Citations

« Cent "non" font moins de mal qu'un "oui" jamais tenu. »
Sagesse asiatique.

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« Il est important de promouvoir une unité qui ne peut pas et ne veut pas être une uniformité, mais qui est capable de garantir le respect des différences nationales et des diverses traditions culturelles qui constituent une richesse dans la symphonie européenne, en rappelant d’autre part que “l’identité nationale elle-même ne se réalise que dans l’ouverture aux autres peuples et à travers la solidarité envers eux” (Ecclesia in Europa, n. 112). »

Benoît XVI, Palais de l’Élysée, 12 septembre 2008

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Mise en ligne (colonne de droite) de documents de l'Institut de Relations Internationales & Stratégiques (IRIS)

http://www.iris-france.org/



Nouvelle offensive d'été de l'ARN

Nouvelle offensive d'été de l'ARN
Si vous souhaitez vous joindre à cette action, l'ARN tient à votre disposition l'affiche ci-dessus. Pour tout renseignement prenez contact avec : René Delacroix 16 rue Marcelin Berthelot. 92230 Gennevilliers. TéL 01 47 98 25 41

mercredi 26 novembre 2008

Immigration: Bruxelles estime ses besoins en main d'oeuvre à 30 millions de travailleurs en 2030

Une conférence ministérielle euro-africaine a eu lieu le mardi 21 octobre à Paris, avec la participation de plus de 80 délégations réprésentant des pays européens et africains et des orgnisations internationales, pour définir un programme de coopéartion en matière de migration.

La Conférence euro-africaine sur migration et développement a adopté une centaine de propositions concrètes et un programme de coopération triennal visant à encadrer la migration légale.

Le programme de coopéartion doit être axé sur trois volets:

la migration légale
Pour organiser la migration légale, la conférence veut la création ou le renforcement dans les pays d'origine "d'agences spécialisées en matière d'emploi" à l'instar du Cigem récemment installé à Bamako (Mali) et financé par l'Union européenne.
Le programme confirme aussi l'option européenne de l'immigration choisie en voulant privilégier l'accueil de "travailleurs hautement qualifiés" tout en "cherchant à prévenir la fuite des cerveaux"(?).

la lutte contre la migration irrégulière
Il est proposé de "renforcer le contrôle aux frontières" en aidant à "la création de postes frontières communs".
La conférence préconise aussi "d'améliorer les réadmissions" dans les pays d'origine des clandestins expulsés d'Europe et de promouvoir les "retours volontaires" par des aides à la réinsertion.

la promotion de partenariats de développement.
la conférence recommande" d'accompagner les politiques d'emploi et de développement économique et social des pays d'origine et d'améliorer la protection sociale des migrants" ainsi que de "faciliter la baisse des coûts de leurs transferts de fonds".

Une soixantaine de pays, dont les 27 membres de l'UE et des pays africains, ainsi qu'une vingtaine d'organisations internationales sont présents à la rencontre, la deuxième du genre, après celle de 2006 à Rabat, au Maroc.

Le président français Nicolas Sarkozy a plaidé pour une immigration "choisie" et souhaite renforcer la coopération avec les pays africains.
Bruxelles estime que ses besoins en main d'oeuvre s'élèveront à quelque 30 millions de travailleurs en 2030.

UE: le principe de la concurrence libre et non-faussée

L'Union Européenne est fondée sur divers principes, parmi lesquels, la concurrence libre et non-faussée. Dans le domaine du commerce des biens et des services, la liberté de concurrence est de fait la règle, à l'exception des secteurs dans lesquels l'Etat organise l'accès au marché comme: la pharmacie ou les professions juridiques, etc. .

Dans les secteurs dans lesquels l'Etat organise l'économie, la compétence de l'état concerné se limite à son territoire. Si une telle organisation nuit donc à quelqu'un, c'est essentiellement aux citoyens du pays concerné qui élisent le gouvernement qui fixe ces règles.

Dans tous les autres cas, l'Etat aide ou non directement ou non les entreprises locales à produire et commercialiser des services dans toute l'Union. Ces aides contribuent à réduire le prix des biens et des services produits pour tous les clients de l'Union Européenne du fait d'aides d'état payés par les seuls citoyens électeurs du gouvernement qui instaure ces aides.

Les interventions de l'UE pour la défense du principe fondateur de concurrence libre et non-faussée se fait donc au mieux, sans que le citoyen européen y gagne quoi que ce soit et, au pire, à son désavantage. Car, contrairement à une opinion répandue, le financement public des acteurs économique du marché unique, profite généralement aux citoyens.

La crise enfonce chaque jour un peu plus l’Europe vers des abîmes .

Pour les économistes , les premiers effets de la crise financière internationale, sur l’économie réelle sera des dépôts de bilans de milliers de petites et moyennes entreprises et la réduction drastique des volumes de productions des grosses multinationales.

L’aide de banques commerciales conséquence de la crise financière annonce... une crise politique au sein de l’Union européenne (UE).




Alors que la Banque centrale européenne (BCE) a failli à son orthodoxie comptable pour baisser, son principal taux d’intérêt directeur à 3, 25 %, la Tchéquie, qui a rejoint l’UE en 2004, estime ne pas bénéficier des soutiens financiers promis autant pour son agriculture que son industrie, et ne va pas hésiter à mettre au pied du mur les intances européenne.
La récession qui frappe la zone euro sème un vent de panique chez les gouvernements. Les dirigeants des nations européenne ne parviennnent pas à ce mettre d'accord prennent des décisions unilatérales, telles que des baisses des taux de TVA, des campagnes d’emprunts obligataires... poussant l’Union à plus d’endettement.

dimanche 16 novembre 2008

Jean-Pierre Jouyet quitte le gouvernement

Le secrétaire d’État aux affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, va donc quitter le gouvernement pour occuper, pour cinq ans, la présidence de l’Autorité des marchés financiers (AMF), la SEC (security exchange commission) à la française.

Son départ sera effectif le 15 décembre prochain, au lendemain du Sommet européen de Bruxelles qui marquera la fin de la présidence française tournante du Conseil européen des chefs d’État et de gouvernement.

Jean-Pierre Jouyet a l'intention de quitter rapidement le gouvernement pour que: « l’AMF ait la garante du bon fonctionnement des marchés et joue un rôle essentiel pour maintenir la confiance. Je suis particulièrement heureux de poursuivre ainsi mon engagement au service de la construction économique et financière européenne ainsi que d’une régulation internationale efficace ». ...

A l'ARN, on ne peut que se réjouir du départ de cette européiste forcené.

Crise financière: les banques cherchent des fonds.

Face à la crise, les banques cherchent toujours des fonds, que ce soit par recapitalisation ou par aide au refinancement.

France: la Société de financement de l'économie (SFEF), a distribué vendredi 5 milliards d'euros à sept banques (dont les noms n'ont pas été dévoilés mais qui seraient BNP Paribas, Banques populaires, Caisse d'Epargne, Crédit Agricole, Crédit Mutuel, HSBC et Société Générale).
Grande-Bretagne: selon le quotidien The Observer, Barclays pourrait ainsi dévoiler un emprunt obligataire de 2 milliards de livres, dont la moitié serait souscrit par son premier actionnaire, l'Autorité d'investissement du Qatar (QIA). Mi-octobre, la banque avait annoncé qu'elle allait lever plus de 6,5 milliards de livres (environ 8,2 milliards d'euros) en plusieurs étapes, et elle a déjà émis avec succès mercredi un emprunt obligataire de 3 milliards d'euros.

Allemagne: d'après l'hebdomadaire Der Spiegel, les banques publiques régionales WestLB et HSH Nordbank voudraient faire appel à l'aide de l'Etat allemand dans le cadre de son plan de sauvetage du secteur bancaire, pour l'heure, seule la BayernLB, banque publique régionale de Bavière, a sollicité l'aide de l'Etat fédéral à hauteur de 5,4 milliards d'euros. Postbank a annoncé lundi une augmentation de capital d'urgence d'un montant maximal de 1 milliard d'euros, qui pourrait être souscrite à 100% par sa maison-mère Deutsche Post.

Autriche: la Kommunalkredit Austria AG, spécialisée dans le crédit aux communes et dont la banque franco-belge Dexia est une des principales actionnaires, elle a entamé dimanche des discussions avec le ministère des Finances afin de pouvoir disposer de l'aide de l'Etat, qui pourrait racheter des parts ou souscrire à une augmentation de capital.
Belgique: la banque KBC a annoncé que l'Etat belge allait injecter 3,5 milliards de livres dans son capital, alors que son cours de Bourse chute. L'Etat ne bénéficiera pas de droit de vote sur ses actions. KBC était jusqu'alors la seule grande banque belge ou présente en Belgique à ne pas avoir eu recours au soutien de l'Etat ou de groupes étrangers face à la crise, contrairement à Dexia, Fortis et ING.

Etats-Unis: David Nason, le secrétaire au Trésor adjoint chargé des institutions financières, a expliqué lundi sur CNBC que les 125 milliards de dollars destinés à recapitaliser les neuf plus grandes banques des Etats-Unis seraient débloqués cette semaine. Les neuf banques concernées sont Citigroup, JPMorgan Chase, Bank of America, Wells Fargo, Goldman Sachs, Morgan Stanley, Merrill Lynch, Bank of New York Mellon et State Street.

Dictature européenne : Le scanner qui déshabille bientôt dans nos aéroports.

Les ministres de l'Intérieur européens, réunis vendredi 24 octobre 2008 au Luxembourg, ont débattu d'un projet de règlement proposé par la Commission européenne qui fait grand bruit. Ce dernier prévoit l'autorisation, dans les aéroports du vieux continent, de scanners permettant de 'déshabiller' par ordinateur une personne afin de savoir si elle possède ou non une arme sur elle.

Le scanner controversé est déjà à l'essai dans plusieurs aéroports dont Amsterdam et Londres. En France, un projet similaire est à l'étude à Nice.D'ici la fin de l'année 2008, l'ensemble des Etats européens devront se prononcer sur la proposition de la Commission européenne.

Jacques Barrot, commissaire européen à la justice, la liberté et la sécurité a affirmé que les passagers ne seront pas contraints de passer par ces scanners. Il a par ailleurs garanti que les images affichées lors du scan ne seraient ni enregistrées ni conservées.


Des promesses qui n'ont pas convaincus les députés européens , qui, de leur côté, ont adopté lors d'un débat le jeudi 23 octobre, un texte dans lequel il est dit que l'introduction de machines produisant « des images scannées de personnes comme si elles étaient nues, ce qui équivaut à une fouille au corps virtuelle » aurait « des conséquences graves sur le droit à la vie privée, le droit à la protection des données et le droit à la dignité personnelle ».

L'eau dans l'usine à gaz

La Conférence "Euro-Med" portant sur l'eau au Proche-Orient, initialement prévue pour le mardi 28 octobre a été reportée, rapporte dimanche le quotidien The Jordan Times.


Un officiel jordanien qui a requis son anonymat, a indiqué que des facteurs politiques sont à l'origine de ce report, bien qu'il soit apparemment attribué aux différents sur le protocole entre la Ligue arabe et Israël. "Des raisons protocolaires sont apparemment derrière le report de la conférence, il existe en fait des affaires politiques", a-t-il dit. Cet officiel a révélé que le projet du Canal Mer Rouge-Mer morte est l'objet de la dispute.

Ce projet en cours d'étude entre la Jordanie, la Palestine et Israël, a pour but de sauver la Mer Morte où le niveau d'eau ne cesse de baisser à raison d'un mètre par an. D'autres avantages pour la deuxième phase concerneront une centrale hydro-électrique et une usine de dessalinisation dans le cadre de la production de l'eau potable à partager entre les trois parties.

Le ministère jordanien des Affaires étrangères rendra public un communiqué pour annoncer le report de la conférence, toujours selon cet officiel jordanien.

La conférence de deux jours aurait dû ouvrir mardi prochain au bord de la Mer Morte, dans le cadre du partenariat Euro-Méditerranéen appelé aussi Processus de Barcelone ou Union pour la Méditerranée (UPM). Les participants discuteraient des défis et des difficultés de la pénurie en eau dans des pays méditerranéens, dont la Jordanie qui figure parmi les dix pays les plus secs du monde.
Source : Xinhua

jeudi 13 novembre 2008

Paquet Télécom: L'empire contre-attaque

La Commission européenne a publié de nouveaux textes qui seront débattus lors de la réunion du Conseil des ministres des télécoms le 27 novembre prochain.

La Commission veut imposer l'autorité européenne du marché des communications électroniques
L'autorité européenne du marché des communications électroniques proposée par la Commission, sera axée sur la régulation des télécommunications. Clone reconditionné des premières propositions du 13 novembre 2007 de la commission, le nouvel office, s'appellera dont la dénomination deviendra «Organe des régulateurs européens des télécommunications».
Le nouvel office emploiera 20 experts: 10 experts recrutés par le nouvel office et 10 personnes détachées par les régulateurs nationaux.

L'Agence européenne chargée de la sécurité des réseaux et de l'information (ENISA) ne fusionnera pas avec le nouvel office mais conservera une existence distincte.


Casser les régulateurs nationaux
Les régulateurs nationaux peuvent notamment être tenus de modifier ou de retirer un projet de mesure dont la Commission et le nouvel office estiment qu'il fera obstacle au marché unique ou qu'il est, pour une autre raison, incompatible avec le droit communautaire.

Les propositions modifiées réaffirment de pouvoir imposer la solution de la séparation fonctionnelle. Cette solution imposerait à un opérateur de séparer son infrastructure de réseau de sa division «services» . Elle sera imposée par un régulateur national qu'avec l'approbation de la Commission qui doit s'assurer, en tant que gardienne des traités, qu'elle est appliquée d'une manière compatible avec les principes du cadre des télécommunications de l'UE.
Un bon moyen de démanteler les compagnies nationales de communication.

En ce qui concerne la politique du spectre radioélectrique, sa coordination sera renforcée sur le plan politique grâce à un processus de programme stratégique pluriannuel relatif au spectre radioélectrique présenté par la Commission. Le rôle joué par la Commission dans la coordination des conditions et procédures relatives aux droits d'utilisation du spectre est désormais clairement axé sur les services pan européens.


Pas de pause dans le haut débit
L'UE a confirmé et renforcé les règles existantes applicables aux investissements dans les nouveaux réseaux à fibres optiques, dans les réseaux à large bande et à haut débit, en rejetant tous les appels à une «pause réglementaire».
La Commission publiera en 2009 des orientations supplémentaires pour la régulation des réseaux d'accès de la prochaine génération.


Internet sous surveillance
Si officiellement, l'amendement 138 adopté par le Parlement européens lors du vote du 24 septembre en séance plénière dispose" qu' aucune restriction ne peut être imposée aux droits et libertés fondamentaux des utilisateurs en final sans décision préalable des autorités judiciaires, notamment conformément à l'article 11 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne concernant la liberté d'expression et d'information" la suite de l'amendement permet toutes les interprétations les plus larges et les plus abusives: "sauf lorsque la sécurité publique est menacée, auquel cas la décision peut intervenir ultérieurement."
Ainsi les autorités nationales des télécommunications seront habilitées à prendre toute les mesures jugé nécessaires.



Intimidation sur le net!
Les opérateurs de télécommunications sont tenus d'informer les régulateurs et le public des éventuelles violations des règles de sécurité. Elle rappelle qu'en principe, une notification doit être envoyée à toute personne touchée par une telle violation, et que la procédure de notification doit rester rapide, simple et efficace. Un bon moyen de terroriser, à titres préventifs, le citoyen lambda peu au fait des textes de lois. L'autocensure, petite soeur vicieuse de la censure est en marche.



Pour expliquer de manière objective les cas où une telle notification sera exigée, la Commission donnera, en vertu du nouveau texte législatif, des orientations plus détaillées(à une date et dans des circonstances non déterminées) sur les violations devant donner lieu à une notification.

Selon les fanatiques de l'UE, les propositions modifiées de la Commission visent à faire en sorte que toutes les exigences nationales soient fixées d'une manière cohérente qui ne fasse pas obstacle au marché intérieur.

Le Parlement européen votera se texte en seconde lecture en avril 2009. Le nouveau cadre réglementaire devrait avoir acquis force de loi dans les 27 États membres de l'Union d'ici à 2010.

L'Europe à l'origine des grève et manifestations des prochains jours

Grève et manifestations à Air France, à la SNCF, à La Poste, dans l'Education nationale et dans plusieurs entreprises du secteur privé dont la sidérurgie ou la chimie : avec un dénominateur commun, l'Europe et ses conséquences humaines dramatiques.


SNCF

Après la grève du 6 novembre, les syndicats de la SNCF vont, une nouvelle fois, dire leur opposition au projet de réforme des conditions de travail des conducteurs du fret lors d'une commission paritaire (Etat, SNCF, syndicats). Tandis que, le jeudi 13 novembre, des cheminots convergeront de toute l'Europe vers Paris pour une manifestation « européenne » destinée à « protester contre les déréglementations du secteur ferroviaire en Europe » et à « imposer une Europe ferroviaire plus sociale ».


Afpa
Le même jour, les syndicats de l'Afpa (formation professionnelle des adultes) appellent à des manifestations contre le démantèlement de la filière de la formation pour adulte imposé par Bruxelle.


Office national des forêts
Situation identique pour l'Office national des forêts (ONF) où les syndicats appellent les agents à faire grève et à participer à une manifestation nationale à Paris contre un plan de restructuration qui prévoit notamment la fermeture de certains sites et la poursuite des réductions d'effectifs, conséquence directe de la mise au normes européennes des services publics et para-publics.


Poste et Education nationale

Le 20 novembre, ce sera au tour de l'Education nationale, tandis qu'une journée nationale d'action est déjà prévue le 22 novembre à La Poste, contre le changement de statut de l'entreprise, là aussi imposé par Bruxelle, à l'appel de 5 fédérations (CGT, CFDT, CFTC, FO et SUD).


Air France

Le vendredi 14 novembre et jusqu'au 17 novembre, ce sera au tour des pilotes de ligne d'entrer dans le jeu. Leur principal syndicat, le SNPL, a déposé un préavis pour manifester son opposition au déplafonnement, à 65 ans, de l'âge limite d'activité en vol ( encore une conséquence de l'UE).



Le secteur privé aussi
Conséquence de l'euro fort, dans le secteur privé, les délocalisations industrielles se multiplient et les conflits sociaux aussi . Dès jeudi, 5 syndicats de Hewlett-Packard (HP) et 6 de sa filiale Electronic Data Systems (EDS) appellent à la grève pour protester contre 580 suppressions d'emplois en France. D'autres syndicats en Europe, où HP prévoit de supprimer plus de 9.000 emplois, organisent des actions le même jour.

Zone euro : nouvelle baisse de la production industrielle de 1,6% en septembre

La production industrielle corrigée des variations saisonnières a reculé de 1,6% dans la zone euro et de 1,1% dans l'Union européenne (UE) en septembre par rapport à août, selon des estimations publiées mercredi par l'Office statistique des Communautés européennes, Eurostat.

Selon Eurostat en septembre 2008 par rapport à septembre 2007, la production industrielle a baissé de 2,4% dans la zone euro et de 2,1% dans l'UE.

En septembre 2008, par rapport à août 2008, la production des biens de consommation non durables a diminué de 0,4% dans la zone euro et de 0,5% dans l'UE, lorsque la production de l'énergie a baissé respectivement de 0,8% et 0,2%.

Les biens d'investissement ont reculé de 1,8% dans la zone euro et de 1,7% dans l'UE, et les biens de consommation durables ont diminué respectivement de 2,5% et 1,4%. Quant aux biens intermédiaires, ils ont décliné de 2,6% dans la zone euro et de 2, 0% dans l'UE.

En septembre 2008, par rapport à septembre 2007, la production de l'énergie a diminué de 0,6% dans la zone euro et de 0,1% dans l'UE, et les biens d'investissement ont baissé respectivement de 0, 9% et 1,1%.

Les biens de consommation non durables ont reculé de 2,1% dans les deux zones ; les biens intermédiaires ont diminué de 3,5% dans la zone euro et de 3,0% dans l'UE ; et les biens de consommation durables ont décliné respectivement de 6,7% et 4,7%.



Source Xinhua

Le litre de carburant devrait être à 55 centime

Alors que le prix du baril de pétrole a été divisé par 3 depuis juillet, les prix à la pompe sont loin de suivre la même variation. Les cours de l'or noir continuent de chuter, en conséquence de la crise et de l'inquiétude des investisseurs. Le baril de pétrole est passé sous la barre des 55 dollars à Londres, son niveau le plus bas depuis le 30 janvier 2007. Et il est tombé sous les 59 dollars à New York. Alors qu'il culminait à plus de 145 dollars début juillet, la valeur financière du pétrole a été quasiment divisée par 3 en 4 mois.


Si le prix à la pompe avait suivi cette chute vertigineuse, on paierait aujourd'hui son litre de carburant 55 centimes d'euro. Et pourtant, dans les stations-services, le litre de sans plomb 95 s'affiche à 1,20 euro et le gazole à 1,15 euro en moyenne.

L'une des explications sur le fait que les prix à la pompe ne suivent pas ceux du pétrole, est liée aux taxes, qui ne varient pas en fonction des cours de l'or noir. Par exemple, dans un litre de sans plomb 95 il y a 72 centimes de taxes fixes.
Pourtant, nombres de professionnels estiment que l'on pourrait descendre en dessous d'1 euro pour le gazole, et le super 95 pourrait facilement descendre à 1,07 euro, compte-tenu du baril.

Mais pour les pétroliers, cette baisse du baril ne va pas se répercuter avant 1 mois et demi, voire deux mois. Par contre, quand il y a une augmentation du prix du baril, ça se répercute immédiatement à la pompe!

Autant de temps gagné par les multinationales du pétrole pour encaisser des gros profits sur le dos des consommateurs.

Négociation secrète europe Etats-unis sur l'ACTA

L’existence de l’ACTA a été rendue public en mai dernier par le site Wikileaks.


L'ACTA ou ACAC en français, pour Accord commercial anti-contre-façon est un ensemble opaque de négociations internationales autour de la propriété intellectuelle (Filtrage, Brevet Logiciel, DRM, etc.).

L’ACTA est un élément parmi un ensemble de mesures développées par les représentants au commerce, qui souhaitent voir une application plus stricte du droit de la propriété intellectuelle.


Traités internationaux
Cette affaire s’inscrit dans une longue tradition de traités internationaux visant à affaiblir les états nations et les mesures de protections des consommateurs prisent au niveau nationale.

Initié en 2007 par les Etats-Unis, cette négociation totalement opaque est décriée depuis par des centaines d’associations à travers le monde qui réclament davantage de transparence.

Secret bien gardé
le traité pour l’établissement d’un « standard commun pour la défense des droits de propriété intellectuelle », intitulé Accord de Commerce Anti-Contrefaçon (ACTA), paraît d’autant plus menaçant qu’il reste totalement secret.

Les informations qui ont filtrées parlent par exemple d’obliger les fournisseurs d’accès à Internet (FAI) à une coopération accrue avec les ayants droit et à la surveillance des communications de tous les clients, d’interdire l’utilisation de logiciels libres pour lire des médias comme l’utilisation des technologies p2p, ou encore de renforcer les pouvoirs de perquisition aux frontières (en permettant par exemple de fouiller lecteurs mp3 ou portables).


Les trois grandes lignes du traité
Le texte récupéré et visible du site Wikileaks est un simple document de travail, mais définit les trois grandes lignes du traité, et pour chacune donne une liste d’exemples de mesures. Un ensemble de clauses relatives à Internet permet par exemple aux ayants droit ayant identifié une infraction en ligne d’obtenir directement des FAI des informations sur l’identité de son auteur.

Un autre envisage de renforcer la lutte contre le contournement des mesures de protection anti-copie (tels les DRM). Une clause prévoit de criminaliser le fait de faciliter, sans profit financier, l’échange d’informations dans des proportions préjudiciables aux ayants droit. Il imposerait aux pays signataires des limitations sévères sur le droit de la propriété intellectuelle touchant à Internet et le commerce de produits protégés par ce droit.



Les associations dubitatives
Une fois l’accord négocié entre ces quelques pays, il est prévu d’inviter d’autres pays à l’adopter. Une invitation difficilement refusable, dénonce, dès fin mai, William Patry, conseil juridique de Google sur les questions de droit d’auteur. Il dit s’inquiéter des quelques informations contenues dans le document, mais surtout du manque de transparence autour du traité. Parlementaires, parties prenantes, experts, grand public comme organisations d’intérêt public n’aient pas accès aux textes législatifs préparatoires.

Pour James Love, le fait de garder le texte si secret est une manière d’avouer que « le traité devrait faire face à une opposition s’il est plus connu ».
Aujourd’hui, de nombreux groupes et associations d’horizon et intérêt variés sont engagés contre l’ACTA. Le 15 septembre, ce sont 100 organisations qui signent une lettre ouverte dans laquelle ils demandent de rendre le texte public.


Une négociation qui part de loin.
Cette affaire s’inscrit dans une longue tradition de traités internationaux liés à la propriété intellectuelle et signés dans le dos de l’opinion publique.
Dès 1993, étaient mis en place l’ITTF et le Working Group on Intellectual Property Rights mené par Bruce Lehman, visant notamment à « renforcer les traités internationaux sur la propriété intellectuelle pour prévenir la piraterie et protéger l’intégrité de la propriété intellectuelle ». Ils aboutiront à un livre blanc, et un projet de loi (NIICPA) qui, bien que très décrié, sera partiellement repris en 1996 dans des traités internationaux de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI).

Et d’où découleront ensuite en 1998 la DMCA (Digital Millenium Copyright Act) américaine, puis en 2001, l’EUCD (European Union Copyright Directive).



Complicités européenne
Dès octobre 2007, la Commission Européenne annonçait solliciter un mandat de la part des États membres en vue de négocier un accord.


Début novembre, la FFII (Fondation internationale pour une infrastructure informationnelle libre) demandait au Conseil de l’Union Européenne de lever le voile sur l’Accord de Commerce Anti-Contrefaçon (ACTA) . Elle réclamait la publication d’une série de documents au nom de la transparence et de l’« exercice réel des droits démocratiques » des citoyens européens.

Le Conseil des ministres européens a rejeté la demande. « Ces documents contiennent des directives de négociation concernant l’accord susmentionné. Ces négociations sont toujours en cours. La divulgation de cette information pourrait entraver le bon déroulement des négociations », a ainsi répondu le secrétaire général (doc). Et de conclure que le Conseil n’est pas en mesure d’accorder l’accès, ni global ni partiel, à ces documents.


Un accord pourrait bientôt aboutir
Initié par les Etats-Unis, il est actuellement négocié avec la Commission européenne, le Canada, le Japon et la Suisse, l’Australie, la Corée, le Mexique, la Nouvelle Zélande, le Maroc, la Jordanie et les Emirats Arabes Unis, et pourrait être signé d’ici la fin de l’année. Une fois l’accord négocié entre ces quelques pays, il est prévu d’inviter d’autres pays à l’adopter.

Le texte serait actuellement en vote en Commission INTA au Parlement Européen où il devrait passer en séance plénière d’ici décembre.

Conclusion
« Le manque de transparence dans les négociations d’un accord qui va avoir des incidences sur les droits fondamentaux des citoyens du monde est fondamentalement antidémocratique », écrivaient les cent signataires de la lettre en septembre dernier.


Une situation qui ne rassure pas laFFII qui s'inquiète que l’ACTA puisse donner les moyens de racketter les chefs d’entreprises en brandissant la menace des brevets, de conduire au contrôle des abonnés à Internet et de criminaliser les partages de fichiers en peer-to-peer. »

Crise financière : le rôle trouble des agences de notation

Les agences de notation sont des organismes chargés d‘évaluer les risques encourus par les entreprises ou les banques qui veulent emprunter. Or, ces risques ont été sous-évalués ces derniers mois, ce qui a contribué à la crise financière.

Les agences de notation sont soumises à l’obligation de publier un rapport annuel sur leurs activités mais leurs notations ne sont que de simples opinions, et à ce titres, elles ne peuvent être sanctionnées, et ne sont tenues responsables en cas d’entorses graves aux règles définies.

Autre problème de ces organismes, dans leur conseil d’administration, leurs membres sont rémunérés par les entreprises qu’ils sont chargés de noter. Ils sont donc juges et partie en quelque sorte. D’où leur défaillance ces derniers mois.

Mal bouffe: Bruxelles démantèle les normes de commercialisation des fruits et légumes

A partir de juillet prochain, les critères de forme de couleur, de taille ou de diamètre seront abrogés pour 26 produits. Les fruits et légumes de formes biscornues seront à nouveau vendus sur les étalages des commerces de l'Union européenne, dont les représentants ont donné leur feu vert à Bruxelles au démantèlement des normes de commercialisation existantes des primeurs.

Un vote en ce sens est intervenu lors d'une réunion de représentants des 27 pays de l'Union européenne. Concrètement, à partir de juillet prochain, les normes actuelles très strictes de commercialisation applicables à 26 types de fruits et légumes vont être abrogées. Pour être vendus, ces produits doivent aujourd'hui être classés dans trois catégories (1, 2 et "Extra") et respecter toute une série de critères de forme (longiligne pour les concombres et les carottes par exemple), de couleur, de taille ou de diamètre.

Les 26 fruits et légumes concernés par cet assouplissement sont par ordre alphabétique : les abricots, les artichauts, les asperges, les aubergines, les avocats, les haricots, les choux de Bruxelles, les carottes, les choux fleurs, les cerises, les courgettes, les concombres, les champignons de Paris, les noisettes, choux, poireaux, melons, oignons, pois, prunes, céleris, épinards, noix, pastèques et chicorées.

Les produits "irréguliers" sera autorisés à condition d'avoir un étiquetage spécifique.
Ils pourront être commercialisés quelle que soit leur forme et taille. Actuellement, ceux qui ne respectent pas les normes sont vendus à l'industrie de transformation alimentaire (conserves, plats préparés etc..).

Une nouvelle preuve du mépris de l'UE pour les citoyens et les consommateurs.

dimanche 2 novembre 2008

Qu'est-ce que l'argent ?



La dette des gouvernements, des entreprises et des ménages a atteint des proportions astronomiques et enfle de plus en plus démesurément de jour en jour.

D'ou vient tout cet argent ?
Comment peut-il y avoir TANT d'argent à prêter ?

La réponse est... qu'il n'y en a pas.

De nos jours, L'ARGENT S'EST FAIT DETTE.

S'il n'y avait PAS DE DETTE
Il n'y aurait PAS D'ARGENT

Si tout ceci vous laisse perplexe, rassurez-vous, vous n'êtes pas le seul ou la seule.
Très peu de gens comprennent ce système, même si nous sommes tous touchés.

Ce long métrage d'animation, dynamique et divertissant, de l'artiste et vidéographe Paul Grignon, explique les effets magiques mais pervers du SYSTEME ACTUEL D'ARGENT-DETTE dans des termes compréhensibles pour tous.

Nous vous présentons le chef d'oeuvre de Paul Grignon pour la première fois disponible avec une bande son française et textes en français !

FauxMonnayeurs.org : Depuis 1973, entériné par l'article 104 de Maastricht et transposé dans l'article 123 de Lisbonne, l'Etat a supprimé le recours à l'émission de bons du trésor (emprunt d'état, exempt d'intérêts) puis s'est interdit toute création monétaire en interdisant tout recours à l'emprunt auprès de sa banque centrale à travers le traité européen. Cet état de fait, malicieusement déguisé, rend tout investissement "hors de prix". Ainsi nous sommes assis sur une montagne de dettes artificielles dont les conséquences sont dramatiques : Diminution générale du pouvoir d'achat, extension de la pauvreté et misère absolue pour une majeure partie de la population terrestre.
http://fr.public-debt.org/

L'Argent Dette est distribuée en DVD par www.bankster.tv à prix coûtant pour les associations, commercants et particuliers qui souhaitent participer à la diffusion du message.

Film également recommandé : Zeitgeist Addendum (copyleft sous titré FR)

Bruxelles autorise le coton transgénique

La Commission européenne a décidé d'autoriser la commercialisation à des fins alimentaires d'un coton génétiquement modifié le LL Cotton 25, et de son huile pour l'alimentation humaine et animale, malgré les réserves de plusieurs pays.
L'autorisation a été décidée sur la base d'un avis favorable de l'Autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA) et d'un argumentaire du producteur de ce coton génétiquement modifié, le groupe allemand Bayer CropScience, a précisé la Commission dans un communiqué.

Les Etats membres sont toutefois restés partagés sur cette autorisation a commercialiser ce coton génétiquement modifié et de permettre l'utilisation de son huile pour l'alimentation humaine et animale.

La variété LibertyLink 25 (LLCotton25) est résistante aux herbicides à base de glufosinate-ammonium. Les huiles végétales sont utilisées par les industries agroalimentaire, cosmétique et pharmaceutique.

L'huile raffinée sera disponible pour la consommation humaine, , car selon la Commission européenne elle ne présente aucun danger pour la santé.

Arnaque: 320 milliards destiné aux banques

320 milliards d'argent public destiné au refinancement des banques.

L'Etat français s'est engagé à garantir les besoins de financement de Dexia à hauteur de 55 milliards d'euros dans le cadre de son plan de soutien de 320 milliards destiné au refinancement des banques, apprend t-on auprès du ministère de l'Economie français et de la Commission européenne.
Début octobre, après la recapitalisation de 6,4 milliards d'euros de Dexia par les Etats belge, français et luxembourgeois, Jean-Luc Dehaene et Pierre Mariani, les nouveaux dirigeants de la banque, avaient indiqué avoir reçu de ces trois Etats des garanties pour les nouveaux financements de la banque.

Ces 55 milliards d'euros réservés pour les financements de Dexia s'ajoutent aux 265 milliards d'euros de garanties apportées par l'Etat français pour lesquels la Commission européenne a donné son feu vert vendredi.

Le mécanisme de refinancement de 320 milliards d'euros au total repose sur une structure créée pour l'occasion, la Société de refinancement des activités des établissements de crédit (SRAEC), qui émettra des titres garantis par l'Etat et utilisera cette ressource pour prêter aux établissements de crédit. L'autre volet du plan français de soutien aux banques comprend la possibilité d'injecter jusqu'à 40 milliards d'euros en fonds propres.

L'Etat a annoncé le 20 octobre qu'il injecterait 10,5 milliards d'euros dans le capital des six plus grandes banques françaises pour renforcer leurs fonds propres et leur permettre de rouvrir le robinet du crédit aux ménages et aux PME.

La crise à bon dos et permet de recapitaliser des banques privées avec l'argent du contribuable.

La confiance de la zone euro est tombée à son plus bas niveau

La confiance économique de la zone euro est tombée en octobre à son plus bas niveau depuis ces 16 dernières années, selon une enquête publiée le jeudi 30 octobre 2008 par la Commission européenne (CE).

L'indicateur du climat économique dans les 15 pays de la zone euro a baissé de 7,1 points à 80,4 en octobre, le plus bas record jamais atteint depuis 1993. Il s'agit aussi de la plus grande baisse en un mois depuis le début de l'enquête du genre de la CE en janvier 1985.

Dans les 27 pays de l'Union européenne (UE), l'indicateur mensuel a diminué de de 7,4 points à 77,5, qui constitue aussi le plus grand déclin mensuel jamais atteint depuis 1993 dans l'Union.
L'enquête de la CE est menée dans les différents secteurs de l'économie, dont l'industrie, les services, la construction et le commerce de détail ainsi que auprès des consommateurs.

Aussi bien dans la zone euro que dans l'UE, la confiance économique a considérablement diminué dans tous les secteurs. La confiance des consommateurs a atteint son plus bas niveau depuis près de 15 ans. L'indicateur de la confiance des services a accusé son plus bas niveau depuis douze ans. Les indicateurs de la confiance de l'industrie et de la construction ont aussi diminué de manière considérable en octobre.

Tous les pays membres de l'UE ont rapporté une baisse de leur confiance économique. Parmi les grands pays membres, la confiance s'est affaiblie plus nettement dans les Pays-Bas (-11,3 points), suivis par la France (-6,5), l'Italie (6,1) et la Grande-Bretagne (5,7).
La confiance économique en Allemagne, la plus grande économie dans l'UE, a enregistré une baisse moyenne de 4,8 points en octobre.
En même temps, l'indicateur du climat des affaires (BCI) pour la zone euro a encore diminué en octobre pour tomber à son plus bas niveau depuis 2001, a déclaré la CE dans une autre enquête.
"Le bas niveau de l'indicateur suggère que l'activité industrielle demeure faible", a dit la CE.
L'affaiblissement de la confiance a intensifié des préoccupations largement répandues que l'économie de la zone euro est au bord de la récession en raison de la crise financière.


Source Xinhua

Tensions armées en Europe

Avec un bateau de pêcheur attaqué à la mitrailleuse, les incidents entre pêcheurs croates et slovènes, qui se disputent la zone de pêche, sont spectaculaires et fréquents.

Malgré les pourparlers, engagés dès l’indépendance en 1991, entre les deux pays frères pour tenter de régler la question du partage des eaux territoriales dans le golfe de Piran, le problème des frontières maritimes et terrestres a pris une telle ampleur qu’il est devenu l’un des sujets politiques les plus débattus en Slovénie. Le découpage de l’ex-Yougoslavie n’a laissé aux Slovènes qu’un bout de mer de 12 km sur 20 km. Les eaux territoriales slovènes sont enclavées entre les eaux territoriales italiennes et croates. Les Slovènes réclament à la Croatie un corridor d'accès aux eaux internationales. En juin 2001, les Premiers ministres croate et slovène, Ivica Račan et Janez Drnovšek, semblent avoir trouvé un compromis. Ils paraphent un accord sur le partage du Golfe et la création d’un couloir maritime pour la Slovénie mais le Parlement croate rejette un texte considéré comme trop favorable aux Slovènes. Les députés croates ne veulent pas laisser un kilomètre carré à leur voisin et depuis, ils campent sur leurs positions.
La menace d’un veto slovène
Encouragé par le chef de la diplomatie européenne, Javier Solana, les gouvernements croate et slovène acceptent, en 2007, de se soumettre à un arbitrage international. Ils portent leur différend devant la Cour internationale de justice de La Haye. Le gouvernement slovène change d’avis, un an plus tard, en prenant la présidence tournante de l’Union européenne. Il affiche son impatience et menace la Croatie de s’opposer à son entrée dans l’Union européenne si une solution n’est pas trouvée rapidement.

La résolution de tous ces différends frontaliers est une condition posée par l’Union européenne à l’adhésion de la Croatie et l’opposition d’un seul pays membre est suffisante pour bloquer la procédure. Les Slovènes craignent que la procédure d’arbitrage international prenne trop de temps par rapport au processus d’adhésion de la Croatie. Ils veulent remettre sur la table l’accord Račan-Drnovšek mais la Croatie ne veut pas se plier au chantage de la Slovénie.
Les Croates veulent régler la question par le droit international.

Si la convention de l’ONU sur le droit de la mer de Montego Bay s’applique : le partage de la baie de Piran devrait se faire à partir d’une ligne médiane située à égale distance des côtes slovènes et croates. Le résultat serait à peu près le même qu’aujourd’hui pour la Slovénie dont les eaux territoriales resteraient enclavées entre celles de l’Italie et de la Croatie. Seul bémol, les textes internationaux garantiraient à la Slovénie un droit de passage dans les eaux territoriales croates pour ne pas empêcher la navigation vers les côtes slovènes.

La Slovénie commence à mettre ses menaces à exécution
La présidence française de l'UE voulait ouvrir cette semaine au moins quatre des 35 chapitres des pourparlers d'adhésion entamés en octobre 2005 : « politique régionale », « justice, liberté et sécurité », « environnement » et « libre circulation des capitaux ». La Slovénie bloque toute reprise des discussions car les documents transmis par la Croatie font référence à des lois croates qui préjugent de la fixation de ses frontières. Une situation pour l’instant bloquée alors que la Croatie espère devenir le 28e pays membre de l'Union européenne, après avoir bouclé ses négociations d'adhésion fin 2009.

jeudi 30 octobre 2008

L’Allemagne, entre européisme et mondialisme

Intervention prononcée par Edouard Husson, Maître de conférence à l'Université de Paris IV, au colloque du 17 mars 2008, Le commerce extérieur allemand : l'Allemagne au sommet de l'Europe ?

Merci, Monsieur le Président. Je vais introduire notre discussion de ce soir en montrant les rapports paradoxaux que l’Allemagne entretient avec l’Europe par son commerce extérieur.

Ensuite, mon collègue Hervé Joly abordera, lui aussi en historien, la question du comportement des entreprises allemandes sur la longue durée. 

Ensuite nous entendrons Monsieur Seidel qui, dans un exposé plus théorique, nous parlera de l’actualité du débat allemand. 

Je tiens en commençant à remercier le Professeur Hans Werner Sinn de l’IFO de nous avoir envoyé un de ses assistants pour participer à ce débat. Je crois que nous allons en tirer beaucoup parce que l’IFO est l’un des endroits en Allemagne où l’on débat de façon très intensive de la question du commerce extérieur. 

Capacités exportatrices et chômage durant le premier mandat de Gerhard Schröder, le « modèle économique allemand » apparaissait mal en point. Et puis, durant son second mandat, à partir de 2002, malgré la persistance d’un chômage de longue durée, le précédent chancelier a pensé pouvoir mesurer la réussite relative de sa politique économique aux chiffres du commerce extérieur allemand : depuis quelques années la République Fédérale d’Allemagne accumule des excédents gigantesques : environ 130 milliards d’excédents en 2002 et 2003. Environ 160 milliards d’excédents en 2004 et 2005, et 190 milliards en 2007(1). Ces chiffres font penser à beaucoup, en particulier en France où l’on crédite spontanément les Allemands d’une supériorité intrinsèque en matière économique, que la machine productrice allemande est repartie, après quelques années de stagnation dues essentiellement à la réunification et que la résorption du chômage n’est qu’une question de temps. Un simple examen des chiffres, sur une plus longue durée, permet d’en douter. 

Les années de plein emploi de la République Fédérale d’Allemagne, entre les années cinquante et le milieu des années 1970 sont des années d’excédents commerciaux modérés, inférieurs à dix milliards d’euros jusqu’en 1972. Depuis les années 1980, la République Fédérale d’Allemagne a régulièrement des excédents commerciaux spectaculaires mais est entrée aussi dans l’ère du chômage de masse : sous Helmut Kohl (1982-1986), le chômage a été multiplié par deux (4,5 millions de chômeurs en 1998), tout comme les excédents commerciaux (65 milliards d’euros en 1998). On ajoutera, en s’établissant dans une plus longue durée historique, que lors de la phase de mondialisation de l’économie du début du XXe siècle, le Reich était commercialement déficitaire (1 milliard de mark-or en moyenne pour les années 1899-1903 et 1,5 milliards pour les années 1909-1913) ; cela n’empêchait pas le pays d’être le cœur industriel du continent européen(2). Bien entendu, il ne s’agit pas ici d’établir une corrélation entre capacité à l’exportation et croissance du chômage mais de souligner que les chiffres spectaculaires du commerce extérieur allemand, depuis les années 1980 au moins, ne sont pas synonymes de bonne santé économique du pays. On bute même sur le paradoxe de la coexistence entre un chômage de masse en Allemagne et une capacité exportatrice sans précédent. 

Les bienfaits de la mondialisation semblent bien n’être, dans le cas de l’Allemagne, qu’apparents. L’ouverture croissante des échanges, à partir du milieu des années 1970 semble avoir profité aux entreprises plus qu’au pays tout entier. 

La quincaillerie industrielle du monde ? Dans un ouvrage qui suscite une grosse controverse en Allemagne, depuis sa parution en 2005, Die Basar-Ökonomie (L’économie de bazar)(3), l’économiste Hans Werner Sinn, directeur de l’Institut d’Analyse Economique IFO, propose une analyse sans complaisance de la situation économique du pays. Il y a, selon lui, toutes les raisons de s’inquiéter du décalage de plus en plus grand entre les performances commerciales du pays et l’incapacité des chanceliers successifs depuis Helmut Schmidt, à la fin des années 1970, à poser le cadre politique d’un recul effectif du chômage. Sinn fait remarquer que l’Allemagne est, avec le Japon, le pays qui a connu la plus forte désindustrialisation au sein de l’OCDE, depuis le début des années 1990 : quand la France a perdu 12% de ses emplois industriels entre 1991 et 2003, et les Etats-Unis 5%, l’Allemagne et le Japon en ont perdu respectivement 27 et 24%. Mais si l’on fait la part de la désindustrialisation de l’ancienne RDA, la seule RFA, dans ses frontières de 1989, a perdu, sur la même période, 22% de ses emplois industriels. La crise du secteur industriel allemand est à l’origine de 90% des suppressions d’emploi. L’économiste allemand insiste également sur le fait que l’Allemagne est, de tous les pays de l’OCDE, celui qui connaît le plus fort taux de chômage de la main d’œuvre peu qualifiée (14,2% contre 10,7 en France, 6,3 en Suède et 2,3 en Norvège)(4).

Comme leurs partenaires occidentales, mais de manière plus marquée encore, c’est en priorité les emplois peu qualifiés que suppriment les entreprises allemandes, qui délocalisent massivement vers l’Europe orientale, le continent américain et la Chine. Prenant d’autres instruments de mesure, Hans-Werner Sinn pense pouvoir retracer la dynamique qui conduit aux actuels excédents commerciaux allemands. Examinant plusieurs secteurs d’excellence de l’industrie allemande, il attire l’attention sur la réduction de la part de valeur véritablement créée par les entreprises du secteur lui-même dans la valeur totale des produits. Prenons trois années de référence : 1970, 1990 et 2002. Pour l’électronique, les chiffres sont, respectivement, de 51, 47 et 37%. Pour la construction de machines-outils, de 44, 42 et 41%. Pour l’industrie automobile, de 43, 36 et 27%. Pour l’industrie chimique, de 44, 41 et 36%. Pour la métallurgie, de 39, 40 et 38%. Deux aspects sont à prendre en compte : la part de la valeur d’un produit qui revient à d’autres entreprises en Allemagne (outsourcing) ; et celle qui revient à la production à l’étranger (offshoring). 

En 1995, 20% des composantes des produits finis étaient produites par des entreprises à l’étranger, en 2000, 26%, soit la plus forte augmentation pour un pays d’Europe. Entre 1995 et 2005, la croissance de la production industrielle ne revient que pour 17% aux entreprises du secteur industriel en Allemagne mais pour 33% à des entreprises allemandes d’autres secteurs et pour 50% à des entreprises situées à l’étranger. Sur les années 1992-2004, la valeur de la production industrielle a augmenté globalement de 26% mais la part de croissance revenant à des entreprises d’autres secteurs en Allemagne est de 29% et celle revenant à des entreprises situées à l’étranger de 64%(5).
 
Selon Hans-Werner Sinn, ce sont les coûts salariaux en Allemagne dans le secteur industriel qui ont un effet dissuasif pour les entreprises et les poussent à externaliser ou à délocaliser. Un ouvrier allemand était payé en 2004 27,60 euros de l’heure, contre 23, 32 pour un Suédois, 20,74 pour un Français, 18,79 pour un Irlandais et 7,21 pour un Portugais, 4,49 pour un Tchèque, 1,45 pour un Bulgare et 1,10 pour un Chinois. Les entreprises allemandes ont, au moins depuis le début des années 1990, procédé à des délocalisations massives d’emploi et créé des chaînes de production mondiales où elles réservent à l’Allemagne les activités où la main d’œuvre doit être particulièrement qualifiée. Les emplois industriels qui subsistent en Allemagne concernent essentiellement la finition des produits, le montage de pièces fabriquées partout ailleurs dans le monde. Le secteur chimique ou celui des machines-outils sont moins touchés par l’internationalisation des chaînes de production et les délocalisations d’emploi que l’industrie automobile ou l’électronique parce qu’il s’agit de secteurs où l’avance allemande reste plus forte par rapport aux concurrents. Mais l’on a affaire à une tendance de fond, la concentration, en Allemagne même, sur la fin des chaînes de production et la réexportation de produits montés en Allemagne à partir de composantes fabriquées ailleurs. Ces produits finis peuvent être vendus cher parce qu’ils portent le label « Made in Germany ». Et c’est ce qui crée, selon Hans-Werner Sinn, les surplus commerciaux spectaculaires. Selon Sinn, on exagère à peine en disant que l’Allemagne profite de sa réputation industrielle mais qu’elle devient progressivement le « magasin industriel », le « bazar », la « quincaillerie » du monde. C’est chez elle que l’on continue, et que l’on continuera encore quelques années à venir, à s’approvisionner en produits industriels de bonne qualité. Mais il ne faut pas se dissimuler, dit-il, que si la part de production réellement effectuée en Allemagne ne cesse de diminuer, c’en est fini, à terme, du « Made in Germany ». Il existerait donc une illusion de la société allemande concernant les actuelles performances à l’exportation du pays. Les entreprises allemandes sont obligées de se concentrer sur la fin des chaînes de production et, pour justifier le maintien des sites de production allemands, elles ont fait en sorte d’obtenir, ces dernières années, le maximum de gains de productivité. Ce qui a signifié aussi l’augmentation du chômage, la main-d’œuvre étant massivement remplacée par des robots et seuls les travailleurs les mieux qualifiés restant pour assurer leur manipulation.

Les performances à l’exportation ne sont pas incompatibles avec un chômage de masse. Un seul remède : libéraliser le marché du travail ? Hans-Werner Sinn propose une libéralisation poussée du marché du travail, pour rendre la main-d’œuvre allemande à nouveau concurrentielle. La flexibilité médiocre du marché du travail est, d’un point de vue libéral, un sérieux handicap pour l’économie allemande, en particulier du point de vue de la main d’oeuvre la moins qualifiée : mise en concurrence avec une main d’œuvre guère plus qualifiée mais qui accepte d’être payée cinq, dix ou quinze fois moins cher, elle est automatiquement écartée de l’accès à l’emploi. Mais jusqu’où peut-on aller ? On touche là aux limites de la pensée économique néo-libérale appliquée au monde actuel. Imaginons que les peuples d’Europe de l’Ouest, ce qui est loin d’être le cas, entrent dans la logique de la flexibilisation totale du marché du travail. Si l’on en fait l’unique instrument d’action, on ne rendra pour autant jamais concurrentielle notre main d’œuvre. Il est impossible, comme le souligne Sinn lui-même, que l’écart salarial entre l’Allemagne et la Bulgarie, ou la Chine, se réduise en moins de deux générations. « A long terme, nous serons tous morts » a déclaré Keynes un jour à ceux qui prônaient un libéralisme absolu pour faire régresser le chômage sur le « long terme ». 

Pour les économistes néo-libéraux, la mondialisation est un fait inéluctable, il faut vivre avec l’exclusion sociale qu’elle engendre, en faisant un effort de formation pour les nouvelles générations et concentrer les secteurs industriels de nos économies sur les hautes technologies, sur les domaines qui demandent une forte concentration du capital et non de la main d’œuvre. Mais l’hyperconcentration sur la fin des chaînes de production, qui nécessitent un fort apport capitalistique n’est-elle pas précisément le symptôme de cette « économie de bazar » pointée du doigt par Hans-Werner Sinn ? L’économiste munichois, au-delà de la dénonciation – légitime mais à l’opposé de l’aspiration au salaire minimum actuellement répandue en Allemagne - des rigidités du marché du travail, bute, sans vraiment chercher à les résoudre, sur les impasses de la mondialisation sous sa forme actuelle. Il refuse toute forme de protection du marché du travail national ou européen, même un rétablissement de tarifs douaniers qui se substituerait à la coûteuse et trop souvent inefficace protection sociale. Son argument est que l’Allemagne est trop dépendante des marchés extérieurs pour l’exportation de sa production. Un repli protectionniste serait mortel, dit-il, pour le seul pan de l’économie qui fonctionne malgré tout, celui des entreprises tournées vers l’exportation – les exportations allemandes ont représenté 36% du PIB en 2005. Il vaut peut-être la peine, ici, de rappeler que beaucoup des actuels néo-libéraux, oublient de relire leurs grands ancêtres : qui a écrit : « A la vérité, s’attendre que la liberté du commerce puisse jamais être entièrement rendue à la Grande-Bretagne, ce serait une folie aussi grande que de s’attendre à y voir jamais réaliser la république d’Utopie ou celle d’Océana » ? 

C’est Adam Smith, au chapitre II du Livre IV de La Richesse des nations(6). Relisez ce chapitre et vous comprendrez ce qui distingue l’époque où les libéraux n’avaient pas oublié que l’analyse économique s’enracine dans la philosophie morale, la sociologie et l’histoire de l’économétrie triomphante chez beaucoup de néo-libéraux ou même du dogmatisme en matière de libre-échangisme des « ordo-libéraux » dans la République Fédérale des années 1950. On oublie trop souvent aujourd’hui – encouragés par la modélisation mathématique ou par l’assimilation abusive entre protectionnisme et refus de l’économie de marché – que Smith ou Ricardo mettaient bien des conditions à ce qu’ils appelaient la « liberté du commerce ». La théorie des avantages comparatifs, que l’on nous serine depuis trois décennies, n’est développée par Ricardo qu’à propos d’économies de développements à peu près équivalents. Pour être parfaite, la concurrence doit être non faussée. Et c’est en authentique héritier de Smith ou de Ricardo que Maurice Allais ne cesse de dénoncer l’illusion qui entoure la mondialisation sous sa forme actuelle : il ne peut y avoir un véritable libre-échange en l’absence d’ordre monétaire et dans l’asymétrie radicale provoquée par des écarts de salaire qui vont de un à trente. La question que nous devons poser à nos amis allemands est de savoir si l’enthousiasme pour le libre-échange mondial, répandu chez les économistes qui ont construit le « modèle allemand » de l’ère Erhard, peut servir de pensée économique dans le monde actuel. Je voudrais attirer l’attention sur trois éléments : 
• le commerce extérieur allemand reste aux deux tiers un commerce interne au continent européen. 
• Les entreprises allemandes ont substitué la logique du « made by Siemens » à celle du « made in Germany » et il faut poser la question du coût social de cette politique. 
• Une mise en perspective historique s’impose entre la mondialisation d’aujourd’hui et celle d’avant 1914, qui fera ressortir d’étonnantes continuités. L’Allemagne commerce encore pour 40% avec la seule zone euro Les chiffres sont incontestables – aujourd’hui encore, ce sont les importations européennes et même celles de l’Union européenne qui tirent les exportations allemandes. 
• Dans les dix premiers pays destinataires des exportations allemandes, en 2005, il y a six pays de la zone euro, sept membres de l’Union européenne et neuf pays européens. 
• Dans les vingt premiers pays destinataires des exportations allemandes, on compte neuf pays de la zone euro, douze membres de l’Union européenne, et seize pays européens, dont la Russie. • Dans les trente premiers pays destinataires des exportations allemandes, il y a dix pays de la zone euro, treize membres de l’Union européenne et vingt pays européens. 
• La zone euro permet à l’Allemagne de réaliser environ 43% du produit de ses exportations ; l’Union Européenne 62% et l’Europe 75% ! 
• la Grande-Bretagne représente environ 7% du produit des exportations allemandes, performance située entre les USA (9%) et le Japon (5%). 
• Pour l’instant, la Chine absorbe autant d’exportations allemandes que la Pologne et quatre fois moins environ que la France. 
• La France reste le premier partenaire de la RFA, absorbant 10% des exportations allemandes. Regardons à présent ce qu’il en est des importations. 
• Dans les dix premiers fournisseurs de l’Allemagne en 2005, on trouve cinq pays de la zone euro, six membres de l’Union européenne et huit pays européens, dont la Russie. 
• Dans les vingt premiers fournisseurs de l’Allemagne, on trouve sept pays membres de la zone euro, treize pays membres de l’Union européenne et seize pays européens. 
• Dans les trente premiers pays fournisseurs de l’Allemagne, on trouve neuf pays membres de la zone euro, quinze pays membres de l’Union européenne et vingt pays européens. 
• L’Allemagne se fournit pour 40% dans la zone euro ; pour 58% dans l’Union européenne et 70% sur l’ensemble du continent européen. 
• Onzième pays importateur de produits « made in Germany », la Chine est le quatrième fournisseur de l’Allemagne, quasiment à égalité avec les Etats-Unis (respectivement 6,3 et 6,5% des importations allemandes). 
• La France et les Pays-Bas fournissent chacun presque 9% des exportations allemandes. Le commerce extérieur allemand reste, jusqu’à nouvel ordre, centré sur l’Europe et plus particulièrement sur l’Union européenne. Malgré une croissance relativement faible, ces dernières années, par rapport au reste du monde, la zone euro représente, à elle seule, 40% du commerce extérieur allemand. Le Marché Commun des Pères fondateurs continue à absorber 29% des exportations allemandes et à fournir 29% des importations allemandes ! A l’inverse, la Chine, ne fournit pour l’instant que 6,3% des importations allemandes et n’absorbe que 2,5% des exportations de la République Fédérale. Combien de temps faudrait-il pour faire de la Chine un partenaire commercial aussi intéressant pour l’Allemagne que la « vieille Europe » ? Ajoutons que bien évidemment la substitution d’un pays comme la Chine aux grands partenaires commerciaux actuels de l’Allemagne, qui se trouvent en Europe, signifierait la destruction de l’environnement économique historique de l’Allemagne. Relancer la croissance européenne rapportera plus économiquement que jouer la carte de la mondialisation. 

Devant la faiblesse de la croissance de ses principaux partenaires et la stagnation en Allemagne même, les organisations patronales allemandes misent sur la conquête de nouveaux marchés à l’exportation : Europe de l’Est, Chine, Inde, Amérique latine, Asie centrale, Moyen-Orient. Elles militent pour la poursuite de l’instauration d’un libre-échange absolu, sont disposées à sacrifier l’agriculture européenne en échange de l’accès libre au marché industriel et des services dans les pays en développement. Sauf en ce qui concerne l’Europe de l’Est, il s’agit d’un mauvais calcul. Les pays en développement n’améliorent qu’à la marge les chiffres des exportations allemandes. La Chine ou l’Inde sont des marchés problématiques car ils sont plus intéressés par la délocalisation des emplois européens à leur profit que par l’augmentation des importations qu’ils effectueraient en provenance de l’Europe : les gains qu’ils procurent à l’Allemagne sont provisoires (comparés à la dynamique de croissance de la Communauté puis de l’Union européenne sur cinq décennies) puisque ces pays ont vocation à s’insérer dans des zones commerciales régionales asiatiques. Un jour, les transferts de technologie leur permettront de se passer d’importer leurs machines-outils ou leurs voitures d’Allemagne. Si l’on ajoute la prise en compte des incertitudes qui pèsent sur l’avenir de la consommation aux Etats-Unis (pays dont la RFA est devenue beaucoup plus dépendante dans les années 1990), il serait beaucoup plus utile à l’Allemagne de réfléchir aux moyens de relancer la croissance chez elle et chez ses principaux partenaires commerciaux. Un retour à la croissance en Allemagne passe par la redynamisation des principaux partenaires commerciaux, hors Etats-Unis. Cela veut dire relancer la croissance dans l’UE, et en particulier dans la zone euro. La relance de la croissance dans la zone euro ne peut pas passer par la seule libéralisation du marché du travail. Ou, plutôt, cette dernière, indispensable pour libérer les forces créatrices présentes dans nos sociétés – ou éviter que les individus les plus innovateurs ne partent travailler ailleurs – doit être accompagnée d’un certain nombre d’autres mesures. Il faut comprendre que nos sociétés, pour lesquelles l’Etat-providence, même menacé, reste un amortisseur des chocs causés par la mondialisation, n’accepteront la concurrence et les remises en causes des « avantages acquis » que si elles ont le sentiment d’être protégées en même temps contre les asymétries de la mondialisation. Des mesures indispensables comme l’allègement des charges sociales, ou la réforme d’un système éducatif vidé de sa substance par l’égalitarisme mal compris du collège unique (de la Gesamtschule en Allemagne), ou l’investissement dans la recherche n’auraient aucun sens si elle ne s’accompagnaient pas de mesures correctrices des asymétries de l’économie internationale. 

Le vrai libéralisme est dans le maintien des grands équilibres (équilibre des pouvoirs, équilibre des puissances, équilibre budgétaire, équilibre commercial etc…). C’est pourquoi il faudra commencer par combattre : 
• l’asymétrie du système monétaire international, qui, centré sur l’étalon-dollar, attire 75% de l’épargne mondiale aux Etats-Unis ; il serait temps que la zone euro ait une attitude plus offensive, soit qu’elle pousse jusqu’au bout la logique de rigueur monétaire, en instaurant un euro-or qui attirerait les capitaux vers l’Europe par la confiance qu’il inspirerait ; soit que la BCE développe une politique monétaire souple, à l’anglo-saxonne. 
• le dumping social des pays à bas salaires. Si l’on prend au sérieux le libéralisme économique et l’idée de concurrence parfaite sur lequel il repose, force est de constater qu’à partir du moment où un Etat qui reste largement totalitaire comme la Chine post-communiste met à la disposition des entreprises transnationales une main d’œuvre qui est dans l’incapacité d’exiger quelque justice sociale que ce soit et qui en fait travaille dans des conditions de véritable servage, la libre concurrence, en fait, n’existe pas. Dans ces conditions, il serait normal que l’Union européenne défende ses populations contre une concurrence déloyale et pénalise les entreprises qui profitent cyniquement de la contrainte politique encore pratiquée en Chine. Il faut savoir réintroduire le facteur temporel dans la réflexion économique. Il y a ce qui est de l’ordre du long terme : les investissements dans la formation et la recherche ; pour qu’ils puissent porter des fruits et, surtout, pour être en mesure de mobiliser les financements nécessaires, il faut empêcher toute déstabilisation à court ou à moyen terme. La mondialisation actuelle, qui se caractérise par des asymétries, est un facteur de déstabilisation sur le court terme. Pour assurer la réussite des réformes de longue haleine, il faut des mécanismes de protection externe. Cela passe, pour le sujet qui nous intéresse, par la préservation de l’emploi industriel, donc le retour au principe d’une « préférence communautaire » qu’on appellera plutôt « priorité européenne ». Imposer la « priorité européenne » Si l’on laisse de côté la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, qui ont fait le choix, dans les années 1980, de la désindustrialisation, les principaux partenaires commerciaux de l’Allemagne, qui se trouvent dans la zone euro, sont confrontés aux asymétries de la mondialisation, en particulier la pression des bas salaires chinois. L’absence de véritables règles à la mondialisation réduit d’avance à néant tous les efforts que pourront faire les sociétés en matière de compression du coût du travail ou de gains de productivité. Comment faire pour répondre à la fois aux exigences de compétitivité d’une économie moderne pleinement insérée dans la mondialisation tout en ne sacrifiant pas ce qui crée principalement la richesse d’un pays, l’emploi industriel - et donc sa capacité à s’équiper, à exporter et à se procurer les ressources financières qui lui permettront, suivant une répartition propre à chaque société, d’épargner, d’investir et de consommer ?(7) La seule réponse possible est celle d’une zone de libre-échange régionale – qui empêche chaque pays de s’endormir à l’abri de tarifs douaniers nationaux - qui soit capable en même temps de se prémunir contre les asymétries de la mondialisation grâce à des tarifs extérieurs communs. C’est la description de ce que fut le Marché Commun européen durant les Trente Glorieuses. Il est temps de revenir à la priorité européenne qui a fait la croissance de l’Europe après la Seconde Guerre mondiale. Si l’on reprend le raisonnement de Hans-Werner Sinn, pour l’affiner, il est certain qu’il faut libérer les forces créatrices des économies nationales en Europe, inexploitées ou sacrifiées à un coûteux financement de l’assurance chômage ; mais il faut tenir compte aussi du fait que l’intérêt de l’Europe n’est pas dans une course vers la compression des salaires. L’économie allemande est entrée dans un cercle vicieux où l’augmentation permanente des performances à l’exportation se substitue à un équilibre entre consommation interne et exportation. Que l’Allemagne ait traditionnellement souhaité moins consommer et plus exporter que ses voisins est une chose ; qu’elle voie dans la caricature de cette attitude la norme pour l’Europe et surtout le remède à ses difficultés économiques en est une autre. L’intérêt de l’Allemagne et de l’Europe est dans la création d’un grand marché régional au sein de l’économie mondialisée, comme l’Extrême-Orient en créera un, inéluctablement, autour de la Chine et du Japon. L’Europe possède tous les atouts nécessaires à la compétitivité internationale : elle a les ressources énergétiques russes, la main d’œuvre bon marché est-européenne pour les activités à forte concentration de main d’oeuvre et les capacités d’être en pointe dans les nouvelles révolutions industrielles et techniques grâce au savoir-faire accumulé dans la vieille Europe. Un protectionnisme intelligent– dont Paul Bairoch a montré qu’il était l’indispensable accompagnement des phases de prospérité économique(8) – étendu à la grande Europe permettrait de redynamiser le marché du travail à l’Ouest de l’Europe et de laisser les salaires progressivement augmenter à l’Est de l’Europe. Donc de relancer les capacités d’absorption par l’Europe de l’Ouest des exportations allemandes et de faire des pays d’Europe centrale et orientale non plus seulement des réservoirs de main d’œuvre bon marché pour les PME allemandes mais des pays qui eux aussi absorbent une part toujours croissante de la production allemande. Dans la vieille Europe, on n’aurait plus affaire à la protection d’un nombre toujours plus réduit de salariés de l’industrie, concentrés dans des secteurs à haute productivité et exclusivement tournés vers l’exportation, mais à une nouvelle création d’emploi équilibrée, entre secteurs à forte concentration capitalistique, industries de main d’œuvre et un secteur des services sans excroissance parasitaire(9). Dans la nouvelle Europe, on créerait la possibilité d’un authentique décollage économique auto-centré. L’Allemagne a tout à perdre de l’absence de « priorité européenne » : En faisant le choix de l’Europe, dans les années 1950, la RFA a posé les bases de son « miracle économique » de l’après-guerre. En fait, elle renouait avec la logique de mondialisation équilibrée du début du XXe siècle. Si l’on envisage en effet la plus longue durée historique, on est frappé de voir les permanences des tendances de fond du commerce extérieur allemand sur un siècle. A la veille de 1914, Le Reich wilhelmien écoulait les trois quarts de ses exportations sur l’ensemble du continent européen(10). En 1913, la Grande-Bretagne absorbait 14,2% des exportations allemandes, l’Autriche-Hongrie 10,9%, la Russie, 8,7%, la France 7,8%, Les Etats-Unis 7,1%, les Pays-Bas, 6,9%, la Belgique 5,5 et la Suisse 5,3%(11). La même année, le Reich se fournissait pour 15,9% aux Etats-Unis, pour 13,2% en Russie, pour 8,1% en Grande-Bretagne, pour 7,7% en Autriche-Hongrie, pour 5,4% en France et pour 3,2% en Belgique(12). Ajoutons cependant qu’à cette époque, les exportations ne représentaient que 16% du PIB(13) et qu’un protectionnisme modéré n’empêchait pas la croissance constante du commerce mondial et des capacités exportatrices de l’économie allemande. Pour un indice 100 en 1872, les exportations mondiales ont connu un essor uniquement à partir de l’introduction progressive et généralisée, à la fin des années 1870, de tarifs protectionnistes pour sortir de la Grande Dépression : 110 en 1882, 120 en 1892, 150 en 1902 et 250 en 1912. Les exportations allemandes connaissent, en période protectionniste un essor parallèle : pour un indice 100 en 1872, 120 en 1882, 140 en 1892, 190 en 1902 et 300 en 1912(14). On peut même dire que l’équilibre entre exportations allemandes vers l’Europe et importations allemandes d’Europe est mieux assuré aujourd’hui qu’il y a un siècle. La mondialisation du début du XXe siècle fut plus équilibrée que celle que nous vivons actuellement parce qu’elle reposait sur une monnaie mondiale indépendante de la politique des Etats, l’or, et parce que les Etats pratiquaient un protectionnisme modéré. Bien que l’idéologie libre-échangiste ait dominé les esprits dès les années 1950, la Communauté européenne fut, durant les Trente Glorieuses, protégée par l’ordre monétaire relatif de Bretton Woods et par la fermeture d’une partie du monde – l’Eurasie communiste aux échanges internationaux. Au moment où les salariés européens de l’Ouest sont mis en concurrence avec la main d’œuvre des pays de l’ancien bloc soviétique et surtout celle d’un Etat encore partiellement totalitaire, la Chine, il devient suicidaire, de refuser à l’Union européenne, et a fortiori à la zone euro, tout mécanisme de sauvegarde dans la mondialisation. C’est préparer un désastre économique et social sans précédent. L’actuelle embellie des exportations n’aura qu’un temps pour la République Fédérale car, un jour les Allemands devront accepter la délocalisation massive de leur emploi industriel dans les pays émergents s’ils veulent continuer à y jouer un rôle. En gros le modèle sino-américain actuel, sans que la RFA possède les atouts financiers des Etats-Unis. Et les principaux partenaires commerciaux de l’Allemagne seraient toujours plus touchés par la stagnation de la consommation en Allemagne. S’accentuerait alors un cercle vicieux, déjà amorcé, qui défait progressivement la spirale vertueuse des « trente glorieuses » : les principaux partenaires commerciaux de l’Allemagne seraient de moins en moins en mesure d’exporter vers l’Allemagne et, surtout, du point de vue d’une économie qui a encore plus besoin que la leur d’exporter, d’absorber la production allemande. L’intérêt de l’Allemagne n’est pas dans l’étiolement économique et la déstabilisation sociale de ses principaux partenaires commerciaux. Les masses financières en jeu sont trop importantes pour que la RFA puisse se payer le luxe de se passer de la consommation, par les membres historiques de la construction européenne de sa production industrielle. Elle doit au contraire tout faire pour que ceux-ci soient à nouveau en mesure de consommer massivement ses propres produits. Elle ne peut pas non plus, sans rompre la solidarité européenne, accepter chez elle un chômage de masse qui restreint de fait sa propre consommation et lui fait réduire ses importations – les principaux fournisseurs de la RFA restent les Européens et, plus particulièrement le noyau historique de l’Union européenne. 

Durant les deux dernières décennies, l’Allemagne s’est fixé des objectifs contraires à son engagement historique dans une « construction européenne » qui a permis sa propre reconstruction économique après la guerre. En effet, elle a, depuis vingt ans : 
• misé sur le consommateur américain plutôt que sur le consommateur allemand et européen ; 
• tenté de concurrencer les Etats-Unis en Amérique latine en voulant faire signer à cette dernière un accord de libre-échange avec l’UE ; 
• poussé à l’abaissement des tarifs douaniers dans les pays en développement, en échange de l’abandon de l’agriculture européenne, et cela pour des gains à l’exportation qui seront infimes par rapport à ce qu’apporterait un retour à la croissance dans la zone euro ; 
• parié sur le marché chinois et surtout sur l’immense « armée de réserve » de l’industrie chinoise, au risque de contribuer à créer un concurrent mortel pour l’Allemagne elle-même et pour l’Europe. La politique de « priorité européenne » est la seule qui corresponde à la structure réelle des réseaux commerciaux dans lesquels s’insère l’Allemagne. La République Fédérale réalise 29% de son commerce avec le Marché Commun des fondateurs, 40% avec la zone euro, 63% avec l’Union européenne et 75% avec « l’Europe de l’Atlantique à l’Oural ». « Priorité européenne signifie donc : 
• la priorité donnée à la consommation européenne ;
• la priorité donnée aux échanges avec les partenaires européens historiques mais aussi l’élaboration d’un pôle de stabilité dans la mondialisation qui comprenne l’Europe de l’Est et la Russie ; 
• l’élaboration de mécanismes de sauvegarde pour l’UE qui permettent aux pays membres de se battre à armes égales dans la mondialisation avec les autres zones de production dans le monde. La vieille priorité donnée par la RFA à l’exportation sur la consommation interne n’est pas contraire aux intérêts de l’Europe tant que l’économie allemande accepte que son environnement économique immédiat ait les moyens de renforcer ses capacités d’absorption de la production d’outre-Rhin. Et tant qu’elle ne laisse pas s’étioler ses besoins de consommation et d’équipement en laissant se développer un chômage de masse dont l’ampleur est le fruit d’une attitude fataliste face à la mondialisation. 

Pourquoi parler de tout cela ? C’est pour montrer, comme je le disais en introduction, le rapport paradoxal que l’Allemagne entretient avec l’Europe. A la fois elle s’y impose comme la grande puissance exportatrice, elle a, depuis les années 1970, largement contribué à faire abandonner le principe de préférence communautaire et, en même temps, l’Allemagne semble largement dépendante des capacités d’absorption du marché européen pour rester dans son rang de première puissance exportatrice. On a donc là une relation tout à fait paradoxale à l’Europe, plus compliquée que ce qu’on dit d’habitude. C’est une façon de lancer le débat de ce soir puisque la question qui se pose aujourd’hui pour la République fédérale d’Allemagne - comme, peut-être, elle se posait déjà au début du XXe siècle – est de savoir dans quelle mesure elle est d’abord une puissance européo-centrée ou une puissance mondiale (je parle ici uniquement de l’économie). 

Je vous remercie. 

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(1) Lorsqu’aucune autre référence n’est donnée, les chiffres sont tirés du site internet du statistisches Bundesamt, www.destatis.de à la rubrique Aussenhandel. 
(2) Cornelius Torp, Die Herausforderung der Globalisierung. Wirtschaft und Politik in Deutschland 1860-1914, Vandenhoek & Ruprecht, Göttingen, 2005, p.69. 
(3) Hans Werner Sinn, Die Basar-Ökonomie. Deutschland: Exportweltmeister oder Schlusslicht?, Econ, Munich, 2005, 
(4) Sinn, op.cit., p.138-139 et p.86. 
(5) Tous ces chiffres se trouvent dans Sinn, op.cit., p.100-110. 
(6) Tome 2, p.60 dans l’édition Garnier Flammarion, Paris, 1991 
(7) Les Etats-Unis qui ont largement laissé détruire leur emploi industriel ne peuvent continuer à consommer que parce que le statut de monnaie de réserve du dollar leur permet de s’endetter à raison de 2 milliards de dollar par jour 
(8) Paul Bairoch, Mythes et paradoxes de l’histoire économique, Paris, La découverte, 1994. 
(9) Sur le caractère artificiel et même parasitaire de bien des emplois créés dans les services, voir Emmanuel Todd, Après l’Empire, Paris, Gallimard, 2003. 
(10) Cornelius Torp, Die Herausforderung der Globalisierung. Wirtschaft une Politik in Deutschland, Vandenhoeck & Ruprecht., Göttingen, p.77. 
(11) Torp, op.cit., p.79 
(12) Torp, op.cit., p.83. 
(13) Torp, op.cit., p.66 
(14) Torp, op.cit., p.61.