Citations

« Cent "non" font moins de mal qu'un "oui" jamais tenu. »
Sagesse asiatique.

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« Il est important de promouvoir une unité qui ne peut pas et ne veut pas être une uniformité, mais qui est capable de garantir le respect des différences nationales et des diverses traditions culturelles qui constituent une richesse dans la symphonie européenne, en rappelant d’autre part que “l’identité nationale elle-même ne se réalise que dans l’ouverture aux autres peuples et à travers la solidarité envers eux” (Ecclesia in Europa, n. 112). »

Benoît XVI, Palais de l’Élysée, 12 septembre 2008

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Mise en ligne (colonne de droite) de documents de l'Institut de Relations Internationales & Stratégiques (IRIS)

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Nouvelle offensive d'été de l'ARN

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jeudi 7 août 2008

George Soros veut accélérer la militarisation de l’Europe

Dans un nouveau rapport de 78 pages, « Comment redynamiser l’Europe de la défense et de la sécurité », Nick Whitney, un analyste du Conseil européen des relations étrangères (ECFR), un think-tank dirigé par Mark Leonard. Le wonderboy de Tony Blair, massivement financé par le spéculateur britannique(et honorable correspondant de la CIA) George Soros, appelle les gouvernements d’Europe à accélérer la militarisation l’UE.

Bien que cela ça aurait été plus facile avec le Traité de Lisbonne, admet Whitney, on peut malgré tout outrepasser l’inertie et les résistances pour un tel projet sans attendre sa mise en place, puisque depuis le débat sur la Constitution européenne, un consensus s’est dégagé en faveur du concept de « groupe pionnier »grâce à des coopérations renforcées au sein d’une Europe « à plusieurs vitesses » .

L’Europe d’aujourd’hui maintient quelques 2 millions de soldats sous les drapeaux, mais, se lamente-t'il, 70% des forces terrestres sont incapables d’opérer hors des frontières nationales… à un moment où l’Europe devrait être capable de défendre ses intérêts aux quatre coins de la planète. D’ailleurs, rappelle l’auteur, en 1999, les chefs d’Etats européens lors du sommet d’Helsinki, s’étaient engagés en paroles à mettre sur pied une force de réaction rapide de 60000 hommes avant 2003.

Barack Obama, dont George Soros est également un des grands mécènes, a précisé lors de son discours à Berlin, que grâce à l’engagement plus fourni des européens en Afghanistan, le contribuable américain verra ses impôts baisser… car les européens remplaceront progressivement les américains sur le front.

lundi 7 avril 2008

Gordon Brown retourne sa veste

Le premier ministre britannique eurosceptique fait campagne en faveur du traité de Lisbonne.

En effet, le premier ministre qui traînait une réputation d'eurosceptique quand il était chancelier de l'Échiquier, a dû batailler ferme, le 5 mars dernier, à la Chambre des Communes pour repousser un amendement de l'opposition conservatrice qui demandait un référendum avant de ratifier le mini traité.
Gordon Brown a enterré le référendum, pourtant promis par Tony Blair en 2005, car il avait peu de chance d'obtenir une réponse positive de la part d'une opinion publique largement eurosceptique.

La position de Brown sur l'Europe surprend d'autant plus qu'il faisait partie du camp des sceptiques, ou du moins de ceux qui se désintéressent du sujet. Des témoins ont rapporté l'avoir vu débrancher ses oreillettes de traduction, à plusieurs reprises, lors de réunions à Bruxelles quand il était ministre des Finances. C'est aussi lui qui avait embarrassé Tony Blair en inventant des critères économiques ad hoc pour empêcher l'adoption de l'euro par son pays.

Depuis sa prise de fonction au poste de premier ministre en juin 2007, il a accumulé les faux pas. En décembre dernier, il a choqué de nombreux chefs d'États par son absence lors de la cérémonie de signature du mini traité à Lisbonne. Arrivé avec plusieurs heures de retard pour avoir préféré assister à une réunion avec des députés travaillistes à Westminster, il a dû signer tout seul le traité. Ce qui lui a valu de nombreuses critiques en Europe mais aussi dans son propre pays.
Plus que le scepticisme, c'est son dédain vis-à-vis des institutions européennes qui a choqué. En janvier, il a invité Nicolas Sarkozy et Angela Merkel à Londres pour discuter de la crise financière, et provoqua la colère des « petits » pays d'Europe qui n'étaient pas invités, avant de se raviser et de convier aussi José-Manuel Barroso et Romano Prodi.

Depuis, Brown a sensiblement corrigé le tir. A Bruxelles en février, il affirmait au côté de Barroso que « l'UE est essentielle pour le succès de la Grande-Bretagne, et une Grande-Bretagne totalement engagée en Europe est indispensable au succès de l'UE. »

Pour Robin Shepherd, spécialiste de l'Europe au think tank londonien Chatham House, il ne s'agit pas d'un revirement, mais plutôt « d'une attitude pragmatique de Gordon Brown sur l'Europe. Il voit l'UE comme un moyen d'atteindre des objectifs précis pour la Grande-Bretagne.