Citations

« Cent "non" font moins de mal qu'un "oui" jamais tenu. »
Sagesse asiatique.

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« Il est important de promouvoir une unité qui ne peut pas et ne veut pas être une uniformité, mais qui est capable de garantir le respect des différences nationales et des diverses traditions culturelles qui constituent une richesse dans la symphonie européenne, en rappelant d’autre part que “l’identité nationale elle-même ne se réalise que dans l’ouverture aux autres peuples et à travers la solidarité envers eux” (Ecclesia in Europa, n. 112). »

Benoît XVI, Palais de l’Élysée, 12 septembre 2008

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Mise en ligne (colonne de droite) de documents de l'Institut de Relations Internationales & Stratégiques (IRIS)

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Nouvelle offensive d'été de l'ARN

Nouvelle offensive d'été de l'ARN
Si vous souhaitez vous joindre à cette action, l'ARN tient à votre disposition l'affiche ci-dessus. Pour tout renseignement prenez contact avec : René Delacroix 16 rue Marcelin Berthelot. 92230 Gennevilliers. TéL 01 47 98 25 41

jeudi 12 juin 2008

L'Europe critique la politique du logement en France

La politique française en matière de logement social et d'hébergement d'urgence est critiquée dans deux rapports du Conseil de l'Europe, publiés le jeudi 5 juin 2008.à Strasbourg.
Le Comité européen des droits sociaux, un groupe d'experts de l'organisation, juge cette politique non-conforme sur plusieurs points avec la Charte sociale européenne.
"Entre 400 000 et 600 000 logements (soit plus d'un million de personnes) continuent d'être exposés à des risques sanitaires dus à des conditions de vie médiocres", notent-ils.

Dans le rapport du Comité social du Conseil de l'Europe les experts estiment que: "même si toutes les mesures envisagées étaient menées à bien, c'est-à-dire si 591.000 logements sociaux étaient réalisés d'ici 2009, on observerait toujours un déséquilibre considérable par rapport au nombre de demandes de logements sociaux".

"La politique de logements en faveur des plus pauvres est insuffisante", conclut un des rapports. Il reproche à la France "l'absence d'une approche coordonnée pour promouvoir l'accès effectif au logement des personnes se trouvant ou risquant de se trouver en situation d'exclusion sociale ou de pauvreté".

"Sur une population de 60 millions d'habitants, 100.000 sont sans abri, trois millions sont mal logés et 5,6 millions sont dans une réelle vulnérabilité résidentielle", avait estimé Marc Uhry, expert de la FEANTSA, lors d'une audience publique en septembre dernier.

Les deux organisations non gouvernementales estimaient que la France violait trois articles de la charte sociale européenne,sur le droit au logement, le droit à la protection contre la pauvreté et l'exclusion et le droit de la famille à la protection sociale, juridique et économique.

La suite de la procédure incombe au comité des ministres du Conseil de l'Europe qui devrait adopter une résolution ou adresser une "recommandation" à la France pour l'inviter à se mettre en conformité avec la charte sociale.

Si personne ne conteste les faits, liés à une large insuffisance de construction de logements sociaux pendant vingt cinq ans, il sera impossible de rattraper le retard si dans le même temps les directives européennes sur le livret A assèchent les sources de financement du logement social.

De toute évidence, à Bruxelles, la main droite continue à ignorer ce que fait la main gauche.

Source Reuters

La Slovaquie adoubée pour adopter l'euro en 2009

Les ministres européens des Finances ont donné leur feu vert mardi à l'adoption, le 1er janvier 2009, de l'euro par la Slovaquie, qui deviendra ainsi le premier pays issu de l'ex-bloc soviétique à franchir le pas.


Ce nouvel élargissement de la zone euro doit être encore officiellement avalisé par les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE pendant un sommet les 19 et 20 juin. Ce qui ne devrait poser aucun problème malgré de sérieuses inquiétudes au sujet de l'inflation élevée en Slovaquie.

La Slovaquie vient en outre d'obtenir une forte réévaluation de sa monnaie par rapport à l'euro, de 17,6. Il s'agit de la deuxième réévaluation de ce type en un peu plus d'un an après une première intervenue en mars 2007.La réévaluation a porté sur le cours de référence de la devise dans le cadre du mécanisme de change européen dit MCE II, qui constitue l'antichambre de l'adhésion à la monnaie unique pour les pays candidats.

Plus le taux de conversion sera élevé, plus le pouvoir d'achat des Slovaques pour les biens et services importés sera élevé. En revanche, cela renchérira d'autant les produits exportés.

Des dix nouveaux adhérents à l'UE en 2004, trois ont rejoint à ce jour la zone euro, la Slovénie en premier, en 2007, suivie de Malte et de Chypre en janvier 2008. La Slovaquie sera donc le quatrième d'entre eux.
La Slovaquie deviendra le 16e pays membre de la zone euro.

Source AFP

L Europe va rayer les Moudjahidine du peuple d’Iran de sa liste des organisations terroristes

Après la justice européenne il y a un an et demi, la justice britannique, à son tour, a estimé que le mouvement d’opposition au régime de Téhéran devait être retiré de la liste européenne des organisations terroristes.

Basée en France, l’OMPI se pose en alternative démocratique et dit avoir renoncé à la violence armée depuis 2001.Toutes les organisations listées voient leurs avoirs financiers gelés et ne peuvent donc pas lever de fonds.

En 2006 la Cour européenne de justice avait déjà contesté cette inscription, mais elle s’était concentrée sur la procédure. Lorsque l’Europe révisera sa liste en juin, elle pourra cette fois difficilement faire l’impasse, commente cet expert juridique :

Si le conseil de l’Union européenne, devrait se soumettre à la décision qui a été prise par le tribunal de première instance de la cour de justice des communautés européennes, d’annuler, c’est une véritable annulation de la décision qui avait été prise par le conseil d’inscrire l’OMPI sur la liste des organisations terroristes. »

Source : Euronews , vendredi 30 mai 2008.

inauguration de l'Agence européenne des produits chimiques (AEPC)

L'Agence européenne des produits chimiques (AEPC) a officiellement été inaugurée, le 3 juin dernier, par le président de la Commission européenne José-Manuel Barroso et le vice-président Günter Verheugen, en présence du vice-président du Parlement européen Gérard Onesta et du premier ministre finlandais Matti Vanhanen.
L'Agence européenne des produits chimiques (AEPC), située à Helsinki, a pour mission de gérer la mise en œuvre des exigences de REACH pour les procédures d'enregistrement, d'évaluation, d'autorisation et de restriction des substances chimiques.

On connaît actuellement plus d'un millier de substances chimiques dites préoccupantes, REACH prévoit une procédure permettant de les recenser pour en dresser une liste que l'AEPC publiera sur son site Web. La première liste, établie par l'Agence sur la base des observations formulées par les parties intéressées, devrait être disponible sur le site de l'Agence début 2009.

L'enregistrement préalable des substances chimiques impose la transmission d'informations de base à l'Agence avec les coordonnées de l'entreprise et le nom de la substance chimique concernée.

Souhaitons que cette nouvelle technostucture ne favorise pas l’espionnage industriel.

Energie la Commission européenne cite la Belgique devant la CEJ

La Commission européenne a décidé, le jeudi 5 juin 2008, de citer la Belgique devant la Cour européenne de Justice (CEJ) pour transposition non-conforme dans son droit national de deux directives européennes de 2003 relatives au marché du gaz et de l'électricité.

"La Commission européenne poursuit son action visant à vérifier que la transposition des directives électricité et gaz soit correctement effectuée dans les lois nationales afin de réaliser un véritable marché compétitif de l'énergie en Europe", indique jeudi dernier l'exécutif européen cité dans un communiqué.
Ces deux textes balisent notamment la désignation de gestionnaires de réseaux de distribution dans le domaine gazier et de l'électricité, ainsi que les conditions d'accès aux réseaux de distribution. La citation de la Belgique devant la Cour de Luxembourg intervient un mois après celles de la Suède et de la Grèce pour les mêmes motifs.

Drone militaire

Dassault, Thales et Indra proposent la fabrication d’un drone d'observation et de surveillance qui doit équiper les armées françaises vers 2015.


L’appareil d'environ 26 mètres d'envergure, dispose d’une autonomie de 24 heures et est capable d'emporter une tonne. Les trois industriels se lancent dans la course avec l'israélien IAI (Israel Aerospace Industries) qui fournira la plate-forme multimission Heron TP. Cet avion sera équipé de matériel électronique et de radars fournis par Thales et Indra, Dassault assurant la maîtrise d'oeuvre et les essais en vol.


Un projet qui rentre en concurrence avec celui EADS et qui dépens aussi de la part qui sera donnée aux drones dans des conclusions du Livre blanc sur la défense attendu le 17 juin.



Les conclusions du livre blanc se concrétiseront dans la loi de programmation militaire.

Drone militaire « euro-allemand »

Tout a commencé en 2004 : l'Etat pousse alors Dassault et EADS à s'associer pour lancer un programme de drones de surveillance appelé EuroMale. Mais le projet est mort-né, victime des tensions entre les pôles allemand et français d'EADS durant cette période, les premiers reprenant la main sur ce dossier en adaptant les caractéristiques du drone aux besoins de l'armée allemande, qui veut un appareil de reconnaissance.

En 2006, EADS lance l'Advanced UAV, un drone de renseignement. Il s'agit d'un appareil dit européen, comme le souhaite la délégation générale de l'armement (DGA). Ce projet suscite la rancoeur de Dassault ainsi que de Thales considéré, comme des fournisseurs de deuxièmes rangs.

Le partenariat franco-allemand pour la création et la prise de contrôle d'EADS a douché bien des ambitions, et fortement dégradé le climat entre Paris et Berlin.

L'option proposée par Dassault et Thales avec un partenariat israélien pour fournir un contrepoids diplomatique à l'Allemagne prouve une fois de plus que la construction européenne n’a rien apporté a la France et lui coûte fort cher.

L'enjeu est le futur drone d'observation et de surveillance qui doit équiper les armées françaises vers 2015.

Marché mondial de l'armement : la France recule

Avec un marché mondial de l'armement en pleine expansion, qui a atteint un niveau record de 67 milliards d'euros en 2006, la France représente 5,9% des parts de marché (5,44 milliards d'euros de prises de commande en 2007, contre 7 milliards d'euros en 2000), loin derrière les Etats-Unis (55%), le Royaume-Uni (13%) et la Russie (9,5%).

Le ministère de la défense constate que de nouveaux concurrents (Allemagne, Italie, Espagne et Suède, mais aussi Corée du Sud) arrivent sur le marché, et qu’il existe une nette suprématie européenne de la Grande-Bretagne en matière d'exportations (15% contre 7% pour la France).

Identité électronique dans l'UE

La Commission européenne a dévoilé, le 2 juin dernier, un projet de reconnaissance électronique des identités des ressortissants européens.

Ce projet de la Commission permettra de contrôler l’identité des citoyens de l'UE et d'utiliser des systèmes transnationaux d’identification électronique (mots de passe, cartes d'identité, codes PIN et autres) à travers l'UE, et non plus uniquement dans leur pays d'origine.

13 des 27 États membres (Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Estonie, France, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, Slovénie et Suède) et l'Islande (partie à l'accord sur l'Espace économique européen avec l'UE) vont coopérer pour assurer la reconnaissance transnationale des identités électroniques.

Ce projet pilote à grande échelle, appelé STORK (Secure idenTity acrOss boRders linKed), vise à mettre en œuvre un système européen de reconnaissance de l'identité électronique qui permettra aux gouvernements et aux agents de la fonction publique d'identifier les identités électronique nationale dans n'importe quel État membre.

Ce projet se déroulera sur trois ans et recevra un financement de 10 millions € de la Commission européenne ainsi qu'une contribution égale des partenaires.

Système européen des casiers judiciaires

La Commission européenne veut créer un « système européen d'information sur les casiers judiciaires », qui sera baptisé ECRIS. Elle a adopté le 30 mai une proposition de décision en ce sens.

Concrètement, sa proposition fournit le socle pour mettre en place une architecture informatique décentralisée, et une interconnexion entre les différents casiers judiciaires nationaux. Le système est conçu pour garantir que les informations soient transmises sous une forme immédiatement compréhensible par leur destinataire, note la Commission, qui garantit être en mesure de fournir en 2009 le logiciel d'interconnexion.

Source : ZDNet France

La Pologne un nouveau paradis pour les jeux en ligne ?

La Pologne va suivre le pas d’autres pays européens, et légalisera bientôt le poker et autres jeux d'argent en ligne. Après quelques pays comme l’Italie récemment, ou encore la Norvège, on vient d’apprendre par la presse locale, notamment le Warsaw Voice, que la Pologne projette sous peu de légaliser le poker et d’autres paris sportifs en ligne sur l'ensemble de son territoire.

C’est la Ministre des Finances, Manek KAPICA qui a annoncé officiellement la nouvelle, en déclarant que la Pologne est désormais en mesure de légaliser les jeux en ligne, à l’exemple du poker ou d’autres jeux de casinos, et que toutes les structures légales afférentes à ce changement seront mises en place avant la fin de l’année 2008.

Les casinos et les jeux en ligne sont désormais des pratiques tout à fait légales et autorisées par la CE.. Pour couronner le tout, la loi polonaise n’a pas prévu de lois de taxations applicables. Ce qui constitue un des éléments attractifs pour les investisseurs étrangers qui se sont massivement installés sur ce créneau largement porteur.

Donc, en prévision, la Pologne pourrait devenir un nouveau paradis pour les opérateurs de jeux, en parallèle avec Malte, dont le gouvernement croule sous les centaines de demandes de licences des opérateurs de jeux en ligne.

Source : Blog Casino Poker, 5 Juin 2008.

Cinq autres états dans le collimateur de Charlie McCreevy

Charlie McCreevy, le commissaire européen, en charge du marché intérieur et des services au sein de la Commission européenne met en garde cinq Etats européens. Il somme ces derniers à modifier la politique de mise en place en matière de jeux d’argent en ligne. Une procédure d’infraction a déjà été effectivement lancée contre dix états-membres de l’Union Européenne. Cinq autres membres dont les noms n’ont pas encore été cités pourraient de nouveau faire l’objet d’une procédure similaire.

Charlie McCreevy a souligné dans une interview qu’il a accordée au journal Times of Malta que la Cour Européenne considère le jeu comme étant un service à part entière. De ce fait, le jeu devrait pouvoir être proposé au public au même titre que n’importe quel service et l’industrie du jeu devrait pouvoir jouir des mêmes libertés dont jouissent les autres services.

On ne manquera pas de noter que le traité de Rome veut que tous les services puissent profiter d’une liberté d’établissement ainsi que d’une liberté de circulation dans tous les Etats de l’Europe. Toute interdiction pourrait donc être perçue comme une infraction à la loi et est passible de sanctions.

Selon Charlie McCreevy, des procédures ont déjà été amorcées pour quelques pays tandis que des négociations ont été engagées avec les autres.

Source : Blog Casino Poker, 7 Juin 2008.

Déréglementation européenne

La Commission européenne vient de publier une recommandation visant à limiter la responsabilité civile des agents effectuant le contrôle légal des comptes des sociétés cotées dans l'UE. Cette recommandation a pour but de sécuriser l'activité des professionnels concernés et des cabinets d'audit.

Cette décision fait suite à l'augmentation du nombre d'actions en responsabilité engagées contre ces agents, combinée à une couverture d'assurance insuffisante.

Selon Charlie McCreevy, membre de la Commission chargé du Marché intérieur et des services, "cette situation empêche l'établissement de nouveaux cabinets sur le marché de l'audit international, mais elle présente également une menace pour les cabinets existants". C'est pourquoi la Commission estime qu'il faut limiter la responsabilité des contrôleurs des comptes et des cabinets d'audit, y compris celle des contrôleurs des groupes.

Elle s'inscrit dans le cadre de l'harmonisation lancée par la directive (n°2006/43/CE) du 17 mai 2006 (actualité du 12/06/06).

Source : Communauté européenne

Guerre sans pétrole ?

Des algues, du bois et de la paille pour faire voler des avions de chasse ? A première vue saugrenue, l'idée est très sérieusement caressée par l'armée française qui voit dans la biomasse la source d'un carburant du futur quand le pétrole viendra à manquer.

"En 2005, on dépensait environ 650 millions d'euros pour un pétrole à 55 dollars du baril en moyenne. Aujourd'hui, avec un baril à 120 dollars, la facture s'est alourdie de 300 millions", explique un expert.

"Le plateau de production pétrolière actuel pourra être maintenu jusqu'en 2030 environ, si les pays producteurs le veulent bien, mais, au delà, la production déclinera assez vite, si bien que les armées auront tout intérêt en 2040 à disposer d'une alternative comme des véhicules fonctionnant avec d'autres carburants que les carburants traditionnels", explique Yves Mathieu de l'Institut français du pétrole (IFP).

Les carburants de synthèse pourraient être la solution. L’Allemagne avait développé une filière de production à partir du charbon, un procédé mis au point par deux chimistes allemands dans les années 20, Franz Fischer et Hans Tropsch.

Le procédé Fischer-Tropsch reste d'actualité. Autrefois frappée par un embargo commercial pour cause d'apartheid, l'Afrique du Sud reste leader dans ce domaine.

Aux Etats-Unis, un pays qui possède 15% des réserves mondiales de charbon, l'US Air Force a multiplié les expériences. Une quarantaine d'appareils militaires (B-52, B-1, C-17...) ont fonctionné sans accroc.

Quant aux armées françaises, elles pourraient recourir à une solution légèrement différente : des carburants synthétiques obtenus à partir de la biomasse, filière qui correspond le mieux à nos ressources naturelles.

La mise au point de ces carburants de synthèse de deuxième génération est cependant délicate. Ils exigeraient une filière de récupération des résidus de bois et de paille ou de collecte des algues, solution étudié par la Délégation générale pour l'armement (DGA)..

Source : AFP, le 6 juin 2008.

Des fusillades perturbent les législatives en Macédoine

Les élections législatives du dimanche 1 juin 2008 en Macédoine, que le parti au pouvoir assure avoir largement remportées, ont été émaillées d'irrégularités et de violences. Des fusillades ont fait un mort et neuf blessés et le scrutin a dû être interrompu dans une ville du nord du pays.

Le Premier ministre conservateur Nikola Gruevski a revendiqué la victoire de sa formation, le VMRO-DPMNE, et affirmé que le déroulement du scrutin avait été globalement juste et démocratique, tout en regrettant les violences.

"Dans la majeure partie du pays le vote a été honnête et démocratique mais malheureusement il y a eu des violences dans une région", a-t-il dit. "Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour qu'un nouveau scrutin ait lieu dans cette région", a-t-il ajouté.

Le Premier ministre a précisé que son parti avait obtenu la majorité absolue au parlement, soit plus de 60 sièges. Le président de la commission électorale a fait état de plusieurs cas de fraude et d'irrégularités: des urnes ont été détruites ou ont disparu, du matériel de vote a été dérobé, a-t-il dit.

L'agence de presse macédonienne MIA a fait état de troubles dans plusieurs secteurs albanais et rapporté qu'un engin explosif de faible puissance avait été lancé dans un café alors désert. A Aracinovo, une ville du nord du pays peuplé d'Albanais, le vote a été stoppé après une fusillade.
Le prochain gouvernement aura la tâche de relancer le processus d'adhésion à l'Alliance atlantique, d'entamer des pourparlers en vue de l'entrée au sein de l'Union européenne et d'apaiser les tensions entre factions albanaises rivales.

Environ 2.000 observateurs locaux et plus de 460 observateurs étrangers ont surveillé le déroulement du scrutin.

Source Reuters

Macédoine en marche vers l'adhésion

La présidence slovène de l'UE a assuré lundi que malgré les incidents ayant entaché les législatives, la Macédoine pouvait encore espérer franchir des étapes dans son processus d'adhésion à l'UE "cette année".

"De nouvelles étapes dans le processus d'intégration européenne sont possibles plus tard cette année, en remplissant les conditions nécessaires et en mettant en place sans délai les priorités identifiées" par l'UE, a indiqué la présidence dans un communiqué.

La Macédoine est candidate officielle à l'adhésion à l'UE depuis décembre 2005 mais n’à toujours pas la date pour le début des négociations.

La Commission européenne avait indiqué en mars envisager de recommander l'ouverture de ces pourparlers lors de son prochain rapport annuel en novembre.

Avant de pouvoir commencer ces pourparlers, la Macédoine doit notamment mettre en place une liste de réformes demandées par les Européens dans plusieurs domaines (police, système judiciaire, système économique...).

Source AFP

Belgrade proteste contre le "drapeau kosovar" au Parlement européen

La Serbie a vivement protesté contre la réception au Parlement européen d’une délégation du Kosovo qui est apparue sous le nouveau drapeau de cette république auto proclamée.

"C’est une manifestation absolument inacceptable, car le Kosovo-Metohija n’est pas un Etat indépendant", a déclaré le chef de la diplomatie serbe, Vuk Jeremic, dans une interview diffusée cette nuit par la télévision serbe.

Le ministre serbe des Affaires étrangères a précisé avoir envoyé une note de protestation contre l’apparition du drapeau kosovar à Bruxelles qui a déjà suscité l’indignation des délégués grecs, espagnols, chypriotes, slovaques et roumains.

La Serbie, la Russie, la Chine, l’Inde, l’Espagne et plusieurs autres pays refusent catégoriquement de reconnaître l’indépendance du Kosovo, estimant que cette démarche est illégitime et constitue une grave violation du droit international.

Aux représentants de la Grèce qui ont tenté de protester, Mme Pack, qui préside la délégation du Parlement européen pour les relations avec les pays d’Europe du Sud-Est, a répondu : "Le plan Ahtisaari (sur le statut du Kosovo) a été approuvé au Parlement européen par deux tiers des voix, et c’est pourquoi cette rencontre se tient sous le drapeau du Kosovo".

Source RIA Novosti lundi 2 juin 2008

mardi 10 juin 2008

Les Irlandais tentés par un non à l'Europe


Les Irlandais tentés par un non à l'Europe

par Stéphane Kovacs
Le Figaro, le 06/06/2008 - Mise à jour : 21:16

Jeudi, l'Irlande pourrait rejeter le traité de Lisbonne, un texte jugé compliqué qui inquiète la population.


PENDANT que l'Europe retient son souffle, à six jours du référendum sur le traité de Lisbonne, les Irlandais continuent de s'arracher les cheveux. Leur pays va-t-il de­voir renoncer à sa neutralité, autoriser l'avortement, ou même… la détention des enfants de 3 ans, comme l'affirme le camp du non ? Ce texte est-il « le plus équilibré que nous ne pourrons jamais obtenir », comme le martèle le gouvernement ? Dans le doute, c'est le slogan repris aux adver­saires du traité de Nice, rejeté par les Irlandais en 2001, qui s'impose : « Si vous ne savez pas, votez non ! »

Pour la première fois depuis le début de la campagne, un sondage, publié hier par l'Irish Times, place le « non » en tête : avec 35 %, il est en progression constante, tandis que le oui plonge à 30 %.

Principale raison invoquée par les « nonistes » : ils ne comprennent rien à ce traité dit « simplifié ». L'Irlande, unique pays européen à être tenu, de par sa Constitution, d'organiser un référendum, s'ap­prête à se prononcer sur un texte que seuls 5 % des électeurs affirment comprendre, et que per­sonne ou presque n'a lu entièrement. Brian Cowen, le nouveau premier ministre, « n'a pas eu le temps ». Charlie McCreevy, le commissaire européen de Dublin, a même confié qu'il ne s'attendait pas à ce que « des Irlandais sains d'esprit » le fassent. Quant au vice-premier ministre, Mary Cough­lan, elle n'a visiblement pas tout compris, elle qui a assuré récemment que « certains grands pays comme l'Allemagne » avaient ac­tuel­lement « deux commissaires eu­ropéens », ce qui n'est plus le cas depuis 2004…

Pour les opposants au traité, ces maladresses sont du « pain bénit ». « Comment veulent-ils qu'on leur fasse confiance, alors qu'ils démontrent leur totale incompétence en matière européenne », se gausse Declan Ganley, fondateur de l'organisation Libertas. Ce héraut du « non », un jeune chef d'entreprise multimillionnaire, se présente comme « passionnément proeuropéen », mais milite pour plus de démocratie et de transparence au sein des institutions européennes.

À la sortie des églises ou des entreprises, il distribue ce traité « que le gouvernement n'a pas pris la peine d'envoyer aux électeurs ». « Des faits, pas de politique, répète-t-il. Jusqu'ici, l'Europe a été béné­fique à l'Irlande, ne changeons rien… » Seul parti parlementaire à s'opposer au traité, le Sinn Féin marque lui aussi des points. « Nous voulons un meilleur deal pour l'Irlande, clament ses militants. En fait, c'est un non pour un meilleur oui. »


Craintes d'une harmonisation fiscale

Principaux sujets d'inquiétude, la « clause de solidarité » prévue en cas d'attaque terroriste qui, selon les adversaires du traité, remettrait en question la neutralité du pays. Ainsi que l'harmonisation fiscale, souhaitée notamment par la ­France, qui marquerait la fin des taux d'imposition extrêmement bas (notamment 12,5 % pour les sociétés), considérés par Dublin comme l'un des secrets de sa ­réus­site. « Ils voudraient qu'on paie les mêmes impôts qu'en France, s'étrangle Declan Ganley. Il est essentiel que nous gardions le contrôle de nos investissements étrangers. Ce n'est pas le cas avec ce traité. »

Viennent s'ajouter les craintes personnelles des électeurs, alors que l'essoufflement du fameux « Tigre celtique » commence à les faire douter des bienfaits de l'Union européenne. La confiance des consommateurs est en chute libre, la croissance (5,3 % en 2007) devrait être divisée par deux cette année et le chômage (5,5 %) est reparti à la hausse. « Du coup, ils mettent tous leurs problèmes sur le dos du traité », déplore un militant du oui. Des opposants à la fermeture de plusieurs services d'un hôpital de province ont ainsi appelé à voter non…

Soupçonné de corruption, l'an­cien premier ministre, Bertie Ahern, a démissionné il y a un mois, afin d'éviter un vote sanction. Négociateur de la première mouture du traité, le nouveau taoiseach, Brian Cowen, ne sait plus où donner de la tête. À bord de son « Yes-Bus », il sillonne sans relâche les routes irlandaises, se faisant tantôt menaçant, tantôt conciliant, comme avec la puissante Association des agriculteurs irlandais, à laquelle il a promis d'« utiliser son veto si un accord inacceptable pour l'Irlande est soumis au vote » lors des pourparlers de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Les trois principales formations politiques, les syndicats, les organisations patronales et agricoles ont beau soutenir le traité, « c'est difficile de le rendre excitant… », soupire Enda Kenny, leader du parti chrétien-démocrate Fine Gael.

« L'appel à la paranoïa nationale est toujours beaucoup plus fort que la rationalité, analyse Alan Dukes, ancien président de l'Institut des affaires européennes. Que se passera-t-il en cas de victoire du « non » ? La seule réponse honnête est : on ne sait pas. »

En tout cas, les autorités ont déjà prévenu : « Cette fois-ci, il n'y a pas de plan B. » Car « le traité de ­Lisbonne, c'est déjà le plan B ».

Source : Le Figaro

mercredi 4 juin 2008

Situation de l'emploi français au sein de l'UE

Dans son document "Dix ans de stratégie européenne pour l'emploi", la Commission européenne annonce la création de 18 millions dʼemploi en plus de 1997 à 2006. Elle précise que la situation de l’UE dans le domaine de l’emploi s’est clairement améliorée depuis l’entrée en vigueur de la stratégie européenne pour l’emploi en 1997. Ainsi, entre 1997 et 2006, le taux d’emploi global est passé de 60,7% à 64,3%.

Pendant cette même période la France, censée bénéficier pleinement de cette stratégie, a enregistrée...

lundi 2 juin 2008

Bras de fer Russie USA en Géorgie

Une vielle histoire
Lors de la guerre civile qui a déchiré la Géorgie de 1991 à 1995 suite à un coup d’Etat qui fit chuter le premier président librement élu du pays, la Russie post-communiste a pris fait et cause pour les séparatistes ossètes et abkhazes pendant que la CIA mettait ses pions sur l’échiquier politique géorgien.
Les relations exécrables entre les deux pays depuis cette époque sont devenues une crise diplomatique permanente dans la région.

L’OTAN
Derrière l’actualité régionale du conflit, le positionnement de Moscou traduit la poursuite du bras de fer entre une administration américaine qui n’accepte pas la résurgence d’un bloc russe fort, et une administration russe qui entend redevenir une puissance politique et économique incontournable.
La question de l’adhésion à l’OTAN de la Géorgie et de l’Ukraine est au cœur du conflit : La Russie veut empêcher de nouveaux élargissements qui la placeraient dans un étau d’anciennes républiques soviétiques prooccidentales, prêtes à recevoir les batteries du bouclier anti-missiles américain et pouvant accueillir des contingents de la force atlantique aux frontières de Russie.

Les promesses bafouées de l’oncle Sam
Mikhail Gorbatchev
, dernier président soviétique et prix Nobel de la Paix 1990, ne cache lui-même pas sa colère: «Les Etats-Unis avaient promis que l’OTAN ne dépasserait pas les frontières de l’Allemagne après la guerre froide, mais maintenant la moitié des pays d’Europe centrale et orientale en sont membres, donc qu’ont ils fait de leurs promesses?», déclare t’il au Daily Telegraph. «Nous avions dix années après la guerre froide pour construire un nouvel ordre mondial et nous les avons gâchées».

Au bord de la guerre
Le 8 mai, le président géorgien Mikheïl Saakachvili a déclaré que la guerre avec la Russie était proche, motivant immédiatement la formation d’une délégation de ministres des Affaires étrangères de l’Union Européenne, qui s’est rendue à Tblilissi – capitale géorgienne – le 12 mai pour trouver une solution à l’escalade entre les deux pays
Vladimir Poutine, a franchi un cap extrêmement important en faisant émettre à la mi-avril un décret établissant des relations officielles avec les «gouvernements» d’Abkhasie et d’Ossétie.

Mouvement de troupes
Moscou
accuse Tbilissi de masser ses troupes, entraînées par des spécialistes américains, en bordure de l’Abkhazie, ce que les porte-parole du gouvernement Saakachvili ont fermement démenti. Moscou a décidé d’envoyer des forces supplémentaires en Abkhasie. Plusieurs centaines de nouveaux soldats vont être déployés, a indiqué le ministère de la Défense russe le 8 mai, pour atteindre un contingent de 2.500, et avec comme objectif d’arriver aux 3.000 soldats permis par le mandat de force de maintien de la paix présente dans la région depuis 1994.

Nouvelle guerre du pétrole ?
En plus d’un conflit régional, la question du contrôle des champs pétrolifère débouche sur une lutte pour l’approvisionnement énergétique par l’oléoduc BTC (Bakou-Tbilissi- Ceyhan), inauguré en 2006. Celui-ci permet aujourd’hui d’accroître le transport d’hydrocarbures de la Caspienne vers l’Europe en évitant la Russie, en pleine crise pétrolière. Le tout sur fond de provocation américaine et d’élargissement forcené de l’OTAN en dépit des engagements pris vis-à-vis de la russie.

Le jeu dangereux des USA
La course à la domination mondiale voulue par les américains n’en finit plus de faire des dégâts. Cette affaire est une leçon de géostratégie à méditer pour tous ceux qui prônent l’alignement sur les positions de la « diplomatie » US.
Les Ossètes et les Abkhazes sont renforcés par l’exemple de l’indépendance du Kosovo reconnu par l’UE et les USA dont les Russes avaient prévenu, qu’elle poserait un précédent pour d’autres demandes d’indépendance.

Et si le président Saakachvili a en quelque sorte été forcé de dire qu’une guerre était proche pour préserver l’honneur de la Géorgie, son gouvernement n’est à la recherche que d’un scénario de sortie. Son pays ne peut espérer aucun soutien réel de l’Europe et de l’OTAN en cas de conflit important et une guerre se terminera forcément par l’écrasement de la Géorgie.

Il n'y a pas de pénurie de pétrole

Le président de l'Opep, Chakib Khelil, a réaffirmé samedi à Alger qu'il n'y avait pas de problème d'offre de pétrole, mais un problème de spéculation poussant les prix à la hausse.

Selon le président de l'Opep, "le prix du pétrole est très lié à la situation du taux de change du dollar" qui a connu ces derniers temps des baisses records.
"Il n'y avait pas de problème d'offre, le problème est beaucoup plus lié à la spéculation", a déclaré M. Khelil lors d'un point de presse en présence du ministre français de l'écologie et du développement durable et de l'énergie Jean-Louis Borloo, en visite à Alger.

M. Khelil, qui évoquait la hausse du prix du brut, a souligné que "le prix du pétrole est très lié à la situation du taux de change du dollar" qui a connu ces derniers temps des baisses records.
"Le consensus est que la crise (économique mondiale, NDLR) n'est pas terminée et que nous allons continuer à avoir un impact sur le prix du pétrole à travers la spéculation".

M. Khelil a indiqué qu'il fallait attendre la réunion de l'Opep le 9 septembre à Vienne pour que l'organisation des pays exportateurs de pétrole évalue la situation du marché pétrolier.

La Commission européenne veut restructurer les flottes de pêche

Mauvaise nouvelle pour les marins pécheurs. L’UE va s’occuper de leurs problèmes.

Ainsi, la porte-parole de la Commission déclare"Nous étudions tous ensemble, les états-membres, les parties prenantes et la commission, la création d'une flotte durable. Une flotte durable cela signifie qu'il faut restructurer le secteur avec la mise en place de plan de sauvetage pour en finir avec l'inadéquation entre la taille de la flotte et le niveau durable des possibilités de pêche. Il ne s'agit pas de fonds immédiats mais d'une stratégie à long terme afin que cette flotte soit capable de survivre. Ces problèmes sont sérieusement aggravés avec la flambée du prix du pétrole. Une hausse qui ne va pas s'arrêter et que nous ne pouvons pas stopper".

Une restructuration qui, de fait, à déjà commencer pour raison économique. Ainsi quelques dizaines de pêcheurs belges ont manifesté devant le siège de la Commission pour dénoncer une nouvelle fois la flambée des carburants : +240% depuis 2004 alors l’UE refuse obstinément tout allégement de TVA sur le gazole.

La sidérurgie, l’industrie textile et l’agriculture ont eu droit au traitement de choc de L’UE et force est de constater qu’à chaque fois que l’Union Européenne « soigne un patient », elle finit par « tué le malade ».

Les industries textiles et sidérurgique ont quasiment disparue (la France produit aujourd’hui moins d’acier qu’avant la guerre de1914) et l’agriculture qui, au début des années 80, multipliait les surproductions ne parvient plus à répondre aux demandent croissantes de produits agricoles.
Dans de telles conditions, il ait à craindre que le patron marin pécheur ne rejoigne la liste des espèces en voie de disparition rapide.

La Commission européenne veut mettre la pêche en panne sèche

La Commission européenne veut récupérer 65 millions € "d'aides" versées par la France aux pêcheurs, en 2006

Le 20 mai dernier, la Commission européenne a demandé à la France de récupérer auprès des entreprises de pêche 65 millions d'euros "d'aides" versées en 2006 pour compenser la hausse du gazole sous forme de prêts au "Fonds de prévention des aléas de la pêche" (FPAP).

"La Commission émet également des doutes sur un autre prêt de 12 millions d'euros versé à ce même fonds", a-t-elle indiqué. Si ces doutes se confirment, c'est 77 millions d'euros que l'État français devra récupérer. Confrontée depuis plus de deux semaines à la grogne des pêcheurs, "la France a accepté de collecter ces sommes", selon une porte-parole de la Commission, "reconnaissant que c'était une aide d'État", a-t-elle précisé.

"Je ne sais pas qui va payer [ces sommes], c'est en discussion, mais je pense que ce sera l'État" à réagi Michel Barnier, le ministre de l'Agriculture et de la Pêche.

Au Comité national des pêches maritimes et des élevages marins qui représente les professionnels de la pêche française, le directeur général, Hubert Carré, juge "qu'il ne s'agit pas d'aides de l'État" mais d'un système de garanties mis en place par la profession pour faire face à la hausse du gazole. Ce système abondé par "des emprunts faits auprès de l'État" devait permettre de se couvrir sur le marché contre la hausse anticipée des prix du gazole. Mais avec la persistance de cours élevés, "les garanties coûtaient de plus en plus cher et la profession a dû arrêter de se couvrir".

Le commissaire européen de la pêche Joe Borg a précisé qu'il suivait "de près l'évolution de la situation" en insistant sur le fait que les gouvernements devaient donner la priorité à la restructuration du secteur de la pêche. "Subventionner le carburant, en plus d'être illégal, ne résoudrait en rien les problèmes fondamentaux", a-t-il tranché. Avant de conclure que « des aides au sauvetage d'entreprises de pêche ne peuvent être envisagées que pour leur donner le temps de se restructurer ou d'être liquidées ».

La filière pêche peine à mieux rémunérer le travail des marins pêcheurs

La filière de la pêche éprouve des difficultés à trouver des solutions pour mieux rémunérer le travail des marins pêcheurs français dans un contexte d'économie mondialisée.

"L'important c'est que le poisson continue à se vendre à un prix raisonnable", a déclaré, à la sortie d’une table-ronde sur le sujet, le secrétaire d'Etat à la consommation et porte-parole du gouvernement Luc Chatel, pour qui il n'existe "pas de solution miracle". M. Chatel a annoncé une seule décision : les produits de pêche seront prochainement intégrés dans l'observatoire des prix et des marges des produits agricoles, mis en place en mars par la ministre de l'Economie Christine Lagarde, mesure symbolique qui n’engage à rien et ne résout aucun des problèmes soulevés.

"On vend le poisson 3 à 4 euros et il se retrouve entre 27 à 32 euros sur les marchés. La grande distribution a les moyens de le payer au moins 0,50 euro de plus par kilo", fulminait M. Blin, président de la Fédération des organisations de la pêche artisanale. pour qui la réunion avait ressemblé à "une partie de poker-menteur".

La Fédération du commerce et de la distribution (FCD), qui regroupe les grandes enseignes, rejette cette possibilité. Les études effectuées montrent que "les structures du coût des circuits du poisson sont parfaitement identifiées et qu'il n'y a pas de marges abusives", souligne un communiqué de la FCD.

Conséquence : alors que la consommation des Français en produits de la mer a augmenté de plus de 30% entre 1990 et 2007, les bateaux de marins pécheurs français économiquement étranglés ne débarquent plus que la moitié de l'approvisionnement de ces produits (y compris les coquillages et les crustacés) et seulement 15% de poissons frais.

"Le prix du gazole a augmenté de 300% ans en 20 ans alors que le prix payé aux pêcheurs est resté le même", se désole Hubert Carré, directeur général du Comité national des Pêches.

Aussi, le Comité des Pêches demande que Total "qui a un quasi monopole en ce qui concerne la distribution du carburant", accepte de "prendre en compte les difficultés auxquelles est confronté le secteur de la pêche" et "accepte en conséquence de revoir sa politique tarifaire en faveur des entreprises de pêche".

Interrogé sur cette demande, M. Barnier s'est contenté d'indiquer que le directeur général de Total, Christophe de Margerie, serait reçu lundi par le directeur de cabinet de Mme Lagarde.

De toute évidence, et pour encore longtemps, la profession de marin pécheur restera plus pénible et bien moins payée que celle de ministre !

TVA sur les carburants, Fillon s’emporte contre l’UE

« Nous n’aimons pas beaucoup qu’on nous dise non avant d’avoir discuté nos propositions. » Un mois avant le début de la présidence française de l’Union européenne, le Premier ministre a fait savoir, en termes fort peu diplomatiques, que la France ne se laisserait pas marcher sur les pieds. A Tallinn, la capitale estonienne où il a achevé vendredi sa tournée européenne, François Fillon était interrogé sur la proposition de plafonner la TVA sur les carburants, lancée mardi par Sarkozy. Comme la plupart des exécutifs européens, le gouvernement estonien avait dit son scepticisme. Tout en reconnaissant que la « hausse structurelle » du pétrole appelait une « réponse structurelle » (économie d’énergie, développement du nucléaire et des énergies renouvelables) Fillon a défendu la proposition du Président. « Il faut aussi que l’Europe accepte que les questions soient d’abord discutées. » Vendredi, le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, a jugé que l’idée « méritait réflexion », en rappelant que l’UE avait décidé en 2005 de ne pas réduire la fiscalité sur les carburants.

Source : le QUOTIDIEN, samedi 31 mai 2008.

Cher gazole en Europe

La colère des pêcheurs, agriculteurs, ambulanciers et routiers contre le gazole cher continue de se faire entendre ce vendredi 31 mai 2008 avec de multiples actions en France et en Europe. Le point sur la situation.

En France

La police dresse des PV après une opération escargot

La police a dressé plus d'une dizaine de procès verbaux aux ambulanciers haut-saônois, qui avaient mis en place un barrage filtrant au centre de Vesoul vendredi. Après une opération escargot en partance de Lure, ils ont mis en place un barrage filtrant à Vesoul, avant de partir manger, en abandonnant les véhicules sur la chaussée. La police nationale a alors dressé des procès verbaux aux véhicules mal garés. « Au lieu de faire du filtrant, nous allons faire du bloquant si les PV ne sont pas retirés », a menacé Christian Girardot, président départemental du syndicat des ambulanciers de Haute-Saône.

Reprise du travail à Lorient et au Guilvinec

C'est l'info de la journée : les pêcheurs de Lorient et du Guilvinec, 2e et 3e ports de pêche français, ont voté vendredi la fin de leur grève.

La police empêche un marin de se suicider

Le GIPN (groupe d'intervention de la police nationale) est intervenu vendredi matin au port de pêche de La Rochelle pour maîtriser un marin d'une quarantaine d'années qui menaçait de se suicider, retranché depuis plusieurs heures dans le bureau de l'agent de sécurité du port.

Le port du Havre bloqué

Des marins pêcheurs de la baie de Seine ont entrepris vendredi matin de bloquer le port du Havre. Une vingtaine de bateaux de pêche venus notamment de Honfleur, Trouville, Dieppe et du Havre ont pris position vers 10h30 dans l'avant-port, empêchant tout mouvement de navires.

Rhône-Alpes : les sous-préfets réveillés...

250 agriculteurs se sont rassemblés au petit matin pour «réveiller» les autorités, devant les sous-préfectures de Roanne et Montbrison dans la Loire et à la préfecture de Lyon.

... et six dépôts pétroliers bloqués

Toujours en Rhône-Alpes, six dépôts de carburants sont bloqués vendredi, dont ceux d'Annecy/Vovray, Chignin, Villette de Vienne et Saint-Etienne, par des agriculteurs réclamant une aide du gouvernement pour atténuer la hausse des prix du fioul.


En Europe

Les agriculteurs espagnols très mobilisés...

Plusieurs milliers de pêcheurs en colère contre la flambée du prix du gazole ont manifesté vendredi à Madrid devant le ministère de l'Agriculture et de la Pêche.

... à l'image des pêcheurs italiens...

Plus de 10.000 pêcheurs italiens observaient vendredi le mouvement de grève proclamé pour protester contre les prix trop élevés du gazole, d'après les syndicats.

... et de leurs collègues portugais

Le mouvement de grève des pêcheurs portugais, qui protestent contre la hausse du prix du gazole, est suivi vendredi « à 100% », selon la Fédération des syndicats du secteur de la pêche. « Aucun bateau n'est sorti ».

Poulet à la javel, Bruxelles sous la pression américaine

Grande lessive chez les poulets


Sous la pression de Washington et du lobbying des producteurs américains de poulet, la Commission européenne a proposé cette semaine de rétablir l’importation en Europe des poulets décontaminés à la javel après plus de dix années d’interdiction.

Dans la pratique, Washington fait du lobbying auprès des 27 gouvernements européens.

Le député français Anne Ferreira, qui dénonce un « déni de démocratie », a entrepris de faire voter une résolution contre les propositions de la commission européenne par ses 780 collègues. « Le problème n’est pas de dresser des barrières douanières, mais nous avons mis des années à fixer des règles strictes, en concertation avec les éleveurs, et on veut maintenant changer cela du jour au lendemain », s’emporte-t-elle.

Fin janvier à Davos, le commissaire allemand Günther Verheugen a parlé avec son homologue Dan Price, conseiller du président américain pour les affaires économiques internationales, qui copréside avec lui le Transatlantic economic council (TEC).

Dans la foulée, il a écrit au président de la Commission pour le presser d’avancer. « Les Etats-Unis considèrent la question du poulet comme un test pour savoir si nous sommes "pro-américains" ou non », a expliqué Günther Verheugen. Et d’ajouter : « Si nous échouons, nous devons nous attendre à de sérieux problèmes dans nos relations avec l’administration américaine sortante ». Lesquels ? Nul ne le sait.

Ces propositions restent soumises à l’examen de comités techniques mais la décision est déjà prise. José-Manuel Barroso veut donner des gages au président George Bush qu’il rencontre le 10 juin à l’occasion d’un sommet Europe-Etats-Unis .

Les poulets à la javel vont donc atterrir dans nos assiettes et leur mode de décontamination sera autorisé en Europe.

Le 10 juin, José-Manuel Barroso pourra donc dire à George Bush qu’il a fait le nécessaire.

L’Albanie dans l’Europe en 2011 ?

La Commission européenne l’a annoncé : les Balkans occidentaux ont leur place dans l’Union européenne. Pays de trois millions d’habitants, L’Albanie conjugue de nombreux problèmes. Etat des lieux, transition et perspectives européennes.

La population albanaise : entre immigration et désespérance

Depuis le début des années 1990 et ce jusqu’en 2001, c’est un exode massif vers l’Italie et la Grèce et l’Union Européenne. Un des quatre millions d’habitants que comptait l’Albanie qui l’a quitté le pays.

Une situation aggravée par la chute de la production agricole qui a entraîné un exode rural massif et en 1997, la crise dite de la « Pyramide bancaire », ou la moitié des Albanais perdit l’argent qu’ils possédaient sur leurs comptes.

Le gouvernement a réagi en pratiquant une politique nataliste et nationalistes destinées à ramener les albanophones dans leurs foyers d’origines. L’Albanie qui a perdu un quart de sa population en 18 ans est aujourd’hui un pays qui se vide de sa force de travail.

Les chiffres à ramener dans leurs contextes : on émigre pour survivre et pour la famille. Entre 2000 et 2002, on estime à 15% la participation des migrants albanais au Produit Intérieur brut (PIB) via les transferts en provenance de l’étranger.


L’intégration dans l’Otan

Depuis la chute du communiste, l’entré d’un pays dans l’Union européenne passe par son intégration dans l’Otan.

Les Etats-Unis se sont intéressés au pays et à sa situation stratégique à la fin des années 1990, au moment de la crise du Kosovo.

La récente réforme de l’armée albanaise – sur conseils des militaires américains dépêchés par l’Otan, lesquels ont pris un soin particulier à cette réforme (planifiée pour 2010, les 21.500 Albanais engagés sous les drapeaux se répartiront en une brigade de réaction rapide, une unité des forces spéciales et une unité de police militaire) – tend à prouver l’intérêt des officiels albanais de s’arrimer à l’Europe par le biais du Partenariat euro-atlantique, sous l’impulsion du Président Clinton. Cette tendance a été confirmée avec l’envoi d’un contingent au sein de la Force internationale d’assistance et de sécurité (FIAS) en Afghanistan, soit un total de 140 hommes. C’est plus que la Grèce, pourtant membre depuis le premier élargissement, que la Macédoine, sa voisine, ou qu’une majorité des pays de l’élargissement de l’Otan de 2004.

Trafic d’arme

Pour M. Vickers, ce récent atlantisme n’a pas d’autre but que de remercier les Etats-Unis – et l’Otan – d’être intervenus en faveur de la libération du Kosovo contre les forces serbes de Slobodan Milošević. Mais pour R. C. Hendrickson, J. Campbell et Niel Mulikin, les forces albanaises continuent de raisonner militairement comme à l’ère communiste, et que seul le remplacement du matériel militaire soviétique au profit du matériel américain sera une preuve significative de l’attachement de l’Albanie à entrer dans l’Otan…

Visiblement les américains n’ont rien perdu de leurs sens du commerce !

Bonne volonté Albanaise

Face au crime organisé, l’Albanie a autorisé l’ouverture d’une antenne de la Drug Enforcement Administration (DEA), agence fédérale de lutte contre le narcotrafic, et du Federal Bureau of Investigation (FBI), agence chargée, entre autres, de la lutte contre les mafias. Une initiative qui n’inquiète pas particulièrement les chefs de la mafia albanaise qui ont des liens étroits avec la classe politique locale.

Grande Albanie

Ce n’est que très récemment que l’Albanie a abandonné ses prétentions de construire la « Grande Albanie », c’est-à-dire rassembler sous sa bannière les populations albanaises éparpillées dans les Balkans occidentaux, notamment en rattachant le Kosovo. Au cours d’une entrevue, menée par Politique Internationale, le Premier ministre Sali Berisha déclarait que le rêve d’unir les populations albanophones ne faisait que retarder l’Albanie dans son arrimage à l’Europe occidentale.

Un retournement très conjoncturel opéré après l’indépendance du Kosovo.

Intégration au sein de l’Union européenne

Après l’intégration de la Roumanie et de la Bulgarie, lesquelles sont régulièrement rappelées à l’ordre par la Commission européenne pour les affaires de corruption, le Premier ministre Sali Berisha plaçait l’adhésion de son pays dans une fourchette de dates située entre 2011 et 2016.

La mafia albanaise

Dans le crime organisé international, la mafia d’Albanie s’est spécialisée dans le trafic d’êtres humains et de la drogue. En 2006, les activités illégales de la mafia albanaise étaient estimées à plus de 2 milliards de dollars.

La drogue

Avec l’aide de l’UCK (Ushtria Çlirimtare e Kosovës, l’Armée de Libération du Kosovo), les trafiquants font transiter la drogue (cannabis, cocaïne, marijuana) de l’Albanie à la Grèce.

En mars 2001, fut arrêté l’ancien chef de la police judiciaire, Sokol Koçiu, un proche de l’ancien commandant de l’UCK, Ramush Haradinaj, et d’un trafiquant kosovar, lesquels avouèrent utiliser des sociétés écrans basées à Tirana pour exporter librement leurs drogues en Grèce. Citons aussi l’utilisation des voitures diplomatiques albanaises dans le trafic pour échapper aux contrôles minutieux de la KFOR (Force de maintien de la paix dirigée par l’Otan au Kosovo).

Prostitution et trafic d’êtres humains

L’autre spécificité de la mafia albanaise est d’être la plaque tournante du trafic d’êtres humains. En accord avec les mafias italiennes, les membres de la mafia albanaise servent de passeurs aux immigrés clandestins et participent au trafic d’enfants (adoptions illégales, pédophilie, etc.) Les femmes albanaises sont nombreuses à sombrer dans la prostitution et la drogue. une situation favorisée par l’immigration massive des albanais dont certains choisissent la voie du crime organisé.

Ce phénomène s’explique par le laxisme et la corruption dont ont fait preuve certains hommes politiques et cadres de la police d’Albanie. Le maillage mafieux est bien connu des spécialistes : le Nord-Ouest, Centre-Ouest, où la mafia utilise les recettes classiques pour le blanchiment (restaurants, boîtes de nuit, hôtels, bars, grandes villas donnant sur la mer), et l’Est du pays, où les principaux chefs des quinze clans mafieux résident au sein de places fortes étroitement surveillées.

Les prix des denrées agricoles vont augmenter

Dans les dix années à venir, les prix des denrées agricoles vont augmenter : « plus 20%, environ, pour la viande bovine et porcine, 30% pour le sucre, 40% à 60% pour le blé, le maïs et le lait écrémé en poudre ». La hausse serait « de plus de 60% pour le beurre et les graines oléagineuses et de plus de 80% pour les huiles végétales ».

Le rapport conjoint de l’OCDE et de la FAO souligne que la flambée actuelle comporte certaines causes ponctuelles, comme la météo. Néanmoins, cette étude explique en grande partie la présente tendance à la hausse par des investissements spéculatifs. On ne peut que se réjouir de cette prise de conscience pour le moins tardive.

Cependant, d'autres causes ont des effets à plus long terme, à commencer par l’augmentation de la demande dans des pays à forte croissance et les biocarburants. Selon Jacques Diouf, le directeur général de la FAO, leur culture et les politiques menées par les pays riches pour les développer ont provoqué des distorsions néfastes sur le marché. Jacques Diouf, déplore : « Avec une production de biocarburants qui devrait plus que doubler au cours des dix prochaines années, les pressions exercées sur l'agriculture vont s'intensifier. »

Vingt-deux pays en développement, pour la plupart africains, sont « particulièrement vulnérables » à la flambée simultanée des prix alimentaires et des carburants, ce qui « menace la stabilité économique et la croissance ». Les pays les plus vulnérables sont l’Erythrée, le Niger, les Comores, le Botswana, Haïti et le Libéria. Dans cette liste figurent également le Burundi, la Sierra Leone, le Zimbabwe, la République centrafricaine, le Mozambique, la Tanzanie, la Guinée-Bissau, le Malawi, Madagascar, le Rwanda et le Kenya, ainsi que le Cambodge, le Tadjikistan et la Corée du Nord. (Des émeutes se sont produites dans certains de ces pays à cause de la flambée des prix des produits alimentaires et des carburants).
Ce rapport a été préparé en prévision du sommet des chefs d’Etat des pays membres de la FAO qui se tiendra à Rome du 3 au 5 juin prochains.

Des solutions étonnantes !

Pour faire face à l'inflation des prix des denrées alimentaires, Angel Gurria, le directeur général de l'OCDE - qui regroupe 30 des pays les plus développés du monde - prône une ouverture des marchés agricoles et la libéralisation des capacités de production des agriculteurs.

Si nous sommes d’accord avec le constat pré-établis, les solutions proposées ne peuvent que surprendre pour au moins deux raisons :

1) Les responsabilités des organisations internationales, de l’Union Européenne et des multinationales sont à peine effleurées.

2) La libéralisation des marchés agricoles renforce la puissance des multinationales de l’agro Business qui sont avec l’UE responsables de l’actuelle pénurie. Désormais, selon les rapports de l’OCDE et de la FAO, il faut donc confier la gestion de la banque à ses braqueurs. Logique et conclusions pour le moins étonnantes !



A lire :
Le pari de la croissance. Contribution du secrétaire général de l'OCDE aux travaux de la commission Attali (193 pages A4 - 2.933 Ko - format.pdf - télécharger).

Chine la récolte des céréales s'annonce fructueuse.

Selon le ministère chinois de l'Agriculture, la récolte estivale des céréales s'annonce fructueuse.

Un responsable du ministère a affirmé le 28 mai que les récoltes céréalières de l'été devraient battre un nouveau record historique de production cette année, si de graves intempéries n'interviennent pas pour modifier ces prévisions. Ce sera la première fois depuis la fondation de la République populaire de Chine, en 1949, qu'on enregistre une augmentation de la production céréalière pendant cinq ans consécutifs.

En outre, la récolte de colza a été fructueuse cette année, malgré la pluie et la neige abondante, renversant la tendance à la baisse des trois dernières années. Les récoltes estivales représentent 23 % des récoltes annuelles en 2007.

La Commission européenne menace la France

La Commission européenne a adressé, le 28 mai 2008, une recommandation politique à la France, l’incitant à mettre de l’ordre dans ses finances publiques afin que son déficit ne dépasse pas le seuil des 3 % de PIB d’ici 2010.

Ces remontrances font écho à la présentation par la Commission européenne des perspectives, peu optimistes, de croissance pour 2008-2009 dans l’UE, le 28 avril 2008 (EurActiv.fr 07/04/08). Dans ses prévisions, celle-ci a annoncé un ralentissement de la croissance économique lié à la crise des subprimes et à l’absence de résultats immédiats des réformes structurelles de certains Etats membres, dont la France.

Selon les estimations de la Commission, la dette publique s'élevait quant à elle à 1.209,5 milliards d'euros fin 2007 et son poids dans le PIB s'est accru de 0,3 points, pour s'établir à 63,9 %. La France se place donc légèrement au-dessus du seuil maximal de 60% de PIB retenu par le pacte de stabilité pour la dette publique.

La recommandation de la Commission européenne coïncide avec la tenue de la conférence des finances publiques, organisée par le premier ministre, François Fillon, le 28 mai.

S’exprimant lors de cette rencontre entre des membres du gouvernement et des représentants des collectivités locales, ce dernier a tablé sur un retour à l'équilibre des comptes publics d’ici 2012 et confirmé que le rythme de progression des dépenses publiques serait divisé par deux d'ici là.

Parmi les annonces significatives figure également le rééquilibrage des comptes sociaux pour 2011. Les modalités de réduction de la dépense sociale n’ont cependant pas été précisées. La suppression de la majorité des niches fiscales (une disposition fiscale qui permet de payer moins d'impôts lorsque certaines conditions sont réunies) est également prévue.

L'inflation et chômage ne cesse d'augmenter dans la zone euro

Le taux d'inflation dans la zone euro a atteint 3,6% en mai en rythme annuel, au delà des 3,3% d'avril, selon les données préliminaires publiées par Eurostat.

Les estimations publiées mercredi en Allemagne avaient déjà montré une accélération de l'inflation, à 3,0% en rythme annuel, contre 2,4% le mois précédent.

La hausse des prix s'est aussi accélérée en mai en Espagne et en Belgique. Le taux d'inflation espagnol, publié jeudi, a atteint 4,7%, un niveau sans précédent, contre 4,2% en avril.

En Belgique, l'inflation en rythme annuel est ressortie à 5,21% en mai, son plus haut niveau depuis 23 ans, et contre 4,15% en avril, selon les chiffres rendus publics jeudi.

En Italie, les prix à la consommation harmonisés au niveau européen (IPCH) ont augmenté de 0,6% en mai sur un mois, pour donner une inflation de 3,7% sur un an, a annoncé vendredi l'Istat, en première estimation.

Une hausse des prix, sur fond de ralentissement économique, qui dépasse largement l'objectif de moins de 2% défini par la Banque centrale européenne (BCE).

Parallèlement, le taux de chômage, corrigé des variations saisonnières, s'est établi à 7,1% dans la zone euro et à 6,7% dans l'Union européenne (UE) en avril.

Selon les estimations d'Eurostat, 16,047 millions d'hommes et de femmes étaient au chômage en avril 2008 dans l'UE, dont 11,072 millions dans la zone euro. Par rapport à mars 2008, le nombre de chômeurs a augmenté de 16.000 et 60.000 respectivement dans les deux zones selon des chiffres publiés vendredi par Eurostat, l'Office statistique des Communautés européennes. Des chiffres qui démontrent une nouvelle fois que les pays restés hors de la zone euro supportent mieux les aléas de l’économie mondiale.

Les analystes estiment que cette série de statistiques paralyse davantage encore la BCE, confrontée à la fois à des poussées inflationnistes et à un ralentissement de l'activité.

Les ventes au détail en Allemagne ont baissé en avril pour le deuxième mois consécutif, alimentant les anticipations de ralentissement économique au deuxième trimestre et faisant reculer l'euro face au dollar.

Axel Weber, membre du Conseil des gouverneurs de la BCE, a déclaré le mardi 27 mai à Reuters qu'il n'y avait pas de marge pour abaisser les taux d'intérêt dans la zone euro cette année et que l'option d'une hausse devait rester sur la table.

Signature d’un protocole d’accord énergétique UE-Turkménistan

L’Union européenne et le Turkménistan ont signé un protocole d’accord sur la coopération énergétique. Le document a été signé le lundi 26 mai 2008 à Achkhabad par le Commissaire européen à l’Energie Andris Pielbags et le président de cette ex-république soviétique riche en gaz, Gourbangouly Berdymoukhamedov, a rapporté le journal officiel Neutralny Turkménistan, sans préciser le contenu du document.

Selon la Commission européenne, le Turkménistan avait alors aussi promis de fournir 10 milliards de m3 de gaz par an à l’Union européenne dès 2009. Achkhabad, qui n’a pas confirmé cette information, doit déjà livrer à compter de l’an prochain 30 milliards de m3 de gaz par an à la Chine, et en exporte déjà 50 milliards de m3 vers la Russie.

Mais avec une production de 72,3 milliards de m3 en 2007, dont quelque 20 milliards sont consommés localement, le Turkménistan doit considérablement augmenter sa production pour respecter ses déclarations d’intention.

Le Turkménistan a indiqué viser une production gazière de 250 milliards de m3 à l’horizon 2030, et un audit de ses réserves, actuellement estimées à 2.100 milliards est en cours.