Citations

« Cent "non" font moins de mal qu'un "oui" jamais tenu. »
Sagesse asiatique.

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« Il est important de promouvoir une unité qui ne peut pas et ne veut pas être une uniformité, mais qui est capable de garantir le respect des différences nationales et des diverses traditions culturelles qui constituent une richesse dans la symphonie européenne, en rappelant d’autre part que “l’identité nationale elle-même ne se réalise que dans l’ouverture aux autres peuples et à travers la solidarité envers eux” (Ecclesia in Europa, n. 112). »

Benoît XVI, Palais de l’Élysée, 12 septembre 2008

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Mise en ligne (colonne de droite) de documents de l'Institut de Relations Internationales & Stratégiques (IRIS)

http://www.iris-france.org/



Nouvelle offensive d'été de l'ARN

Nouvelle offensive d'été de l'ARN
Si vous souhaitez vous joindre à cette action, l'ARN tient à votre disposition l'affiche ci-dessus. Pour tout renseignement prenez contact avec : René Delacroix 16 rue Marcelin Berthelot. 92230 Gennevilliers. TéL 01 47 98 25 41

samedi 12 juillet 2008

Europe la fin d’un mythe ?



Eurobaromètre en dépôt de bilan

Lors d’une enquête réalisée entre mars et mai 2008 auprès d’un échantillons de population âgée de 15 ans et plus, 1.000 Français ont été consultés et retenus, sur un total de 30.000 entretiens. Cette étude démonte que désormais les réalités économiques ne peuvent plus être dissimulées au yeux de l’opinion publique, en dépit des enquêtes d’opinion truquées de l’Eurobaromètre.

L’appartenance à l’UE ne fait plus recette

La moitié (48%) des Français interrogés considèrent que l’appartenance de la France à l’Union est une bonne chose (contre 60% mi-2007). Un tiers pense que ce n’est ni une bonne ni une mauvaise chose et 17% une mauvaise chose. La part de ceux qui estiment que la France a bénéficié de son appartenance à l’UE a également diminuée pour s’établir à 49%.

Le pouvoir d’achat : source d’inquiétude n° 1

Le pouvoir d’achat prend la tête des préoccupations. Cité par 37% des sondés, cette préoccupation enregistre une hausse de 21 points en deux ans. Il y a donc désormais plus d’Européens inquiets face à la hausse des prix que face au chômage ou à l’immigration. En France, l’inflation est même citée par plus de la moitié des personnes interrogées (51% d’entre elles).

Le sujet est encore plus présent en Autriche (54%), mais les prix sont aussi au premier plan chez les Belges (48%), les Allemands (44%) et les Italiens (44%), qui citent le pouvoir d’achat avant tout le reste. L’Europe du Nord semble moins affectée par ce phénomène puisque moins de deux personnes interrogées sur dix au Danemark, aux Pays-Bas et en Suède le placent en première position.

Economie : le cauchemar annoncé

Concernant la situation économique de leur pays, la plupart des Européens (46%) estiment que les douze mois à venir seront moins bons que les douze derniers.

Les Français sont plus inquiets que la moyenne européenne : 57% s’attendent à un avenir moins florissant. Ce changement rompt avec le regain d’optimisme enregistré quelques mois après l’élection présidentielle de 2007. Alors que moins de la moitié des Européens (45%) estiment que "les choses vont dans la mauvaise direction dans leur pays", près de deux Français sur trois sont de cet avis (61%). Seuls les Italiens, les Britanniques et les Hongrois les dépassent. Ce constat est conforté par le fait que 63% des Français sondés pensent aux délocalisations lorsqu’ils entendent le mot "mondialisation".

Concentration industrielle : rapprochement BHP Billiton-Rio Tinto

La Commission de Bruxelles a ouvert une enquête sur le projet de mariage entre le géant minier australien BHP Billiton et son concurrent anglo-américain Rio Tinto. La Commission se donne jusqu'au 11 novembre pour vérifier si les conditions de la concurrence seraient respectées.
Sur le créneau du transport de minerai de fer par voie maritime, Rio Tinto et BHP Billiton sont numéros deux et trois mondiaux, avec respectivement 23,3% et 15,4% de part de marché en 2007, derrière le brésilien Companhia Vale de Rio Doce (CVRD, 33,5%), selon la fédération européenne Eurofer.

Les produits de base tels que le charbon, l'uranium, l'aluminium et les sables minéraux (silice, ndlr) commercialisés par BHP Billiton et Rio Tinto sont utilisés en quantité importante par de grands secteurs industriels qui s’inquiétent de cette nouvelle concentration car la reprise envisagée pourrait entraîner des hausses de prix et une réduction du choix proposé aux clients.

Le secteur de la sidérurgie avait invoqué des arguments similaires pour demander à la Commission d'interdire l'offre de 147,4 milliards de dollars lancée par BHP Billiton sur Rio Tinto.

(voir aussi sur notre site, l'article du 12 mars 2008 : Le groupe minier international Rio Tinto Alcan accusé d'abus de monopole

Business à l’américaine

Alignement transatlantique : Un nouveau statut, la société privée européenne

Un nouveau statut de société devrait voir le jour : la Société privée européenne (SPE).
Un "Small business act" à l’européenne qui s’inspire de ce qui existe outre Atlantique, et plus particulièrement depuis 1953 aux Etats-Unis : Un nouveau statuts supposé s’adresser aux 23 millions de PME européennes de moins de 250 salariés et de moins de 50 millions d’euros de chiffres d’affaires.

Sa création ne nécessitera qu’un euro de capital, au lieu des 35.000 euros parfois demandés pour créer une filiale dans un Etat membre. La nouvelle société ne devra pas obligatoirement être active dans plusieurs pays. Le créateur sera libre de choisir le lieu dans lequel il souhaite baser le siège social, même dans un Etat différent de celui d’enregistrement. Enfin le statut de cette entreprise ne prévoit aucune obligation quant au nombre d’actionnaires qui reste libre tant que la société ne sera pas cotée en bourse.

Réduction des délais de paiement

La Commission a également proposé plusieurs autres mesures législatives avec notamment la modification de la directive sur les retards de paiement pour que les entreprises soient payées dans un délai de 30 jours. D’autres mesures viendront compléter le dispositif :
- Amélioration de l’accès aux financements à l’innovation et à la formation
- Une TVA réduite pour les services fournis localement
- Un meilleur accès aux marchés publics
- Mise en place d’un programme « Erasmus » pour les jeunes entrepreneurs et d’un programme de mobilité pour les jeunes apprentis.

Le "Small business act" européen trouve son origine dans les rapports dont Lionel Stoléru a été chargé au mois d’août 2007, par le président de la République et le Premier ministre, d’une mission sur l’accès des PME aux marchés publics. Il a rendu deux rapports : « L’accès des PME aux marchés publics » le 5 décembre 2007, et « Propositions françaises pour un small business act européen » le 22 avril 2008.

Le "Small business act" européen doit faire l’objet de débats lors du Conseil informel qui se tiendra les 17 et 18 juillet 2008 à Versailles.

jeudi 10 juillet 2008

Neuf banques de l’Euro-Méditerranéen s’associent pour faciliter les transferts d’argent des migrants

l’Union pour la Méditerranée
Dans la perspective du premier Sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement créant « l’Union pour la Méditerranée » le 13 juillet 2008, à Paris, neuf établissements financiers privés des rives nord et sud de la Méditerranée ont créé le 7 juillet 2008 à Paris un groupe ayant pour objectif de faciliter et d’abaisser les coûts des transferts d’argent des migrants méditerranéens vivant en Europe vers leur pays d’origine avec le soutien de la Banque européenne d’investissement (BEI) ainsi que l’Agence Française de Développement (AFD).

Chaque année, les transferts réalisés par les migrants présents en Europe vers la rive sud de la Méditerranée représentent plus de 10 Md€, avec une croissance annuelle en volume de près de 15 %. Or, pour une grande part, ces flux se font en dehors des circuits bancaires (Sociétés de Transferts d’Argent, Postes, circuits informels) et sont soumis à des tarifs relativement élevés. Forts de ces constats, les banques signataires ont décidé de:

-De développer une gamme de produits bancaires et financiers dédiée aux besoins des migrants vivant en Europe, et de faciliter les virements bancaires de compte à compte entre les clients des banques.

-De favoriser leur épargne et les investissements de moyen et long terme notamment les projets d’infrastructures sur la rive Sud de la Méditerranée.

-Les établissements financiers signataires affirment ainsi leur volonté d’être parties prenantes et de rendre tangible « l’Union pour la Méditerranée » .

Les banques signataires:

Al Amana
Al Amana est une institution marocaine de microfinance. Elle a été créée en 1997. Les secteurs d'activité sont le commerce, les activités agro-pastorales, l'artisanat et les services, et les crédits à l'habitat. Al Amana développe de nouveaux services, qui incluront les transferts, les dépôts, les services bancaires électroniques et téléphoniques et l'intermédiation d'assurances.

Attijariwafa bank
Premier groupe bancaire et financier du Maghreb et huitième au niveau africain, Attijariwafa bank bénéfcie d’une assise financière solide, qui le positionnent aujourd’hui en acteur clé du développement économique marocain. La banque compte plus de 620 agences au Maroc et plus de 150 agences et points de vente à l’étranger. Elle emploie près de 8 200 collaborateurs.

la BIAT
La Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT) est l’une des plus importantes institutions financières en Afrique du Nord et la première banque privée en Tunisie. Dans le cadre du développement de son activité à l’international et de l’accompagnement de sa clientèle qui s’internalise, la BIAT a ouvert, en septembre 2007, un bureau de représentation en Libye. Il s’agit du deuxième bureau après celui ouvert à Paris depuis Octobre 1990. Elle a également entrepris les démarches nécessaires pour s’implanter en Algérie.

Confédération des caisses d’épargne espagnoles
En 1928, à l’initiative de la Fédération des Caisses d’épargne Basque et de Navarre, la Confédération des Caisses d’épargne espagnoles (CECA) a été constituée. Aujourd’hui, la CECA réunit 45 caisses d’épargne ; elle est considérée comme un établissement de crédit et . représente les caisses d’épargne auprès des pouvoirs publics.

Crédit Immobilier et Hôtelier (CIH)
Banque marocaine historiquement spécialisée dans le financement de l’immobilier et l’hôtellerie, le CIH souhaite, avec ses actionnaires – la Caisse de dépôt et de gestion du Maroc et le Groupe Caisse d’Epargne (France) –, adopter un positionnement de banque généraliste de premier plan, dédiée à la clientèle des particuliers. Le CIH compte près de 130 agences, plus de 1 400 salariés et plus de 300 000 clients.

Groupe Caisse d’Epargne
Le Groupe Caisse d’Epargne est parmi les plus importantes banques de détail en France se positionne dans le peloton de tête des banques universelles. Le Groupe a initié un développement international, notamment au Maghreb, via Océor, son pôle de banque commerciale pour l’international et l’outre-mer. Déjà présent au capital du CIH (Maroc), il a récemment acquis 60 % du capital de la BTK.

Banque Tuniso-Koweitienne (BTK)
Créée en 1981, la BTK est une filiale du Groupe Caisse d’Epargne (France) à hauteur de 60 %. La BTK propose une offre commerciale couvrant les principaux besoins des entreprises, professionnels et particuliers. Comptant des filiales de crédit bail, de capital risque, de conseil et d’intermédiation financière, la BTK a un ambitieux plan de développement en termes de parts de marché, d’ouvertures d’agences et de recrutements sur la période 2008-2012.

Intesa Sanpaolo
Le Groupe Intesa Sanpaolo, un des plus importants groupes bancaires en Europe, est leader en Italie dans les activités financières auprès des clientèles de particuliers et d’entreprises. Le Groupe a développé ses activités en Europe centrale et de l’Est, tout en renforçant sa présence dans de nouvelles zones comme le bassin méditerranéen où il contrôle la Bank of Alexandria, 6e banque égyptienne. Les activités du Groupe sont organisées en filières métiers : banque commerciale (particuliers, professionnels, PME et associations) ; BFI ; filiales internationales (banques de détail et commerciales) ; Banca Infrastrutture Innovazione e Sviluppo (financement du secteur public) ; Eurizon Capital (une des premières sociétés de gestion d’actifs en Italie) ; Banca Fideuram (leader de la banque privée en Italie).

Bank of Alexandria
Bank of Alexandria, créée en 1957, a été privatisée en octobre 2006 par cession de 80 % du capital au groupe italien Intesa Sanpaolo qui a rénové et modernisé son organisation. La banque a une stratégie prioritaire sur le marché des PME, s’appuyant sur les expertises de sa maison mère sur ce secteur, et sur le marché de la banque de détail. Ses activités portent aussi sur la banque de financement : Bank of Alexandria propose ses offres aux grandes entreprises égyptiennes et aux sociétés internationales présentes dans le pays Elle est aussi active sur le micro crédit pour les petites structures qui peuvent être en marge du système bancaire. La banque compte 185 agences et 1,3 million de clients.

La BEI et de sa filiale la FEMIP, partenaire de la Méditerranée
La FEMIP a pour mission de promouvoir le développement de neuf pays, l'Algérie, l'Égypte, Territoires Palestiniens, Israël, la Jordanie, le Liban, le Maroc, la Syrie et la Tunisie. La FEMIP est le principal partenaire financier de la région méditerranéenne, avec plus de 7 Md€ investis depuis 2002. Elle encourage également le dialogue entre les deux rives de la Méditerranée, au niveau institutionnel, mais aussi avec les représentants du secteur privé et de la société civile.

l’Agence Française de Développement (AFD)
Etablissement public,. présente sur le terrain dans plus de 70 pays et dans l’Outre-mer, l’AFD consacre plus de 70 % de ses subventions à l’Afrique subsaharienne. En 2007, l’Agence et Proparco, sa filiale spécialisée dans le financement et la promotion du secteur privé, ont consacré 3,5 Md€ au financement d’actions dans les pays du Sud.

Ce premier groupe de signataires pourra être rejoint par d’autres établissements.

La BEI avait réalisé en 2005 la première étude sur ce phénomène des transfert de fonds des migrants d’Europe vers la Méditerranée

Source Banque européenne d’investissement (http://www.eib.org/attachments/country/femip_migrants_fr.pdf).

9 milliards d'euros pour la Turquie

Prêt de la BEI en faveur du métro d’Istanbul

Le métro d’Istanbul va bénéficier d’un prêt de 700 millions d’EUR de la Banque européenne d’investissement (BEI). Le projet prévoit le prolongement de la voie sur 17 km dans la partie anatolienne d’Istanbul (ligne Üsküdar-Umraniye) en sus d’une ligne de 8 km dans la partie occidentale de l’agglomération entre Levent et Hociosman.
Le projet vise un double objectif : étendre le réseau métropolitain existant et intégrer les différents modes de transport public de la ville (train léger, tramway et autobus).
La cérémonie de signature du contrat s’est déroulée à Istanbul en présence M. Matthias Kollatz-Ahnen, vice-président de la BEI, M. Mehmet Şimşek, ministre d’État, M. Kemal Unakıtan, ministre des finances, et M. Kadir Topbaş, maire d’Istanbul.
La fin des travaux de construction du métro est prévue pour 2013, date à laquelle les trains seront pleinement opérationnels.


La banque européenne d’investissement en Turquie

Dans le cadre du mandat pré adhésion de l’UE, la BEI figure parmi les principaux investisseurs en Turquie ; depuis le début de ses opérations dans le pays, elle y a en effet engagé plus de 9 milliards d’Euro.

Le projet de métro d’Istanbul vient compléter des concours antérieurs octroyés en Turquie à l’appui de projets, très variés, d’infrastructures urbaines qui concernaient notamment le tunnel du Bosphore, le financement du système de contrôle du trafic aérien, la modernisation portuaire, la construction et l’amélioration des routes, l’acquisition de matériel roulant, la construction et la modernisation de diverses liaisons ferroviaires et la rénovation du réseau de tramway.

En Turquie, la Banque accorde également des financements en faveur d’autres secteurs clés d’activité tels que l’énergie, les télécommunications, l’environnement.

La Commission européenne préconise des changements radicaux dans les écoles

La Commission européenne a publié jeudi, dans le cadre de son "agenda social renouvelé", trois documents destinés à aménager les systèmes scolaires européens, afin qu'ils répondent mieux aux réalités du XXIe siècle.

Le document central, une communication intitulée "Améliorer les compétences pour le XXIe siècle : un programme de coopération européenne en matière scolaire" indique que "des changements, parfois radicaux, seront nécessaires si les écoles européennes veulent doter les jeunes de toutes les compétences nécessaires pour vivre au XXIe siècle".

Les deux autres instruments sont : un Livre vert sur l'éducation des enfants d'immigrants et une recommandation sur l'effort volontaire des jeunes.

La communication veut attirer l'attention politique sur les écoles. Elle met en exergue les maigres résultats relatifs au respect des critères de référence en matière d'éducation/formation définis par l'Union européenne (UE) en mars 2003.

Ce rapport, qui sera publié le 10 juillet, montre que l'UE ne pourra certainement pas respecter quatre des cinq critères d'ici à 2010. Les problèmes majeurs sont le faible niveau d'alphabétisation, le décrochage scolaire précoce et le faible taux de réussite dans l'enseignement secondaire.

Après avoir violé, tous les principes de la démocratie, l'UE veut désormais endoctriner des enfants dès leur plus jeune âge. L’Europe de la dictature est en marche !

Source : Xinhua

LES FORTIFICATIONS DE VAUBAN INSCRITES AU PATRIMOINE MONDIAL

Le Comité du patrimoine mondial, réuni à Québec pour sa 32ème session, a décidé d'inscrire, lundi 7 juillet 2008, les fortifications de Vauban présentées par l'État français au titre des biens culturels sur la liste du patrimoine mondial. Ce bien devient ainsi le 32e site du patrimoine mondial en France.

Le projet d'inscrire les fortifications de Vauban sur la Liste du patrimoine mondial a été initié en 2004 par les communes, visant à faire reconnaître la diversité et la richesse de ces fortifications. La série de douze sites, considérés comme les plus représentatifs des fortifications de Vauban, forme le premier système entier et rationnel de défense des frontières françaises, maritimes et terrestres. les sites de Bazoches et du Palais ont été retirés de la candidature et passe ainsi la série à douze sites au lieu de 14 sites.

La Convention pour la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel de 1972 est une instance internationale pour l'identification, la protection et la préservation du patrimoine mondial. Elle reconnaît que certains lieux, naturels ou culturels, sont d'une importance suffisante pour que la communauté internationale dans son ensemble en assume la responsabilité. La France adhère à la Convention depuis 1975.

Source sites-vauban.org http://www.sites-vauban.org/

L'Autriche se prononce en faveur d'un référendum

Le non des Irlandais au traité de Lisbonne a donné des idées aux dirigeants sociaux-démocrates autrichiens et provoqué un vif débat qui menace la grande coalition. Le chancelier Alfred Gusenbauer et son ministre des infrastructures, Werner Faymann, qui doit le remplacer à la tête du Parti social-démocrate (SPÖ), viennent, en effet, de se prononcer en faveur d'un référendum, chaque fois que les traités concernent les intérêts de l'Autriche.

Journal anti-europe
Ils ont choisi le moyen d'une lettre ouverte adressée au quotidien Kronen Zeitung, et plus exactement à son propriétaire Hans Dichand qui, depuis des années, mène campagne contre l'Union européenne (UE). "Les changements futurs des traités européens qui touchent aux intérêts autrichiens devront être décidés par référendum", écrivent M. Gusenbauer et M. Faymann. Le Kronen Zeitung est lu chaque jour par 3 millions d'Autrichiens, soit plus de 40 % de la population en âge de lire un journal.

Démagogie européiste
Cette prise de position a fait des mécontents dans le SPÖ, mais a surtout provoqué l'indignation du parti conservateur (ÖVP), deuxième formation de la coalition gouvernementale.

La ministre des affaires étrangères, Ursula Plassnik, a profité du Forum européen de la Wachau, qui se tient tous les ans depuis l'adhésion en 1995 de l'Autriche à l'UE, à l'abbaye de Göttweig, en Basse-Autriche, pour dénoncer "les simplifications conduisant à des impasses". Elle a ajouté que de telles propositions nuisaient à la crédibilité de l'Autriche sur la scène européenne.

Population hostile
Il n'est pas certain que cette idée de consultation populaire, qui représenterait un risque de blocage supplémentaire, soit adoptée par la direction du SPÖ. Si elle l'était, ce serait un casus belli au sein de la grande coalition, déjà mal en point après moins de deux ans au pouvoir. Il reste que la démarche insolite des deux dirigeants sociaux-démocrates en dit long sur l'état de l'opinion en Autriche.

Le traité de Lisbonne a été ratifié par le Parlement de Vienne, mais 23 % seulement des Autrichiens se déclarent satisfaits de l'Europe.

lundi 7 juillet 2008

L’Union européenne institue le viol de la vie privée

Le 7 juillet aura lieu un vote décisif dans la réforme du droit européen sur les communications électroniques dit « Paquet Télécom ». En ce moment même un eurodéputé britannique conservateur, Malcolm Harbour, se fait le petit télégraphiste de la BSA (Business Software Alliance) une association contrôlée par des éditeurs de logiciels, dont Microsoft, afin d'introduire dans le droit européen les mesures permettant de surveiller les communications des internautes dans le but de détecter des violations de propriété intellectuelle.

Comme il est techniquement impossible de faire ce type de détection sans surveiller la totalité des communications, c'est la globalité des usages de l'ensemble des internautes que les fournisseurs d'accès seront contraints d'espionner : mails, navigation, messagerie instantanée, jeux en réseau.

Cela revient à ouvrir la totalité des courriers à la poste pour espionner les correspondances afin de voir si ce qui est écrit est conforme aux oukases d'un groupe d'intérêts.

Notons que le rapporteur du « Paquet Télécoms » Catherine Trautmann, eurodéputée ancien ministre socialiste de la culture, et Bernadette Vergnaud eurodéputée PS qui « travaille » aussi sur le sujet, ne semblent pas vraiment s'opposer à ce saccage d'un droit fondamental, celui de la vie privée.

Europe bras de fer Est-Ouest sur le réchauffement climatique

Les nations de l’Union européenne commencent à mesurer le prix de leur unité pour la lutte contre le réchauffement climatique face aux exigences de pays de l'Est qui réclament un traitement différencié au nom de l'adaptation de leurs économies, très dépendantes du charbon et du pétrole.

"Les pays les plus pauvres vont devoir engager des dépenses importantes pour améliorer le niveau de vie de leurs compatriotes et l'efficacité énergétique de leurs économies. La question est (de savoir) comment on fait pour les aider", a expliqué le ministre français de l'Environnement Jean-Louis Borloo lors d'une réunion avec ses collègues européens à Saint-Cloud, près de Paris, la première de la présidence française semestrielle de l'UE.

Le plan d'action présenté par la Commission européenne pour mettre en oeuvre l'objectif de réduction des 20% émission de gaz à effet de serre de l'UE en 2020 prévoit des mécanismes de compensation : les pays les plus riches, comme la France, l'Allemagne ou le Royaume-Uni redistribueraient chacun aux plus pauvres 10% des revenus générés par la vente de droits à polluer à leurs industriels.

Ce principe de redistribution est accepté, mais le débat porte sur les chiffres. "Les estimations des recettes des enchères vont de 30 à 80 milliards d'euros", a souligné un expert français.

La Pologne veut 20% de ces revenus pour tenir compte de ses efforts pour réduire ses émissions polluantes. Cette revendication est soutenue par la plupart des nouveaux membres d'Europe centrale.

La plupart des pays d'Europe de l'Est demandent de changer l'année de référence pour le calcul de réduction des émissions, et de prendre l'année 1990, au lieu de 2005 comme le propose la Commission.

Plusieurs pistes de compensations sont étudiées. Jean-Louis Borloo a évoqué l'utilisation de fonds communautaires pour aider les pays de l'Est à adapter leur secteur énergétique, et une flexibilité sur l'octroi d'aides d'Etat, strictement encadrées.

La plupart des industriels européens refusent de devoir payer et cimentiers, pétrochimistes et transporteurs aériens crient à l'étranglement et menacent de cesser leurs investissements sur le vieux continent pour les transférer vers d'autres cieux moins regardants.

Source : AFP

Betancourt libérée pour 20 millions ?

La Radio Suisse Romande affirme, citant une source "proche des évènements", que les dirigeants des Forces armées révolutionnaires colombiennes (Farc) auraient touché des millions de dollars pour libérer leur otage Ingrid Betancourt et ses 14 compagnons.

"Les 15 otages ont en réalité été achetés au prix fort, après quoi toute l'opération a été mise en scène", a rapporté la radio publique dans son journal de la mi-journée, citant "une source proche des événements, fiable et éprouvée à maintes reprises ces dernières années".

Quelque 20 millions de dollars ont été versés aux ravisseurs, a assuré la RSR. La radio a ajouté que les Etats-Unis, dont trois agents ont été libérés mercredi, étaient "à l'origine de la transaction".

Selon la radio, l'opération commando annoncée par la Colombie serait "une vaste mascarade". La Suisse a été chargée ces dernières années avec l'Espagne et la France, par le président colombien Alvaro Uribe, d'une mission de médiation avec les Farc.

Source : AFP

UE veut aider les pays en développement à améliorer leur production agricole

L'Union européenne (UE) est prête à allouer des fonds aux pays en développement afin qu'ils puissent améliorer leur production agricole, a déclaré jeudi le commissaire européen de l'Agriculture, Mariann Fischer-Boel.

Lors d'une conférence de presse, Madame Fischer-Boel a indiqué que le commissaire européen à l'aide humanitaire et au développement Louis Michel et elle-même présenteraient un paquet de mesures d'aide en la matière mardi prochain.

Elle a dit que le budget de l'agriculture de l'UE aurait des excédents cette année et l'année prochaine, du fait que l'UE dépensait peu pour les interventions sur le marché et pour les remboursements de taxes d'exportations après une hausse des prix des denrées alimentaires.

Les excédents peuvent être mis à la disposition des agriculteurs dans les pays en développement pour l'achat de semences et d'engrais de sorte que leur production puisse être améliorée, a dit Mme Fischer-Boel. En procédant ainsi, l'UE veut envoyer un signal clair aux agriculteurs des pays en développement en indiquant qu'elle est prête à les aider, a-t-elle ajouté. Mariann Fischer-Boel a toutefois refusé de révéler le montant réel des excédents du budget de l'agriculture.
Lors d'une conférence sur les prix des denrées alimentaires plus tôt jeudi, Madame Fischer-Boel a indiqué que l'aide au développement dans le secteur agricole a été marginalisée depuis plus de 20 ans. "Nous avons besoin de rattraper ce retard", a-t-elle ajouté.

Source : Xinhua

dimanche 6 juillet 2008

Un "outil pour les dictateurs".

Un référendum est un « outil pour les dictateurs » selon Alain Lamassoure

Alain Lamassoure député européen a déclaré à Jamie smyth, que l'Irlande a eu tors d'organiser un référendum, car c'est un "outil pour les dictateurs".

Alain Lamassoure, un ancien ministre français d'Affaires européennes et maintenant un MEP, a dit hier qu'il était juste au Gouvernement pour déterminer comment il pourrait passer le traité outre un nouveau référendum. Il a dit que Taoiseach Brian Cowen avait seulement quelques mois pour résoudre le problème avant les élections européennes de l'année prochaine en juin.

"Personne à l'extérieur de l'Irlande ne peut dire ce qui sera nécessaire en Irlande, ni sur le contenu, ni sur la procédure. Ce que nous pouvons dire et que l'irlande est la dernière limite, le calendrier dont nous avons tous besoin," a dit M. Lamassoure, qui est crédité de l'invention de la stratégie de M. Sarkozy d'avoir inventé un mini-traité pour contourner le rejet du public français de la constitution d'UE en mai 2005.

M. Lamassoure a exclu la possibilité que la base légale actuelle pour l'Union fournie selon le traité de Nice pourrait continuer à être utilisée dans l'avenir.

"Nous sommes paralysés selon la règle(l'autorité) d'unanimité et nous passons la législation par des procédures non démocratiques ... nous avons un devoir d'accorder à nos citoyens plus de pouvoir(puissance)," a-t-il dit. "Le Pouvoir(la Puissance) est exercé dans l'UE par des procédures très obscures inventé il y a un demi-siècle pour diriger ce qui était alors une union douanière simple. Cela ne peut pas diriger une union politique entièrement couverte de plumes."

M. Lamassoure a aussi annoncé une initiative à une conférence tenue par le groupe d'EPP-RÉDACTEUR dans le Parlement européen pour proposer un candidat EPP simple au poste de président de la Commission européenne au printemps suivant avant les élections européennes.

Source: irishtimes

Descente de police à l’école primaire

L'utilisation d'une photo du chef de l'Etat, par un élève de CM1, pour illustrer le thème de la méchanceté dans une école primaire d'Albi a déclenché l'ouverture d'une enquête.

L'exercice paraissait inoffensif : en novembre dernier, l'enseignante Valérie Framit, de l'école primaire Claude-Nougaro d'Albi, demande à ses élèves de CM1 de collecter des photos et des images illustrant les sentiments de joie, de colère, de crainte, de fatigue et. de méchanceté. Pour illustrer ce dernier thème, un enfant choisit d'apporter une photo de Nicolas Sarkozy. Les images n'étaient pas destinées au public mais elles étaient placardées sur un mur de l'école.

Quelle n'a dû être la surprise de la directrice de l'école, vendredi dernier, lorsqu'elle a été informée par l'inspecteur d'Académie de Midi-Pyrénées qu'une enquête avait été diligentée par le recteur. Surtout lorsqu'elle a appris que c'était par le biais d'une lettre envoyée à l'Elysée que l'Académie avait pris connaissance de cet exercice. La lettre, non anonyme, a été envoyée par un parent d'élève dont l'identité n'a pas été révélée. Ce dernier s'inquiétait d'une «atteinte à l'image du chef de l'Etat».

«Manque de vigilance»
«Parmi toutes ces photos de visages inconnus ou connus, il y avait malheureusement celle de Nicolas Sarkozy. J'ai regardé les expressions et non les visages», s'est justifié Valérie Framit.

Mais, pour l'inspecteur d'académie Michel Azéma, «l'enseignante aurait dû être plus attentive à l'utilisation de ces images. Elle aurait dû profiter de l'occasion pour faire une leçon d'instruction civique pour expliquer la démocratie et le rôle du président de la République et des personnalités du monde politique».

Et d'indiquer : «On peut reprocher à l'enseignante un manque de vigilance pour lequel sera appliquée une sanction qui devrait se limiter à une simple remontrance».
Les affiches litigieuses ont été retirées des murs dès le déclenchement de la polémique.

Source : AFP

Arrestations de quatre militants souverainistes de l’ARN

Pour marquer le début de la présidence de l'Union européenne assurée par Nicolas Sarkozy pour six mois. L'UMP a organisé à nos frais sa kermesse européiste sous l'Arc de Triomphe de la place de l'Etoile à Paris le 1er juillet 2008.

Les souverainistes de l’ARN et des JPF se sont invités à la manifestation et ont accueilli les intervenants sous les cris de "Europe trahison", "forfaiture", etc.

Cette opposition n'étant pas appréciée par les membres de l'UMP, la police est intervenue et a procédé à quatre arrestations de militants souverainistes, dont René Delacroix (76 ans), président de l'Alliance pour la Résistance nationale (ARN),qui fut littéralement brutalisé avant d’êtres placés en garde à vue au commissariat du 8e arrondissement de Paris.

Il ne fait pas de doute que Nicolas Sarkozy ne supporte aucune opposition à sa politique, notamment européenne, qui ne respecte pas le choix des peuples français, hollandais et irlandais.
Le bras de fer, opposant nos amis, aux sbires de Sarkozy, s’est poursuivit en garde à vue. La police chercherait à leur faire reconnaître qu'ils troublaient l'ordre public.

Tous s'y refuseraient en déclarant défendre la France et la démocratie exprimée à travers un scrutin sans appel. Il est à noter que notre amie et militante Claire, a été arrêtée au prétexte qu'elle filmait la délicieuse sauterie avec son caméscope. C'est là sans doute un bel exemple de trouble de l'ordre public selon Sarkozy.

Finalement, nos camarade furent libérés le lendemain à 18h30 et seront convoqué à une date non déterminé devant un juge.

En fait, nous avons juste le droit de subir docilement la vie d'esclaves que nous concocte le roitelet de Hongrie.

La Pologne refuse de ratifier le traité de Lisbonne

Le président polonais Lech Kaczynski ne veut pas ratifier le traité européen de Lisbonne. Il estime que le non irlandais a rendu le traité «sans objet». Un sévère coup au premier jour de la présidence française de l'Union Européenne.

Le président polonais ajouter, dans une interview au quotidien Dziennik que « l'affirmation selon laquelle il n'y a pas d'Union s'il n'y a pas de traité n'est pas sérieuse ».

Cette défection est un sérieux coup porté, alors que Nicolas Sarkozy a souligné que sa priorité était de « circonscrire le problème aux Irlandais » et de faire en sorte que les autres pays européens « continuent de ratifier ». Le président polonais a d'ailleurs mis en garde ses homologues européens contre une tentation d'isoler l'Irlande. «Si on brise la règle de l'unanimité une fois, elle n'existera plus jamais. Nous sommes trop faibles pour accepter ce genre de solution», a-t-il dit.

Le parlement polonais avait approuvé la ratification du traité en avril. Mais, selon la Constitution polonaise, c'est le président qui ratifie en dernier ressort les traités et aucune disposition ne l'oblige, même si le Parlement le lui a demandé.

Ils ont ainsi accusé les libéraux, maintenant au pouvoir, de vouloir adopter à terme la Charte européenne des droits de l'Homme que la Pologne, comme la Grande-Bretagne, a eu le droit de ne pas intégrer dans le traité de Lisbonne.

Un texte qui, selon les jumeaux Kaczynski, permettrait aux Allemands de réclamer des indemnisations pour des biens abandonnés sur d'anciens territoires allemands attribués à la Pologne après la Seconde Guerre mondiale ou obligerait la Pologne à reconnaître des mariages homosexuels.

Le refus polonais s'ajoute au problème tchèque, où la ratification est loin d'être acquise, en raison de l'euroscepticisme d'une partie de la droite libérale au pouvoir à Prague, à commencer par le président Vaclav Klaus.

Source AFP

vendredi 4 juillet 2008

Présidence française de l’UE : et alors ?

Présidence française de l’UE : et alors ?

Quelques heures avant le début officiel des six mois de présidence française de l’UE, Nicolas Sarkozy s’était invité lundi soir sur France 3 pour débiter aux Français le discours que lui avait concocté ses amis publicitaires et autres spécialistes de la « com ». Faute de pouvoir peser sur une Europe supranationale qui nous dicte ses lois, le chef de l’Etat veut multiplier les diversions cosmétiques pour se refaire une santé et surtout masquer le fait qu’il ne dispose d’aucune marge de manœuvre. Plusieurs centaines de manifestations sont prévues jusqu’en décembre dans notre pays pour célébrer notre vassalisation à l’entité euromondialiste, soit trois ou quatre par jour, pour un budget estimé, a minima, à 180 millions d’euros. Plutôt pas mal pour un « Etat en faillite » selon l’aveu de François Fillon
M. Sarkozy a donc tenu à affirmer ce que nos compatriotes « inquiets » voulaient entendre. « On attend de l'Europe qu'elle protège les Européens contre les risques que fait peser la mondialisation, et c'est là que ça ne marche pas » a-t-il déclaré ; la BCE « devrait se poser la question de la croissance » et « pas simplement de l'inflation » a-t-il encore indiqué avant d’évoquer les quatre priorités à sa présidence : adoption d'un « paquet » de mesures en matière de climat et d'énergie, pacte européen pour l'immigration (sic), relance de l'Europe de la défense et agriculture… Jean-Marie Le Pen a relevé pour sa part que si le chef de l’Etat s’est empressé de déclarer également que « c’est une erreur de penser que l’échelon national serait plus performant », « que sur tous les plans nous avons besoin de l’Europe », M. Sarkozy a surtout démontré au cours de son intervention que « le gouvernement français ne peut pas agir parce qu’il faut l’accord des 27 Etats membres et que cet accord est généralement impossible à obtenir ». « Sans même parler de la Banque centrale européenne qui ‘fait le contraire de ce qu’il faudrait faire’, mais qui doit demeurer indépendante… ». « Sujet test »… Bref a noté le Président du FN, grâce à l’intervention de Nicolas Sarkozy, « les Français ont bien compris qu’il faut sortir de cette Europe-là, et que c’est vraiment devenu urgent, car la France est paralysée par la dictature eurocratique ». Des Européens qui sont très mal protégés par les cénacles bruxellois. Exemple emblématique, les eurodéputés ont exprimé largement leur refus jeudi - après les experts vétérinaires de 26 pays européens sur 27 - à l’exception de celui du Royaume-Uni, après 21 des 27 ministres de l’agriculture européens, de lever l'interdiction d'importer dans l'Union européenne des poulets chlorés américains. A la suite d’un rapport sanitaire accablant, cette interdiction d’importation avait été prise en 1997. C’est en l’espèce la Commission européenne qui maintient cette proposition de lever l’embargo, pour complaire à Washington afin, est-il expliqué par la Commission, que la demande des Etats-Unis « ne reste pas sans réponse ». Américains qui menacent de saisir l’OMC pour obliger l’Europe à importer ses infâmes poulets. Quant au commissaire européen aux Entreprises et à l’Industrie, Günther Verheugen, il a d’ailleurs vendu la mèche : « la priorité des États-Unis reste la question du poulet. C’est un sujet test pour savoir si nous sommes sérieusement pro-Américains »

Ils ne ratifieront pas

Dans sa recension des éditoriaux de la presse nationale et régionale évoquant cette présidence française de l’UE, l’AFP a souligné le scepticisme ambiant sur les capacités du chef de l’Etat à pouvoir agir sur le réel. S’il y a un sujet et pour cause, sur lequel Nicolas Sarkozy a fait profil bas lundi, c’est sur le traité européen de Lisbonne qui après le désaveu populaire des Français et des Néerlandais, a été sèchement rejeté par les Irlandais. Alors même que Sarkozy avait manœuvré pour effacer le référendum de mai 2005 en faisant adopter le mini-traité par ses complices parlementaires de l’UMPS, le Président de la République a bien été forcé d’admettre qu’il n’y avait « pas trop de temps » pour contourner une nouvelle fois l’expression du suffrage populaire d’ici les élections européennes de juin 2009. Nous l’évoquions jeudi, si le Président de la République Tchèque Vaclav Klaus, a déclaré qu’« avec ou sans le vote tchèque, le traité ne peut être ratifié et ne peut pas entrer en vigueur », le président polonais Lech Kaczynski a annoncé à son tour qu'il ne le ratifierait pas. « Le traité de Lisbonne, est désormais sans objet après son rejet par les électeurs irlandais », a-t-il estimé dans un entretien publié mardi. Un camouflet supplémentaire pour M. Sarkozy qui a déclaré lundi soir, comme lors du récent sommet de Bruxelles, que « la première priorité (des européistes) est de circonscrire le problème aux Irlandais » et de faire que les autres pays européens « continuent de ratifier ».

De la TIPP à la spéculation…

Comme les élus frontistes dans de nombreux Conseils régionaux, notamment dernièrement Michel Guiniot au nom de l’opposition nationale en Picardie, le groupe FN de Rhône-Alpes à demandé lundi à l’exécutif régional de faire un geste en faveur des automobilistes étranglés par l’augmentation du carburant. « On peut, comme la gauche, en blâmer les compagnies pétrolières et racketter Total sur ses bénéfices. Mais on peut aussi considérer que nos Régions perçoivent une part de la TIPP, ont relevé les frontistes. En Rhône-Alpes, cette part s'élève à plus de 0,6 € le litre de gazole, et 0,4€ le litre de super (montant calculé sur le prix à la pompe en 2007). Plus le prix à la pompe augmente, plus la Région perçoit de recettes, puisqu'on prélève en réalité un pourcentage ». Aussi, afin de « défendre le pouvoir d'achat de nos compatriotes et nos emplois », le groupe FN a fait savoir qu’il redemandera, lors de l'assemblée plénière du 10 juillet, et comme il l’avait fait en vain lors du vote du budget, « la suppression, ou à tout le moins la diminution, de cet impôt pénalisant pour les citoyens et les entreprises ». Les élus patriotes ont encore rappelé que le pétrole à 140 $ le baril est en réalité à 88 €, et le litre de super à 1,50€. En 2000, alors que le baril coûtait 60 $, nous le payions 72 €, mais à la pompe, moins de 0,9 € le litre de super ». Relevons encore qu’un mois avant la manifestation des routiers lundi contre la cherté du pétrole, le Ministre algérien du pétrole et président de l’OPEP, Chakib Khelil, a déclaré que les prix élevés du pétrole sont « plus liés à la spéculation » qu’à tout autre phénomène, soulignant qu’« il n’y a aucun problème d’approvisionnement ». Propos confirmés, précise Faits & Documents, par le responsable des recherches de l’OPEP, Hasan Qabazard, qui a indiqué que « la production pétrolière dépasserait la demande mondiale en 2008 et que, par conséquent, l’OPEP n’avait pas besoin d’augmenter la production cette année (…). La hausse vertigineuse du pétrole est purement artificielle et voulue par de grands groupes de pression (tel le Bilderberg Group) ».

jeudi 3 juillet 2008

Aveuglement suicidaire

Europe : Maurice Allais dénonce un aveuglement suicidaire

Après un premier ouvrage, « Combats pour l'Europe 1992-1994 », dont le tirage initial fut épuisé en quelques mois, Maurice Allais est revenu en 2002 sur un sujet sur lequel il n'a cessé de réfléchir et de s'engager depuis près de cinquante ans : les « Nouveaux combats pour l’Europe 1995-2002 / Un aveuglement suicidaire. Pour une autre Europe » témoignent de l'engagement ancien et passionné de cet auteur pour la construction européenne.

Ce livre, publié en 2002 chez l’éditeur Clément Juglar, n’a fait l’objet d’aucune publicité lors de sa parution ni d’aucune réédition après épuisement. Que reproche donc Maurice Allais à la construction européenne ?

Essentiellement deux défauts majeurs :

– la politique commerciale extérieure de l’Union européenne ;

– ses institutions mal adaptées et trop éloignées des citoyens.


Maurice Allais, major de l’Ecole Polytechnique, Prix Nobel de Sciences économiques en 1988, n’a été interviewé par aucun journal, aucune radio ou télevision. Au moment où les Français s’interrogent avec anxiété sur le devenir de leur pouvoir d’achat, son ouvrage est toujours d’actualité. En voici deux courts extraits.

Polémia


Les multinationales et le libre-échange

(p. 436-439)

C’est un fait que depuis les années soixante-dix les multinationales se sont multipliées aux Etats-Unis, et à leur suite dans le reste du monde. Leur nombre aujourd’hui est de plusieurs dizaines de milliers. Pour leur presque totalité elles ont leur siège dans les pays industrialisés. Pour certaines d’entre elles, l’existence de dizaines de filiales, réparties dans le monde entier, permet tous les abus.

Cette évolution s’est poursuivie à un rythme exponentiel. Elle a abouti à donner des pouvoirs exorbitants et une influence politique tout à fait excessive aux sociétés multinationales dont les stratégies ne mènent que trop souvent à des résultats tout à fait incompatibles avec les intérêts nationaux.

C’est sans doute aux Etats-Unis que les pouvoirs financiers et politiques des multinationales sont les plus puissants. Les délocalisations industrielles ont permis aux multinationales américaines de réaliser des bénéfices considérables qui ont accru leur pouvoir et leur influence politique.

Incontestablement les multinationales américaines pèsent d’un poids excessif, sinon exorbitant, sur la politique des Etats-Unis. Ce sont elles qui ont fini par imposer aux gouvernements américains successifs leur idéologie libre-échangiste, source de leurs profits. Ce sont elles qui ont réussi à dominer par personnes interposées toutes les grandes organisations internationales. Les multinationales européennes et celles de tous les autres pays n’ont fait que suivre l’exemple des multinationales américaines.

C’est là incontestablement un phénomène essentiel de notre temps que la multiplication exponentielle d’entreprises multinationales libres de transférer leur production partout dans le monde afin de profiter systématiquement des plus bas salaires.

Des effets majeurs

Au lieu d’employer des travailleurs de leur pays, les mutinationales transfèrent leur production dans des pays à bas salaires, réduisant drastiquement leurs personnels pour leur substituer à l’étranger des travailleurs payés à des salaires très bas aux cours des changes. Puis elles réimportent et vendent dans leur pays d’origine les produits ainsi fabriqués à l’étranger à bas prix.

Cette politique a entraîné aux Etats-Unis des effets analogues à ceux constatés en Europe. Les délocalisations ont entraîné une baisse des effectifs industriels dans la population active américaine d’environ 32,6% en 1974 à 27,5% en 1997, soit une baisse de l’ordre de 16%, alors que ce pourcentage s’était élevé d’environ 25,7% en 1950 à 32,6% en 1974, en augmentation d’environ 27%. Parallèlement l’inégalité s’est considérablement accrue aux Etats-Unis.

Le credo libre-échangiste

L’objectif du libre-échangisme mondial est de créer un marché mondial des marchandises, des services, des capitaux, et du travail. Le principe en est que n’importe quoi peut être fabriqué n’importe où dans le monde et vendu n’importe où ailleurs (1). Le libre-échange mondial est devenu un principe sacro-saint de la théorie économique moderne, un dogme universel, véritable religion dont il est interdit de mettre en cause les prémisses.

La presque totalité des économistes et des hommes politiques sont totalement dominés, et à vrai dire envoûtés, par cette doctrine. Cette doctrine est soutenue tous les jours par tous les médias que contrôlent plus ou moins ouvertement les multinationales bénéficiaires du libre-échange mondial.

Les défenseurs de la nouvelle doctrine confondent la rentabilité des multinationales avec la bonne santé de l’économie mondiale. Ils en arrivent à considérer que les profits des grandes multinationales et le niveau de leurs cours de bourse constituent un indicateur fiable de la bonne santé de l’économie et de la société.

Une réalité indiscutable

En fait, ce que l’on constate, c’est que le commerce international est dominé par les intérêts des multinationales et non par les intérêts des nations dans leur ensemble. Ce que l’on constate, c’est que l’économie mondiale est organisée au bénéfice des multinationales et non pas pour satisfaire les besoins fondamentaux des communautés nationales.

Aujourd’hui coexistent deux économies distinctes : celle des grandes multinationales et celle des nations. Leurs intérêts ne sont pas seulement différents. Ils sont antagonistes. A mesure que les multinationales délocalisent leur production dans des régions à bas salaires au cours des changes, elles détruisent des emplois dans leur propre économie nationale.

Dans ce système les perdants sont non seulement tous ceux qui sont réduits au chômage par suite des délocalisations, mais également tous ceux qui perdent leur emploi parce que leur employeur, n’ayant pas délocalisé, se trouve ruiné. Ce sont également tous ceux dont les salaires sont réduits par la concurrence des pays à bas salaires.

Les gagnants sont tous ceux qui peuvent obtenir des profits énormes en utilisant des sources pratiquement inépuisables de travail à très bon marché. Ce sont les sociétés qui délocalisent, celles qui peuvent payer des moindres salaires, et celles qui ont des capitaux à placer là où le travail est moins cher et où elles peuvent s’assurer ainsi une meilleure rentabilité. Ce sont les dirigeants des multinationales et leurs actionnaires qui partout sont favorables au libre-échangisme mondial. Ce sont eux qui effectivement s’enrichissent.

En réalité il nous faut distinguer entre les intérêts des groupes qui dominent la politique, l’administration et les affaires, et les intérêts des peuples. Les véritables besoins de chaque pays sont subordonnés de fait aux intérêts des multinationales, et à vrai dire aux intérêts des dirigeants des multinationales.

La responsabilité des dirigeants politiques

Ce système insensé ne se maintient que grâce à la complicité des dirigeants politiques. Ce sont eux, en définitive, et eux seuls, qui sont responsables des conséquences du libre-échangisme mondial, car ce sont eux qui par leur fonction sont en charge de définir le cadre institutionnel des économies.

Le cas de la France

En France les partisans du libre-échangisme mondialiste soulignent que grâce aux importations à bas prix en provenance des pays à bas salaires les prix dans les grandes surfaces ont pu être considérablement abaissés. C’est là effectivement ce que l’on voit, mais, comme le disait autrefois Frédéric Bastiat (2), ce qu’on ne voit pas, c’est l’accroissement correspondant du nombre de chômeurs qu’il faut faire vivre et dont les allocations sont financées par des impôts accrus. Ce que l’on ne voit pas, c’est aussi la destruction progressive de l’industrie. Certains nous disent que la destruction des emplois dans l’industrie peut être compensée et au-delà par la création d’emplois dans l’hôtellerie et le tourisme et une grande partie des écoles d’ingénieurs pourrait être remplacée par des écoles hôtelières. En fait, tous ces arguments s’effondrent dès que l’on examine les données de l’observation. Dans la partie II de la « Vue d’ensemble » de cet ouvrage, « Un aveuglement suicidaire », j’ai reproduit trois graphiques tout à fait essentiels. Le « Graphique II » montre que de 1974 à 1997 le pourcentage des emplois dans l’industrie relativement à la population active est passé de 27,61% à 16,24%, soit une baisse de 41%.

La mondialisation, une menace pour la démocratie

(p. 408-409)

Polemia : Est-ce que la mondialisation représente une menace pour les identités régionales, nationales et européennes ?

Maurice Allais : En fait, c’est beaucoup plus qu’une menace ; la mondialisation, telle qu’elle est mise en œuvre, représente un danger majeur à l’encontre de la civilisation dans le monde entier, et tout particulièrement à l’encontre de la démocratie. Il faut bien réaliser que les multinationales américaines se sont emparées du pouvoir politique aux Etats-Unis. Aucun représentant, aucun sénateur, aucun président des Etats-Unis ne peut se faire élire sans leur soutien. Ces multinationales dominent en fait toutes les organisations, qu’il s’agisse du FMI, de l’OMC, de l’OCDE et même de l’Organisation de Bruxelles où partout elles ont placé des hommes dont le soutien leur est acquis. A l’exemple des multinationales américaines, des multinationales se développent partout dans le monde avec les mêmes objectifs. Cette domination des multinationales qui ne poursuivent que leurs propres intérêts représente aujourd’hui un danger majeur pour le monde entier.

Polemia : Le déclin de l’Europe est-il irrémédiable ?

Maurice Allais : Certainement pas. Si l’Europe réagit à temps, si elle prend conscience des dangers qui la menacent, si elle prend des mesures appropriées, elle pourra redevenir ce qu’elle n’a cessé d’être dans les derniers siècles : un foyer de culture et de civilisation incomparable.

Polemia : Comment expliquez-vous que les médias français vous boycottent et préfèrent donner la parole à d’autres Prix Nobel ?

Maurice Allais : Cette attitude n’est pas nouvelle. Elle n’a cessé de se manifester depuis la fin de la guerre. Pour ne prendre qu’un exemple, le Prix Nobel que j’ai reçu en 1988 a puissamment contrarié les médias français. Ainsi aucune chaîne de télévision française n’a envoyé de représentant à Stockholm, à l’encontre, par exemple, du Japon qui pourtant n’avait reçu aucun Prix Nobel en 1988. La situation aujourd’hui est tout à fait semblable. Depuis douze ans que je combats la libéralisation totale des échanges, et que je ne cesse de souligner ses dangers mortels pour la France et l’Europe, ma voix n’a cessé d’être étouffée. Un silence de plomb a été fait sur mon dernier ouvrage « La Mondialisation, la destruction des emplois et de la croissance ».

En fait, les médias ne sont pas libres. Ils sont sous la domination totale de groupes de pression totalement acquis aux thèses mondialistes. Ces groupes de pression agissent puissamment dans l’ombre et tout particulièrement par la voie des subventions accordées aux médias sous le couvert de la publicité. En réalité, la démocratie n’est plus qu’une façade derrière laquelle agissent constamment des mafias de toutes sortes, poursuivant des objectifs qui, s’ils étaient réellement connus, seraient rejetés par la presque totalité du peuple français.

Correspondance Polémia 06/04/08

____________

(1) D’où l’universalité d’un grand nombre de produits au détriment des produits spécifiques aux pays et aux peuples, débouchant sur une perte d’identité.

(2) Frédéric Bastiat, économiste français (1801-1850).

mercredi 2 juillet 2008

l'armée française se prépare à un gigantesque plan social

Les armées se préparent à un gigantesque plan social après l'annonce par le président Nicolas Sarkozy de la suppression de 54.000 des 320.000 postes civils et militaires de la défense dans les six ou sept prochaines années, soit une diminution de 17%.

Un choc sans précédent, plus brutal encore que celui qui avait accompagné la professionalisation des armées en février 1996. A l'époque, une quinzaine de milliers de postes avaient été supprimés parmi les cadres en six ans, de nombreux militaires du rang étant en revanche embauchés pour remplacer les appelés.

Cette fois, les armées proprement dites verront leurs effectifs fondre de 271.000 à 224.000 personnes (-47.000). En première ligne, l'armée de l'air devra supprimer le quart de ses emplois (-24%), ramenés de 65.800 civils et militaires à 50.000.

Les coupes atteindront 17% pour l'armée de terre (qui comptera 130.600 postes à terme) et 11% pour la Marine (44.100), le reste affectant la Délégation générale pour l'armement (DGA) ou le Secrétariat général de l'administration (SGA). la répartition des suppressions de postes entre militaires et civils devrait être conforme à leurs poids dans la défense, soit trois quarts/un quart.

Pour réduire les effectifs, les armées disposeront de deux leviers essentiels.

Le premier, sous forme d'incitations au départ : reconversion dans la fonction publique, pécule, congé de création d'entreprise, indemnités de reconversion, retraites majorées...

Le second en jouant sur les embauches : l'armée française est le premier recruteur de France avec 30.000 jeunes qui embrassent le métier des armes chaque année et autant qui le quittent.

Concernant les civils, le non remplacement d'un départ à la retraite sur deux et des aides à la mobilité et la reconduction d'un dispositif en faveur du personnel ouvrier de l'Etat sont envisagés.

Devant l'ampleur de ces restructurations, la Fédération nationale des travailleurs de l'Etat (FNTE-CGT) qui représente les personnels civils de la défense a dénoncé un "carnage social" sur fond de "sabordage de l'outil de défense".

Source : AFP

France: la dette publique s'élève à 1 250 milliards d'euros

La dette publique de la France a augmenté de 41,1 milliards d'euros au premier trimestre 2008 par rapport au trimestre précédent et s'établissait à 1.250,6 milliards d'euros au 31 mars, a annoncé l'Insee (Institut national de la statistique et des études économiques).

L'Insee a indiqué que la dette se situe approximativement à 65,3% du produit intérieur brut (PIB), soit une augmentation de 1, 4 point de pourcentage par rapport au trimestre précédent.

Selon l'Insee, fin 2007, la dette publique française représentait 1.209,5 milliards d'euros, soit 63,9% de la richesse nationale.

L'endettement de chaque citoyen français (nouveau-nés compris) est donc de 21.800 euros. Le remboursement des intérêts de la dette absorbe chaque année la totalité de l'impôt sur le revenu.

Les causes

Collusion d’intérêt
Alors quand 1974 la dette publique de la France était inexistante, depuis 35 ans, la droite et la gauche se sont relayées au pouvoir pour dilapider l'argent public et pour le détourner au bénéfice d'intérêts particuliers : corruption, subventions et allègements de charges accordés aux multinationales, travaux publics au grand bénéfice des entreprises de bâtiment, etc. Il est vrai que ces entreprises sont les principaux financiers des partis politiques. Ainsi, Bouygues fut longtemps le principal fournisseur de fonds du PS et du RPR.

Les états ne battent plus monnaies
La mise en place de nouvelles règles internationales (que les gouvernements pouvaient refuser) a contraint les états à se financer par l’emprunt prélevé sur les marchés financiers internationaux plutôt que de recourir à la planche à billet.

Le rôle des politiques
Enfin le fait de pouvoir injecté dans l’économie française, de l’argent frais, via le déficit budgétaire, permettait de dissimulé la dégradation de l’économie et de maintenir artificiellement le niveau de vie de la population dans l’attente des prochaines élections. Une méthode qui montre désormais ses limites.

Les conséquences
L'endettement est un moyen pour réduire inexorablement les ressources financières des états, et donc leur capacité d'action. En appauvrissant l'état, l'endettement entraîne une réduction progressive du financement des services publics et des prestations sociales ainsi que des augmentations d'impôts pour rembourser la dette.

L'endettement est aussi un cadeau offert aux banques, assurées de percevoir une rente à long terme prélevée sur chaque citoyen.

Enfin l'endettement est une arme à retardement pour imposer le libéralisme, en obligeant les états à privatiser leurs services publics, et a organiser la privatisation des dernières entreprises publiques vendues à un prix très inférieur par apport à leur valeur, pour le plus grand profit
des banques et des multinationales acheteuses.

Une immense gabegie que notre génération devra payer comptant.

Pêche Comment les ONG pèsent à Bruxelles

L’interdiction de la pêche au thon rouge en Méditerranée illustre une nouvelle fois le bras de fer qui oppose à Bruxelles les pêcheurs et les organisations comme le WWF ou Greenpeace.
Une nouvelle affaire qui pose le problème des moyens souvent importants dont disposent les ONG d’outre-atlantique.

Greenpeace

Greenpeace, fidèle à ses techniques d’actions « coup de poing » est la plus voyante depuis sa création à Vancouver (Canada) en 1971. En décembre, ses militants ont symboliquement bloqué l’accès des ministres de la pêche de l'Union européenne où se tient le traditionnel « conseil pêche » en jetant des filets sur les casemates et les portails qui gardent l’entrée du bâtiment.
En 2004, ils avaient déversé des tonnes de captures accessoires congelées devant le Conseil. Des méthodes spectaculaires souvent relayé par les médias et ayant un fort impact sur l’opinion publique. Des méthodes qui demandent une solide organisation.

WWF et Océana, les experts

WWF et Océana, de leur côté, jouent la carte de l’expertise. « Ils viennent avec des papiers de position, et s’efforcent de faire valoir leur point de vue par des arguments scientifiques, ce qui est plus constructif », souligne un fonctionnaire de la direction générale de la pêche à la Commission. Le 14 mai, l’organisation née aux Etats-Unis et implantée en Europe depuis 2003 a remis à la Commission deux rapports édifiants sur la pêche au thon en Méditerranée. Ils dressent la liste, photos à l’appui de plus de 140 navires italiens et français utilisant des filets dérivants.

Une collecte d’informations qui demandent des moyens. Le 21 mai 2007, le catamaran de l’organisation, le Ranger, s’est fait arraisonner par sept bateaux de pêche français avant d’être dégagé avec l’arrivée de deux hélicoptères des gardes côtes.

Leur notoriété et leur influence est sans commune mesure avec leur nombre et on reste stupéfait par les moyens d’on dispose les ONG outre-atlantique : navires, comité d’experts, permanents financés par les organisations, ect.

Ainsi une quinzaine de permanent, généralement jeunes et souvent bardés de diplômes, travaillent pour Greenpeace, WWF, BirdLife ou Océana, et font le siège de la Commission européenne qui définit la politique commune de la pêche (PCP).


Situation d’autant plus étonnante qu’il n’existe aucune autre organisation comparable de ce coté de l’atlantique, et que cela nous conduit à nous poser cette question essentielle : d’où vient l’argent ?

Toujours plus nombreux à renoncer au téléphone fixe

Un ménage sur quatre a renoncé à une ligne téléphonique fixe et se contente de portables pour passer ses appels, un phénomène particulièrement prononcé en Europe de l'Est
D'après un sondage publié réalisé fin 2007 auprès de 27.000 ménages dans l'UE, 24% utilisent désormais uniquement des téléphones portables. Une tendance en progression : ils étaient 22% fin 2006 et 18% fin 2005.


Le taux dépasse celui des ménages ayant seulement une ligne fixe et pas de portable, 14% en moyenne. Le bon vieux téléphone filaire reste le seul mode d'appel pour 21% des ménages bulgares, 20% des allemands et 18% des français.
Mais les ménages tchèques sont 64% à y avoir renoncé, le taux le plus élevé de l'UE, suivis des finlandais (61%). Une situation qui s’explique par le fait que les réseaux fixes ne couvrent pas tout le pays ou n'ont pas été modernisés dans les dernières décennies.

Source AFP

lundi 23 juin 2008

L'agriculture au coeur de la présidence européenne


L'agriculture au coeur de la présidence européenne

La France a six mois pour convaincre ses partenaires. Certains pays voudraient que l'Union en fasse moins pour les paysans et plus pour l'industrie ou la recherche.

• Ce que la France veut. Bilan de santé ou acharnement thérapeutique ? Les six mois de présidence française de l'Europe qui s'ouvrent le 1er juillet s'annoncent lourds d'enjeux pour l'agriculture. En principe, il s'agira, pour le ministre Michel Barnier, de négocier au mieux le volant de réformes que, depuis 2003, on appelle le « bilan de santé » de la Politique agricole commune (PAC). Mais, derrière ce dossier, l'enjeu est bel et bien de définir ce que sera la PAC de l'après 2013. À cette date le pacte budgétaire obtenu en 2003 par Jacques Chirac (qui sanctuarisait les fonds alloués à l'agriculture), viendra à échéance.

Nicolas Sarkozy a demandé à son ministre de l'Agriculture de tenter de jeter les bases de ce que serait une telle politique. Un conseil informel des ministres européens, à Annecy, fin septembre, tentera d'en fixer les grandes lignes. Ce ne sera pas chose aisée. « Le temps n'est vraiment pas approprié pour parler de l'après 2013 » déclarait il y a quelques jours Mariann Fischer-Boel, la Commissaire européenne à l'agriculture.

À quelques mois de son renouvellement, la Commission n'a pas envie d'ouvrir un nouveau chantier. C'est en tout cas l'analyse de Michel Barnier qui tient à son idée et l'a redit hier : alors que les Américains relancent leur politique agricole, les Européens, estiment-ils doivent dire s'ils veulent une politique agricole dotée de mécanismes anti-crise, de soutiens à l'assurance récolte, de prix mieux équilibrés entre céréaliers et éleveurs, etc.

Surtout, en adoptant dès maintenant les grandes lignes politiques de l'après 2013, la France court moins le risque de voir l'agriculture taillée en pièce par les Britanniques lors des discussions budgétaires prévues en 2010.

C'est à la lumière de ce sauvetage qu'il faut analyser le bilan de santé de la PAC. Il s'agit de réformes qui devraient entrer en oeuvre dès 2009 et qui prolongent celle de 2003. Les souhaits de la France sont légion et ne sont pas assurés d'entrer dans les faits.

Première priorité, la volonté d'avoir une politique anti-crise et de régulation des marchés, passant, par exemple, par le soutien de l'Europe à un système d'assurance. Sur le principe, et tant que cela se limite à de l'assurance récolte ou bétail (plutôt que du revenu des paysans) ni la Commission ni la plupart des pays membres ne sont contre. Mais ils ne voudront sans doute pas y affecter des sommes très importantes.

Autre demande française, le prélèvement de fonds sur les aides actuelles pour venir en aide à des productions telles que le lait en montagne ou l'élevage ovin. Là aussi, le principe est acquis mais les sommes en jeu risquent de ne pas être à la hauteur des espoirs français. La France voudrait également que l'Europe reconnaisse au système des interprofessions la capacité d'une certaine intervention économique.

• La France peut-elle réussir ? Depuis plusieurs mois, Michel Barnier prépare la présidence européenne. Il a multiplié les déplacements dans les différents pays membres pour préparer le terrain. Mais, cela sera difficile. L'Union européenne pourrait borner son intervention à des situations de crise, sanitaire notamment. Plus faciles à faire accepter seront des dispositifs pour financer la consommation de fruits et légumes dans les écoles, des programmes d'aide alimentaire aux plus démunis, l'harmonisation des conditions d'emploi des pesticides ou encore les contrôles sanitaires sur les importations pour lesquels la France s'apprête à déposer un mémorandum à Bruxelles. Ces dossiers ont déjà fait l'objet de discussions assez constructives à Bruxelles.

C'est, en fait, sur la philosophie générale de la politique agricole que le débat achoppe. La Commission européenne et bon nombre de pays du Nord voudraient une PAC libérale, sans intervention sur le marché, avec l'essentiel de l'argent orienté vers le développement rural. La France, elle, tient encore à une Pac à vocation économique soutenant la fonction de production des exploitations. C'est bel et bien la nature de l'après 2013 qui est en jeu.

• Repères. Le budget de la Politique agricole commune (PAC) représente 50 milliards d'euros, soit 46% des dépenses totales de l'Union. Cette politique a permis à l'Europe de devenir auto-suffisante sur le plan alimentaire et de développer une puissante industrie agroalimentaire. Aujourd'hui, elle incite aussi les paysans à préserver les paysages et l'environnement. La réforme de 2003 a modifié le régime des subventions. le montant des aides directes aux exploitants est désormais déconnecté des quantités produites (découplage des aides à la production).

Hervé PLAGNOL.

Source : Ouest-France

Des généraux dénoncent l'"imposture" du Livre blanc

Un groupe d'officiers généraux de l'armée de terre, de l'aviation et de la marine juge dans une tribune publiée par Le Figaro que le Livre blanc sur la défense française relève de l'imposture.

"Une réduction prévisible et sans imagination du format des armées, à peine compensée par d'hypothétiques innovations technologiques et organisationnelles : il y a comme une imposture à présenter ces résultats comme un progrès dans l'efficacité de l'instrument militaire", écrivent-ils.

Pour les généraux de Surcouf, le modèle d'armée dessiné n'est que la "version dégradée" de celui de 1996 et la nouvelle orientation en faveur des satellites, ainsi que la création d'un commandement interarmées de l'espace, "font figure de gadgets".

Ce que le Livre blanc présente comme des "avancées", comme les satellites, "ressemblent à des lubies parce qu'elles ne sont pas sérieusement argumentées en termes d'arbitrage, alors qu'on voit les intérêts industriels qu'elles servent", ajoutent-ils.

Ils mettent en cause une "sous-représentation des militaires compétents" dans la commission qui a élaboré ce document.

Ils relèvent certes plusieurs points positifs, comme le principe de concentration des implantations militaires ou la revalorisation des fonctions de renseignement.

"Pour le reste, le modèle d'analyse présenté par le Livre blanc est à notre sens déficient et, davantage, marqué par un certain amateurisme", ajoutent-ils.

Ils relèvent une incohérence entre les choix proposés par le Livre blanc et l'évolution de la nature des conflits. Celle-ci, disent-ils, exige des forces terrestres plus nombreuses, une capacité de projection aérienne et navale plus affirmée et une réorientation des programmes d'armement en conséquence - un choix fait par les Britanniques il y a plus de cinq ans.
"Nous en sommes, nous, à la diminution des effectifs de l'armée de terre et au 'report" de la décision de construire le deuxième porte-avions, qui signe une rupture capacitaire majeure", écrivent les membres du groupe Surcouf.

Ces généraux, qui déplorent que la France abandonne le leadership militaire européen aux Britanniques, relèvent également une incohérence dans la volonté affichée par Nicolas Sarkozy de réintégrer pleinement la France dans l'Otan, "avec une capacité militaire affaiblie (...) tout en y revendiquant des postes de commandement".

Et d'estimer en conclusion que la "communication politique" ne "saurait masquer la réalité d'un véritable déclassement militaire" de la France.

Source Reuters

L'Europe d'en haut doit entendre le tiers état


L'Europe d'en haut doit entendre le tiers état
par Ivan Rioufol.

Écoutez les Irlandais : ils parlent aussi au nom des peuples d’Europe. En rejetant le traité de Lisbonne à 53,4 %, ils confirment ce qu’avaient dit, en 2005, les Hollandais et les Français du projet de Constitution. Sa "simplification", dont Nicolas Sarkozy avait tiré argument pour obtenir l’approbation parlementaire, n’a pas abusé nos voisins. Ils y ont reconnu le même texte illisible et lointain, inspiré initialement de cette lubie voulant que les nations aient fait leur temps.

L’erreur, pour la nouvelle aristocratie européenne, serait de passer outre ce que lui répète le tiers état ("Le tiers état est la nation tout en­tière", disait Sieyès en 1789), quand la parole lui est épisodiquement donnée. Or, entendre les dirigeants assurer, cette semaine, que le processus d’adhésion doit se poursuivre, quitte à ce que les Irlandais revotent comme ils l’avaient fait en 2002 pour ra­tifier enfin le traité de Nice, fait craindre une irrémédiable rupture entre Bruxelles et les citoyens. Les frondes surviennent ainsi.

Les Irlandais savent ce qu’ils doivent à l’Europe, qui les a sortis de leur malédiction. La pacification du Vieux Continent, fruit d’une consolidation des cousinages, est plus fondamentalement un acquis que seuls de fantasques isolationnistes remettent en question. Une même familiarité européenne unit la majorité des "nonistes". Leur avoir répondu, croyant bien faire, en ôtant les symboles de l’hymne et du drapeau étoilé a d’ail­leurs révélé l’incompréhension de­vant leurs attentes.

Ce n’est pas l’Europe qui est rejetée, mais un monument vide aux entrées interdites. Quand les peuples s’expriment, c’est pour se dire soucieux de leur culture, tout en se sachant unis par un destin. Est-ce si difficile à admettre ? Observer le Conseil de l’Europe vouloir interdire la fessée, tandis que la France n’a plus de prises sur la pêche ou la TVA fait maudire cette Union sans visage qui s’agace des particularités et promeut des normes arasantes.

Une Union protectrice est évidemment nécessaire. Mais elle ne construira rien sans l’adhésion des gens et le respect des identités. Or bien des élites ne semblent encore répondre qu’à leur désir d’imposer l’homme postnational, né des fantasmes de la table rase. "Les prolétaires n’ont que la Patrie", disait Jean Jaurès. Beaucoup d’électeurs pensent ainsi. Ne pas les désespérer de leurs représentants.

Pour une défense commune

Nicolas Sarkozy, qui assurera la présidence européenne le 1er juillet, va devoir trouver la bonne porte de sortie, son "minitraité" n’ayant pas convaincu. Il y aurait du mépris à vouloir faire revoter l’Irlande, alors que plus de 53% des électeurs ont, cette fois, participé à la consultation (34% en 2001). Faudrait-il toujours répondre oui ? En réalité, les son­dages montrent qu’une majorité d’Européens refuserait un tel texte. Serait-il inconcevable de revoir à la baisse les ambitions des technocrates, en laissant aux États plus d’initiatives ? Serait-il inimaginable de consulter les citoyens sur de grandes options fondatrices ? Dans Le Figaro, lundi, le député européen (UMP) Alain Lamassoure propose l’organisation d’un référendum sur une question précise, le même jour dans les 27 pays de l’union. Pourquoi pas ? Tant que l’Europe n’aura pas corrigé sa morgue, elle sera vécue comme une intruse.

Pourtant, ce continent morcelé qui a accepté la monnaie unique est prêt à d’autres abandons de souveraineté, s’ils assurent une efficacité collective. L’Europe de la défense, que Sarkozy entend relancer, fait partie de ces objectifs qui, avec la politique d’immigration notamment, peuvent redonner un sens à la construction communautaire. "J’entends faire de la politique de défense et de sécurité un exemple de l’Europe concrète, de l’Eu­rope qui répond aux besoins des Européens", explique le président, qui confirme que le pays rejoindra le commandement militaire intégré de l’Otan, tout en gardant sa propre ­dissuasion nucléaire. Faudrait-il se plaindre de voir la France réaffirmer sa solidarité avec les États-Unis et choisir le camp occidental ? Les vrais alliés n’ont jamais été aussi précieux que dans ce monde de plus en plus dangereux.

Dormez, braves gens

À ce propos : la décision de Nicolas Sarkozy de réduire de 16% (54.000 emplois) les effectifs de l’armée procède d’une analyse qui, si elle rejoint celle de la gauche, sous-évalue gravement les risques extérieurs et intérieurs. Les scènes de guérilla qui se sont déroulées, le week-end dernier, à Vitry-le-François (Marne) ont rappelé que toutes les villes pouvaient désormais devenir le théâtre de possibles affrontements de rue. L’armée serait-elle capable de multiplier d’éventuelles interventions urbaines ou de faire face à des actes terroristes, tout en étant présente sur des fronts extérieurs ? Il est permis d’en douter. Selon l’Institut international de recherche pour la paix de Stockholm, les budgets militaires ont, en dix ans, bondi partout dans le monde (+ 162 % à l’est du Vieux Continent, + 62 % dans les pays du Golfe, + 57 % en Asie du Sud, etc.). En Europe de l’Ouest, la hausse ne dépasse pas 6 %. Dormez, braves gens…

Tigres de papier

Victoire sur toute la ligne pour le gouvernement face aux syndicats, qui menaçaient du pire. Mardi, leur ultime manifestation a été un fiasco. Seraient-ils devenus des tigres de papier ?