscale aux entreprises
Le gouvernement a décidé de passer le taux d'imposition des bénéfices sur les sociétés de 35 % en 2004 à 25 % en 2008 et l'État vient d'accorder 28 milliards d'euros aux banques

Services publics étranglés
Les services publics sont étranglés. Le gouvernement Caramanlis, ayant du mal à trouver des capitaux sur les marchés financiers qui jugent la Grèce peu fiable, est accusé d'avoir sérieusement ponctionné les fonds de la Sécurité sociale alors que les hôpitaux sont étranglés par une dette de 4 milliards d'euros.


Subventions européennes
Armes de corruptions massive, les subventions européennes officiellement investit dans une modernisation des infrastructures (aéroport, routes, tramways ou métro d'Athènes), ont permis le maintien au pouvoir d'une classe politique à grand renfort de pôt-de-vin et de clientèlisme empêchant l'émergence d'une alternative politique.


Selon les sondages récents, entre 70 et 83 % de la population condamnent l'attitude du gouvernement. Mais à la question de savoir quel dirigeant politique a eu l'attitude la plus correcte dans les derniers événements, 41 % répondent « aucun » : ni Caramanlis, qui recueille 20 % d'opinions favorables ; ni Papandréou, leader du Parti Socialiste (Pasok), avec ses 17 % ne peuvent faire oublier qu'ils ont mené la même politique.

Pour la Grèce, son appartenance à l'UE se traduit donc par:


Une augmentation de la corruption du personnel politique

Un affaiblissement de l'état
Un affaiblissement de son économie

Un affaiblissement du niveau de vie de sa population

Et la mise sous séquestre de la démocratie qui se résume désormais a une fausse alternance droite gauche sans véritable alternative!

Une situation que l'on retrouve dans de nombreux pays de l'UE.

jeudi 11 décembre 2008

Les nouveaux riches achètent les terres des pauvres

L'exploitation de terres en Afrique par des investisseurs étrangers expose les populations locales à des crises alimentaires

Constatant qu'"achat de terres et baux de longue durée semblent avoir la préférence des investisseurs étrangers", le directeur général de l'organisation de l'ONU pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), Jacques Diouf, s'était alarmé l'été dernier du risque de voir émerger "un pacte néo-colonial pour la fourniture de matières premières sans valeur ajoutée dans les pays producteurs".
La grande nouveauté, c’est que les pays émergents viennent conquérir leurs terres : la Chine, la Corée du Sud, l’Arabie saoudite, se lancent dans d’énormes programmes d’acquisition des terres africaines notamment. Ainsi la Corée du Sud vient d’acquérir 1,3 million d’hectares à Madagascar, soit la moitié des terres arables de la belle île – la moitié ! C’est la Société Daewo Logistics qui vient de les acheter, pour y faire du maïs, essentiellement, et de l’huile de palme, destinés à l'exportation. Et tout ça en faisant appel à de la main d’œuvre sud africaine et non pas malgache ! La Chine quant à elle achète plus d’un million d’hectares aux Philippines, tandis que l’Arabie saoudite a acquis plus d’un millions d’hectares en Indonésie.

Alors qu'apparaît la nécessité de relancer une agriculture vivrière en Afrique, on a vu se développer depuis un an un préoccupant mouvement de spéculation international sur les matières premières alimentaires avec, ce qui est nouveau, l'arrivée d'investissements extérieurs laissant sans protection, les populations locales contre d'éventuelles crises alimentaires.

Ce n’est pas en laissant les nouveaux riches accaparer les terres des pauvres qu’on résoudra le problème de la faim dans le monde.

jeudi 13 novembre 2008

Mal bouffe: Bruxelles démantèle les normes de commercialisation des fruits et légumes

A partir de juillet prochain, les critères de forme de couleur, de taille ou de diamètre seront abrogés pour 26 produits. Les fruits et légumes de formes biscornues seront à nouveau vendus sur les étalages des commerces de l'Union européenne, dont les représentants ont donné leur feu vert à Bruxelles au démantèlement des normes de commercialisation existantes des primeurs.

Un vote en ce sens est intervenu lors d'une réunion de représentants des 27 pays de l'Union européenne. Concrètement, à partir de juillet prochain, les normes actuelles très strictes de commercialisation applicables à 26 types de fruits et légumes vont être abrogées. Pour être vendus, ces produits doivent aujourd'hui être classés dans trois catégories (1, 2 et "Extra") et respecter toute une série de critères de forme (longiligne pour les concombres et les carottes par exemple), de couleur, de taille ou de diamètre.

Les 26 fruits et légumes concernés par cet assouplissement sont par ordre alphabétique : les abricots, les artichauts, les asperges, les aubergines, les avocats, les haricots, les choux de Bruxelles, les carottes, les choux fleurs, les cerises, les courgettes, les concombres, les champignons de Paris, les noisettes, choux, poireaux, melons, oignons, pois, prunes, céleris, épinards, noix, pastèques et chicorées.

Les produits "irréguliers" sera autorisés à condition d'avoir un étiquetage spécifique.
Ils pourront être commercialisés quelle que soit leur forme et taille. Actuellement, ceux qui ne respectent pas les normes sont vendus à l'industrie de transformation alimentaire (conserves, plats préparés etc..).

Une nouvelle preuve du mépris de l'UE pour les citoyens et les consommateurs.

jeudi 2 octobre 2008

Vers le démantelement de la Politique Agricole Commune (PAC)

Illusion d'optique
Officiellement, les ministres européens de l’Agriculture se sont réunis à Annecy pour discuter d’un « nouveau consensus sur les objectifs que l’Europe fixe à son agriculture ». En fait, il s’agit plutôt pour les responsables Français de faire croire au monde agricole qu'ils défendent l’actuel budget de la PAC pour éviter son démantèlement après 2013.

Rappel des faits
En 1957, le Traité de Rome jette les bases de la communauté économiques européenne. La politique agricole commune (PAC) est mise en place sous l'égide de Sicco Manshoit, ancien ministre de l'agriculture des Pays-Bas aprés plusieurs années de négociations.

La PAC se construit alors sur 3 piliers :
- Un marché commun avec suppression des droits de douanes entre pays membres.

- Un prix agricole garantis aux paysans qui ont favorisé les investissements augmentant la productivité.

- La création d'un fonds européen de garantie financé par les Etats membre.
Dans un premier temps, la PAC fut une vraie réussite. L'augmentation de la productivité agricole entraine une baisse des produits alimentaires. Les Français consacrent moins de 20% de leurs revenus à l'alimentation dans les années 80 contre 45% en 1950. Le pouvoir d'achat ainsi dégagé va permettre l'aquisition de voitures, de logements, de biens d'équipements favorisant la croissance.

Le début de la "faim"
Une situation qui va se retourner au milieu des années 80. L'augmentation de la productivité va entrainer une crise de surproduction et l'aparition des quotas laitiers en 1984. L'acte unique européen en 1986 et les négociations du GATT (Uruguay round) à Punta del Este entraine le raliement des dirigeants européens au règles de l'ultra libéralisme. Les aides représentent plus de la moitié du budget total de l’Union européenne. Beaucoup trop, selon les détracteurs de la PAC qui souhaitent réaffecter ses sommes à d'autres tâches. L'Union européenne entreprend donc de sabrer la PAC qu'elle avait mise en place.

Une pénurie alimentaire sciemment provoquée
La politique du prix minimal garanti est remplacée par un système de subventions administrativement très lourd et très inéquitablement réparti (20% des exploitations touchent 80% des aides). Dans le même temps Bruxelles renforce la mise en place des quotas laitiers en 1986, puis au début des années 90, la jachère, c'est-à-dire l'obligation faite aux agriculteurs de mettre une partie de leurs terres en sommeil. Deux mesures qui ruinèrent des dizaines de milliers d’exploitations agricoles acculées à la faillite et au surendettement. Alors que la demande de denrées agricoles augmentait et la production stagnait. La hausse des prix et la pénurie agricole d'aujourd'hui sont les conséquences lointaines mais directes de ces mesures.

Un système que la Commision européenne veut supprimer
Enfin en 2003, l'Union européenne a terminé sont travail de sape en mettant fin au lien systématique existant entre le niveau des aides versées aux agriculteurs européens et les quantités produites, mesure appelée "taux de découplage". Une mesure qui est la négation même de tout volontarisme de la part de l'UE. Bruxelles n’étant d’ailleurs pas seule à attendre impatiemment l’élimination progressive des mécanismes d’aides aux agriculteurs. Les Britanniques et les Scandinaves sont également pour une diminution significative du budget de la PAC. Les aides représentent désormais moins de 40% du budget de l'union mais cela représente encore des sommes importantes que les partenaires de la France voudraient bien se partager.

La diplomatie française fait du théâtre
Pour calmer le désespoir et la fureur du monde agricole et surtout ne pas être tenus pour responsable du naufrage annoncé, le gouvernement multiplie les propositions. Paris évoque la création d’un nouveau système de stocks de sécurité agricole. Bien que les autres pays agricoles, l’Allemagne, la Pologne et l’Irlande qui bénéficient des aides de la PAC partagent cet avis, cette proposition n'a aucune chance d'aboutir. Cette idée d’ores et déjà rejetée par la Commission européenne « Je dois essayer de rester extrêmement polie dans la mesure où la France accueille cette réunion informelle », a ironisé la commissaire en charge de l’Agriculture, Mariann Fischer Boel. Une ironie qui en dit long sur le sérieux de la démarche française.

La décission de démolir la politique ayant été prise en 1986, le démantèlement de la PAC est révélateur du mode de fonctionnement de l'Union européenne en cycle long. De réforme en glissemment, de panique alimantaire sciemment provoquée en réfonte de la PAC, le monde agricole français et européen sera définitivement immolé en 2013, sans que les paysans progressivement laminés par ces changements successifs durant 30 ans puissent réagir.
L'europe en éloignant les citoyens des centres de décisions permet aux partisans du libéralisme et du mondialisme d'imposer des politiques dévastatrices sur le plan économique et humain. La construction europénne débouche sur une logique totalitaire qui sera fatale à l'économie européenne confrontée à la concurrence internationale non régulée.
Les politiques ne sont pas les seuls à suivre de près le démantèlement de la PAC. 5.000 agriculteurs sont même venus de toute l’Europe pour manifester en marge de la réunion des ministres à Annecy pour « une autre politique agricole européenne ». Soyons sûrs qu'ils ne seront pas entendus.

lundi 15 septembre 2008

Etat nation : la grande braderie


Hasard du calendrier, la Commission a publié le jeudi 11 septembre 2008 le « guide pratique des possibilités de financement de l'Union européenne pour la recherche et l'innovation » afin d'aider toutes les parties concernées à s'y retrouver parmi les différents canaux de financement existants de l'UE.

Dans le même temps, le vendredi 12 septembre 2008, le ministère de l'Agriculture et de la pêche a annoncé la "dissolution" de l'Agence française d'information et de communication agricole et rurale (Aficar), faute de moyens financiers.

Le conseil d'administration de l'Aficar "a voté la dissolution" de cet établissement public industriel et commercial (EPIC), créé en 2006 et chargé de promouvoir l'image du monde agricole. "Les conditions de financement de l'Aficar, prévoyant une participation financière de la profession agricole complémentaire à celle versée par l'Etat, n'étaient pas réunies", a précisé le ministère.

Une anecdote qui en dit long sur le démantèlement de la nation au profit de la tyrannie européiste.

lundi 2 juin 2008

La Commission européenne veut restructurer les flottes de pêche

Mauvaise nouvelle pour les marins pécheurs. L’UE va s’occuper de leurs problèmes.

Ainsi, la porte-parole de la Commission déclare"Nous étudions tous ensemble, les états-membres, les parties prenantes et la commission, la création d'une flotte durable. Une flotte durable cela signifie qu'il faut restructurer le secteur avec la mise en place de plan de sauvetage pour en finir avec l'inadéquation entre la taille de la flotte et le niveau durable des possibilités de pêche. Il ne s'agit pas de fonds immédiats mais d'une stratégie à long terme afin que cette flotte soit capable de survivre. Ces problèmes sont sérieusement aggravés avec la flambée du prix du pétrole. Une hausse qui ne va pas s'arrêter et que nous ne pouvons pas stopper".

Une restructuration qui, de fait, à déjà commencer pour raison économique. Ainsi quelques dizaines de pêcheurs belges ont manifesté devant le siège de la Commission pour dénoncer une nouvelle fois la flambée des carburants : +240% depuis 2004 alors l’UE refuse obstinément tout allégement de TVA sur le gazole.

La sidérurgie, l’industrie textile et l’agriculture ont eu droit au traitement de choc de L’UE et force est de constater qu’à chaque fois que l’Union Européenne « soigne un patient », elle finit par « tué le malade ».

Les industries textiles et sidérurgique ont quasiment disparue (la France produit aujourd’hui moins d’acier qu’avant la guerre de1914) et l’agriculture qui, au début des années 80, multipliait les surproductions ne parvient plus à répondre aux demandent croissantes de produits agricoles.
Dans de telles conditions, il ait à craindre que le patron marin pécheur ne rejoigne la liste des espèces en voie de disparition rapide.

samedi 19 avril 2008

L’euro au service de l’Allemagne

A partir de l'an 2000, l'Allemagne de Gerhard Schröder a mené une politique de désinflation compétitive très brutale avec une réduction des coûts salariaux et l'allongement du temps de travail sans relever les salaires, entraînant l'ensemble des pays de la zone euro – dont elle était le premier marché - dans sa décélération.

C'est un exemple flagrant d'absence de coopération des politiques économiques.

Cette compression de la demande interne va redonner des points de compétitivité à l'Allemagne, qui vont jouer d'abord au détriment des autres pays de la zone euro.

Un chiffre montre la part de l'excédent commercial que l'Allemagne réalise sur l'Europe et sur les pays émergents. Sur 200 milliards d'excédent en 2007, 150 milliards sont réalisés sur l'Europe, y compris la Suisse et les pays hors zone euro ; sur la seule zone euro l'excédent commercial allemand est de 100 milliards. Il se manifeste surtout sur la Grande-Bretagne, la France, l'Italie et l'Espagne.

Le fait de donner la même monnaie à la France et à l'Allemagne est une idée d’une rare stupidité, car ces deux pays ont des industries très différentes. La France vit mieux, pour ses exportations, avec un dollar faible, ce qui n'est pas le cas de l'Allemagne.

La France qui a une population plus jeune que la population allemande a besoin de plus de croissance pour pouvoir offrir des emplois aux nouvelles générations arrivant sur le marché du travail. Malheureusement la banque centrale n'a pour seule priorité que la lutte contre l'inflation ce qui correspond aux intérêts des industriels allemands.

Une situation qui s’explique : au moment du traité de Maastricht et de la définition des critères de convergence, l’Allemagne a réussi à imposer sa conception monétaire, conforme aux intérêts de son tissu industriel, contre l’avis de ses partenaires européens.

Une erreur d’appréciation que la France paye désormais très cher.

lundi 31 mars 2008

Pénurie alimentaire mondiale : Les rapports contradictoires de la FAO.

On va droit vers une pénurie mondiale d’aliments de base (céréales, pomme de terre, lait…), avec les stocks mondiaux de céréales sont au plus bas et où, depuis plusieurs années, la production est inférieure à la consommation.

Face cette situation les organisations internationales dont la FAO en charge de ses dossier multiplies Les rapports contradictoires.

Ainsi une Conférence internationale de la FAO sur l’agriculture biologique et la sécurité alimentaire à Rome (3-5 mai 2007) aboutit à la conclusion que:
« Le rapport cite des modèles récents sur l’approvisionnement mondial qui montrent que l’agriculture biologique peut produire assez par tête d’habitant pour nourrir la population actuelle de la planète ».

Par la suite, un nouveau communiqué de presse de l’organisation internationale (10 décembre 2007), signé de son directeur général, dément l’essentiel des conclusions optimistes exprimées dans le communiqué précédent (juin 2007).

Des invraisemblances qui mettent bien en lumière la difficulté des prévisions en matière de production alimentaire et de l'adéquation des méthodes utilisées.
La Conférence à Rome (3-5 mai 2007) était co-organisée par un groupe de travail représentant tous les principaux mouvements, associations et entreprises affiliées de l’agriculture biologique. Tous les participants qui vivent de ce mode de production agricole ont donc conclus fort logiquement à la nécessité de développer leurs activités.

Une nouvelle preuve de l’influence démesurée des entreprises sur les organisations internationales et de la valeurs des « rapports d’experts » aux prévisions et les analyses totalement contradictoires.

Alors les états nations ont toujours cherchées a assurer la sécurité alimentaire de leurs populations, les transferts de souveraineté au profits de l’Europe et des organisations internationales sont en train de tournés au génocide alimentaire.

dimanche 23 mars 2008

Agriculture UE publiera en avril 2009 la liste de tous les bénéficiaires des aides

Une liste détaillée de tous les bénéficiaires des paiements réalisés par l'Union européenne dans les domaines de l'agriculture et du développement rural sera publiée le 30 avril 2009.

Le nom complet, la commune et, le cas échéant, le code postal de tous les bénéficiaires seront publiés de manière claire et harmonisée sur les sites Web gérés au niveau national et dotés d'un outil de recherche qui permettra au public de connaître le montant des fonds reçus par chaque personne ou entreprise.

Chaque État membre devra publier les informations sur un site Web qui permet au public de rechercher les bénéficiaires par nom, commune, montants reçus (et la devise correspondante) ou en combinant ces trois critères et d'extraire les informations sous forme d'un ensemble de données unique...

Ces informations resteront accessibles sur le site web pendant deux ans à partir de la date de leur publication initiale.

Compte tenu de la diversité des structures d'organisation des États membres, ces derniers définiront eux-mêmes qui se chargera de la création et de la maintenance de leur site Web unique. Ils peuvent aussi décider de publier des informations plus détaillées s'ils le souhaitent. La Commission gérera son propre site Web, qui comportera un lien vers les différents sites nationaux.

Une souplesse d’utilisation qui laissera ainsi la porte ouverte à toutes les manipulations.

Source : News Press

La sécheresse menace la production agricole chinoise

BEIJING, "Nous faisons face aux plus grands défis lors de la saison du labour de printemps de ces dernières années", a indiqué vendredi 22 mars 2008 à Beijing le ministère chinois de l'Agriculture, alors que les productions de blé et de graine de colza en Chine du nord sont menacées par la sécheresse sévère.

Depuis le début de l'année 2008, les précipitations moyennes ont été de 5,5 mm dans les provinces du nord-est du Heilongjiang, du Jilin et du Liaoning et dans la région autonome de Mongolie intérieure (nord), la province septentrionale du Hebei, et les municipalités de Beijing et de Tianjin, soit un niveau inférieur à la moitié de la moyenne et le niveau le plus bas depuis 1951, selon le centre météorologique chinois.

Suite à la sécheresse de l'été dernier, les rares précipitations et les hautes températures dans la province du Heilongjiang ont provoqué la sécheresse la plus sévère en plus de deux décennies, selon le centre météorologique, ajoutant que cette sécheresse coïncide avec la période clé du labour de printemps.

Les prix des matériaux agricoles ont bondi, les prix des semences et des engrais ayant augmenté de 10% en février. Des provinces ont même rapporté une pénurie d'approvisionnement en engrais causée par la perturbation des transports et de la production dans le sud durant les intempéries hivernales.

Le ministre chinois de l'Agriculture Sun Zhengcai a dit que la Chine s'efforcerait d'assurer la sécurité des aliments, et que l'approvisionnement dépendrait principalement des producteurs alimentaires à l'intérieur du pays, mais que la Chine ferait également appel au marché international.

Une situation qui ne fera sûrement pas baisser les prix sur les marchés internationaux de l’agro-alimentaire.

Source Xinhua

lundi 17 mars 2008

Flambée des prix en France, stabilité en Suisse

Pour les consommateurs suisses, faire ses courses en France a cessé d’être intéressant.

Selon le dernier numéro de « 60 millions de consommateurs », en France, les 1.055 produits alimentaires analysés ont connus une hausse de 10 à 40% entre fin novembre et début février. Les produits alimentaires de première nécessité comme les produits laitiers et les pâtes étant particulièrement touchés.
Dans le même temps, en Suisse, les grands distributeurs Migros et Coop, sous la pression des "hard discounter", ont baissé leurs prix d'appel.

En réalité, une hausse des prix s'est produite aussi, au pays des Helvètes, hausse liée à l'explosion des coûts des matières premières agricoles mondiales mais, sans commune mesure avec ce qui se passe en France.
Une situation qui permet de constater l'influence prépondérante des transformateurs et des distributeurs sur la formation des prix.

Le cours du franc suisse
Une monnaie européenne fortement raffermie par rapport au dollar et au franc suisse, n’a pas entraîné la flambé des prix annoncé par les « experts économiques » qui prévoyaient la ruine progressive de la Suisse resté à l’extérieur de l’UE.
Dans les faits, l'économie suisse a passé une année 2007 extrêmement favorable, en complète contradiction avec ce qui se passe en France.

Conséquence
Faire ses courses en France a cessé d'être attractif pour la ménagère suisse, pour la plupart des denrées alimentaires. En quelques mois, les supermarchés massés sur la frontière, de l'Alsace à la Savoie en passant par la Franche-Comté ce sont vidé de leur clientèle frontalière.
La subite flambée des prix dans l'Hexagone, conjuguée avec la dépréciation du franc suisse d'environ 10% face à l'euro, a favorisé la vente des produits de l’agriculture suisse, protégeant les consommateurs helvètes d’une dérive inflationniste.

Une agriculture suisse que l’UE veut désormais mettre au pas.

mercredi 12 mars 2008

L’agriculture Russe augmente sa production


Si l’agriculture européenne est en crise, l’agriculture russe se porte bien, avec des taux élevés de croissance de la production de viande, de lait et de grain.

Selon le ministère russe de l'Agriculture la production de viande et de volaille en 2007 a grimpé de 13,2% contre les 7% prévus. "Nous estimons que cette dynamique sera maintenue cette année", a-t-elle indiqué.

La production laitière a augmenté en 2007 de 4% et pourrait progresser de 10% encore cette année.
En 2007, la récolte globale de céréales a dépassé la barre des 80 millions de tonnes. "Cette année, l'accroissement pourrait se chiffrer à quelques millions de tonnes si la météo est favorable et étant donné le fait que les superficies occupées par les blés d'hiver ont augmenté de plus de 10%".

En 2007 par rapport à 2006, la production globale agricole russe, selon les données préliminaires du Service fédéral des statistiques, a augmenté de 3,3%.

Le financement du programme de développement de l'agriculture russe pour 2008-2012 et dont les principaux objectifs sont l'aménagement du milieu rural, le relèvement du niveau de vie de la population et l'amélioration de la compétitivité des produits russes sur les marchés nationaux et étrangers s'élèvera à 1.100 milliards de roubles soit trois fois plus qu'au cours des cinq années précédentes.

La Russie, dont la population rurale se monte à près de 13 millions d'individus (sur une population globale de 142,0 millions d'habitants), compte 59.200 organisations agricoles, 285.200 exploitations paysannes, 22,7 millions exploitations d'appoint et individuelles.

lundi 3 mars 2008

Quand l'agriculture cherche des ouvriers sous payés

Situation qui est la conséquence d'une filière agricole dévastée par la politique de l’union européenne, l’agriculture française ne trouve plus de jeunes.

Depuis quelques semaines, avec la hausse des prix agricoles, se développe un nouveau débat : l’agriculture française manque de bras.

Avec 1,5 million d'actifs répartis sur 350.000 exploitations, la France va voir partir en retraite une bonne partie de ses paysans puisque, aujourd'hui, 40% des chefs d'exploitations ont plus de 50 ans.
Une situation d’autan plus inquiétante que selon une étude de l'Ifop, il manquerait déjà près de 150.000 salariés dans le monde agricole.

Si officiellement, 90% des jeunes qui suivent une formation agricole trouvent un emploi, les 850 écoles agricoles que compte notre pays font la chasse aux élèves. Certaines classes fonctionnant à demi-capacité.
Cette année, la Bretagne, région agricole plutôt dynamique, proposera 2.500 emplois, dont 800 en reprise d'activité. La moitié seulement risque d'être pourvue, et la situation est souvent bien pire dans d’autres régions.

Les causes des difficultés de recrutement.
- 1. Le principale obstacle est un salaire moyen est de 1.200 € pour des journées de travail fort longues et pénibles selon une étude réalisée dans le Finistère où la situation n’est pas dramatique.
- 2. Le rachat ou la création d'une exploitation (même avec des associés) exige des capitaux de plus en plus lourds. Le prix du foncier a littéralement flambé, en particulier autour des villes.
- 3. Les évolutions futures de la politique agricole commune (PAC), n’incitent guère les jeunes à s’installer en dépits des discours officiels faussement rassurants.
L’UE va profiter des départs à la retraite des responsables d’exploitations agricoles pour poursuivre sa politique de concentration des exploitations et de transfert des richesses au profit des multinationales du secteur agro-industriel.



Attendons-nous donc à voir l’union européenne favoriser le recrutement d’ouvriers agricoles en direction des pays du tiers-monde.

Dossier Europe et agriculture

Comment l’union européenne a favorisé la hausse des prix de l’alimentation.

Le prix du lait

Pour les Français les produits laitiers vont augmenter fortement dans les rayons. La hausse sera comprise entre 5 et 10%, selon l'Association de la transformation laitière (Atla).

Officiellement la cause serait l’augmentation de 7% du prix du lait payé aux producteurs en 2007.
En réalité, les prix n'ont commencé à grimper qu'en septembre, et parallèlement les tarifs des produits d’alimentations pour le bétail ont fortement augmenté sur toute l'année. Le prix des aliments (soja, protéines, blés, etc) continue de grimper et certains produits sont deux fois plus chers en février 2008 qu'au début 2007",

Une hausse qui ne profite pas aux revenus des producteurs laitiers, toujours en voie de paupérisation. Le ministère de l’Agriculture estime d'ailleurs que le revenu des laitiers a encore baissé de 4% l'an passé. Un comble quand le marché manque cruellement de lait.

La véritable cause de la hausse des prix est à chercher à Bruxelles et s’explique par la politique restrictive menée par l’union européenne depuis plus de 2O ans.

La France au début des années 80, disposait d’une production agricole fortement excédentaire. L'image des montagnes de beurre, de viande et de céréales stockées dans l’attente de trouver des acheteurs faisait régulièrement là une des magazines et des journaux télévisuels. Depuis l’Europe est passé par là et cette image appartient au passé.

L’union européenne a mis en place des quotas laitiers en 1986, puis au début des années 90, la jachère, c'est-à-dire l'obligation faite aux agriculteurs de mettre une partie de leurs terres en sommeil. Deux mesures qui provoquèrent de véritables jacqueries et ruinèrent des dizaines de milliers d’exploitations agricoles acculées à la faillite et au surendettement.

Enfin en 2003, l'Union européenne a terminé sont travail de sape en mettant fin au lien systématique existant entre le niveau des aides versées aux agriculteurs européens et les quantités produites, mesure appelé "taux de découplage".

Résultat : la collecte européenne est au plus bas depuis quinze ans (126 milliards de litres sur la campagne 2006-2007).
Pour l'actuelle campagne, qui se termine en avril, il devrait encore manquer 3 milliards de litres bien que le quota français annuel (campagne actuelle) a ainsi été augmenté de 15%.
Bruxelles, dans un accès de lucidité a même décidé d'augmenter le quota global de 2%. Avec des mesures aussi énergiques, Les prix du lait ne sont donc pas prêts de baisser.
L’actuelle hausse des prix ne doit rien au hasard et à été sciemment provoqué par l’UE contre les intérêts des producteurs laitiers et des consommateurs pour le plus grand profit des multinationales du secteur agro-industriel qui voit leurs bénéfices exploser.
Une affaire qui démontre une fois de plus la vraie raison d’être de l’UE ; imposer des mesures politiques au profit des multinationales en éloignant les citoyens des centres de décisions.