
Les réseaux de l'ultra gauche
A Athènes il existe de nombreux groupes dits "anarchistes", constitués de jeunes de 15-25 ans, qui "zonent" dans le quartier d'Exarchia, qui est aussi le quartier de la drogue. Ils contrôlent le trafic du cannabis venus d'Albanie, et brûlent des voitures. Ils ont des airs de révolutionnaires mais n'ont que peu de lien avec l'ultra gauche grecque organisée.
Les micros-organisations politisées de ce type sont à l'étage supérieur. Ce sont des bandes de copains, qui montent des petits coups pour soutenir les" cellules invisibles" comme celle de Julien Coupat (les saboteurs de la Sncf en France, ndlr), et se dissolvent immédiatement après. Les anarchistes appartiennent à cette mouvance informelle de gens habitués à la guérilla urbaine, que l'on rencontre notamment dans les rassemblements alter mondialistes en marge des grands sommets internationaux.
Il existe en Grèce une longue tradition d'activisme de l'ultra gauche, encore très actif malgré le démantèlement de deux groupes en 2003-2003. Parmi eux, le mouvement Lutte révolutionnaire, inscrit sur la liste des organisations terroristes par l'Union européenne après la série d'attentats commis à Athènes en 2003, et qui a revendiqué l'attentat à la roquette perpétré en janvier 2007 contre l'ambassade des Etats-Unis.
la forte mobilisation de la jeunesse grecque
La gauche de la gauche est encore forte en Grèce et la jeunesse reste assez politisée. les jeunes diplômés ont du mal à trouver un emploi et commencent avec des salaires très bas. Résultat, les jeunes et les universitaires y ont vu l'occasion de crier leur révolte face à l'incurie du gouvernement et toutes les villes universitaires sont parties au quart de tour.
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