Citations

« Cent "non" font moins de mal qu'un "oui" jamais tenu. »
Sagesse asiatique.

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« Il est important de promouvoir une unité qui ne peut pas et ne veut pas être une uniformité, mais qui est capable de garantir le respect des différences nationales et des diverses traditions culturelles qui constituent une richesse dans la symphonie européenne, en rappelant d’autre part que “l’identité nationale elle-même ne se réalise que dans l’ouverture aux autres peuples et à travers la solidarité envers eux” (Ecclesia in Europa, n. 112). »

Benoît XVI, Palais de l’Élysée, 12 septembre 2008

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Mise en ligne (colonne de droite) de documents de l'Institut de Relations Internationales & Stratégiques (IRIS)

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Nouvelle offensive d'été de l'ARN

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Si vous souhaitez vous joindre à cette action, l'ARN tient à votre disposition l'affiche ci-dessus. Pour tout renseignement prenez contact avec : René Delacroix 16 rue Marcelin Berthelot. 92230 Gennevilliers. TéL 01 47 98 25 41
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mardi 5 août 2008

Agriculture: l'Iran envisage d'importer du blé de Russie

Dans les dix prochains jours, l'Iran envisage d'acheter en Russie une grande quantité de blé, a annoncé lundi Mohammad Djozdani, conseiller du ministre iranien du Commerce.

"A cause de la sécheresse, qui a frappé l'Iran cette année, nous importerons 5 millions de tonnes de blé. Les livraisons seront effectuées dans les temps", a précisé M. Djozdani à l'agence de presse iranienne FARS.

"Nous nous sommes entendus avec la Russie sur ce sujet, et dans les dix prochains jours, nous envisageons d'emporter une grande quantité de blé russe", a-t-il ajouté.
Selon lui, l'Iran n'a pas de problèmes avec les importations de blé, car il en achète en Algérie, au Brésil, en Chine, en Egypte, au Japon, au Mexique, au Maroc et en Corée du Sud.
Source RIA Novosti.

dimanche 23 mars 2008

La sécheresse menace la production agricole chinoise

BEIJING, "Nous faisons face aux plus grands défis lors de la saison du labour de printemps de ces dernières années", a indiqué vendredi 22 mars 2008 à Beijing le ministère chinois de l'Agriculture, alors que les productions de blé et de graine de colza en Chine du nord sont menacées par la sécheresse sévère.

Depuis le début de l'année 2008, les précipitations moyennes ont été de 5,5 mm dans les provinces du nord-est du Heilongjiang, du Jilin et du Liaoning et dans la région autonome de Mongolie intérieure (nord), la province septentrionale du Hebei, et les municipalités de Beijing et de Tianjin, soit un niveau inférieur à la moitié de la moyenne et le niveau le plus bas depuis 1951, selon le centre météorologique chinois.

Suite à la sécheresse de l'été dernier, les rares précipitations et les hautes températures dans la province du Heilongjiang ont provoqué la sécheresse la plus sévère en plus de deux décennies, selon le centre météorologique, ajoutant que cette sécheresse coïncide avec la période clé du labour de printemps.

Les prix des matériaux agricoles ont bondi, les prix des semences et des engrais ayant augmenté de 10% en février. Des provinces ont même rapporté une pénurie d'approvisionnement en engrais causée par la perturbation des transports et de la production dans le sud durant les intempéries hivernales.

Le ministre chinois de l'Agriculture Sun Zhengcai a dit que la Chine s'efforcerait d'assurer la sécurité des aliments, et que l'approvisionnement dépendrait principalement des producteurs alimentaires à l'intérieur du pays, mais que la Chine ferait également appel au marché international.

Une situation qui ne fera sûrement pas baisser les prix sur les marchés internationaux de l’agro-alimentaire.

Source Xinhua

lundi 3 mars 2008

Le cours du blé bat des records

Par Anthony Bondain, Boursier.com

A Chicago, le plus grand marché du monde pour les contrats à terme sur les produits agricoles, le prix du blé a enchaîné les records. En un an, son prix a plus que doublé. C'est un rapport sur les stocks américains qui a mis le feu aux poudres, ou plutôt aux grains : outre-Atlantique, les stocks n'ont jamais été attendus aussi faibles sur les 60 dernières années. Le précédent point bas avait été atteint au sortir de la seconde guerre mondiale, quand les fermiers américains expédiaient à tour de bras des matières premières agricoles vers une Europe en pleine reconstruction. Ces stocks ont de surcroît fondu de près de 40% en un an, selon les données transmises par le Département de l'Agriculture Américain (USDA) vendredi dernier. Des chiffres qui font écho à ceux dévoilés par le Canada quelques jours plus tôt, puisque les réserves du pays ont été réduites de 30% sur un an.

C'est la hausse des exportations de ces deux grands pays producteurs qui explique cette baisse des réserves. Paradoxalement, les Etats-Unis pourraient prochainement avoir à puiser dans les stocks de leur voisin pour satisfaire leur propre demande intérieure. La demande forte, la production mondiale qui ne suit pas sa courbe (la sécheresse de l'été a frappé les principaux pays producteurs) et la baisse des réserves provoquent naturellement une hausse des prix, d'autant que les grands pays consommateurs peinent à suivre la cadence.

Ainsi l'Inde, deuxième consommateur mondial, a dû se fournir à l'étranger en 2006 et en 2007 pour combler ses besoins. Le pays assure qu'il sera auto-suffisant cette année, mais les spécialistes n'en sont pas tous persuadés. Cité par le Financial Times samedi, Mark Samson, d'US Wheat Associates, pense que l'Inde devra acheter environ 3 millions de tonnes de blé sur l'exercice qui démarre en avril prochain pour satisfaire ses besoins. Les analystes estiment plus généralement que les autorités indiennes et chinoises devraient chercher à laisser monter leurs prix agricoles intérieurs pour attirer de nouveaux fermiers et les dissuader de se lancer dans la culture du coton.

Suite au réforme de la politique agricole commune, L’Alliance pour la Résistance Nationale avait annoncé une augmentation du prix du blé et des denrées agricoles lors d’un tractage organiser au salon de l’agriculture 2003.

Dossier Europe et agriculture

Comment l’union européenne a favorisé la hausse des prix de l’alimentation.

Le prix du lait

Pour les Français les produits laitiers vont augmenter fortement dans les rayons. La hausse sera comprise entre 5 et 10%, selon l'Association de la transformation laitière (Atla).

Officiellement la cause serait l’augmentation de 7% du prix du lait payé aux producteurs en 2007.
En réalité, les prix n'ont commencé à grimper qu'en septembre, et parallèlement les tarifs des produits d’alimentations pour le bétail ont fortement augmenté sur toute l'année. Le prix des aliments (soja, protéines, blés, etc) continue de grimper et certains produits sont deux fois plus chers en février 2008 qu'au début 2007",

Une hausse qui ne profite pas aux revenus des producteurs laitiers, toujours en voie de paupérisation. Le ministère de l’Agriculture estime d'ailleurs que le revenu des laitiers a encore baissé de 4% l'an passé. Un comble quand le marché manque cruellement de lait.

La véritable cause de la hausse des prix est à chercher à Bruxelles et s’explique par la politique restrictive menée par l’union européenne depuis plus de 2O ans.

La France au début des années 80, disposait d’une production agricole fortement excédentaire. L'image des montagnes de beurre, de viande et de céréales stockées dans l’attente de trouver des acheteurs faisait régulièrement là une des magazines et des journaux télévisuels. Depuis l’Europe est passé par là et cette image appartient au passé.

L’union européenne a mis en place des quotas laitiers en 1986, puis au début des années 90, la jachère, c'est-à-dire l'obligation faite aux agriculteurs de mettre une partie de leurs terres en sommeil. Deux mesures qui provoquèrent de véritables jacqueries et ruinèrent des dizaines de milliers d’exploitations agricoles acculées à la faillite et au surendettement.

Enfin en 2003, l'Union européenne a terminé sont travail de sape en mettant fin au lien systématique existant entre le niveau des aides versées aux agriculteurs européens et les quantités produites, mesure appelé "taux de découplage".

Résultat : la collecte européenne est au plus bas depuis quinze ans (126 milliards de litres sur la campagne 2006-2007).
Pour l'actuelle campagne, qui se termine en avril, il devrait encore manquer 3 milliards de litres bien que le quota français annuel (campagne actuelle) a ainsi été augmenté de 15%.
Bruxelles, dans un accès de lucidité a même décidé d'augmenter le quota global de 2%. Avec des mesures aussi énergiques, Les prix du lait ne sont donc pas prêts de baisser.
L’actuelle hausse des prix ne doit rien au hasard et à été sciemment provoqué par l’UE contre les intérêts des producteurs laitiers et des consommateurs pour le plus grand profit des multinationales du secteur agro-industriel qui voit leurs bénéfices exploser.
Une affaire qui démontre une fois de plus la vraie raison d’être de l’UE ; imposer des mesures politiques au profit des multinationales en éloignant les citoyens des centres de décisions.