
Nouveau scrutin dans quelques mois, semi-retrait de l'Irlande de l'UE, retour au traité de Nice ou grand débat sur l'Europe ?
- L'IRLANDE REVOTE RAPIDEMENT
La question est de savoir quelle modification pourrait être apportée, tant les arguments du camp du « non » ont été divers (peur d'une légalisation de l'avortement, d'une modification du système fiscal, de suppression des subventions agricoles, etc...). Certains en Irlande font cependant valoir que la participation ayant été supérieure à celle de 2001, l'idée d'un second vote pourrait être plus difficile à faire passer. Si le texte était effectivement revoté positivement dans un délai rapide, le traité de Lisbonne pourrait entrer en vigueur presque dans les temps - sinon au 1er janvier comme prévu, du moins après les élections européennes de juin 2009.
- CONTINUER AVEC LE TRAITE DE NICE
C'est l'option du statu quo, malgré toutes les imperfections de ce traité : avec Nice, la plupart des décisions doivent être prises à l'unanimité, ce qui est beaucoup plus difficile à 27 pays qu'à 15. Le traité de Nice rend surtout particulièrement compliquée l'entrée de nouveaux pays dans l'UE, puisqu'il oblige à recalculer le poids de vote de chaque pays à chaque fois (la Croatie doit entrer vers 2010), ou augmenter le nombre de députés européens (déjà 785 aujourd'hui).
- RENEGOCIER LE TRAITE DE LISBONNE
- L'IRLANDE SE RETIRE EN PARTIE DE L'UE
Cette option consisterait à négocier avec l'Irlande son retrait des politiques européennes autres que le marché commun et l'Union économique et monétaire (l'euro). C'est un peu ce que le Danemark a fait après son « non » au traité de Maastricht en 1992, puisqu'il a obtenu des dérogations dans le domaine de la Défense, la monnaie unique, etc. Personne n'envisage un retrait pur et simple de l'Irlande de l'UE.
- UN « NOYAU » DE PAYS VONT DE L'AVANT
Certains estiment que l'idée d'un « noyau » de pays membres décidés à aller de l'avant pourrait se concrétiser, qui créeraient leur propre Union d'avant-garde à côté de la « vieille » Union européenne et approfondiraient leur coopération... Mais quels pays constitueraient ce « noyau » ? Quels seraient les relations entre cette nouvelle entité et l'ancienne ? Les questions sont infiniment plus nombreuses que les réponses.
- ROUVRIR LE GRAND DEBAT EUROPEEN
Beaucoup de responsables reconnaissent que le « non » irlandais témoigne d'un fossé entre les citoyens et l'élite européenne. Certains veulent donc remettre tout à plat, quitte à convoquer une nouvelle Convention pour s'assurer du soutien de la population à la poursuite de la construction européenne...
Source : Le Parisien
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