Citations

« Cent "non" font moins de mal qu'un "oui" jamais tenu. »
Sagesse asiatique.

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« Il est important de promouvoir une unité qui ne peut pas et ne veut pas être une uniformité, mais qui est capable de garantir le respect des différences nationales et des diverses traditions culturelles qui constituent une richesse dans la symphonie européenne, en rappelant d’autre part que “l’identité nationale elle-même ne se réalise que dans l’ouverture aux autres peuples et à travers la solidarité envers eux” (Ecclesia in Europa, n. 112). »

Benoît XVI, Palais de l’Élysée, 12 septembre 2008

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Mise en ligne (colonne de droite) de documents de l'Institut de Relations Internationales & Stratégiques (IRIS)

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Nouvelle offensive d'été de l'ARN

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dimanche 23 mars 2008

les Moldaves en marche vers l'Union européenne

La Moldavie devrait rentré dans l'Union européenne en 2020Le processus de marche vers l'Union européenne a été entamé en 2003 par le président M. Voronine. Le plan d'action fut signé en 2005 entre Chisinau et Bruxelles. La présence de l'UE a été renforcée. Un bureau de la Commission a été ouvert à Chisinau en 2005 et un centre de traitement des visas commun à sept pays européens existe depuis 2007. Mais du côté moldave, les progrès restent sur le papier.

Depuis l'indépendance en 1991, la population est passée de 4,3 millions à 3,38 millions en 2004 (dernier recensement). 500 000 Moldaves seraient actuellement dans l'Union européenne, principalement en Italie et au Portugal. "30 % de la population des actifs émigre", estime Arcadie Barbarosie, directeur de l'Institut des politiques publiques, laissant derrière eux les orphelins de l'immigration (29 % des enfants moldaves, selon l'Unicef).

La démocratisation en Moldavie n'en est toujours qu'à ses balbutiements. "Les arrestations de journalistes se raréfient", se félicite Paolo Berizzi, premier secrétaire de la délégation de la Commission européenne à Chisinau, mais les procédures judiciaires contre les adversaires politiques sont monnaie courante. "Dans les faits, les décisions de justice sont prises sur les conseils de l'entourage présidentiel", explique le député chrétien-démocrate Ion Varta. La corruption est en léger recul dans les affaires, indique Transparency International, au même niveau qu'au Maroc. Mais rien n'a bougé concernant la petite corruption.

Dans ce pays agricole (30 % du PIB), seule Chisinau, bénéficie d'un début de modernisation. Des constructions à ciel ouvert voisinent avec des business centers, des casinos et leurs 4×4, des boutiques de téléphones portables (1,6 million d'abonnés pour 3,3 millions d'habitants) mais 29 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. Et 35 % du PIB est constitué des transferts des immigrés.
Pays le plus pauvre d'Europe, frontalière de l'Ukraine, la Moldavie, qui a appartenu, de 1918 à 1940, à la Roumanie, est totalement dépendante de la Russie pour son gaz et une bonne part de ses exportations agricoles. Faute d'avenir, elle se vide de ses habitants, et la question non réglée de la province séparatiste russophone de Transnistrie, qui dispose d'une présence militaire russe, continue de peser sur la politique moldave.
Seule quelques entreprises occidentales - dont Metro, Orange, la Société générale, Lafarge, Naf Naf, etc. – ont réussi à s’implanter dans une Moldavie exsangue et divisées entre russophones (16 % de la population) et roumanophones.

jeudi 28 février 2008

La Commission européenne réfléchit à fliquer les aéroports

La commission européenne a des projets qui font froid dans le dos !
Publié le 25 février 2008 par ZDNet.fr Web dans Side Story

La Commission européenne a quelques projets dans ses cartons qui ont de quoi « faire froid dans le dos », selon Alex Türk, le président de la Cnil. Il a profité d’une réunion avec la presse la semaine dernière, en tant que tout nouveau patron du G29, pour exprimer son inquiétude.

Bruxelles a présenté aux autorités européennes de protection des données deux avant projets, relatifs à la sécurité dans les avions et les aéroports, a-t-il expliquer. Le premier vise à installer des système de vidéos surveillance dans les avions, afin d’examiner les situations comportementales des passagers. En clair, il s’agit d’étudier les réactions des passagers pendant les vols pour essayer de déterminer quels gestes ou attitudes trahissent des signes de nervosité, d’énervement ou d’excitation. Histoire de détecter plus aisément les passagers « à risque ».

Le second avant-projet semble plus avancé, puisqu’il dispose déjà d’une enveloppe de 20 millions d’euros, débloquée par les services de la Commission européenne. Baptisé Optag, il vise à conjuguer deux technologies, la vidéosurveillance et les RFID, dans les halls d’aéroports. L’objectif, encore et toujours, est d’observer le comportement des passagers.

Rien à se reprocher, jusqu'à quand ?

Mais Bruxelles justifie son projet en soulignant que cet arsenal ciblerait en priorité non pas les potentiels terroristes, mais les « flâneurs », explique Alex Türk. C'est-à-dire les voyageurs qui perdent du temps dans les boutiques ou dans les cafés, ou qui sont tête en l’air, et qui ne se présentent pas en temps et en heure pour l’embarquement, faisant ainsi perdre du temps aux compagnies aériennes.

Bel argument, qui a laissé pantois l’ensemble des représentants des Cnil européennes : « nous étions tous perplexes, voire interloqués et sidérés que l’on puisse mettre 20 millions d’euros sur un tel projet », a souligné Alex Türk. « Mais aussi et surtout par l’attitude débonnaire » du haut fonctionnaire européen qui est venu leur présenter le projet. Le fond du projet lui-même n’est pas encore complètement connu, mais la façon qu’a l’exécutif européen de proposer des mesures de surveillance disproportionnées comme une avancée collective (faire partir les avions à l’heure) a effectivement de quoi inquiéter.

Comme le déplore Alex Türk, « on pourrait trouver cela bien que les avions partent à l’heure ! » Mais comment faire comprendre les enjeux liés à la protection des données personnelles et à la vie privée, si le camp d’en face place le débat sur de telles bases faussées ? Eternel hiatus entre ceux qui sont prêts à accepter beaucoup de limitations parce qu’ils « n’ont rien à se reprocher », et ceux qui s’inquiètent du modèle de société dans lequel nous allons vivre…

G29 : Alex Türk préside les 'CNIL' européennes

Alex Türk, président de la Commission nationale informatique et libertés (CNIL), prend la tête du groupe des autorités européennes en charge de la protection des données. Elu à l'unanimité par les autorités des 27 Etats membres de l'UE, le 19 février 2008, pour deux ans, Alex Türk devra encadrer les missions du groupe « G29 », G29 en référence à une directive européenne de 1995.

Ce groupe se prononce pour avis sur les problématiques de protection des données (notamment l'identification par l'adresse IP), promeut l'application uniforme de la directive concernée au sein de l'UE (cadre juridique applicable aux moteurs de recherche...), conseille la Commission européenne sur les mesures communautaires ayant une incidence sur les droits et libertés des personnes en termes de confidentialité des données personnelles et de protection de la vie privée (puces RFID...) Enfin, le « G29 » émet des recommandations à l'attention du grand public (réseaux sociaux, transfert massif de données 'passagers' vers les Etats-Unis, etc.)

Pour Alex Türk, occuper la présidence du G29 est un nouveau défi à relever. En effet, la puissance des Etats-Unis n'est pas la seule à faire obstacle à une politique éclairée et efficace de protection des données en Europe. Comme l'a déclaré Alex Türk, « il faudra beaucoup de travail en interne pour définir des positions communes ».