Citations

« Cent "non" font moins de mal qu'un "oui" jamais tenu. »
Sagesse asiatique.

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« Il est important de promouvoir une unité qui ne peut pas et ne veut pas être une uniformité, mais qui est capable de garantir le respect des différences nationales et des diverses traditions culturelles qui constituent une richesse dans la symphonie européenne, en rappelant d’autre part que “l’identité nationale elle-même ne se réalise que dans l’ouverture aux autres peuples et à travers la solidarité envers eux” (Ecclesia in Europa, n. 112). »

Benoît XVI, Palais de l’Élysée, 12 septembre 2008

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Mise en ligne (colonne de droite) de documents de l'Institut de Relations Internationales & Stratégiques (IRIS)

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Nouvelle offensive d'été de l'ARN

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Si vous souhaitez vous joindre à cette action, l'ARN tient à votre disposition l'affiche ci-dessus. Pour tout renseignement prenez contact avec : René Delacroix 16 rue Marcelin Berthelot. 92230 Gennevilliers. TéL 01 47 98 25 41
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dimanche 16 novembre 2008

Crise financière: les banques cherchent des fonds.

Face à la crise, les banques cherchent toujours des fonds, que ce soit par recapitalisation ou par aide au refinancement.

France: la Société de financement de l'économie (SFEF), a distribué vendredi 5 milliards d'euros à sept banques (dont les noms n'ont pas été dévoilés mais qui seraient BNP Paribas, Banques populaires, Caisse d'Epargne, Crédit Agricole, Crédit Mutuel, HSBC et Société Générale).
Grande-Bretagne: selon le quotidien The Observer, Barclays pourrait ainsi dévoiler un emprunt obligataire de 2 milliards de livres, dont la moitié serait souscrit par son premier actionnaire, l'Autorité d'investissement du Qatar (QIA). Mi-octobre, la banque avait annoncé qu'elle allait lever plus de 6,5 milliards de livres (environ 8,2 milliards d'euros) en plusieurs étapes, et elle a déjà émis avec succès mercredi un emprunt obligataire de 3 milliards d'euros.

Allemagne: d'après l'hebdomadaire Der Spiegel, les banques publiques régionales WestLB et HSH Nordbank voudraient faire appel à l'aide de l'Etat allemand dans le cadre de son plan de sauvetage du secteur bancaire, pour l'heure, seule la BayernLB, banque publique régionale de Bavière, a sollicité l'aide de l'Etat fédéral à hauteur de 5,4 milliards d'euros. Postbank a annoncé lundi une augmentation de capital d'urgence d'un montant maximal de 1 milliard d'euros, qui pourrait être souscrite à 100% par sa maison-mère Deutsche Post.

Autriche: la Kommunalkredit Austria AG, spécialisée dans le crédit aux communes et dont la banque franco-belge Dexia est une des principales actionnaires, elle a entamé dimanche des discussions avec le ministère des Finances afin de pouvoir disposer de l'aide de l'Etat, qui pourrait racheter des parts ou souscrire à une augmentation de capital.
Belgique: la banque KBC a annoncé que l'Etat belge allait injecter 3,5 milliards de livres dans son capital, alors que son cours de Bourse chute. L'Etat ne bénéficiera pas de droit de vote sur ses actions. KBC était jusqu'alors la seule grande banque belge ou présente en Belgique à ne pas avoir eu recours au soutien de l'Etat ou de groupes étrangers face à la crise, contrairement à Dexia, Fortis et ING.

Etats-Unis: David Nason, le secrétaire au Trésor adjoint chargé des institutions financières, a expliqué lundi sur CNBC que les 125 milliards de dollars destinés à recapitaliser les neuf plus grandes banques des Etats-Unis seraient débloqués cette semaine. Les neuf banques concernées sont Citigroup, JPMorgan Chase, Bank of America, Wells Fargo, Goldman Sachs, Morgan Stanley, Merrill Lynch, Bank of New York Mellon et State Street.

samedi 11 octobre 2008

Les bouchers du mondialisme : l'Eurocorps fête ses 15 ans

Les troupes mercenaires de l'UE défilent

Plusieurs centaines de militaires de la force d'intervention européenne à réaction rapide Eurocorps, créée en 1993 ont défilé à Strasbourg à l'occasion du 15e anniversaire du corps d'armée. Parades et défilés de musiques militaires des cinq pays membres ont marqué l'événement sous les yeux de milliers de passants, principalement place Kléber dans le centre-ville qui arborait les couleurs d'une ville de garnison.

Le commandant de l'Eurocorps, l'Espagnol Pedro Pitarch, a annoncé que les Etats-Unis deviendraient bientôt un pays contributeur, avec l'envoi d'un officier, une participation extra-européenne qu'il a jugée étonnante, les Etats-Unis n'ayant jamais manifesté d'intérêt pour l'Eurocorps.

La genèse de la force d'intervention européenne, dont le commandement siège à Strasbourg, vient d'une initiative franco-allemande qui remonte au sommet européen de La Rochelle en 1992. Initialement voulu comme un symbole supplémentaire de la réconciliation entre les deux pays, le corps s'est élargi au fil des années à la Belgique en juin 1993, à l'Espagne en juillet 1994 et au Luxembourg en mai 1996, pour réunir aujourd'hui quelque 60.000 soldats, qui restent basés dans leurs pays respectifs.

L'empire contre-attaque

Outre les cinq pays membres, quatre pays -la Grèce, la Pologne, la Turquie et l'Autriche- détachent un nombre limité d'officiers à l'état-major à Strasbourg, la Pologne souhaitant intégrer les "nations cadre", les Etats-Unis, l'Italie et la Roumanie, les Etats contributeurs.

mercredi 1 octobre 2008

175 langues parlées dans l’Union européenne

La Commission européenne encourage l’apprentissage des langues étrangères de l’enfance à la retraite, en passant par la formation professionnelle.


Au Sommet européen de Barcelone, en 2002, les chefs d’états et de gouvernements (de l’UE-15 à l’époque) avaient fixé l’objectif d’apprendre deux langues étrangères en plus de sa langue maternelle.Un apprentissage qui ne doit pas se limiter à l’école ou l’Université mais doit ce poursuivre tout le long de la vie professionnelle et même pendant les années de retraite d'aprés la Commission européenne. Selon les chiffres de L'UE la pratique des langues a augmenté dans l’Union.


Dans des pays comme le Luxembourg ou la Belgique, et dans les nouveaux états-membres (Slovaquie, Pologne, Roumanie...), les habitants parlent plusieurs langues. une situation que la Commission européenne veut encourager.


L'union européenne compte les 23 langues officielles, plus de 60 langues régionales ou minoritaires ainsi que les langues des migrants, ce qui représente 175 langues parlées dans l’Union européenne.

jeudi 7 août 2008

Le temps des mercenaires

D’ici 2010, l’armée polonaise sera composée exclusivement de professionnels. Le passage à une armée de métier se généralise dans l’Union européenne ou depuis la fin des années 1990, de nombreux pays européens se dirigent vers un modèle d'armée à l’image de celle des Etats-Unis.

Officiellement, les « armées de recrues » ne correspondent plus aux besoins actuels de défense des Etats. En réalité, la fin de la conscription permet de couper le lien entre l'armée et la population civile et, accessoirement, la fin du service national prive les citoyens ordinaires, de toute formation militaire.

Une logique bien connue des régimes dictatoriaux, qui ont toujours cherchés à transformer les institutions garantes de leur survie (armée, police, service spéciaux, pouvoir judiciaire, etc.) en castes coupées du reste de la population.

La fin du service militaire obligatoire dans les pays de l’Union européenne

Grande-Bretagne
Le service militaire obligatoire a complètement été aboli en 1962. Depuis cette date, la défense du pays repose sur une armée de métier qui comptait en 2006 environ 230.000 hommes. Au sein de son armée de professionnels, le Royaume-Uni dispose de forces de réserve qui reposent sur d’anciens militaires et sur des volontaires.

Belgique
la Belgique a mis fin à son service militaire obligatoire en 1995. Le service militaire y fut délibérament saboté. Dans les dernières années précédant la levée de la conscription, seul un jeune sur quatre effectuait son service militaire en raison de dispenses et d’autres exemptions.

France
La suppression de la conscription, héritage de la révolution française, en 1996, fut l’une des réformes les plus désastreuses du mandat du président Jacques Chirac .

Pays-Bas
Les Pays-Bas ont quant à eux définitivement abandonné ce système en 1998.

Italie
Le changement a eu lieu en l’an 2000 mettant fin à 200 ans de service militaire, introduit par les armées napoléoniennes aux alentours de 1800.

Espagne
En 2003, l’Espagne a mis fin au service militaire et a choisi également l’armée de métier.

Plus à l’Est, les membres de l’UE se dirigent également vers une armée de métier : la Hongrie a fait ce choix en 2004. La Slovénie en 2006. La Roumanie et la Lettonie en 2007…

Des pays qui restent attachés à la conscription :

Allemagne
L’Allemagne, qui, tout en développant une armée de métier, conserve l’obligation du service militaire. Tous les ans, l’armée allemande recrute environ 80.000 jeunes pour une mission dont la durée s’établit à 9 mois. Si les jeunes appelés ne souhaitent pas entrer dans l’armée, ils peuvent opter pour un service civil.

Finlande
En Finlande, le service militaire reste une tradition et l’armée est l’une des institutions les plus populaires du pays. Le service militaire dure entre 6 et 12 mois en fonction de la situation professionnelle des jeunes. Tous les 7 ans, les anciens conscrits sont également appelés à effectuer quelques jours d’entraînement pour se « rafraîchir » la mémoire.

Suède
Bien que le pays n’ait plus connu la guerre depuis 1814, le service militaire reste obligatoire pour les hommes en Suède et sur la base du volontariat pour les femmes.

Autriche
En Autriche, le service militaire reste obligatoire mais les jeunes appelés ont la possibilité d’effectuer un service civil à la place. Ils sont mobilisés pour 6 mois.

Le règne des tyrans

Les soldats des pays de l'UE seront de plus en plus sollicités pour intervenir à l’étranger dans le cadre d’opération de "maintien de la paix" (comme en Irak ou au Kosovo) face à des populations civiles souvent hostiles. Dans ce type de configuration, seule une armée de métier peut, dans la durée, mener une action coercitive sans se poser trop de questions. A une armée de citoyens, l'Union européenne préfère désormais, les hordes mercenaires sans état d'âme.

Dans l'antiquité, le fait de porter une arme était le privilège des hommes libres. Une référence historique que voudrait bien nous faire oublier le régime dictatorial de la Commission Européenne.

Service militaire obligatoire ou non, service civil : le détail par pays

samedi 12 juillet 2008

Europe la fin d’un mythe ?



Eurobaromètre en dépôt de bilan

Lors d’une enquête réalisée entre mars et mai 2008 auprès d’un échantillons de population âgée de 15 ans et plus, 1.000 Français ont été consultés et retenus, sur un total de 30.000 entretiens. Cette étude démonte que désormais les réalités économiques ne peuvent plus être dissimulées au yeux de l’opinion publique, en dépit des enquêtes d’opinion truquées de l’Eurobaromètre.

L’appartenance à l’UE ne fait plus recette

La moitié (48%) des Français interrogés considèrent que l’appartenance de la France à l’Union est une bonne chose (contre 60% mi-2007). Un tiers pense que ce n’est ni une bonne ni une mauvaise chose et 17% une mauvaise chose. La part de ceux qui estiment que la France a bénéficié de son appartenance à l’UE a également diminuée pour s’établir à 49%.

Le pouvoir d’achat : source d’inquiétude n° 1

Le pouvoir d’achat prend la tête des préoccupations. Cité par 37% des sondés, cette préoccupation enregistre une hausse de 21 points en deux ans. Il y a donc désormais plus d’Européens inquiets face à la hausse des prix que face au chômage ou à l’immigration. En France, l’inflation est même citée par plus de la moitié des personnes interrogées (51% d’entre elles).

Le sujet est encore plus présent en Autriche (54%), mais les prix sont aussi au premier plan chez les Belges (48%), les Allemands (44%) et les Italiens (44%), qui citent le pouvoir d’achat avant tout le reste. L’Europe du Nord semble moins affectée par ce phénomène puisque moins de deux personnes interrogées sur dix au Danemark, aux Pays-Bas et en Suède le placent en première position.

Economie : le cauchemar annoncé

Concernant la situation économique de leur pays, la plupart des Européens (46%) estiment que les douze mois à venir seront moins bons que les douze derniers.

Les Français sont plus inquiets que la moyenne européenne : 57% s’attendent à un avenir moins florissant. Ce changement rompt avec le regain d’optimisme enregistré quelques mois après l’élection présidentielle de 2007. Alors que moins de la moitié des Européens (45%) estiment que "les choses vont dans la mauvaise direction dans leur pays", près de deux Français sur trois sont de cet avis (61%). Seuls les Italiens, les Britanniques et les Hongrois les dépassent. Ce constat est conforté par le fait que 63% des Français sondés pensent aux délocalisations lorsqu’ils entendent le mot "mondialisation".

lundi 23 juin 2008

GDF vend à EDF sa part dans le belge SPE sous la pression de l’UE

Gaz de France et EDF ont annoncé le vendredi 20 juin 2008, la vente de la part de GDF dans l'électricien belge SPE à l'électricien français EDF pour 515 millions d'euros, pour respecter l'une des conditions exigées par la Commission européenne pour la fusion GDF-Suez.

"Gaz de France a conclu ce jour un accord avec EDF pour la cession de ses actions dans Segebel qui détient 51% du capital de SPE", ont annoncé GDF et EDF dans des communiqués distincts.

"Le montant de la transaction s'élève à 515 millions auxquels s'ajouterait un complément de prix après mise en oeuvre des engagements pris par Suez Electrabel vis-à-vis de l'Etat belge", ont précisé les groupes.

Le groupe public GDF est entré depuis fin mai en négociation exclusive avec EDF pour lui céder ses 50% dans Segebel, qui contrôle le capital de l'électricien belge SPE, afin de se conformer à ses engagements auprès de la Commission européenne dans le cadre de sa fusion avec Suez, qui sera soumise au vote des actionnaires le 16 juillet.

SPE est le deuxième producteur d'électricité en Belgique. En 2007, le chiffre d'affaires de l'entreprise s'est élevé à 2,2 milliards d'euros, rappelle EDF.

Source AFP

jeudi 12 juin 2008

Energie la Commission européenne cite la Belgique devant la CEJ

La Commission européenne a décidé, le jeudi 5 juin 2008, de citer la Belgique devant la Cour européenne de Justice (CEJ) pour transposition non-conforme dans son droit national de deux directives européennes de 2003 relatives au marché du gaz et de l'électricité.

"La Commission européenne poursuit son action visant à vérifier que la transposition des directives électricité et gaz soit correctement effectuée dans les lois nationales afin de réaliser un véritable marché compétitif de l'énergie en Europe", indique jeudi dernier l'exécutif européen cité dans un communiqué.
Ces deux textes balisent notamment la désignation de gestionnaires de réseaux de distribution dans le domaine gazier et de l'électricité, ainsi que les conditions d'accès aux réseaux de distribution. La citation de la Belgique devant la Cour de Luxembourg intervient un mois après celles de la Suède et de la Grèce pour les mêmes motifs.

Identité électronique dans l'UE

La Commission européenne a dévoilé, le 2 juin dernier, un projet de reconnaissance électronique des identités des ressortissants européens.

Ce projet de la Commission permettra de contrôler l’identité des citoyens de l'UE et d'utiliser des systèmes transnationaux d’identification électronique (mots de passe, cartes d'identité, codes PIN et autres) à travers l'UE, et non plus uniquement dans leur pays d'origine.

13 des 27 États membres (Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Estonie, France, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, Slovénie et Suède) et l'Islande (partie à l'accord sur l'Espace économique européen avec l'UE) vont coopérer pour assurer la reconnaissance transnationale des identités électroniques.

Ce projet pilote à grande échelle, appelé STORK (Secure idenTity acrOss boRders linKed), vise à mettre en œuvre un système européen de reconnaissance de l'identité électronique qui permettra aux gouvernements et aux agents de la fonction publique d'identifier les identités électronique nationale dans n'importe quel État membre.

Ce projet se déroulera sur trois ans et recevra un financement de 10 millions € de la Commission européenne ainsi qu'une contribution égale des partenaires.

lundi 2 juin 2008

L'inflation et chômage ne cesse d'augmenter dans la zone euro

Le taux d'inflation dans la zone euro a atteint 3,6% en mai en rythme annuel, au delà des 3,3% d'avril, selon les données préliminaires publiées par Eurostat.

Les estimations publiées mercredi en Allemagne avaient déjà montré une accélération de l'inflation, à 3,0% en rythme annuel, contre 2,4% le mois précédent.

La hausse des prix s'est aussi accélérée en mai en Espagne et en Belgique. Le taux d'inflation espagnol, publié jeudi, a atteint 4,7%, un niveau sans précédent, contre 4,2% en avril.

En Belgique, l'inflation en rythme annuel est ressortie à 5,21% en mai, son plus haut niveau depuis 23 ans, et contre 4,15% en avril, selon les chiffres rendus publics jeudi.

En Italie, les prix à la consommation harmonisés au niveau européen (IPCH) ont augmenté de 0,6% en mai sur un mois, pour donner une inflation de 3,7% sur un an, a annoncé vendredi l'Istat, en première estimation.

Une hausse des prix, sur fond de ralentissement économique, qui dépasse largement l'objectif de moins de 2% défini par la Banque centrale européenne (BCE).

Parallèlement, le taux de chômage, corrigé des variations saisonnières, s'est établi à 7,1% dans la zone euro et à 6,7% dans l'Union européenne (UE) en avril.

Selon les estimations d'Eurostat, 16,047 millions d'hommes et de femmes étaient au chômage en avril 2008 dans l'UE, dont 11,072 millions dans la zone euro. Par rapport à mars 2008, le nombre de chômeurs a augmenté de 16.000 et 60.000 respectivement dans les deux zones selon des chiffres publiés vendredi par Eurostat, l'Office statistique des Communautés européennes. Des chiffres qui démontrent une nouvelle fois que les pays restés hors de la zone euro supportent mieux les aléas de l’économie mondiale.

Les analystes estiment que cette série de statistiques paralyse davantage encore la BCE, confrontée à la fois à des poussées inflationnistes et à un ralentissement de l'activité.

Les ventes au détail en Allemagne ont baissé en avril pour le deuxième mois consécutif, alimentant les anticipations de ralentissement économique au deuxième trimestre et faisant reculer l'euro face au dollar.

Axel Weber, membre du Conseil des gouverneurs de la BCE, a déclaré le mardi 27 mai à Reuters qu'il n'y avait pas de marge pour abaisser les taux d'intérêt dans la zone euro cette année et que l'option d'une hausse devait rester sur la table.

samedi 19 avril 2008

Zone monétaire optimale

L'idée de la monnaie unique sur une zone comprenant plusieurs pays a été avancée par Robert Mundell en 1961.

Elle répondait à une opinion progressivement avancée par un nombre croissant d'économistes qu'une économie en régime d'ouverture commerciale et de libéralisation des capitaux ne pouvait plus avoir de politique monétaire indépendante si on était en présence d'une mobilité parfaite - ou quasi-parfaite - des capitaux. Une monnaie unique a alors essentiellement deux avantages :

1) La monnaie unique fait disparaître les coûts de transactions et les incertitudes liées aux taux de change sur la zone où elle est pertinente.

Remarque :
Il faut cependant noter que ces coûts de transactions et d'incertitudes sont d'autant plus importants que l'on est en système de taux de change flottant, sous la pression de marchés financiers libéralisés. Dans une situation où le taux serait fixé pour des périodes déterminées, et les mouvements de capitaux à court terme contrôlés, ces coûts et ces incertitudes seraient déjà fortement réduits.

2) Une monnaie unique, en évitant un phénomène de concurrence entre des instruments monétaires, permet de mener une politique monétaire unique. Cette dernière à l'avantage de pouvoir ainsi donner une cohérence à la politique économique sur l'espace de son application. Il y aurait ainsi une cohérence forte entre l'intégration commerciale et l'intégration monétaire, au point que la première déterminerait à terme la seconde.

Remarque :
Encore faut-il cependant que l'on ait la volonté de mener une politique monétaire qui soit un élément intégré d'une politique économique globale, et que les statuts de la Banque Centrale le permettent.

La zone Euro n’est pas une zone monétaire optimale :

Pour pouvoir créer une monnaie commune entre plusieurs pays, il faut que ces pays disposent de mœurs et de structures économiques très proches et que la population active de ces pays puissent travailler et voyager très facilement à l’intérieur de cette zone monétaire.
On parle alors de zone monétaire optimale.

A noter que s’il est facile de faire tomber les contraintes juridiques, il n'en est pas de même de la barrière linguistique qui représente un obstacle majeur. Un individu ne maîtrisant pas la langue du pays d’accueil ne peut occuper que des postes peu qualifiés.

En Europe, seuls 6 pays pourraient constituer une zone monétaire optimale : l’Allemagne, le Danemark, Les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg et l’Autriche.

L’Angleterre, la France et l’Italie ont des économies trop divergentes pour faire partie d’une zone monétaire optimale.