Citations

« Cent "non" font moins de mal qu'un "oui" jamais tenu. »
Sagesse asiatique.

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« Il est important de promouvoir une unité qui ne peut pas et ne veut pas être une uniformité, mais qui est capable de garantir le respect des différences nationales et des diverses traditions culturelles qui constituent une richesse dans la symphonie européenne, en rappelant d’autre part que “l’identité nationale elle-même ne se réalise que dans l’ouverture aux autres peuples et à travers la solidarité envers eux” (Ecclesia in Europa, n. 112). »

Benoît XVI, Palais de l’Élysée, 12 septembre 2008

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Mise en ligne (colonne de droite) de documents de l'Institut de Relations Internationales & Stratégiques (IRIS)

http://www.iris-france.org/



Nouvelle offensive d'été de l'ARN

Nouvelle offensive d'été de l'ARN
Si vous souhaitez vous joindre à cette action, l'ARN tient à votre disposition l'affiche ci-dessus. Pour tout renseignement prenez contact avec : René Delacroix 16 rue Marcelin Berthelot. 92230 Gennevilliers. TéL 01 47 98 25 41

jeudi 30 octobre 2008

130 milliards pour l'Europe et bientôt un impôt européen


18,9 milliards d’euros pour l'Europe

C’est la somme que versera la France à l’Union européenne pour le budget de 2009. Les députés ont en effet adopté, lundi 27 octobre, l’article 33 du projet de loi de finances qui détermine les ressources allouées par la France à l’Europe.

La progression est de près de 200 millions d'euros par rapport au montant effectivement versé en 2008, qui a lui-même dû être révisé à la hausse de 300 millions par rapport à la prévision initiale. Cette allocation de ressources propres fait en effet partie des crédits « évaluatifs ». La somme peut donc évoluer en fonction des besoins.

"La contribution française dépassera en 2009 les 300 euros par français ", note Nicolas-Jean Bréhon spécialiste des finances communautaires et créateur du site http://www.finances-europe.com/.

Vers la création d'un impôt européen

Les Etats membres ont fini par se mettre d’accord en juin 2007 sur une révision du système des ressources propres de l’UE sur la période 2007-2013. L’ensemble des Etats membres devraient avoir ratifié le texte d’ici la fin de l’année.

Au centre du débat à l'Assemblée nationale, lundi 27 octobre, l'objet était la question des ressources propres de l’UE et notamment de l’impôt européen. Aujourd’hui le budget de l’UE est calculé en fonction du revenu national brut de chaque Etat membre. Pierre Lequiller (UMP) ou encore Jean-Louis Dumont (PS) ont plaidé pour la mise en place d'un impôt européen. Envisagée notamment par le député européen Alain Lamassoure dans un rapport sur l’avenir des ressources propres de l’UE, approuvée par le Parlement en mars 2007, cette proposition pourrait cependant faire partie des discussions à venir sur le budget de l’UE.

La France est donc le deuxième contributeur net de l’UE. Entre 1982 et 2008, la participation du pays a été « multipliée par quatre » en valeur, a souligné le rapporteur du projet de loi, le député Gilles Carrez (UMP). Une augmentation liée en grande partie à l’élargissement de l’Europe.

La Commission européenne se moque des parlementaires européens


Paquet Télécom

La Commission européenne revient à la charge sur la réforme européenne des secteurs d'Internet et des télécommunications. Rejetant une décision votée par le Parlement européen en septembre, Bruxelles continue à plaider pour un régulateur européen des télécoms.

Lors de leur réunion du 27 novembre, les ministres européens des Télécommunications débattront du nouveau projet de la Commission européenne sur la révision du « cadre réglementaire pour les communications électroniques ». La proposition révisée, réinstaure le droit de veto de la Commission tout en mettant en place un nouveau bureau des régulateurs européens des télécommunications (OETR) qui sera sous le contrôle strict de Bruxelles.

La Commission tente donc d'ignorer les propositions approuvées par le Parlement plus tôt cette année. Dans un vote du 24 septembre, les eurodéputés ont rejeté la « super autorité » européenne proposée par la Commission - l'AEMCE - en la remplaçant par une sorte de forum pour les régulateurs nationaux (renommé BERT). Mais l'exécutif européen refuse d'appliquer ces amendements, privilégiant à la place l'instauration d'une nouvelle autorité appelée OETR, soeur jumelle de l'AEMCE, qui serait dirigée par un conseil administratif composé de 12 membres, dont une moitié serait désignée par la Commission, l'autre par les gouvernements.

Les autorités nationales seraient représentées individuellement dans un conseil d'administration secondaire qui bénéficierait d'une fonction consultative auprès du conseil dirigeant.

Techniquement, la Commission remet sur la table son plan initial sans tenir compte des objections des états membres et du soit disant "parlement européen" (qui n'a en réalité pratiquement aucun pouvoir, comme le montre indéniablement cette affaire).

L'europe et les organisations internationales permettent d'éloigner les citoyens des centres de pouvoir et ainsi d'imposer des politiques qui auraient été massivement rejetées dans un cadre national.

L'UE et le mondialisme, faisant l'économie de la démocratie, avance à grand pas, en brisant au passage tous les contre-pouvoirs. Cette marche forcée vers un gouvernement mondial aura pour corolaire, la tyrannie et l'arbitraire de nos dirigeants, et le désespoir et la misère de l'immense majorité de la population réduite en esclavage feutré.

La Commission européenne veut décider seule des mesures correctives

Concentrations : la Commission européenne révise la communication sur les mesures correctives et modifie le règlement d'application du règlement sur les concentrations.

Encore récemment, au coeur d'affaires retentissantes, comme Gaz de France/Suez ou Thomson/Reuters, le principe d'une "concurrence libre et non faussée" imposée par l'UE aux nations de la CEE, a souvent donné lieu à des mesures et à des interprétations douteuses.

Une situation qui ne dérange pas les responsables européens qui souhaitent visiblement renforcer leurs contrôles.

Arme de guerre de l'Union européenne contre les états et les politiques industrielles nationales, les mesures correctives sont, de l'aveu de Madame Neelie Kroes, commissaire chargée de la concurrence : « un élément très important du contrôle des concentrations car elles permettent de préparer le terrain pour la concentration des entreprises » selon le point de vue dictatorial de la commission européenne bien entendu.

Les modifications apportées font suite aux conclusions de l'étude des mesures correctives appliquées dans les affaires de concentration publiées en octobre 2005. Pour cette étude, la Commission a procédé à un examen approfondi des affaires de concentration antérieures ayant donné lieu à des mesures correctives, dont elle a analysé la mise en œuvre et l'efficacité. Cette révision remplace les textes adoptés en 2001 ; elle reflète la pratique de la Commission en matière de mesures correctives et intègre des commentaires reçus dans le cadre de la consultation publique menée en 2007.

Jargon technocratique

Selon le jargon technocratique habituel à Bruxelles, la Commission européenne a décidé de : "réviser ses orientations relatives aux mesures correctives en matière de contrôle des concentrations afin de faire en sorte que les problèmes de concurrence soient traités de manière plus efficace et de proposer une information plus claire aux entreprises parties à prendre des mesures d'une concentration. Quant à la meilleure façon de répondre aux préoccupations qu'elle a exprimées"(ouf)"...

La Commission a adapté le règlement sur les concentrations (règlement (CE) n° 802/2004 de la Commission). Au centre du dispositif, un nouveau formulaire particulièrement inquisiteur («formulaire RM»). Celui-ci a été conçu pour contraindre les parties, telles que susdites, à fournir les informations jugées nécessaires par la commission Européenne.

L'objectif étant : « Cette nouvelle communication fournit des orientations claires aux entreprises quant à la politique de la Commission, dont le but est d'assurer le recours à des mesures correctives encore plus efficaces à l'avenir. »

On peut difficilement être plus clair. Les membres de la Commission européenne ne se donnant même plus la peine de dissimuler leur volonté de domination !

mercredi 29 octobre 2008

UE : La BEI pourrait aider les constructeurs automobiles européens

Les constructeurs automobiles européens devraient pouvoir obtenir une aide financière de la Banque européenne d'investissement (BEI) pour développer des voitures écologiques, a indiqué mercredi la Commission européenne.

La BEI, institution de prêts à long terme de l'Union europénne, pourrait fournir aux constructeurs automobiles une aide de 40 milliards d'euros, constituée de prêts à faible taux d'intérêt, pour les aider à atteindre leurs objectifs de réduction d'émissions de dioxyde de carbone selon le Commissaire européen à l'Industrie, Guenther Verheugen.

Une aubaine pour les constructeurs automobiles européens alors que le marché des voitures neuves a diminué de 10% au troisième trimestre et devrait reculer davantage encore au quatrième trimestre.

La Commission européenne a rencontré le mercredi 29 Octobre, Christian Streiff, président de l'Association des constructeurs européens d'automobiles pour discuter dans le cadre de la lutte contre le changement climatique, des objectifs de baisses des émissions de gaz carbonique des voitures à compter de 2012.

Réunions secrètes à l'UE pour imposer les OGM

Le dimanche 26 octobre 2008, The Independent on Sunday nous livre la synthèse de quelques documents confidentiels plutôt étonnants. Des réunions secrètes ont été convoquées par Jose Manuel Barroso, président de la Commission européenne et présidées par son chef de cabinet, Joao Vale de Almeida.

A la demande de Barroso, chaque Premier ministre des 27 a nommé un représentant spécial. Pour la France, il s'agirait d'un "collaborateur proche" de Nicolas Sarkozy. Au menu, un sujet urgent et hautement stratégique : trouver les moyens d'accélérer la culture des OGM et de persuader les citoyens européens de les accepter.

En Europe, actuellement, les populations y sont majoritairement opposées, même dans les pays qui les autorisent, comme l'Espagne. Ce qui force les gouvernements à bloquer certaines décisions au niveau du Conseil des ministres. Mais la Commission européenne n'est pas tenue de demander leur avis aux gouvernements, ni aux députés européens. Elle n'est pas tenue non plus de s'expliquer devant aucune juridiction! La Commission européenne va donc imposer ses choix, comme elle en a le droit. Et ces réunions confidentielles sont destinées à arrondir les angles.
Objectif: "accélérer le processus d'autorisation en se basant sur des évaluations solides, afin de rassurer l'opinion publique".

Et Mr Barroso d'ajouter "le rôle de l'industrie, des partenaires économiques, de la science (est de) participer activement à un tel dialogue, pour rassurer des "citoyens qui se sentent mal informés".

lundi 20 octobre 2008

Tricotage : le maillage européen


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Est-il bien raisonnable de laisser des fonctionnaires s'exercer au tricot pendant les heures de travail ?

Datar et polycentrisme maillé à développement durable

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Des technocrates préparent la toile de l'araignée qu'ils ont dans le plafond.

La France des aides européennes

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Italie: le plan européen pour le climat est "une folie"

Le plan européen pour le climat "est une folie" aussi bien pour les entreprises que pour les Etats, a affirmé samedi le ministre italien de l'Adminstration publique Renato Brunetta, "L'attitude (de la Commission européenne) est une folie, surtout dans un pays manufacturier comme l'Italie qui a une densité d'entreprises supérieure à la moyenne européenne et serait désavantagé", a poursuivi le ministre au cours d'une manifestation dans le nord du pays, selon l'agence Ansa.


L'Italie nomme "plan 20-20-20" les trois objectifs que l'UE s'est fixée pour 2020: réduire de 20% ses émissions de gaz a effet de serre, 20% d'énergies renouvelables dans la consommation et 20% d'économies d'énergie.

"Nous voulons un environnement propre. Nous voulons un contrôle de l'environnement mais sans que cela tue nos entreprises et nos familles", a ajouté M. Brunetta.
Une polémique oppose l'Italie à la Commission européenne sur les coûts de la réalisation du "plan 20-20-20".


Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi estime que le coût annuel serait de 25 milliards d'euros. Selon le quotidien La Repubblica, le gouvernement italien et la Commission européenne partent des mêmes chiffres pour mettre en oeuvre ces mesures, c'est-à-dire un coût global situé dans une fourchette de 18 à 25 milliards d'euros par an.


Le quotidien La Stampa affirme pour sa part que la Commission et Rome, tout en partant du même rapport, utilisent des tableaux et des scénarios différents pour justifier cet écart dans les estimations.


Source AFP

Droit de cuissage au FMI

Le FMI a ouvert une enquête sur son directeur, le Français Dominique Strauss-Kahn, dans le cadre d'une affaire d'abus de pouvoir présumé lié à des relations intimes avec une subordonnée. Cette enquête a été lancée sur l'initiative du doyen de l'institution, Shakour Shaalan, qui représente l'Egypte et d'autres pays arabes au conseil d'administration du FMI. Le Wall Street Journal évoque des relations intimes entre DSK et Piroska Nagy, une femme mariée et une ancienne haute responsable d'origine hongroise du département Afrique du FMI .

Les enquêteurs veulent savoir si le directeur général du FMI a favorisé sa collaboratrice ou s'il a cherché au contraire à se venger. Elle a démissionné en août dans le cadre de la politique de réduction des effectifs menée par le FMI , et elle a, depuis, rejoint la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, à Londres.

Ils souhaitent également déterminer si les indemnités perçues par Piroska Nagy à son départ de l'organisation étaient supérieures à la normale.

Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, s'est dit "persuadé" que le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, au centre d'une enquête pour une affaire de népotisme présumé, n'avait "pas abusé de son pouvoir". Un point de vue que sont loin de partager les anciennes subordonnées féminines de DSK.

Les milieux journalistiques parisiens connaissent de longue date les tendances sexuelles très agressives de Dominique Strauss-Kahn vis à vis de la gente féminine mais ont toujours caché au grand public, ce travers peu sympathique du personnage. Les médias anglo-saxons n'ont pas eu la même complaisance.

Déja, l'an dernier, un scandale similaire avait éclaboussé la Banque mondiale et en juin 2007, le président de l'époque de la Banque mondiale, Paul Wolfowitz, avait été contraint à la démission après être intervenu dans le processus de promotion de sa compagne, également salariée de l'organisation.

Le FMI, qui réunit 185 pays, depuis l'éclatement de la crise financière en septembre, est pressenti par Washington pour mener des actions concertées entre les Etats et mettre en place le nouvelle ordre financier mondial.

Vassalité : la crise comme outils de promotion de l'Union transatlantique

Mondialisme en marche


A Camp David, près de Washington, le président américain George W. Bush, son homologue français Nicolas Sarkozy et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso sont convenus de consulter les autres dirigeants internationaux la semaine prochaine "avec l'idée de commencer une série de sommets pour répondre aux difficultés auxquelles est confrontée l'économie mondiale".

Le premier sommet pourrait se tenir aux Etats-Unis, peu après les élections américaines du 4 novembre. Objectif : "examiner les progrès enregistrés pour faire face à la crise actuelle et à rechercher un accord sur le principe de réformes nécessaires pour éviter que se reproduise une telle crise et pour garantir la prospérité mondiale à l'avenir".

"Les sommets suivants seront destinés à mettre en oeuvre un accord sur des mesures précises devant être prises pour concrétiser ces principes". Les dirigeants américain et européens ont estimé qu'il serait "trop ambitieux" de vouloir traiter toutes les questions lors d'un seul sommet, a déclaré Tony Fratto, porte-parole de la Maison blanche.

Les Européens et surtout les américains veulent une réforme complète, une sorte de nouveau Bretton Woods, du nom des accords qui gouvernent depuis 1944 la finance internationale. Ils proposent une forme de supervision mondiale des marchés, qui pourrait échoir au Fonds monétaire international. Une organisation internationale sous très forte influence américaine.

Semaine européenne des forêts : 20 milliards d'euros de facture par an pour les consommateurs

Semaine européenne des forêts au siège de la FAO


La première Semaine européenne des forêts se tiendra au siège de la FAO à Rome du 20 au 24 octobre. La réunion de Rome rassemblera des représentants de 46 pays et est organisée conjointement par la Commission européenne, la FAO, la Conférence ministérielle sur la protection des forêts en Europe et la Commission économique des Nations Unies pour l'Europe.

La Commission européenne a enfin dévoilé, vendredi 17 octobre, son "paquet forêt", composé de deux textes dont l'objectif est de lutter contre le commerce de bois illégal et la déforestation. Avec plusieurs mois de retard, ces textes, maintes fois annoncés puis reportés, avaient fini par devenir une sorte d'Arlésienne dans les coulisses de Bruxelles, la France, a même dû exprimer son impatience.
Une facture salée
La nouvelle réglementation, si elle est adoptée, coûtera 40 millions d'euros par an au secteur forestier européen déjà en situation de grande faiblesse. Assurément, un bon moyen de fermer des entreprises en difficultés.

Par ailleurs, la Commission pour lutter contre l'abattage illégal, évalue à environ 20 milliards d'euros par an les sommes à mobiliser pour dédommager les pays qui renonceraient à couper leurs arbres. elle propose la création d'un fonds global qu'elle alimenterait pour sa part en versant 5% des revenus tirés de la mise aux enchères des quotas de CO2 alloués aux industriels à partir de 2013. Cela pourrait rapporter, estime Bruxelles, environ 2 milliards d'euros par an.
Il manque donc 18 milliards d'euros qui seront sûrement pris dans les poches des citoyens!

Enfoncer des portes ouvertes
Pendant que les responsables de la FAO enfilaient des évidences comme des perles: "le bois est largement employé comme source d'énergie renouvelable" '(sans blague!), les organisations non gouvernementales (ONG) telles que Greenpeace, les Amis de la Terre et le WWF, ont dénoncé le manque d'ambition de la Commission.

Une analyse et un discours d'autant plus étonnant que, les forêts d'Europe couvrent 44% de la superficie émergée de l' Europe et continuent à s'étendre. Au cours des 15 dernières années, les terres boisées en Europe ont augmenté de 13 millions d' hectares, soit une superficie équivalant à la taille de la Grèce.
Elles grandissent au rythme d'environ 360 millions de m3 par an, dont seulement les deux tiers sont exploités. Une situation que semble ignorer, écologistes et commissaires européens.

dimanche 12 octobre 2008

Pologne : l'introduction de l'Euro provoquerait "l'appauvrissement de la société polonaise

Pologne : euro ou pas euro ?

Le président polonais Lech Kaczynski a estimé le 30 septembre 2008 à propos de la date de l'adhésion de la Pologne à la zone euro, que le gouvernement libéral de Donald Tusk souhaite pour 2012.

"L'année 2012 est largement prématurée. On sait déjà que la date de 2011 (à laquelle la Pologne veut remplir les critères d'adhésion à l'euro) est complètement irréaliste".


Lech Kaczynski a également estimé que l'introduction de la monnaie européenne provoquerait "l'appauvrissement d'une partie de la société polonaise" et devrait faire objet d'un référendum national.

L'UE arrose la Turquie et l'ex Yougoslavie

La Commission européenne adopte un programme pluriannuel d’aide financière aux Balkans occidentaux et à la Turquie

La Commission a terminé le 29 septembre 2008 la planification stratégique du soutien financier de l’Union européenne (UE) pour 2008-2010 aux pays candidats et candidats potentiels (Croatie, Turquie, ancienne République yougoslave de Macédoine, Albanie, Bosnie- Herzégovine, Monténégro, Serbie et Kossovo). Pour 2008-2010, le montant global indicatif de l’assistance financière de l’UE sous l’Instrument d’aide de préadhésion (IPA) est de 4,471 milliards d’euros.

Les stratégies, fixent les priorités de l’assistance financière de l’UE pour la période 2008-2010. La prochaine étape est la préparation, avec les bénéficiaires, des programmes de mise en œuvre de cette assistance. L’aide de l’UE soutiendra également le renforcement des liens avec les pays voisins, y compris les États membres de l’UE, par le biais de projets de coopération transfrontalière.


Allocations indicatives de l’IPA pour la période 2008-2010 :
Allocation planifiée en millions d’euros (les chiffres sont en prix courants)
Croatie 451,4 millions d’euros


ancienne République yougoslave de Macédoine 244,3 millions d’euros


Turquie 1.758,8 millions d’euros


Albanie 245,1 millions d’euros


Bosnie-Herzégovine 269,9 millions d’euros


Monténégro 99,9 millions d’euros


Kossovo 459,1 millions d’euros


Serbie 584,4 millions d’euros


Programme multi-beneficiaires 458,4millions d’euros


TOTAL 2008-2010 4.471,3 milliards d’euros

Aides économiques : les outils de l'esclavage

Aides économiques : la Commission européenne impose ses normes


La Commission européenne vient de publier une circulaire relative à l’application par les collectivités territoriales des règles communautaires de concurrence relatives aux aides publiques aux entreprises chargées de la gestion d'un service d'intérêt économique général (Sieg).

Les collectivités doivent inscrire dans un cadre standardisé les informations demandées par la Commission européenne, relatives aux compensations de service public exonérées de l’obligation de notification pour les trois dernier exercices (2008, 2007 et 2006) si elles sont en mesure de le faire mais au minimum pour l’année 2007. Les régions doivent adresser leur contribution pour leurs services et celles des autres collectivités qu’elles auraient pu collecter, début novembre 2008 afin que la DGCL puisse, au plus tard fin novembre, adresser au SGAE une compilation de cette remontée d’informations.

Bienvenue à Gattaca


Circulaire INTB0800161C du 30 septembre 2008, publiée sur le site internet du ministère
Pour en savoir plus :

Catherine Ashton : nouveau commissaire européen

Commission européenne : La désignation de Catherine Ashton confirmée par le Conseil.

La britannique Catherine Ashton a été confirmée hier comme commissaire européen au commerce extérieur par le Conseil des ministres.

Sa désignation fait suite au départ de Peter Mandelson, qui devient secrétaire d’État au commerce, aux entreprises et à la réforme réglementaire au Royaume-Uni. Le nouveau commissaire se présentera bientôt devant la commission du commerce international du Parlement européen.

Après sa désignation, Mme Ashton a déclaré : "Je suis heureuse et très fière de pouvoir exercer les fonctions de commissaire et de pouvoir jouer un rôle dans la politique que mènera l’Union européenne pour affronter les défis que nous devons relever au niveau mondial. Je me réjouis de pouvoir exposer très rapidement mes vues aux États membres de l’Union et au Parlement européen."

Catherine Ashton était jusqu’à présent membre travailliste de la Chambre des Lords du Royaume-Uni et a aussi exercé les fonctions de « Leader of the House of Lords » et « Lord President of the Council » dans le premier cabinet de M. Gordon Brown, formé en juin 2007.

Économiste de formation, elle possède une vaste expérience des affaires européennes, puisque c'est elle qui a mené le traité de Lisbonne jusqu'à sa ratification par la Chambre des Lords.

Justice : la France mauvais élève

Selon le dernier rapport publié par la Commission européenne pour l’efficacité de la Justice (CEPEJ), la France dégringole dans le classement des élèves européens. Quels que soient les critères, la France se situe dans les derniers. Ce comparatif est basé sur un questionnaire détaillé que 43 pays sur 47 états européens devaient remplir. La France est ainsi au 20e rang pour le budget annuel par habitant et au 35e rang si l’on rapporte ce budget au PIB (0,19 % du PIB par habitant derrière l’Arménie, la Moldavie ou la Roumanie) ainsi qu’au 35e rang également pour le nombre de juges pour 100.000 habitants.

De sorte qu'en deux ans, la France est passée du 18e au 35e rang. Ce constat met l’accent sur le manque de moyens de la Justice : un Français dépense deux fois moins d’argent qu’un Allemand et un tiers de moins qu’un Italien.

Même si la Chancellerie a affirmé un budget en hausse et que « l’étude compare des systèmes qui ne sont pas comparables » selon le cabinet de Rachida Dati, les juristes du Conseil de l’Europe se sont basés sur des critères constants et ont constaté que la Justice française faisait beaucoup moins bien que ses homologues européens. De même, le rapport met à l’index la lenteur des procédures en France ainsi que l’aide judiciaire allouée par habitant qui n’est que de 4,8 euros en France contre 15 euros en Irlande et 56 euros au Royaume Uni.

Ces mauvaises notes ont fait immédiatement réagir l’Union Syndicale des Magistrats : « La justice française souffre d’un manque criant de moyens pour pouvoir mener ses missions dans des conditions satisfaisantes » et le Syndicat de la Magistrature qui en profite pour dénoncer « la réforme de la carte judiciaire, uniquement destinée à faire des économies d’échelle ».

Rappelons que ce rapport ne porte que sur le fonctionnement de la Justice en n’englobant pas l’état des prisons françaises jugé déplorable et lui aussi pointé du doigt par ailleurs par les instances européennes mais également par Amnesty International. A ce sujet, dans la nuit de lundi, un adolescent de 16 ans s’est donné la mort par pendaison dans sa cellule de la prison de Metz-Queuleu, (cette maison d’arrêt est jugée comme un « établissement pilote » alors qu’on y a dénombré 4 suicides en 5 mois !).

D’après le syndicat des gardiens, il régnait dans ce quartier des mineurs, un climat désastreux. Rachida Dati en avait été semble-t-il informée mais n’avait pas donné suite à cet avertissement...

La Turquie est toujours en butte avec le PKK


Vives tensions au Turkistan

Des affrontements vendredi entre l'armée turque et les rebelles kurdes du PKK ont fait une quarantaine de morts dans l'est de la Turquie, aux confins des frontières iranienne et irakienne.

L'armée a annoncé que ces combats, dans la région de Semdinli, avaient fait 15 morts dans ses rangs tandis que les médias turcs font état d'au moins 23 tués dans ceux du mouvement de guérilla séparatiste kurde.

Pour l'armée turque, il s'agit d'un des plus lourds bilans enregistrés cette année dans la lutte contre le PKK, et la pression devrait s'accentuer envers le Premier ministre Tayyip Erdogan pour qu'il lance des représailles.

L'état-major turc a indiqué que deux soldats étaient portés disparus et qu'une opération avait été lancée pour les retrouver.

Un correspondant de l'agence Reuters se trouvant du côté turc de la frontière a vu des hélicoptères de combat et des chasseurs F-16 turcs survoler samedi le secteur. Des soldats des forces spéciales ont également été déployés.

Les attaques lancées d'Irak en Turquie par des combattants du PKK, ainsi que les ripostes turques en territoire irakien, ont tendu les relations entre Ankara et Bagdad, où le porte-parole du gouvernement irakien a appelé la Turquie à réagir avec "sagesse et mesure".

Le président irakien Jalal Talabani a téléphoné à son homologue turc Abdullah Gül pour condamner l'attaque menée par le PKK et proposer une réunion entre les deux pays sur les questions de sécurité, a rapporté la présidence turque dans un communiqué.

Réunion de crise à Ankara

Gül a souligné que la Turquie voulait voir l'Irak "prendre le plus tôt possible les précautions nécessaires" pour prévenir de nouvelles attaques de ce genre.

L'Otan, l'Union européenne et l'ambassade des Etats-Unis à Ankara ont condamné l'opération menée par les séparatistes.

Erdogan a écourté une visite officielle au Turkménistan afin de présider une réunion d'urgence à Ankara.

Un communiqué publié après cette réunion précise que les dirigeants civils et militaires du pays ont promis des initiatives fortes contre le PKK et étudié "toutes les méthodes et les mesures de précaution" à envisager.
"Le combat contre le terrorisme se poursuivra avec une détermination accrue", souligne le communiqué.

Le Parlement turc devrait approuver ce mois-ci une demande du gouvernement visant à prolonger le mandat l'autorisant à intervenir militairement dans le nord de l'Irak, qui expire le 17 octobre.

Les combats de vendredi constituent le premier grand défi rencontré par le nouveau chef d'état-major de l'armée turc, le général Ilker Basbug, entré en fonction au mois d'août. Ce dernier a souligné que si les opérations militaires contre le PKK allaient assurément se poursuivre, il convenait également de pacifier le sud-est de la Turquie par des mesures socio-économiques.

Erdogan a annoncé un programme d'investissement de 12 milliards de dollars en cinq ans pour la région, afin d'y améliorer le niveau de vie et de réduire le soutien local au PKK.

Le PKK est considéré par les Etats-Unis et l'Union européenne comme un groupe terroriste. La Turquie lui attribue la mort de plus de 40.000 personnes depuis le lancement de son combat pour un Kurdistan autonome, en 1984.

samedi 11 octobre 2008

Marins-pécheurs : chronique d'une mort annoncée


La pêche en jachère

Lors d'une réunion à Paris, entre les représentants de la pêche boulonnaise et Sylvie Alexandre, la directrice des pêches, cette dernière vient de leur proposer comme alternative à l'insuffisance de quotas imposé par Bruxelles, l'application d'une mesure d'arrêt temporaire. En clair, s'arrêter, laisser les bateaux à quai et en compensation être indemnisé par des fonds du plan pêche et européens. La proposition d'immobilisation de la flottille irait de un à deux mois entre le 1er novembre et le 31 décembre.

Perte de marchés

L'UE et la direction des pêches a également refusé un étalement sur plusieurs années du dépassement du quota comme les Irlandais l'ont obtenu pour le maquereau. Or, la proposition de payer les pécheurs pour restez a terre pose de nombreux problèmes :
- Financièrement, il n'est pas sûr que les subventions couvrent les besoins des équipages et des entreprises.
- Le matériel et, en particulier, les bateaux bloqués à quai vont souffrir et se détériorer.
- Enfin, beaucoup d'entreprises de mareyage vont se retrouver affaiblies sur le plan commercial car si des entreprises de marée se mettent à faire de l'importation avec des pays tiers, faute d'être approvisionnées par les marins pécheurs français, ces derniers risquent de perdre des marchés qu'ils leur seront très difficile de reconquérir par la suite.


Entente de l'Etat français et de l'UE pour sacrifier les marins pêcheurs français

De toute évidence, la commission européenne à décidé de faire passez le monde des marins-pécheurs au compte des pertes et profits de la mondialisation et il est à craindre que rien ne puissent protéger tous ceux qui vivent de cette activité.

Vive la démocratie !

Les bouchers du mondialisme : l'Eurocorps fête ses 15 ans

Les troupes mercenaires de l'UE défilent

Plusieurs centaines de militaires de la force d'intervention européenne à réaction rapide Eurocorps, créée en 1993 ont défilé à Strasbourg à l'occasion du 15e anniversaire du corps d'armée. Parades et défilés de musiques militaires des cinq pays membres ont marqué l'événement sous les yeux de milliers de passants, principalement place Kléber dans le centre-ville qui arborait les couleurs d'une ville de garnison.

Le commandant de l'Eurocorps, l'Espagnol Pedro Pitarch, a annoncé que les Etats-Unis deviendraient bientôt un pays contributeur, avec l'envoi d'un officier, une participation extra-européenne qu'il a jugée étonnante, les Etats-Unis n'ayant jamais manifesté d'intérêt pour l'Eurocorps.

La genèse de la force d'intervention européenne, dont le commandement siège à Strasbourg, vient d'une initiative franco-allemande qui remonte au sommet européen de La Rochelle en 1992. Initialement voulu comme un symbole supplémentaire de la réconciliation entre les deux pays, le corps s'est élargi au fil des années à la Belgique en juin 1993, à l'Espagne en juillet 1994 et au Luxembourg en mai 1996, pour réunir aujourd'hui quelque 60.000 soldats, qui restent basés dans leurs pays respectifs.

L'empire contre-attaque

Outre les cinq pays membres, quatre pays -la Grèce, la Pologne, la Turquie et l'Autriche- détachent un nombre limité d'officiers à l'état-major à Strasbourg, la Pologne souhaitant intégrer les "nations cadre", les Etats-Unis, l'Italie et la Roumanie, les Etats contributeurs.

Le "Paquet Télécom" européen est mort-né

L'amendement 138 relatif au Paquet Télécom de l'UE, voté à une très large majorité par les députés européens fin septembre, est mort-né. C'est Nicolas Sarkosy qui l'a tué.

Emmanuel Torregano relate dans le détail l'épisode de cette mise à mort programmée sur Electron Libre. "Nicolas Sarkozy a tranché le vendredi 3 octobre, le sort du texte en adressant une lettre à José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, pour le prévenir que la France demandait son retrait pur et simple", révèle-t-il.

Et comme le Conseil des ministres de l'Union européenne qui doit examiner le texte du Paquet Telecom le 27 novembre prochain prend ses décisions à l'unanimité, le seul véto de la France suffira à condamner cet amendement indésirable.

Débâcle industrielle : la preuve par le saumon


Un saumon d'Atlantique de belle taille (97 cm pour 7 kg), est revenu dans le fleuve de la capitale avant d'être pris par un pêcheur à la hauteur du barrage de Suresnes, aux portes de Paris. Cela faisait 70 ans que le saumon, poisson délicat, n'était plus revenu dans la Seine. Une bonne nouvelle qui, malheureusement, vient moins de l'amélioration du traitement des eaux que de la débâcle industrielle de notre pays.

La désindustrialisation du bassin de Paris

L'espace de 75.000 km2 constituant le bassin versant de la Seine forme un ensemble régional d'écosystèmes caractérisé, en effet, à la fois par le développement d'une agriculture intensive, basée sur les grandes cultures exportatrices, et par la présence d'une mégapole : Paris.

Un espace sinistré par l'industrialisation au XIXe et XXe siècle, les aménagements (barrages) et par les pollutions d'une population nombreuse. La faune a payé cher cette évolution puisqu'on est passé par un point bas de quatre espèces de poissons seulement à hauteur de Paris. Aujourd'hui, après la désindustrialisation du bassin de Paris, on compte plus de 30 espèces, dont des truites de mer, pêchées jusqu'en région parisienne.

L'Allemagne touchée

Situation identique sur les bord du Rhin ou un premier saumon à été attesté dans le Haut-Rhin à Bâle. "Un saumon femelle d'une taille de 91 centimètres a été pêché puis relâché, le 5 octobre 2008, dans le Haut-Rhin à Bâle. Ce poisson a remonté le Rhin en utilisant probablement les écluses destinées à la navigation pour rejoindre le lieu où il a été mis à l'eau en 2005 ou 2006. Son retour s'inscrit dans le lent repeuplement du fleuve par des saumon depuis la Mer du Nord". Là aussi, avec la désindustrialisation, la qualité des eaux du Rhin s'est beaucoup améliorée depuis les années 1980. Le saumon a ainsi pu recoloniser avec succès une partie des affluents dans la partie inférieure du Rhin comme par exemple, la Sieg en Allemagne.

Une situation qui réjouit pécheurs et écologistes, mais qui démontre aussi l'effondrement de la production industrielle dans l'UE.

Document : Le Monde du 23 septembre 2003

vendredi 10 octobre 2008

MANIFESTATION le mercredi 15 octobre 2008 à Bruxelles

Le 15 et 16 OCTOBRE 2008 les chefs d’états des 27 pays vont se réunir à BRUXELLES pour continuer d’imposer leur dictature en refusant le vote démocratique de l’Irlande qui vient après celui de la France et des Pays-Bas.

Afin de nous opposer à ce processus antidémocratique, nous appelons à un rassemblement en compagnie de nos correspondants des Pays Bas, d’Irlande, de Grande Bretagne, et de Belgique manifester sous les fenêtres de tous ces marchands de vent.

MANIFESTATION
Pour le respect de nos votes

Le MERCREDI 15 OCTOBRE
À BRUXELLES
À 15 heures

Rendez vous soit

Parc du cinquantenaire
métro Merode ligne 1A ou 1B
ou
Place du Luxembourg
métro Trône ligne2

NON AU TRAITE DE LISBONNE

Quant le peuple a démocratiquement dit NON il n’y a pas à y revenir,
NON c’est NON
Pour renseignement et covoiturage: Tél : 01.47.98.25.41 ou 06.72.43.12.03

mercredi 8 octobre 2008

Les nouvelle structures de l'Europe spatiale

Le Conseil Espace

Le Conseil Espace est une réunion conjointe et concomitante du Conseil de l'UE et du Conseil de l'ESA au niveau ministériel, comme le prévoit l'Accord-cadre entre la Communauté européenne et l'ESA entré en vigueur en mai 2004. Il a tenu une première réunion en novembre 2004, puis deux autres en 2005 et une en 2007, à l'occasion de laquelle la Politique spatiale européenne a été adoptée.

L'ESP

La Politique spatiale européenne (ESP), adoptée en mai 2007, est un document conjoint de la Commission européenne et du directeur général de l'Agence spatiale européenne (ESA). Elle expose les orientations stratégiques des futures activités spatiales de l'Europe.

L'ESA

Dans le cadre du programme Galileo, l'ESA fait office d'agence d'approvisionnement et de conception auprès de la Commission européenne, avec pour mandat de déployer, d'ici à 2013, un système mondial de navigation composé de 30 satellites et d'une infrastructure au sol. En plus des principaux centres de contrôle qui seront implantés en Europe, ce système mobilisera un réseau de stations spécialisées réparties dans le monde entier.

Dans le cadre de Kopernikus (nouvelle désignation de l'initiative de surveillance mondiale pour l'environnement et la sécurité (GMES), l'ESA est l'agence chargée du développement et de l'approvisionnement de la composante spatiale, à travers la famille des satellites Sentinelles, et du segment sol correspondant. L'ESA est également chargée de coordonner l'ensemble de l'accès aux données des satellites.

En clair, les états payent et la Commission européenne contrôle les sources de données.

jeudi 2 octobre 2008

Corruption : l'image de la France se dégrade


Ni l'Insee, ni Eurostat, ni les Nations-Unies ne produisent de statistiques sur des bases économétriques, scientifiques, relatives à la corruption. Une lacune qu'essaie de corriger Transparence-International, l'ONG qui mesure le degré de perception de la corruption dans 180 pays.

Évaluer la perception de la corruption dans un pays

Il s'agit d'appréhender la perception qu'ont les acteurs de la vie internationale sur le niveau de corruption affectant la vie politique et les administrations des pays étudiés. La méthodologie repose sur un ensemble d'enquêtes d'opinion, de sondages, réalisés par des organismes indépendants. Une équipe scientifique animée par un économiste allemand rassemble les données et calcule une moyenne sur 10*. On ne note un pays que si on dispose d'au moins trois enquêtes d'opinion différentes. Sont interrogés les milieux d'affaires internationaux, responsables d'entreprises, analystes par pays, économistes travaillant sur la politique économique. Ce n'est donc par l'opinion publique au sens large.

Une subjectivité parfois contestée

L'indice de Transparence-International reflète la perception de la corruption par les acteurs de la vie économique, il ne s'agit donc pas de statistique « dure » car elle n'existe pas. Il y a donc une part de subjectivité. Néanmoins, après 10 années de publication de cet indice il en ressort un certain nombre de constantes qui méritent d'être soulignées : Il y a peu de variations extrêmes d'une année sur l'autre. L'étude confirme le lien extrêmement fort entre pauvreté, état des institutions publiques (police, justice, système éducatif) et niveau de la corruption. On trouve également en bas du classement beaucoup de pays en guerre : Soudan, Irak, Somalie, Afghanistan, etc.

Les conclusions de la dernière étude de Transparency International

Selon Daniel Lebègue, président de Transparence-International France, on observe une très bonne performance en terme de transparence et d'intégrité de la vie publique et économique dans les pays scandinaves qui apparaissent toujours en tête du classement. C'est aussi le cas de pays d'économie de marché ancienne dont beaucoup appartiennent au Commonwealth (Nouvelle-Zélande, Singapour, Australie, Canada). Enfin, dans les pays développés on remarque que certains ont perdu des points. En Europe, c'est le cas du Royaume-Uni, de l'Italie et de la France passée du 19e au 23e rang (-0,4 point).

Loi anti-corruption en France

La loi de novembre 2007 est supposée renforcer les moyens d'action de la justice dans la recherche des actes de corruption puisque police et justice disposent des mêmes moyens d'investigation que dans le champ de la grande criminalité. Sur le papier c'est parfait, mais quand on parle avec les juges d'instruction, avec le parquet financier, ils disent : "on a de moins en moins de moyens sur le plan humain et matériel". Un décalage entre les intentions et la réalité on le retrouve dans l'enquéte de Transparence-International France. Après les années Chirac, le recul de la France s'explique par l'élection de Nicolas Sarkosi qui achève de projeté sur le pays, une image négative.

Délation en ligne

Une fondation américaine a lancé l'an dernier un site Internet destiné à recueillir des témoignages de corruption par des fonctionnaires. Ce que les américain appelle le ‘whistleblowing', le droit d'alerte dans le secteur public comme dans les entreprises. Une démarche que Transparency International soutient en ouvrant un site Internet qui permet de dénoncer, avec toutes les précautions nécessaires, des faits assimilables à de la corruption. Une démarche qui laisse songeur quand ont connaît les liens entre les ONG américaine et la CIA.

La dernière étude de Transparency International

Plus de renseignements sur la méthodologie sur le site de Transparence France

Le classement 2008 de l'indice de perception de la corruption (en pdf)

Le classement 2008 :
1 - Danemark 9,3
1 - Suède 9,3
1 - Nouvelle-Zélande 9,3
4 - Singapour 9,2
4 - Finlande 9,0
6 - Suisse 9,0
7 - Islande 8,9
7 - Pays-Bas 8,9
9 - Australie 8,7
9 - Canada 8,7
(...)
171 - République Démocratique du Congo 1,9
171 - Guinée Equatoriale 1,8
173 - Guinée 1,8
173 - Tchad 1,8
173 - Soudan 1,7
176 - Afghanistan 1,7
177 - Haïti 1,6
178 - Irak 1,5
178 - Birmanie 1,4
180 - Somalie 1,4

Voir aussi :
Carte de la corruption européenne et mondiale : 2004 - 2006
Analyse de Pierre Verluise, chercheur à l'IRIS, docteur en géopolitique.

Vers le démantelement de la Politique Agricole Commune (PAC)

Illusion d'optique
Officiellement, les ministres européens de l’Agriculture se sont réunis à Annecy pour discuter d’un « nouveau consensus sur les objectifs que l’Europe fixe à son agriculture ». En fait, il s’agit plutôt pour les responsables Français de faire croire au monde agricole qu'ils défendent l’actuel budget de la PAC pour éviter son démantèlement après 2013.

Rappel des faits
En 1957, le Traité de Rome jette les bases de la communauté économiques européenne. La politique agricole commune (PAC) est mise en place sous l'égide de Sicco Manshoit, ancien ministre de l'agriculture des Pays-Bas aprés plusieurs années de négociations.

La PAC se construit alors sur 3 piliers :
- Un marché commun avec suppression des droits de douanes entre pays membres.

- Un prix agricole garantis aux paysans qui ont favorisé les investissements augmentant la productivité.

- La création d'un fonds européen de garantie financé par les Etats membre.
Dans un premier temps, la PAC fut une vraie réussite. L'augmentation de la productivité agricole entraine une baisse des produits alimentaires. Les Français consacrent moins de 20% de leurs revenus à l'alimentation dans les années 80 contre 45% en 1950. Le pouvoir d'achat ainsi dégagé va permettre l'aquisition de voitures, de logements, de biens d'équipements favorisant la croissance.

Le début de la "faim"
Une situation qui va se retourner au milieu des années 80. L'augmentation de la productivité va entrainer une crise de surproduction et l'aparition des quotas laitiers en 1984. L'acte unique européen en 1986 et les négociations du GATT (Uruguay round) à Punta del Este entraine le raliement des dirigeants européens au règles de l'ultra libéralisme. Les aides représentent plus de la moitié du budget total de l’Union européenne. Beaucoup trop, selon les détracteurs de la PAC qui souhaitent réaffecter ses sommes à d'autres tâches. L'Union européenne entreprend donc de sabrer la PAC qu'elle avait mise en place.

Une pénurie alimentaire sciemment provoquée
La politique du prix minimal garanti est remplacée par un système de subventions administrativement très lourd et très inéquitablement réparti (20% des exploitations touchent 80% des aides). Dans le même temps Bruxelles renforce la mise en place des quotas laitiers en 1986, puis au début des années 90, la jachère, c'est-à-dire l'obligation faite aux agriculteurs de mettre une partie de leurs terres en sommeil. Deux mesures qui ruinèrent des dizaines de milliers d’exploitations agricoles acculées à la faillite et au surendettement. Alors que la demande de denrées agricoles augmentait et la production stagnait. La hausse des prix et la pénurie agricole d'aujourd'hui sont les conséquences lointaines mais directes de ces mesures.

Un système que la Commision européenne veut supprimer
Enfin en 2003, l'Union européenne a terminé sont travail de sape en mettant fin au lien systématique existant entre le niveau des aides versées aux agriculteurs européens et les quantités produites, mesure appelée "taux de découplage". Une mesure qui est la négation même de tout volontarisme de la part de l'UE. Bruxelles n’étant d’ailleurs pas seule à attendre impatiemment l’élimination progressive des mécanismes d’aides aux agriculteurs. Les Britanniques et les Scandinaves sont également pour une diminution significative du budget de la PAC. Les aides représentent désormais moins de 40% du budget de l'union mais cela représente encore des sommes importantes que les partenaires de la France voudraient bien se partager.

La diplomatie française fait du théâtre
Pour calmer le désespoir et la fureur du monde agricole et surtout ne pas être tenus pour responsable du naufrage annoncé, le gouvernement multiplie les propositions. Paris évoque la création d’un nouveau système de stocks de sécurité agricole. Bien que les autres pays agricoles, l’Allemagne, la Pologne et l’Irlande qui bénéficient des aides de la PAC partagent cet avis, cette proposition n'a aucune chance d'aboutir. Cette idée d’ores et déjà rejetée par la Commission européenne « Je dois essayer de rester extrêmement polie dans la mesure où la France accueille cette réunion informelle », a ironisé la commissaire en charge de l’Agriculture, Mariann Fischer Boel. Une ironie qui en dit long sur le sérieux de la démarche française.

La décission de démolir la politique ayant été prise en 1986, le démantèlement de la PAC est révélateur du mode de fonctionnement de l'Union européenne en cycle long. De réforme en glissemment, de panique alimantaire sciemment provoquée en réfonte de la PAC, le monde agricole français et européen sera définitivement immolé en 2013, sans que les paysans progressivement laminés par ces changements successifs durant 30 ans puissent réagir.
L'europe en éloignant les citoyens des centres de décisions permet aux partisans du libéralisme et du mondialisme d'imposer des politiques dévastatrices sur le plan économique et humain. La construction europénne débouche sur une logique totalitaire qui sera fatale à l'économie européenne confrontée à la concurrence internationale non régulée.
Les politiques ne sont pas les seuls à suivre de près le démantèlement de la PAC. 5.000 agriculteurs sont même venus de toute l’Europe pour manifester en marge de la réunion des ministres à Annecy pour « une autre politique agricole européenne ». Soyons sûrs qu'ils ne seront pas entendus.

Renault dégraisse : 6.000 emplois supprimés dont 4.900 en France

Un comité de groupe européen du constructeur automobile Renault a confirmé, jeudi 25 septembre 2008, la suppression de 2.000 emplois en Europe dont 900 en France. Ce plan social s’ajoute aux 4.000 départs volontaires annoncés en juillet sur les sites français.

Quatre cent cinquante suppressions toucheront le réseau commercial et 450 la production industrielle. En France, l’usine de Maubeuge (Nord) qui produit les Kangoo et celle de Batilly (Meurthe-et-Moselle), spécialisée dans les utilitaires, devraient être touchées. Le site de production de boîtes de vitesses à Ruitz (Pas-de-Calais) également ainsi que les usines de Dieppe (Normandie) et Villeurbanne (Rhône-Alpes).

En Europe, 19 pays au total sont concernés. « Outre la France, le plan aura un impact en Espagne, en Italie, en Grande-Bretagne, en Allemagne. Des plans sociaux seront mis en place au Royaume-Uni, aux Pays-Bas et en Italie.

Renault avait déjà présenté en comité central d’entreprise, le 9 septembre dernier, un plan de 4.000 départs volontaires en France, dont la suppression d’une équipe dans l’usine de Sandouville, soit 1.000 postes sur 3.700 salariés. Le site normand produit notamment la nouvelle Laguna lancée à l’automne 2007, qui a du mal à se vendre, la Renault Espace et la Velsatis.

La CGT, a dénoncé par la voix de son secrétaire général, la stratégie financière du constructeur : « Renault restructure pour accroître avant tout ses marges financières », a déploré Bernard Thibault. Au cours des cinq dernières années, le constructeur automobile a cumulé 15 milliards d’euros de profits. Il dispose actuellement de plus de 6 milliards de trésorerie.

Le patron de Renault, Carlos Ghosn, a réaffirmé sa volonté « de garder le cap d'une marge opérationnelle de 6% en 2009 quoi qu'il arrive ».

Pour réaliser cet objectif, Renault met donc en place un plan qui vise à dégager 350 millions d'euros d'économies en 2009 et 500 millions en 2010. Ce plan passe par des départs volontaires, une réorganisation des usines et une augmentation du prix de vente des véhicules. Le groupe, sixième constructeur européen en terme de ventes, a également revu à la baisse ses objectifs commerciaux pour 2009, ramenés de 3,3 millions à 3 millions de véhicules par an. Le groupe invoque notamment le ralentissement des marchés européens et notamment celui du marché haut de gamme, sur lequel il est présent avec la Laguna.

Source : AFP

Contre-terrorisme et libertés : Européens et Américains veulent contrôler Internet

Les responsables de la sécurité des six principaux pays européens et des Etats-Unis ont estimé avoir progressé dans leur coopération contre le terrorisme, à l'issue d'une réunion le 27 septembre à Bonn.

Curieux hasard

Cette réunion prévue de longue date est intervenue au lendemain de l'arrestation, sur l'aéroport de Cologne/Bonn, de deux terroristes présumés, d'origine somalienne, qui, selon des informations fournies à la presse, étaient en partance pour un camp d'entraînement au Pakistan, via Amsterdam et l'Ouganda. Un hasard d'autant plus étonnant quand on sait que figurait notamment dans la discussion, la possibilité d'adopter de nouvelles lois, pour poursuivre en justice, ceux qui séjournent à l'étranger dans des camps d'entraînement à l'action armée.

Mesures préventives sur Internet

Les sept délégations ont discuté plus avant de la nécessité de "nouveaux instruments légaux permettant des mesures préventives contre les menaces terroristes".

Dans le collimateur des intervenants, Internet, présenté comme un outil de recrutement et de propagande.

Il est vrai que la présence, sur la toile, de vidéos remettant en cause la version officielle des attentats du 11 septembre 2001, sont de nature à agacer au plus au point, les responsables américains et leurs vassaux.

Lors d'une conférence de presse commune, ils ont souligné l'importance de la prévention de l'endoctrinement des jeunes, en renforçant notamment la surveillance des moyens électroniques de communication, en particulier Internet.
"Récemment, nous avons réalisé (...) à quel point la propagande parvient à se propager par Internet", a déclaré M. Schäuble ministres de l'Intérieur allemand. Nous devons développer une approche pour prévenir les menaces liées à l'usage transfrontalier des communications électroniques", a-t-il souligné dans un communiqué final.

Lors des deux précédentes rencontres similaires, à Venise et près de Berlin en 2007, plusieurs pays européens s'étaient montrés réticents à "l'atlantisme" de l'Allemagne en matière de coopération anti-terroriste, notamment à propos de l'échange de données personnelles. Visiblement une situation qui évolue dans un sens plus favorable du point de vue Américain.

Si Internet peut, comme tout outil de communication, devenir un vecteur de propagande, la toile ne suffit absolument pas à transformer le citoyen ordinaire en spécialiste aguerri du terrorisme international. Cela suppose des financements, des camps d'entraînements, des faux papiers, et des instructeurs maîtrisant les techniques de la clandestinité. Bref, des moyens difficilement accessibles pour l'internaute de base faisant appel à des moteurs de recherche.

Il faut bien comprendre que dans le domaine du terrorisme, du trafic d'arme et éventuellement de stupéfiant, la principale organisation criminelle agissant à travers le monde depuis 50 ans est autre que... la CIA.

Et si Internet est un coupable peu crédible comme pourvoyeurs des réseaux du terrorisme, la toile, de par son mode de fonctionnement, reste un espace de liberté échappant encore partiellement aux Etats et aux grands groupes financiers et médiatiques. Une zone de libre expression que certains voudraient bien mettre "au pas".

A l'issu de cette réunion, le secrétaire américain à la Sécurité intérieure, Michael Chertoff, qui dispose sans doute d'une mémoire et d'une capacité d'analyse particulièrement sélective s'est, quant à lui, félicité de ce que les rencontres G6 et Etats-Unis soient devenues "un forum transatlantique" et il a reconnu que les participants avaient avancé d'"une manière que l'on n'aurait pu prédire".

En clair, l'Union européenne est progressivement en train de s'aligner sur les positions des Etats-Unis.

5e Conseil Espace à Bruxelles : pour rien et à nos frais

Les ministres chargés des affaires spatiales des Etats membres de l'ESA et de l'UE se sont réunis le 26 septembre 2008 à Bruxelles dans le cadre du cinquième Conseil Espace .

Cette réunion du Conseil Espace était présidée conjointement par Valérie Pécresse, ministre française de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, pour le Conseil Compétitivité de l'UE, et par Maria Van Der Hoeven, ministre des Affaires économiques des Pays-Bas et présidente en exercice du Conseil de l'ESA au niveau ministériel.

A l'aune des communiqués de presse, cette réunion, généreusement financée par l'argent des contribuables, n'a visiblement pas servi à grand chose. Ce qui n'a pas empêché Madame Maria Van Der Hoeven de, "se féliciter des progrès accomplis au cours des dix-huit derniers mois dans la mise en œuvre de la Politique spatiale européenne".

A noter, néanmoins, la grande réforme de ce sommet. A savoir, le changement de nom du programme d'application spatiale GMES – ce dernier s'appellera désormais Kopernikus, et sera doté d'un plan d'action pour sa mise en place, avec, d'après les communiqués officiels, "un financement pérenne des mécanismes de fourniture de services opérationnels, une stratégie pour la gouvernance globale du système et de toutes ses composantes, ainsi qu'une politique globale en matière de données".

S'il est trop tôt pour savoir si la nouvelle Europe spatiale servira un jour à quelque chose, si ce n'est à engloutir l'argent du contribuable, force est de constater qu'en matière de langue de bois ces responsables ont déjà atteint des sommets.

mercredi 1 octobre 2008

APE : Les ONG dénoncent les pressions de l'Europe

Les associations françaises de solidarité internationale engagées contre les Accords de partenariat économique (APE) entre l'Union européenne et les pays Afrique-Caraïbes-Pacifique (ACP) se sont réunies le 24 septembre à l’Assemblée nationale à Paris, en amont de la journée mondiale de mobilisation contre les APE, le 27 septembre, qui marque symboliquement l’anniversaire du début des négociations en 2001.

En présence de Christiane Taubira, députée de Guyane et de Mamounata Cissé, Secrétaire générale adjointe de la Confédération syndicale internationale, ces organisations ont rappelé leur opposition aux APE tels qu'ils sont proposés aujourd'hui par la Commission européenne aux pays ACP. Les promesses de développement associées aux APE sont aujourd'hui très largement mises en doute et la plupart des ACP qui avaient accepté de parapher des accords intérimaires reviennent sur leurs engagements et demandent le temps de l'analyse et de la consultation ainsi que la renégociation de certaines clauses, mais la Commission européenne se montre intransigeante.

Sans considération pour les vives réserves émises par le Guyana Haïti contre l'APE proposées au Cariforum (1), la Commission a fixé la date du 15 octobre pour la signature officielle de l'Accord. Si le président du Guyana a déclaré (2) ne souhaiter signer qu'un accord sur les marchandises, la Commission européenne poursuit ses pressions pour forcer le pays à accepter un accord complet. Elle laisse notamment entendre que l'aide européenne prévue par la voie du Fonds européen de développement (FED) pourrait être amputée en cas de non-signature. Cette aide étant partiellement affectée à l'accompagnement de la mise en œuvre des APE.

Devant la 63e Assemblée générale des Nations unies à New York, le Président guyanais Bharrat Jagdeo dénonçait, une fois de plus, l’utilisation de la force de négociation de l’Union européenne et son recours aux menaces pour amener les pays ACP à signer.
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NOTES :

(1) Le Cariforum est l'interlocuteur de l'Union européenne afin de mener à bien les négociations sur l'Accord de Partenariat Economique dans la région Caraïbes. Il comprend Antigua et Barbuda, Bahamas, Barbade, Belize, République dominicaine, Dominique, Grenade, Guyana, Haïti, Jamaïque, Saint-Christophe et Nievès, Saint-Vincent et les Grenadines, Suriname, Trinidad et Tobago, République Dominicaine.

(2) Lors d’une réunion le 10 septembre dernier à La Barbade, le Guyana exprime sa volonté de ne signer qu’un accord sur les marchandises, pour être en conformité avec les règles de l’Organisation du commerce (OMC).

175 langues parlées dans l’Union européenne

La Commission européenne encourage l’apprentissage des langues étrangères de l’enfance à la retraite, en passant par la formation professionnelle.


Au Sommet européen de Barcelone, en 2002, les chefs d’états et de gouvernements (de l’UE-15 à l’époque) avaient fixé l’objectif d’apprendre deux langues étrangères en plus de sa langue maternelle.Un apprentissage qui ne doit pas se limiter à l’école ou l’Université mais doit ce poursuivre tout le long de la vie professionnelle et même pendant les années de retraite d'aprés la Commission européenne. Selon les chiffres de L'UE la pratique des langues a augmenté dans l’Union.


Dans des pays comme le Luxembourg ou la Belgique, et dans les nouveaux états-membres (Slovaquie, Pologne, Roumanie...), les habitants parlent plusieurs langues. une situation que la Commission européenne veut encourager.


L'union européenne compte les 23 langues officielles, plus de 60 langues régionales ou minoritaires ainsi que les langues des migrants, ce qui représente 175 langues parlées dans l’Union européenne.

Immigration: Vers une Carte bleue européenne

Tout l'espace géographique de la Communauté européenne s'apprête, au début de l'année prochaine, à mettre en circulation la fameuse carte bleue, une sorte de permis de séjour et de travail accordé aux immigrants hautement qualifiés. 

Longtemps cogitée et préparée dans les « officines » de Bruxelles et adoptée par l'ensemble des Etats membres de la Communauté européenne, on insiste sur le fait que l'héritière de la carte de résidence a même reçu l'aval des experts de l'OCDE et de la Commission européenne. L'objectif, selon les concepteurs de la nouvelle politique d'immigration applicable à l'intérieur de l'espace Schengen, est d'attirer de la main-d'oeuvre expatriée hautement qualifiée.


Une nouvelle hémorragie pour les pays du sud de la Méditerranée qui vont continuer à perdre des scientifiques et technitiens hautement qualifiés (on parle de 3.000 informaticiens algériens émigrés au seul Canada) sans que l'Europe n'améliore son efficacité économique. Au final, un énorme gachis économique et humains.